
Les Canadiens-Français à l’assaut du temps
Avec l’identité québécoise, on s’est mis à croire qu’on ne pouvait avoir de légitimité comme peuple, à moins de fédérer toutes les autres ethnies du Québec autour des Canadiens-Français historiques.

Avec l’identité québécoise, on s’est mis à croire qu’on ne pouvait avoir de légitimité comme peuple, à moins de fédérer toutes les autres ethnies du Québec autour des Canadiens-Français historiques.

Ce jour en 1535 – Parti de France le 19 mai, Jacques Cartier est arrivé à l'île d'Orléans devant Stadaconé le 7 septembre, ramenant à Donnacona ses deux fils qui parlent maintenant français. Cartier a fait part à Donnacona de son intention de remonter le fleuve, mais le chef a exprimé son désaccord car il veut conserver sa position d'intermédiaire commercial entre les Français et les tribus de l'intérieur. Cartier quitte donc sur l’Émerillon privé de ses interprètes. Il atteindra le 28 un lac qu'il appellera Angoulème (lac St-Pierre) et devra y laisser son navire au trop fort tirant d’eau et poursuivre en barque. Il atteindra Hochelaga (Montréal) le 2 octobre.

Ce jour en 1747 - Roland-Michel Barrin de La Galissonière débarque à Québec, nommé gouverneur temporaire à la nouvelle que Jonquière a été capturé par les Anglais durant sa traversée. Il avait accepté à contre-cœur, ne croyant pas du tout y être dans son élément. Il demandera son rappel, qui sera accepté en 1749. et sera regretté par les colons qui jugent qu'il a fait consciencieusement son travail.

Ce jour en 1841 - Décès de Charles Edward Poulett Thomson des suites d’une blessure subie lors d’une chute de cheval deux jours plus tôt. C’est lui qui avait appliqué les recommandations du rapport Durham, convainquant l'Assemblée législative du Haut-Canada de consentir à une union avec le Bas-Canada et élaborant la constitution de la province ainsi unie. Il était né à Londres en 1799 et avait été nommé gouverneur-général de l'Amérique du Nord britannique en 1839 en remplacement de John G. Lampton, lord Durham.

Ce jour en 1889 - Éboulement à la terrasse Dufferin à Québec. Une partie de la falaise rocheuse surplombant la rue Champlain à l'extrémité ouest de la terrasse Dufferin s'effondre et écrase sept maisons, faisant 40 morts, une trentaine de blessés et beaucoup d'autres dégâts matériels ; ce secteur du promontoire de Québec, plus connu sous le nom de Cap Diamant, est l'un des endroits habités les plus dangereux de la région : au moins 85 personnes y ont péri dans des éboulements au XIXe siècle.

Ce jour en 1893 - Décès d'Alexander Galt. Né en Angleterre en 1817, il était arrivé au Canada en 1835 pour administrer la British American Land Company implantée dans les Cantons de l'Est sous l'influence de son père John Galt. Président du chemin de fer Saint-Laurent & Atlantique, il devint membre du Parlement en 1849, puis inspecteur général du Canada dans le gouvernement MacDonald-Cartier. C'est lui qui en 1858 proposa la création d'une union fédérale des colonies britanniques d'Amérique du Nord. Premier ministre des finances du nouveau dominion, il quitta la politique active en 1872 et créa la compagnie d'assurance The Guarantee Company of North America. Devenu haut commissaire du Canada à Londres en 1880, il fonda à son retour en 1883 la ville de Lethbridge en Alberta.

Ce jour en 1932 - Démission de Camillien Houde comme chef du Parti conservateur du Québec. Lors de la campagne électorale d’août 1931, il avait notamment préconisé un système révisé de prêts aux agriculteurs et, sur le plan social, des mesures d'aide aux familles et des pensions aux vieillards. Le parti conservateur avait obtenu 44 % des votes mais seulement 11 sièges sur un total 90 à l'assemblée. Dans sa circonscription de Sainte-Marie à Montréal, Houde avait été défait par le candidat libéral, le dentiste Gaspard Fauteux.

