
Les Canadiens-Français à l’assaut du temps
Avec l’identité québécoise, on s’est mis à croire qu’on ne pouvait avoir de légitimité comme peuple, à moins de fédérer toutes les autres ethnies du Québec autour des Canadiens-Français historiques.

Ce jour en 1672 - Entrée en fonction de Frontenac au poste de gouverneur général de la Nouvelle-France. Depuis 1663, la Nouvelle-France est gérée comme une province métropolitaine, même si l'éloignement nécessite des aménagements importants. Frontenac, en sa qualité de gouverneur, a ainsi pouvoir absolu sur les affaires militaires et un droit de veto à l'égard des décisions des autres dirigeants. Le départ de l'intendant Jean Talon en novembre lui donnera encore davantage de pouvoirs. On lui reprochera de ne pas suffisamment garantir la colonie contre les attaques des Iroquois et sa gestion autocratiques, ce qui ammènera Colbert à le rappeler en 1782. Il reviendra en 1689 et décédera à Québec fin 1698.

Ce jour en 1837 - Début de la rébellion du Bas Canada à l’Assemblée des Six Comtés. Louis-Joseph Papineau s'adresse à St-Charles à près de 6,000 personnes venues des comtés de Richelieu, Rouville, Saint-Hyacinthe, Chambly, Verchères et L'Acadie. On y déclare plus ou moins l'indépendance de ces Six-Comtés et la volonté de recourir aux armes si nécessaire. Présidée par Wolfred Nelson, c’est la plus célèbre des nombreuses assemblées populaires tenues dans l'année pour protester contre les 10 résolutions de Russell, ministre britannique de l’intérieur, rejetant l’entièreté des 92 résolutions adoptées par les Patriotes et soumises aux autorités britanniques en 1834.

Ce jour en 1925 - Émile Nelligan est interné à l'Hôpital St-Jean-de-Dieu, atteint de schizophrénie, maladie alors incurable, et y décédera en novembre 1941. Son père, déçu de ses échecs scolaires, avait déjà fait interner son fils dès 1899. Eugène Seers, qui écrit sous le nom de Louis Dantin, établira plus tard la réputation de Nelligan, qui croîtra au point de le faire considérer comme le premier poète moderne du Québec, rompant avec la thématique patriotique de son époque.

Ce jour en 1944 - Les Alliés reconnaissent officiellement le gouvernement provisoire du général de Gaulle, qui avec son Comité français de libération nationale créé en 1943 avait réussi à contrôler les divers groupes de résistants en France, apportant sur le sol français une aide considérable. Ce gouvernement provisoire va procéder à l’organisation du ravitaillement, à la réorganisation de l'armée et à l'armement de divisions qui vont aller se battre en Allemagne et en Autriche. Les Américains avaient prévu gérer la France libérée comme un pays conquis et préparé une structure de gouvernement militaire, l’AMGOT, Gouvernement militaire allié des territoires occupés, régime qui sera appliqué à l’Allemagne vaincue et à l’Autriche.

Ce jour en 1945 - Signature de Jackie Robinson avec les Royaux de Montréal, causant une commotion dans le baseball majeur puisque les joueurs de race noire en sont exclus depuis la fin du XIXe siècle. L'arrivée à Montréal de Robinson, un athlète complet primé à l'Université de Californie à Los Angeles qui évoluait dans les ligues réservées aux Noirs, sera donc scrutée attentivement par la presse nord-américaine. Son frère Matthew « Mack » Robinson, avait décroché la médaille d'argent sur 200 mètres derrière Jesse Owens aux Jeux olympiques de Berlin en1936.

Ce jour en 1956 - Manifestation des étudiants de l'Université Laval au parlement de Québec afin de réclamer du gouvernement une aide accrue au financement des universités. Le Québec ne compte alors que trois universités francophones : celles de Québec, Laval, de Montréal et de Sherbrooke, cette dernière créée en 1952. Quelques jours plus tôt, le 19 octobre, le premier ministre Maurice Duplessis, farouche défenseur de l’autonomie provinciale, avait refusé une nouvelle fois des subventions fédérales annuelles aux universités s'élevant à $16 millions par année.

Ce jour en 1966 - Financement fédéral des études post-secondaires. Le premier ministre canadien Lester Pearson annonce qu'Ottawa les financera à hauteur de 50 %.

