
Les Canadiens-Français à l’assaut du temps
Avec l’identité québécoise, on s’est mis à croire qu’on ne pouvait avoir de légitimité comme peuple, à moins de fédérer toutes les autres ethnies du Québec autour des Canadiens-Français historiques.

Ce jour en 1520 - Découverte officielle des îles Saint-Pierre et Miquelon par le navigateur portugais João Alvarez Fagundes. L'archipel était déjà connu depuis la fin du XVe siècle des pêcheurs basques et bretons, qui gardaient jalousement le secret de ses eaux où abonde le poisson. En 1536, Jacques Cartier en prendra possession au nom du roi de France. Ces îles demeureront le seul territoire français du côté nord de l’Atlantique après le traité de Paris de 1763 et environ 7,000 personnes y habiteront au XXe siècle.

Ce jour en 1811 - George Prévost nommé gouverneur en chef du Canada, poste qu'il occupera du 15 juillet 1812 au 4 mai 1814. Parlant français, Prévost gagnera rapidement l’appui des dirigeants canadiens du Bas-Canada et de la hiérarchie locale de l’Église catholique en raison de ses politiques conciliantes. Cette approche éloignera toutefois de lui plusieurs membres de l’élite anglophone du Bas-Canada, qui auront l’occasion de l’attaquer après sa désastreuse retraite de Plattsburg en septembre 1814. Sa carrière au Canada se terminera dans la disgrâce.

Ce jour en 1879 - L'équipe de Thomas Alva Edison à Menlo Park au New Jersey réussit à faire fonctionner durant 40 heures la première ampoule électrique à incandescence viable. Après de longues recherches et des milliers d'essais, les chercheurs ont réussi en utilisant comme filament une fibre d'un bambou japonais tendue dans le vide de l'ampoule entre deux électrodes en platine ; elle demeure incadescente en se carbonisant sous l'effet du courant la traversant. Edison présentera son invention à un public émerveillé le 1er janvier 1880.

Ce jour en 1880 - John A. Macdonald signe le dernier contrat pour le chemin de fer qui va relier l'océan Atlantique au Pacifique. À cause de son âge, Macdonald ne croit pas qu'il sera là lors de la fin des travaux. Non seulement sera-t-il encore en vie à la complétion des travaux le 7 novembre 1885, mais il se rendra dans l'Ouest pour la seul et unique fois à l'été 1886, prononçant des discours à de nombreux arrêts jusqu'à Vancouver, utilisant un marteau en argent pour planter un crampon en or dans la dernière section de l'Esquimalt and Nanaimo Railway. Il remporta les élections de mars 1891 à l'âge de 76 ans mais décéda en juin.

Ce jour en 1883 - Décès à Paris de l'abbé Philippe-Jean-Louis Desjardins, qui, exilé en Angleterre de 1791 à 1793 à cause de la révolution française, fut à Québec aumônier de l'Hôtel-Dieu, des Ursulines et grand-vicaire de l'évêque de 1794 à 1802, après la signature du Concordat qui lui permit de rentrer en France. Il avait été mandaté par Mgr de La Marche, évêque de Saint-Pol-de-Léon, de venir au Canada explorer la possibilité d'y relocaliser des prêtres français exilés comme lui. Mgr Hubert, évêque de Québec, avait accueilli avec joie cette opportunité et parvint à convaincre les autorités britanniques de former au Canada une petite colonie composée d’émigrés français, une cinquantaine de prêtres venant accroître d’un tiers les effectifs canadiens.

Ce jour en 1918 - Charles Fitzpatrick assermenté lieutenant-gouverneur du Québec, succèdant à Pierre-Évariste Leblanc. Il le sera jusqu’au 31 octobre 1923. Désigné avocat de Louis Riel lors du procès qui le condamna à mort en 1885, il ne put lui faire accepter de plaider la folie. Il fut plus tard ministre de la Justice et procureur général dans le cabinet Laurier et juge en chef de la Cour suprême du Canada du 4 juin 1906 au 20 octobre 1918.