Ce jour en 1933 - Naissance à Montréal de Gilles Archambault. Engagé dans les années 1960 comme réalisateur à Radio-Canada, il le demeurera jusqu'en 1992. Il animera également des émissions de jazz et de littérature et participera à l'émission CBF Bonjour de Joël Le Bigot de 1988 à 1997. Il écrira des articles pour Le Devoir, La Presse, L'Actualité, Liberté, Cité libre et Le Livre d'ici. Auteur de recueils de nouvelles et de romans, il fonde avec Jacques Brault et François Ricard les Éditions du Sentier en 1978.

Ce jour en 1939 - Enregistrement de tous les Canadiens . Une semaine après l'annonce de l'entrée en guerre du Canada, le gouvernement fédéral demande à tous les Canadiens de 14 à 60 ans de s'enregistrer. On va leur remettre une carte qu'ils devront utiliser dans leurs rapports avec les services administratifs.

Ce jour en 1941 - La corvette HMCS Lévis est coulée par le sous-marin allemand U-74 à l'est du cap Farewell, au sud du Groenland. Lancée à la Davie Shipbuilding de Lauzon en mars 1940, elle escortait un convoi lorsqu'elle fut atteinte par une torpille. Le HMCS Mayflower a tenté de la remorquer mais elle sombra avant la fin de la journée. Dix-huit membres d'équipage périrent mais 91 furent recueillis par le HMCS Mayflower.

Ce jour en 1941 - Un décret du gouvernement allemand oblige tous les Juifs du pays à porter sur le côté gauche de la poitrine une large étoile jaune avec le mot “Jude”, pour faciliter leur identification et les empêcher de se mêler et d'entrer en contact avec les Allemands, ceci en réaction au fait que sur le front de l'est les partisans communistes qui harcèlent les lignes d'approvisionnement et les soldats de l'armée allemande sont très majoritairement d'ethnie juive.

Ce jour en 1959 - Naissance à Tokyo, Japon, de Natalie Choquette, chanteuse d'opéra, grande acrobate et humoriste. Fille de diplomate, elle vivra dans plusieurs pays et apprendra plusieurs langues outre le français, soit l'anglais, le russe, l'espagnol et l'italien. Avec sa magnifique voix de soprano, elle se glissera dans la peau de divas comiques et excessives, alliant avec brio l’opéra et l’humour, le rire et l’émotion.

Ce jour en 1965 - On retrouve l'épave du Chameau, qui avait coulé lors d'une violente tempête en août 1725 au large de l'entrée de Kelpy Cove, près de Louisbourg. Sa cargaison contenait 11,000 pièces d'argent et 3,000 pièces d'or, la solde des troupes françaises en Nouvelle-France. On évalue le trésor à $250,000. Il y avait plus de 200 personnes à bord de la frégate et toutes avaient péri. Il existe maintenant un endroit appelé 'Chameau Rock' près de l'endroit où la frégate a coulé.

Ce jour en 1967 - Décès de Monica Projetti, surnommée Monica la mitraille. Née en 1940 dans un milieu pauvre de Montréal, elle avait grandi dans le milieu du crime et avait marié à 17 ans un gangster écossais, Anthony Smith, qui avait été expulsé du pays en 1962. Pour que ses enfants ne manquent de rien, elle organisait des vols de banques, une vingtaine sans que la police puisse l'arrêter. Elle en a fait un dernier à Montréal-Nord mais les policiers l'ont rattrapée et tuée de plusieurs balles.

Ce jour en 1969 - Annonce de l'adhésion de l'économiste Jacques Parizeau au Parti québécois. Lors d'une conférence de presse, il explique les motivations qui l'ont amené à joindre les rangs du Parti québécois (PQ). Professeur à HEC Montréal depuis 1955, il a été haut fonctionnaire, conseiller des Premiers ministres Jean Lesage, Daniel Johnson et Jean-Jacques Bertrand.

Ce jour en 1991 - André Viger prend sa retraite. Le marathonien en fauteuil roulant fait part de la nouvelle alors qu'il lance son livre autobiographique Ma volonté d'être gagnant après quatre mois de repos forcé suite à une blessure à une épaule. Victime d'un accident de la route en 1973, il avait entrepris une carrière d'athlète en 1979. En plus de remporter au-delà de 80 compétitions majeures, il avait collaboré à la conception de fauteuils roulants conçus pour la compétition. Il décédera en 2006.