Ce jour en 1966 - Réélection à la mairie de Montréal de Jean Drapeau, en poste depuis 1960 et précédemment de 1954 à 1957. Le succès de l'Exposition universelle de 1967 lui vaudra une stature internationale. La construction du métro et de l'aménagement des îles sur le fleuve Saint-Laurent pour accueillir l'exposition se solderont toutefois par un déficit de $28 millions pour la ville de Montréal. Drapeau mettra sur pied une loterie municipale en 1968, la «taxe volontaire», pour rembourser ce déficit. Montréal sera l’hôte des Jeux olympiques d’été de 1976 et Drapeau conservera la mairie jusqu’en 1980.

Ce jour en 1967 - Premier vol du Canadair CL-215, avion amphibie spécialement conçu pour la lutte contre les feux de forêts, le premier et le plus célèbre de ce type, au point qu'en France Canadair deviendra synonyme de bombardier d'eau. Canadair, qui deviendra Bombardier Aéronautique en 1986, en fabriquera 125 exemplaires entre 1966 et 1989 et en vendra dans une dizaine de pays. Le CL-415 équipé de turbopropulseurs lui succédera et 95 exemplaires seront produits jusqu’en octobre 2015. Bombardier cédera alors l’entretien des appareils en service à Viking Air, qui passera la main à De Havilland Canada en 2022 pour la production d’un successeur modernisé, le DHC-515 Firefighter.

Ce jour en 1969 - Présentation de la Loi 63 pour la promotion de la langue française au Québec par le gouvernement unioniste de Jean-Jacques Bertrand, une loi très controversée qui donne aux parents la liberté de choisir la langue d’instruction de leurs enfants. Elle stipule que le ministre de l'Éducation doit s'assurer que les enfants recevant leur enseignement en anglais acquièrent «une connaissance d'usage de la langue française» et exiger que les immigrants «acquièrent dès leur arrivée ou même avant de quitter leur pays d'origine la connaissance de la langue française».

Ce jour en 2001 - Entente entre le gouvernement du Québec et la communauté cris pour l'aménagement de barrages sur les rivières Eastmain et Rupert. L'aménagement hydroélectrique Eastmain-1 à 88 km au nord de Nemiscau sera constitué de deux centrales hydroélectriques d'une puissance installée de 507 MW, ainsi que d'un barrage et d'un réservoir érigés sur la rivière Eastmain par la Société d'énergie de la Baie-James pour le compte d'Hydro-Québec entre 2002 et 2012.

Ce jour en 2001 – Le patron d’Apple Steve Jobs lance la première version de l’iPod, répertoire musical numérique de poche qui va rendre désuet le baladeur CD, huit mois après l’arrivée du service iTunes. Apple en vendra 450 millions avant de le discontinuer en 2022. L'iPod sera décliné en plusieurs versions: iPod Classic, iPod mini puis nano, iPod Shuffle, iPhone, smartphone incorporant toutes les fonctionnalités de l'iPod, iPod Touch, iPhone sans fonction téléphone. Ce succès de commercialisation remettra la compagnie Apple sur les rails et le iPhone lui permettra d'atteindre un temps la plus grosse capitalisation boursière du monde.

Ce jour en 2002 - Suite à la reconstitution du procès de Louis Riel par le Dominion Institute de Toronto en collaboration avec les chaînes d'information continue RDI et Newsworld et les quotidiens Le Soleil et le National Post, 87% des 9,655 internautes qui ont enregistré leur vote le déclarent innocent de l'accusation de haute trahison pesant sur lui. Le vrai procès de Riel avait été déplacé dans une juridiction où la composition du jury assurait sa condamnation.

Ce jour en 2003 - Décès à 75 ans du météorologue Jacques Lebrun. Né en France à Tourcoing en 1928, il était arrivé au Québec en 1961. Sans formation scientifique officielle, il s'intéressait à l'astronomie et était devenu membre de la Société d'astronomie de Montréal, où il s’était fait remarquer. Pince-sans-rire, il aimait faire marcher ses interlocuteurs et jouer des tours. Surnommé le ‘prof Lebrun’, il a au cours des années 1970 et 80 animé La couleur du temps et les retransmissions du programme spatial américain Apollo à Télé-Métropole en plus de faire des chroniques scientifiques et de météo aux stations de radio CKAC et CFGL.