Ce jour en 1918 - Passage d'un premier train sous le Mont-Royal à Montréal pour aller rejoindre les villes d'Ottawa et de Toronto, six ans après le début des travaux de percement du tunnel. Aucune cérémonie officielle ne souligne l'événement car l'épidémie de grippe espagnole sévissant interdit tout rassemblement. Au milieu des années 1950, au faît de la prédominance du chemin de fer au Canada, près de 150 trains emprunteront quotidiennement ce tunnel. De nos jours, le tunnel est principalement utilisé par le train de banlieue de Deux-Montagnes, auquel ont peut maintenant aussi accéder depuis la station de métro Édouard-Montpetit

Ce jour en 1932 - Inauguration du Palais Montcalm de Québec. La crise économique des années 1930 touchant durement la ville, les autorités ont décidé d'acheter des terrains où se tenait un marché public inauguré en 1877, dans le but d'y créer un établissement prestigieux, un “palais”, dédié au sport et à la culture. Le bâtiment de style Art déco est inauguré sous le nom de Monument national par un concert de la Société symphonique de Québec (qui deviendra l'Orchestre symphonique de Québec).

Ce jour en 1969 - Décès à 47 ans de Jack Kerouac à St. Petersburg en Floride. Né en 1922 à Lowell dans le Massachusetts, Jean-Louis Kérouac est considéré comme l'un des plus important écrivains américains du XXe siècle. Son roman le plus connu, Sur la route, est une ode aux grands espaces, à l’épopée vers l’ouest, à la découverte de mondes nouveaux. Il a rejoint dans l'aéropage de ceux qui ont modelé l'imaginaire américain Ernest Nephtali Dufault, né à St-Nazaire d'Acton en 1892, qui sous le nom de plume de Will James avait inventé le mythe du cowboy de l'Ouest.

Ce jour en 1970 - Décès d’Eugène Lapierre, administrateur du Conservatoire national de Montréal de 1927 jusqu'à son décès à l'âge de 71 ans. Intéressé au chant et à la musique, il avait découvert l'orgue et l'avait pratiqué dans plusieurs églises de Montréal tout en poursuivant ses études en administration. Une bourse lui permit de se parfaire à l'Institut grégorien de Paris et à la Schola cantorum, décrochant après son retour le premier doctorat en musique décerné en 1930 par l'Université de Montréal. Aussi président de la Société historique de Montréal, il fut délégué à plusieurs congrès internationaux de musique et participa au Congrès de la langue française à Québec en 1937. Il donna en outre plus de soixante récitals dans toute l'Amérique du Nord.

Ce jour en 1977 - Premier match de la Ligue Nationale d'Improvisation, théâtre d’improvisation créé par Robert Gravel et Yvon Leduc. La plupart des participants demeurent des gens de théâtre, comédiens ou humoristes. Cette formule de Ligue d'improvisation sera reprise en France, en Belgique, en Suisse, et en Italie, ce qui favorisera des joutes entre ces pays, lors du Mondial d'impro. Sa dénomination officielle demeure le « Théâtre de la Ligue nationale d'improvisation ».

Ce jour en 1987 - Discours en français de la reine Elizabeth II lors d’un cocktail offert par le gouvernement du Québec dans lequel elle reconnaît l’existence d’une « société distincte » au Québec et exprime son soutien de principe à l’Accord du lac Meech, le qualifiant de réalisation d’une « heureuse harmonie dans la diversité ». Elle a fait un arrêt à Québec dans le cadre d'une visite officielle au Canada, son premier passage dans la Vieille Capitale depuis sa visite controversée d'octobre 1964 qui avait donné lieu au "Samedi de la matraque".

Ce jour en 1987 - Création de l'Association des Vignerons du Québec dans le but de faire connaître leurs produits. Elle procédera en 1995 à un jumelage avec le Syndicat viticole des Graves et Graves supérieures en France. Cette reconnaissance de pionniers français procurera une aide intéressante aux vignerons québécois, leur permettant de se faire connaître au Québec, de percer le marché ontarien et d'entrevoir des possibilités sur les marchés internationaux.

Ce jour en 2002 - Mario Lemieux reçoit le prix Maurice-Richard, remis par la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal. Créé en 1979, ce prix est décerné à une personnalité sportive québécoise qui a fait sa marque. L'ancien défenseur étoile du Canadien Serge Savard a été le premier sportif émérite à se le voir décerner. Suivirent depuis Gaétan Boucher (1984), Sylvie Fréchette (1990), Myriam Bédard (1994) et Bruny Surin (1999).