Ce jour en 2001 - Premier vol d'un Concorde d'Air France avec des passagers depuis l’écrasement de juillet 2000 au départ de Paris-Roissy (CDG). L'appareil Fox Bravo, le premier Concorde d'Air France à avoir obtenu son certificat de navigabilité après les modifications de sécurité nécessaires, a décollé vers 10h50 (8h50 GMT) de Paris-Roissy avec comme passagers 86 membres du personnel d'Air France. L'appareil a effectué une boucle de trois heures au-dessus de l'Atlantique en vitesse supersonique et était de retour à Paris à 13h50.

Avec l’identité québécoise, on s’est mis à croire qu’on ne pouvait avoir de légitimité comme peuple, à moins de fédérer toutes les autres ethnies du Québec autour des Canadiens-Français historiques.

Pourquoi, amis souverainistes, ne prenez-vous pas le temps de lire ou de relire la Charte des Nations Unies et ses déclarations sur le droit des peuples minoritaires ? Les Abénakis, les Malécites, toute différence prise en compte, et ce n’est pas mon intention de la nier, ont bien obtenu des droits robustes malgré leur petit nombre. Répondez-moi, les Canadiens-Français ne sont-ils pas admissibles à des droits parallèles ?
En fait, on a retranché du champ de l’analyse politique le passage ontologique qui a frappé les Canadiens-Français. La partie la plus visible et commune à tous les Canadiens-Français à partir de 1969, Québec compris, se mesure par le repli global.

Il faut trouver les moyens de cultiver la résilience collective des Canadiens-Français EN TANT QUE Canadiens-Français. Notre histoire bien comprise nous les donne, de nombreux exemples de gens qui ont combattu « pour la suite du monde » avec les armes à leur disposition à leur époque.

Dès les années 1970 l’économiste américain Lyndon H. LaRouche formulait la base scientifique d’une théorie économique dénonçant le capitalisme financier sauvage axé sur la maximisation de la rente au détriment des acteurs de la production de biens définissant l’économie réelle. Sa proposition de Banque de Développement Internationale aurait bien pu inspirer les BRICs.

Les référendums de 1980 et de 1995 sont fondés sur le même paradigme, la question, l’atmosphère, les résultats et les blocages qui en découlent sont en gros les mêmes, même si une analyse des résultats montre certaines différences. Si on met entre parenthèses les peuples autochtones, la stratégie référendaire a

Ravages du suprémacisme anglo-saxon « aryen » au Canada après le pacte confédératif de 1867. Cette idéologie associée à l' »Union Jack » (drapeau britannique) abandonné à regret par les « Old Stock Canadians » à la veille du centenaire demeurait le principal obstacle au renouvellement de la constitution du Canada proposé par Daniel Johnson en 1968. Un autre obstacle, qui nous appartient, fut le manque d’une élite politique capable de marcher dans les pas de Johnson.

Essai original de Marc Dunlay, membre de la FCF, sur l’hymne national des Canadiens-Français. Ce texte propose une réflexion multidimensionnelle sur l’œuvre écrite par Basile Routhier en 1880.

Pourquoi, amis souverainistes, ne prenez-vous pas le temps de lire ou de relire la Charte des Nations Unies et ses déclarations sur le droit des peuples minoritaires ? Les Abénakis, les Malécites, toute différence prise en compte, et ce n’est pas mon intention de la nier, ont bien obtenu des droits robustes malgré leur petit nombre. Répondez-moi, les Canadiens-Français ne sont-ils pas admissibles à des droits parallèles ?
En fait, on a retranché du champ de l’analyse politique le passage ontologique qui a frappé les Canadiens-Français. La partie la plus visible et commune à tous les Canadiens-Français à partir de 1969, Québec compris, se mesure par le repli global.

Il faut trouver les moyens de cultiver la résilience collective des Canadiens-Français EN TANT QUE Canadiens-Français. Notre histoire bien comprise nous les donne, de nombreux exemples de gens qui ont combattu « pour la suite du monde » avec les armes à leur disposition à leur époque.