Ce jour en 2018 - Décès de Louis O'Neill. Né à Sainte-Foy, cet écrivain et théologien formé à Rome et à Strasbourg avait été ordonné prêtre en 1950, enseignant la philosophie sociale à l'Université Laval ainsi qu'au Séminaire de Québec, collaborant à plusieurs revues et s'associant à Gérard Dion pour critiquer les mœurs politiques de l’Union nationale de Maurice Duplessis. Il renonça à la vie religieuse en 1974 pour se marier et eut deux enfants. Élu pour le Parti Québécois dans Chauveau en 1976, il avait été avec Jacques Couture l'un des deux premiers prêtres à être élus à l'Assemblée nationale.

Ce jour en 2025 - Décès de Mgr Bertrand Blanchet, archevêque de Rimouski de 1992 à 2008. Né à Montmagny en 1932, il y avait été ordonné prêtre en 1956 après des études au Grand séminaire de Québec. Il enseigne ensuite au Collège de Sainte-Anne-de-la-Pocatière. Biologiste de formation, il obtient son doctorat en sciences forestières à l'Université Laval en 1975. Nommé évêque de Gaspé en 1973, il avait été consacré par Mgr Maurice Roy la même année. Jean-Paul II l’avait nomme archevêque de Rimouski en 1992. Mgr Blanchet avait reçu la médaille Gloire de l'Escolle de l’Université Laval en 2000.

Avec l’identité québécoise, on s’est mis à croire qu’on ne pouvait avoir de légitimité comme peuple, à moins de fédérer toutes les autres ethnies du Québec autour des Canadiens-Français historiques.

Pourquoi, amis souverainistes, ne prenez-vous pas le temps de lire ou de relire la Charte des Nations Unies et ses déclarations sur le droit des peuples minoritaires ? Les Abénakis, les Malécites, toute différence prise en compte, et ce n’est pas mon intention de la nier, ont bien obtenu des droits robustes malgré leur petit nombre. Répondez-moi, les Canadiens-Français ne sont-ils pas admissibles à des droits parallèles ?
En fait, on a retranché du champ de l’analyse politique le passage ontologique qui a frappé les Canadiens-Français. La partie la plus visible et commune à tous les Canadiens-Français à partir de 1969, Québec compris, se mesure par le repli global.

Il faut trouver les moyens de cultiver la résilience collective des Canadiens-Français EN TANT QUE Canadiens-Français. Notre histoire bien comprise nous les donne, de nombreux exemples de gens qui ont combattu « pour la suite du monde » avec les armes à leur disposition à leur époque.

Dès les années 1970 l’économiste américain Lyndon H. LaRouche formulait la base scientifique d’une théorie économique dénonçant le capitalisme financier sauvage axé sur la maximisation de la rente au détriment des acteurs de la production de biens définissant l’économie réelle. Sa proposition de Banque de Développement Internationale aurait bien pu inspirer les BRICs.

Les référendums de 1980 et de 1995 sont fondés sur le même paradigme, la question, l’atmosphère, les résultats et les blocages qui en découlent sont en gros les mêmes, même si une analyse des résultats montre certaines différences. Si on met entre parenthèses les peuples autochtones, la stratégie référendaire a

Ravages du suprémacisme anglo-saxon « aryen » au Canada après le pacte confédératif de 1867. Cette idéologie associée à l' »Union Jack » (drapeau britannique) abandonné à regret par les « Old Stock Canadians » à la veille du centenaire demeurait le principal obstacle au renouvellement de la constitution du Canada proposé par Daniel Johnson en 1968. Un autre obstacle, qui nous appartient, fut le manque d’une élite politique capable de marcher dans les pas de Johnson.

Essai original de Marc Dunlay, membre de la FCF, sur l’hymne national des Canadiens-Français. Ce texte propose une réflexion multidimensionnelle sur l’œuvre écrite par Basile Routhier en 1880.

Pourquoi, amis souverainistes, ne prenez-vous pas le temps de lire ou de relire la Charte des Nations Unies et ses déclarations sur le droit des peuples minoritaires ? Les Abénakis, les Malécites, toute différence prise en compte, et ce n’est pas mon intention de la nier, ont bien obtenu des droits robustes malgré leur petit nombre. Répondez-moi, les Canadiens-Français ne sont-ils pas admissibles à des droits parallèles ?
En fait, on a retranché du champ de l’analyse politique le passage ontologique qui a frappé les Canadiens-Français. La partie la plus visible et commune à tous les Canadiens-Français à partir de 1969, Québec compris, se mesure par le repli global.