Ce jour en 2003 - Mgr Marc Ouellet devient officiellement cardinal. À l'âge de 59 ans, il rejoint donc le collège des électeurs chargé de désigner le successeur de Jean-Paul II. Il est né en 1944 à La Motte, près d’Amos en Abitibi. Il avait été nommé archevêque Québec et Primat du Canada le 15 novembre 2002, prenant possession de son siège le 26 janvier 2003.

Ce jour en 2012 - Canonisation de Kateri Tekakwitha au Vatican, première sainte autochtone d'Amérique du Nord. Née de mère algonquine et de père agnier en 1656 à Ossernenon en pays iroquois et orpheline à quatre ans, arrivée en âge elle avait refusé de se marier pour se consacrer à Jésus, ce qui la réduisit en quasi esclavage. Le Jésuite de Lamberville l'avait baptisée six mois plus tard à Pâques. Elle décéda en 1680 à La Prairie sur le bord du St-Laurent près de Montréal. Le mythe veut que sa tombe ait découragé les envahisseurs iroquois.

















Avec l’identité québécoise, on s’est mis à croire qu’on ne pouvait avoir de légitimité comme peuple, à moins de fédérer toutes les autres ethnies du Québec autour des Canadiens-Français historiques.

Pourquoi, amis souverainistes, ne prenez-vous pas le temps de lire ou de relire la Charte des Nations Unies et ses déclarations sur le droit des peuples minoritaires ? Les Abénakis, les Malécites, toute différence prise en compte, et ce n’est pas mon intention de la nier, ont bien obtenu des droits robustes malgré leur petit nombre. Répondez-moi, les Canadiens-Français ne sont-ils pas admissibles à des droits parallèles ?
En fait, on a retranché du champ de l’analyse politique le passage ontologique qui a frappé les Canadiens-Français. La partie la plus visible et commune à tous les Canadiens-Français à partir de 1969, Québec compris, se mesure par le repli global.

Il faut trouver les moyens de cultiver la résilience collective des Canadiens-Français EN TANT QUE Canadiens-Français. Notre histoire bien comprise nous les donne, de nombreux exemples de gens qui ont combattu « pour la suite du monde » avec les armes à leur disposition à leur époque.

Dès les années 1970 l’économiste américain Lyndon H. LaRouche formulait la base scientifique d’une théorie économique dénonçant le capitalisme financier sauvage axé sur la maximisation de la rente au détriment des acteurs de la production de biens définissant l’économie réelle. Sa proposition de Banque de Développement Internationale aurait bien pu inspirer les BRICs.

Les référendums de 1980 et de 1995 sont fondés sur le même paradigme, la question, l’atmosphère, les résultats et les blocages qui en découlent sont en gros les mêmes, même si une analyse des résultats montre certaines différences. Si on met entre parenthèses les peuples autochtones, la stratégie référendaire a

Ravages du suprémacisme anglo-saxon « aryen » au Canada après le pacte confédératif de 1867. Cette idéologie associée à l' »Union Jack » (drapeau britannique) abandonné à regret par les « Old Stock Canadians » à la veille du centenaire demeurait le principal obstacle au renouvellement de la constitution du Canada proposé par Daniel Johnson en 1968. Un autre obstacle, qui nous appartient, fut le manque d’une élite politique capable de marcher dans les pas de Johnson.

Essai original de Marc Dunlay, membre de la FCF, sur l’hymne national des Canadiens-Français. Ce texte propose une réflexion multidimensionnelle sur l’œuvre écrite par Basile Routhier en 1880.

Pourquoi, amis souverainistes, ne prenez-vous pas le temps de lire ou de relire la Charte des Nations Unies et ses déclarations sur le droit des peuples minoritaires ? Les Abénakis, les Malécites, toute différence prise en compte, et ce n’est pas mon intention de la nier, ont bien obtenu des droits robustes malgré leur petit nombre. Répondez-moi, les Canadiens-Français ne sont-ils pas admissibles à des droits parallèles ?
En fait, on a retranché du champ de l’analyse politique le passage ontologique qui a frappé les Canadiens-Français. La partie la plus visible et commune à tous les Canadiens-Français à partir de 1969, Québec compris, se mesure par le repli global.