Dès les années 1970 l’économiste américain Lyndon H. LaRouche formulait la base scientifique d’une théorie économique dénonçant le capitalisme financier sauvage axé sur la maximisation de la rente au détriment des acteurs de la production de biens définissant l’économie réelle. Sa proposition de Banque de Développement Internationale aurait bien pu inspirer les BRICs.

Les référendums de 1980 et de 1995 sont fondés sur le même paradigme, la question, l’atmosphère, les résultats et les blocages qui en découlent sont en gros les mêmes, même si une analyse des résultats montre certaines différences. Si on met entre parenthèses les peuples autochtones, la stratégie référendaire a

Ravages du suprémacisme anglo-saxon « aryen » au Canada après le pacte confédératif de 1867. Cette idéologie associée à l' »Union Jack » (drapeau britannique) abandonné à regret par les « Old Stock Canadians » à la veille du centenaire demeurait le principal obstacle au renouvellement de la constitution du Canada proposé par Daniel Johnson en 1968. Un autre obstacle, qui nous appartient, fut le manque d’une élite politique capable de marcher dans les pas de Johnson.

Essai original de Marc Dunlay, membre de la FCF, sur l’hymne national des Canadiens-Français. Ce texte propose une réflexion multidimensionnelle sur l’œuvre écrite par Basile Routhier en 1880.

Nous sommes en train de nous faire *ourrer par les Québécois encartés : l’immobilisme de la CAQ et le référendisme du Parti québécois, tous deux terrorisés par la « communauté aux droits consacrés »

Aujourd’hui, nous affirmons que la promotion d’une identité québécoise, explicitement amputée de notre personnalité canadienne-française historique, nous cause un préjudice au sein d’une population composée de groupes qui jouissent de droits spécifiques en raison de leurs attributions identitaires.

La FCF a déposé un mémoire sur le projet de loi 1 – Loi constitutionnelle de 2025 sur le Québec – présenté par le ministre Simon Jolin-Barette. Vous pouvez lire ce mémoire ici.

Revitaliser notre être collectif Écrire l’histoire en prenant pour fil la continuité historique des Canadiens-Français est une pratique qui s’est perdue. Avec la Révolution tranquille, une brisure s’est produite. Bien sûr, l’histoire écrite avant 1970 sera toujours accessible. Mais au goût d’aujourd’hui, elle ne serait plus que le témoignage d’un

Comment se fait-il que dans le même temps où l’on se battait le mieux pour un avenir enraciné, d’autres aient insisté pour que l’on renonce à l’identité canadienne-française ? C’est une étrange contradiction et, en regard de l’évolution du statut national, elle reste assez opaque encore aujourd’hui. On a bien dit que seule l’identité québécoise avait de l’avenir. Du coup, fallait-il effacer un passé canadien-français révolu ?

Alexandre Cormier-Denis a déposé en septembre un mémoire au Comité consultatif sur les enjeux constitutionnels du Québec au sein de la Fédération canadienne dont notre contributeur Gilles Verrier a trouvé opportun de livrer ici un synopsis critique. Ce mémoire intitulé Manifeste pour une reconnaissance du Québec comme État-nation du peuple canadiens-français est accessible, comme tous les autres mémoires déposés, sur le site web du Comité.

À la veille du 323e anniversaire, le 4 août prochain, de la signature de ce traité historique, la Fédération des Canadiens-Français estime que cet événement n’est pas commémoré à la hauteur et avec la clarté qu’il mérite. Laissé dans un ombre relatif, sous-évalué ou mal compris, nous avons demandé à trois auteurs de nous éclairer.

Communiqué de la FCF publié le 22 juin 2024 pour les 250 ans de l’Acte de Québec. Distribué à la Journée d’étude sur le même sujet, chapeautée par Droits collectifs Québec.

Le 5 février 1968, il y a 55 ans, Daniel Johnson prenait la parole devant tous les représentants du Canada anglais réunis. Il prononçait sans doute le discours le plus important de sa carrière d’homme d’État, un discours remarquable et percutant. Il plaidait un projet de réforme des institutions qui ne sera jamais repris avec la même hauteur par les premiers ministres du Québec qui suivront. Johnson incarnait alors une doctrine politique élaborée par les Canadiens-Français au cours des décennies précédentes, elle avait atteint le stade de sa maturité. Il parlait à l’occasion d’une conférence constitutionnelle qu’il avait lui-même réclamée.