Il faut trouver les moyens de cultiver la résilience collective des Canadiens-Français EN TANT QUE Canadiens-Français. Notre histoire bien comprise nous les donne, de nombreux exemples de gens qui ont combattu « pour la suite du monde » avec les armes à leur disposition à leur époque.

Dès les années 1970 l’économiste américain Lyndon H. LaRouche formulait la base scientifique d’une théorie économique dénonçant le capitalisme financier sauvage axé sur la maximisation de la rente au détriment des acteurs de la production de biens définissant l’économie réelle. Sa proposition de Banque de Développement Internationale aurait bien pu inspirer les BRICs.

Les référendums de 1980 et de 1995 sont fondés sur le même paradigme, la question, l’atmosphère, les résultats et les blocages qui en découlent sont en gros les mêmes, même si une analyse des résultats montre certaines différences. Si on met entre parenthèses les peuples autochtones, la stratégie référendaire a

Ravages du suprémacisme anglo-saxon « aryen » au Canada après le pacte confédératif de 1867. Cette idéologie associée à l' »Union Jack » (drapeau britannique) abandonné à regret par les « Old Stock Canadians » à la veille du centenaire demeurait le principal obstacle au renouvellement de la constitution du Canada proposé par Daniel Johnson en 1968. Un autre obstacle, qui nous appartient, fut le manque d’une élite politique capable de marcher dans les pas de Johnson.

Essai original de Marc Dunlay, membre de la FCF, sur l’hymne national des Canadiens-Français. Ce texte propose une réflexion multidimensionnelle sur l’œuvre écrite par Basile Routhier en 1880.

Nous sommes en train de nous faire *ourrer par les Québécois encartés : l’immobilisme de la CAQ et le référendisme du Parti québécois, tous deux terrorisés par la « communauté aux droits consacrés »

Aujourd’hui, nous affirmons que la promotion d’une identité québécoise, explicitement amputée de notre personnalité canadienne-française historique, nous cause un préjudice au sein d’une population composée de groupes qui jouissent de droits spécifiques en raison de leurs attributions identitaires.

La FCF a déposé un mémoire sur le projet de loi 1 – Loi constitutionnelle de 2025 sur le Québec – présenté par le ministre Simon Jolin-Barette. Vous pouvez lire ce mémoire ici.

Revitaliser notre être collectif Écrire l’histoire en prenant pour fil la continuité historique des Canadiens-Français est une pratique qui s’est perdue. Avec la Révolution tranquille, une brisure s’est produite. Bien sûr, l’histoire écrite avant 1970 sera toujours accessible. Mais au goût d’aujourd’hui, elle ne serait plus que le témoignage d’un

Comment se fait-il que dans le même temps où l’on se battait le mieux pour un avenir enraciné, d’autres aient insisté pour que l’on renonce à l’identité canadienne-française ? C’est une étrange contradiction et, en regard de l’évolution du statut national, elle reste assez opaque encore aujourd’hui. On a bien dit que seule l’identité québécoise avait de l’avenir. Du coup, fallait-il effacer un passé canadien-français révolu ?

Alexandre Cormier-Denis a déposé en septembre un mémoire au Comité consultatif sur les enjeux constitutionnels du Québec au sein de la Fédération canadienne dont notre contributeur Gilles Verrier a trouvé opportun de livrer ici un synopsis critique. Ce mémoire intitulé Manifeste pour une reconnaissance du Québec comme État-nation du peuple canadiens-français est accessible, comme tous les autres mémoires déposés, sur le site web du Comité.

À la veille du 323e anniversaire, le 4 août prochain, de la signature de ce traité historique, la Fédération des Canadiens-Français estime que cet événement n’est pas commémoré à la hauteur et avec la clarté qu’il mérite. Laissé dans un ombre relatif, sous-évalué ou mal compris, nous avons demandé à trois auteurs de nous éclairer.

Communiqué de la FCF publié le 22 juin 2024 pour les 250 ans de l’Acte de Québec. Distribué à la Journée d’étude sur le même sujet, chapeautée par Droits collectifs Québec.