Il faut trouver les moyens de cultiver la résilience collective des Canadiens-Français EN TANT QUE Canadiens-Français. Notre histoire bien comprise nous les donne, de nombreux exemples de gens qui ont combattu « pour la suite du monde » avec les armes à leur disposition à leur époque.

Dès les années 1970 l’économiste américain Lyndon H. LaRouche formulait la base scientifique d’une théorie économique dénonçant le capitalisme financier sauvage axé sur la maximisation de la rente au détriment des acteurs de la production de biens définissant l’économie réelle. Sa proposition de Banque de Développement Internationale aurait bien pu inspirer les BRICs.

Les référendums de 1980 et de 1995 sont fondés sur le même paradigme, la question, l’atmosphère, les résultats et les blocages qui en découlent sont en gros les mêmes, même si une analyse des résultats montre certaines différences. Si on met entre parenthèses les peuples autochtones, la stratégie référendaire a

Ravages du suprémacisme anglo-saxon « aryen » au Canada après le pacte confédératif de 1867. Cette idéologie associée à l' »Union Jack » (drapeau britannique) abandonné à regret par les « Old Stock Canadians » à la veille du centenaire demeurait le principal obstacle au renouvellement de la constitution du Canada proposé par Daniel Johnson en 1968. Un autre obstacle, qui nous appartient, fut le manque d’une élite politique capable de marcher dans les pas de Johnson.

Essai original de Marc Dunlay, membre de la FCF, sur l’hymne national des Canadiens-Français. Ce texte propose une réflexion multidimensionnelle sur l’œuvre écrite par Basile Routhier en 1880.

Nous sommes en train de nous faire *ourrer par les Québécois encartés : l’immobilisme de la CAQ et le référendisme du Parti québécois, tous deux terrorisés par la « communauté aux droits consacrés »

Aujourd’hui, nous affirmons que la promotion d’une identité québécoise, explicitement amputée de notre personnalité canadienne-française historique, nous cause un préjudice au sein d’une population composée de groupes qui jouissent de droits spécifiques en raison de leurs attributions identitaires.

La FCF a déposé un mémoire sur le projet de loi 1 – Loi constitutionnelle de 2025 sur le Québec – présenté par le ministre Simon Jolin-Barette. Vous pouvez lire ce mémoire ici.

Revitaliser notre être collectif Écrire l’histoire en prenant pour fil la continuité historique des Canadiens-Français est une pratique qui s’est perdue. Avec la Révolution tranquille, une brisure s’est produite. Bien sûr, l’histoire écrite avant 1970 sera toujours accessible. Mais au goût d’aujourd’hui, elle ne serait plus que le témoignage d’un

Comment se fait-il que dans le même temps où l’on se battait le mieux pour un avenir enraciné, d’autres aient insisté pour que l’on renonce à l’identité canadienne-française ? C’est une étrange contradiction et, en regard de l’évolution du statut national, elle reste assez opaque encore aujourd’hui. On a bien dit que seule l’identité québécoise avait de l’avenir. Du coup, fallait-il effacer un passé canadien-français révolu ?

Alexandre Cormier-Denis a déposé en septembre un mémoire au Comité consultatif sur les enjeux constitutionnels du Québec au sein de la Fédération canadienne dont notre contributeur Gilles Verrier a trouvé opportun de livrer ici un synopsis critique. Ce mémoire intitulé Manifeste pour une reconnaissance du Québec comme État-nation du peuple canadiens-français est accessible, comme tous les autres mémoires déposés, sur le site web du Comité.

À la veille du 323e anniversaire, le 4 août prochain, de la signature de ce traité historique, la Fédération des Canadiens-Français estime que cet événement n’est pas commémoré à la hauteur et avec la clarté qu’il mérite. Laissé dans un ombre relatif, sous-évalué ou mal compris, nous avons demandé à trois auteurs de nous éclairer.

Communiqué de la FCF publié le 22 juin 2024 pour les 250 ans de l’Acte de Québec. Distribué à la Journée d’étude sur le même sujet, chapeautée par Droits collectifs Québec.