Aujourd’hui, nous affirmons que la promotion d’une identité québécoise, explicitement amputée de notre personnalité canadienne-française historique, nous cause un préjudice au sein d’une population composée de groupes qui jouissent de droits spécifiques en raison de leurs attributions identitaires.

La FCF a déposé un mémoire sur le projet de loi 1 – Loi constitutionnelle de 2025 sur le Québec – présenté par le ministre Simon Jolin-Barette. Vous pouvez lire ce mémoire ici.

Revitaliser notre être collectif Écrire l’histoire en prenant pour fil la continuité historique des Canadiens-Français est une pratique qui s’est perdue. Avec la Révolution tranquille, une brisure s’est produite. Bien sûr, l’histoire écrite avant 1970 sera toujours accessible. Mais au goût d’aujourd’hui, elle ne serait plus que le témoignage d’un

Comment se fait-il que dans le même temps où l’on se battait le mieux pour un avenir enraciné, d’autres aient insisté pour que l’on renonce à l’identité canadienne-française ? C’est une étrange contradiction et, en regard de l’évolution du statut national, elle reste assez opaque encore aujourd’hui. On a bien dit que seule l’identité québécoise avait de l’avenir. Du coup, fallait-il effacer un passé canadien-français révolu ?

Alexandre Cormier-Denis a déposé en septembre un mémoire au Comité consultatif sur les enjeux constitutionnels du Québec au sein de la Fédération canadienne dont notre contributeur Gilles Verrier a trouvé opportun de livrer ici un synopsis critique. Ce mémoire intitulé Manifeste pour une reconnaissance du Québec comme État-nation du peuple canadiens-français est accessible, comme tous les autres mémoires déposés, sur le site web du Comité.

À la veille du 323e anniversaire, le 4 août prochain, de la signature de ce traité historique, la Fédération des Canadiens-Français estime que cet événement n’est pas commémoré à la hauteur et avec la clarté qu’il mérite. Laissé dans un ombre relatif, sous-évalué ou mal compris, nous avons demandé à trois auteurs de nous éclairer.

Communiqué de la FCF publié le 22 juin 2024 pour les 250 ans de l’Acte de Québec. Distribué à la Journée d’étude sur le même sujet, chapeautée par Droits collectifs Québec.