Le 5 février 1968, il y a 55 ans, Daniel Johnson prenait la parole devant tous les représentants du Canada anglais réunis. Il prononçait sans doute le discours le plus important de sa carrière d’homme d’État, un discours remarquable et percutant. Il plaidait un projet de réforme des institutions qui ne sera jamais repris avec la même hauteur par les premiers ministres du Québec qui suivront. Johnson incarnait alors une doctrine politique élaborée par les Canadiens-Français au cours des décennies précédentes, elle avait atteint le stade de sa maturité. Il parlait à l’occasion d’une conférence constitutionnelle qu’il avait lui-même réclamée.

Aujourd’hui, nous affirmons que la promotion d’une identité québécoise, explicitement amputée de notre personnalité canadienne-française historique, nous cause un préjudice au sein d’une population composée de groupes qui jouissent de droits spécifiques en raison de leurs attributions identitaires.

La FCF a déposé un mémoire sur le projet de loi 1 – Loi constitutionnelle de 2025 sur le Québec – présenté par le ministre Simon Jolin-Barette. Vous pouvez lire ce mémoire ici.

Revitaliser notre être collectif Écrire l’histoire en prenant pour fil la continuité historique des Canadiens-Français est une pratique qui s’est perdue. Avec la Révolution tranquille, une brisure s’est produite. Bien sûr, l’histoire écrite avant 1970 sera toujours accessible. Mais au goût d’aujourd’hui, elle ne serait plus que le témoignage d’un

Comment se fait-il que dans le même temps où l’on se battait le mieux pour un avenir enraciné, d’autres aient insisté pour que l’on renonce à l’identité canadienne-française ? C’est une étrange contradiction et, en regard de l’évolution du statut national, elle reste assez opaque encore aujourd’hui. On a bien dit que seule l’identité québécoise avait de l’avenir. Du coup, fallait-il effacer un passé canadien-français révolu ?

Alexandre Cormier-Denis a déposé en septembre un mémoire au Comité consultatif sur les enjeux constitutionnels du Québec au sein de la Fédération canadienne dont notre contributeur Gilles Verrier a trouvé opportun de livrer ici un synopsis critique. Ce mémoire intitulé Manifeste pour une reconnaissance du Québec comme État-nation du peuple canadiens-français est accessible, comme tous les autres mémoires déposés, sur le site web du Comité.

À la veille du 323e anniversaire, le 4 août prochain, de la signature de ce traité historique, la Fédération des Canadiens-Français estime que cet événement n’est pas commémoré à la hauteur et avec la clarté qu’il mérite. Laissé dans un ombre relatif, sous-évalué ou mal compris, nous avons demandé à trois auteurs de nous éclairer.

Communiqué de la FCF publié le 22 juin 2024 pour les 250 ans de l’Acte de Québec. Distribué à la Journée d’étude sur le même sujet, chapeautée par Droits collectifs Québec.

Le 5 février 1968, il y a 55 ans, Daniel Johnson prenait la parole devant tous les représentants du Canada anglais réunis. Il prononçait sans doute le discours le plus important de sa carrière d’homme d’État, un discours remarquable et percutant. Il plaidait un projet de réforme des institutions qui ne sera jamais repris avec la même hauteur par les premiers ministres du Québec qui suivront. Johnson incarnait alors une doctrine politique élaborée par les Canadiens-Français au cours des décennies précédentes, elle avait atteint le stade de sa maturité. Il parlait à l’occasion d’une conférence constitutionnelle qu’il avait lui-même réclamée.
Si vous êtes canadien-français hors-Québec, faites-nous signe à info@canadiens-francais.com. Nous aimerions vous connaître !
Car le discours indépendantiste avait à ce point insisté, dans la foulée de la Révolution tranquille, sur l’État et ses vertus qu’on en est presque venu à voir dans l’indépendance le triomphe de l’Etat plutôt que la consécration de la nation. C’est pourtant la nation qui aspire à l’indépendance et qui peut se réclamer légitimement du droit à l’autodétermination, non pas l’État-nation.
L’histoire n’est jamais finie. Tout est toujours à refaire et les remparts à relever. Les victoires comme les défaites n’ont qu’un temps. Ce qui persiste et permet de renaître est plus solide que toutes les murailles. C’est quelque chose d’immatériel et de fort, présent dans le coeur de chaque homme et de chaque femme d’une même communauté quand celle-ci a conscience de ce qu’elle a d’unique et d’essentiel. Les Japonais, les Juifs, les Hindous et d’autres peuples possèdent ce trésor qui leur a permis d’affronter les périls de l’histoire sans disparaître.
Nul n’ignore ici que le Canada français est actuellement profondément mécontent de sa place dans la confédération. Il y a à cela des raisons complexes d’inégales importances. J’ai dit et je répète aujourd’hui que la plupart de ces raisons sont parfaitement fondées.
Pour être Québécois, il suffit d’habiter le Québec ! Sans l’indépendance, les Canadiens-Français devront continuer de défendre âprement leur existence. Avec une indépendance trudeauiste, ils devront s’affirmer face à une diversité qui monte et braver la résistance des châteaux-forts anglo-saxons. Les deux perspectives commandent le retour politique des Canadiens-Français. Si vous avez compris qu’une identité de « Québécois francophones », provinciale et linguistique, a coupé le souffle de notre épopée, qu’elle supprime notre légitimité et nos droits historiques, vous avez compris l’essentiel.
Je souhaite montrer, dans l’essai qui va suivre, qu’entre les pensées trudeauiste et « néosouverainiste », les similitudes sont frappantes.
Et c’est au moment où nous nous préparons à résister aux armées d’invasion d’un puissant voisin qu’on nous enlève les libertés dont nous jouissons après les avoir gagnées par un siècle de luttes! Mais il me semble qu’on devrait plutôt nous donner de nouvelles garanties de sécurité pour nous engager à combattre des adversaires aguerris, dix fois plus nombreux, et dont l’organisation politique est moins hostile.
Comme notre constitution n’a rien prévu de tel parce qu’elle était une concession du conquérant aux Canadiens-Français, de la mère patrie aux coloniaux dans le cas des Canadiens anglais, nos États généraux sont indubitablement l’effort le plus systématique, le plus compréhensif, le
plus réussi qui ait jamais été tenté pour constituer une véritable Assemblée nationale du peuple canadien-français en vue d’établir sa constitution.
Lors de la campagne d’Italie à l’automne 1943, le 22e Régiment reçoit l’ordre de prendre la ferme Casa Berardi sur le flanc ouest du ravin d’Ortona. Le 14 décembre 1943, les compagnies C et D soutenues par les chars Sherman de l’Ontario Regiment passent à l’attaque.. Le capitaine Paul Triquet à la tête de la compagnie C avance sous un feu nourri avec ses 50 hommes soutenus par six chars Sherman de l’Ontario Regiment. À 1,500 mètres de la ferme, il a déjà perdu deux chars et vingt hommes. À 14 heures, Triquet et les 14 hommes restants sont à 200 mètres de la ferme. Grâce aux fumigènes lancés par les Shermans, la pognée d’homme atteint les murs de la ferme et en déloge les derniers Allemands à 15h30. Ils résisteront toute la nuit aux contre-attaques allemandes répétées jusqu’à l’arrivée des renforts le lendemain. Pour son leadership lors de cette attaque, Paul Triquet a été décoré de la Victoria Cross des mains du roi Georges VI le 27 mars 1944.
Le choix des membres
Pour informations supplémentaires, voir https://www.casavant.ca/histoire/
| Devant l’absence d’une loi encadrant les caisses populaires, Alphonse Desjardins reste prudent et fonde seulement trois autres caisses à proximité de son lieu de résidence et de travail, c’est-à-dire Lévis et Ottawa. |
| Cette caisse, comme près d’une cinquantaine d’autres fondées à l’époque d’Alphonse Desjardins, a fermé ses portes avant sa mort en 1920. |
| Il s’agit de la première caisse fondée après l’adoption d’une loi encadrant les caisses par l’Assemblée législative du Québec. Il s’agit également de la première caisse en milieu rural. |
| Au total, Alphonse Desjardins participe à la fondation de 136 caisses populaires au Québec, 18 en Ontario et 9 aux États-Unis. |
Nos remerciements à Pierre-Olivier Maheux, historien à la Société Desjardins.
Réf. : Aperçu historique sur les petits séminaires de la P. de Q., Bounadère, René, ptre, 1945
Il découvre et connaît ses racines :
Il chérit et cultive sa langue :
Il pratique le nationalisme économique :