Le 5 février 1968, il y a 55 ans, Daniel Johnson prenait la parole devant tous les représentants du Canada anglais réunis. Il prononçait sans doute le discours le plus important de sa carrière d’homme d’État, un discours remarquable et percutant. Il plaidait un projet de réforme des institutions qui ne sera jamais repris avec la même hauteur par les premiers ministres du Québec qui suivront. Johnson incarnait alors une doctrine politique élaborée par les Canadiens-Français au cours des décennies précédentes, elle avait atteint le stade de sa maturité. Il parlait à l’occasion d’une conférence constitutionnelle qu’il avait lui-même réclamée.
Si vous êtes canadien-français hors-Québec, faites-nous signe à info@canadiens-francais.com. Nous aimerions vous connaître !
Car le discours indépendantiste avait à ce point insisté, dans la foulée de la Révolution tranquille, sur l’État et ses vertus qu’on en est presque venu à voir dans l’indépendance le triomphe de l’Etat plutôt que la consécration de la nation. C’est pourtant la nation qui aspire à l’indépendance et qui peut se réclamer légitimement du droit à l’autodétermination, non pas l’État-nation.
L’histoire n’est jamais finie. Tout est toujours à refaire et les remparts à relever. Les victoires comme les défaites n’ont qu’un temps. Ce qui persiste et permet de renaître est plus solide que toutes les murailles. C’est quelque chose d’immatériel et de fort, présent dans le coeur de chaque homme et de chaque femme d’une même communauté quand celle-ci a conscience de ce qu’elle a d’unique et d’essentiel. Les Japonais, les Juifs, les Hindous et d’autres peuples possèdent ce trésor qui leur a permis d’affronter les périls de l’histoire sans disparaître.
Nul n’ignore ici que le Canada français est actuellement profondément mécontent de sa place dans la confédération. Il y a à cela des raisons complexes d’inégales importances. J’ai dit et je répète aujourd’hui que la plupart de ces raisons sont parfaitement fondées.
Pour être Québécois, il suffit d’habiter le Québec ! Sans l’indépendance, les Canadiens-Français devront continuer de défendre âprement leur existence. Avec une indépendance trudeauiste, ils devront s’affirmer face à une diversité qui monte et braver la résistance des châteaux-forts anglo-saxons. Les deux perspectives commandent le retour politique des Canadiens-Français. Si vous avez compris qu’une identité de « Québécois francophones », provinciale et linguistique, a coupé le souffle de notre épopée, qu’elle supprime notre légitimité et nos droits historiques, vous avez compris l’essentiel.
Je souhaite montrer, dans l’essai qui va suivre, qu’entre les pensées trudeauiste et « néosouverainiste », les similitudes sont frappantes.
Et c’est au moment où nous nous préparons à résister aux armées d’invasion d’un puissant voisin qu’on nous enlève les libertés dont nous jouissons après les avoir gagnées par un siècle de luttes! Mais il me semble qu’on devrait plutôt nous donner de nouvelles garanties de sécurité pour nous engager à combattre des adversaires aguerris, dix fois plus nombreux, et dont l’organisation politique est moins hostile.
Comme notre constitution n’a rien prévu de tel parce qu’elle était une concession du conquérant aux Canadiens-Français, de la mère patrie aux coloniaux dans le cas des Canadiens anglais, nos États généraux sont indubitablement l’effort le plus systématique, le plus compréhensif, le
plus réussi qui ait jamais été tenté pour constituer une véritable Assemblée nationale du peuple canadien-français en vue d’établir sa constitution.
Lors de la campagne d’Italie à l’automne 1943, le 22e Régiment reçoit l’ordre de prendre la ferme Casa Berardi sur le flanc ouest du ravin d’Ortona. Le 14 décembre 1943, les compagnies C et D soutenues par les chars Sherman de l’Ontario Regiment passent à l’attaque.. Le capitaine Paul Triquet à la tête de la compagnie C avance sous un feu nourri avec ses 50 hommes soutenus par six chars Sherman de l’Ontario Regiment. À 1,500 mètres de la ferme, il a déjà perdu deux chars et vingt hommes. À 14 heures, Triquet et les 14 hommes restants sont à 200 mètres de la ferme. Grâce aux fumigènes lancés par les Shermans, la pognée d’homme atteint les murs de la ferme et en déloge les derniers Allemands à 15h30. Ils résisteront toute la nuit aux contre-attaques allemandes répétées jusqu’à l’arrivée des renforts le lendemain. Pour son leadership lors de cette attaque, Paul Triquet a été décoré de la Victoria Cross des mains du roi Georges VI le 27 mars 1944.
Le choix des membres
Pour informations supplémentaires, voir https://www.casavant.ca/histoire/
| Devant l’absence d’une loi encadrant les caisses populaires, Alphonse Desjardins reste prudent et fonde seulement trois autres caisses à proximité de son lieu de résidence et de travail, c’est-à-dire Lévis et Ottawa. |
| Cette caisse, comme près d’une cinquantaine d’autres fondées à l’époque d’Alphonse Desjardins, a fermé ses portes avant sa mort en 1920. |
| Il s’agit de la première caisse fondée après l’adoption d’une loi encadrant les caisses par l’Assemblée législative du Québec. Il s’agit également de la première caisse en milieu rural. |
| Au total, Alphonse Desjardins participe à la fondation de 136 caisses populaires au Québec, 18 en Ontario et 9 aux États-Unis. |
Nos remerciements à Pierre-Olivier Maheux, historien à la Société Desjardins.
Réf. : Aperçu historique sur les petits séminaires de la P. de Q., Bounadère, René, ptre, 1945
Il découvre et connaît ses racines :
Il chérit et cultive sa langue :
Il pratique le nationalisme économique :