Le 5 février 1968, il y a 55 ans, Daniel Johnson prenait la parole devant tous les représentants du Canada anglais réunis. Il prononçait sans doute le discours le plus important de sa carrière d’homme d’État, un discours remarquable et percutant. Il plaidait un projet de réforme des institutions qui ne sera jamais repris avec la même hauteur par les premiers ministres du Québec qui suivront. Johnson incarnait alors une doctrine politique élaborée par les Canadiens-Français au cours des décennies précédentes, elle avait atteint le stade de sa maturité. Il parlait à l’occasion d’une conférence constitutionnelle qu’il avait lui-même réclamée.

Aujourd’hui, nous affirmons que la promotion d’une identité québécoise, explicitement amputée de notre personnalité canadienne-française historique, nous cause un préjudice au sein d’une population composée de groupes qui jouissent de droits spécifiques en raison de leurs attributions identitaires.

La FCF a déposé un mémoire sur le projet de loi 1 – Loi constitutionnelle de 2025 sur le Québec – présenté par le ministre Simon Jolin-Barette. Vous pouvez lire ce mémoire ici.

Revitaliser notre être collectif Écrire l’histoire en prenant pour fil la continuité historique des Canadiens-Français est une pratique qui s’est perdue. Avec la Révolution tranquille, une brisure s’est produite. Bien sûr, l’histoire écrite avant 1970 sera toujours accessible. Mais au goût d’aujourd’hui, elle ne serait plus que le témoignage d’un

Comment se fait-il que dans le même temps où l’on se battait le mieux pour un avenir enraciné, d’autres aient insisté pour que l’on renonce à l’identité canadienne-française ? C’est une étrange contradiction et, en regard de l’évolution du statut national, elle reste assez opaque encore aujourd’hui. On a bien dit que seule l’identité québécoise avait de l’avenir. Du coup, fallait-il effacer un passé canadien-français révolu ?

Alexandre Cormier-Denis a déposé en septembre un mémoire au Comité consultatif sur les enjeux constitutionnels du Québec au sein de la Fédération canadienne dont notre contributeur Gilles Verrier a trouvé opportun de livrer ici un synopsis critique. Ce mémoire intitulé Manifeste pour une reconnaissance du Québec comme État-nation du peuple canadiens-français est accessible, comme tous les autres mémoires déposés, sur le site web du Comité.

À la veille du 323e anniversaire, le 4 août prochain, de la signature de ce traité historique, la Fédération des Canadiens-Français estime que cet événement n’est pas commémoré à la hauteur et avec la clarté qu’il mérite. Laissé dans un ombre relatif, sous-évalué ou mal compris, nous avons demandé à trois auteurs de nous éclairer.

Communiqué de la FCF publié le 22 juin 2024 pour les 250 ans de l’Acte de Québec. Distribué à la Journée d’étude sur le même sujet, chapeautée par Droits collectifs Québec.

Le 5 février 1968, il y a 55 ans, Daniel Johnson prenait la parole devant tous les représentants du Canada anglais réunis. Il prononçait sans doute le discours le plus important de sa carrière d’homme d’État, un discours remarquable et percutant. Il plaidait un projet de réforme des institutions qui ne sera jamais repris avec la même hauteur par les premiers ministres du Québec qui suivront. Johnson incarnait alors une doctrine politique élaborée par les Canadiens-Français au cours des décennies précédentes, elle avait atteint le stade de sa maturité. Il parlait à l’occasion d’une conférence constitutionnelle qu’il avait lui-même réclamée.
Si vous êtes canadien-français hors-Québec, faites-nous signe à info@canadiens-francais.com. Nous aimerions vous connaître !
Car le discours indépendantiste avait à ce point insisté, dans la foulée de la Révolution tranquille, sur l’État et ses vertus qu’on en est presque venu à voir dans l’indépendance le triomphe de l’Etat plutôt que la consécration de la nation. C’est pourtant la nation qui aspire à l’indépendance et qui peut se réclamer légitimement du droit à l’autodétermination, non pas l’État-nation.
L’histoire n’est jamais finie. Tout est toujours à refaire et les remparts à relever. Les victoires comme les défaites n’ont qu’un temps. Ce qui persiste et permet de renaître est plus solide que toutes les murailles. C’est quelque chose d’immatériel et de fort, présent dans le coeur de chaque homme et de chaque femme d’une même communauté quand celle-ci a conscience de ce qu’elle a d’unique et d’essentiel. Les Japonais, les Juifs, les Hindous et d’autres peuples possèdent ce trésor qui leur a permis d’affronter les périls de l’histoire sans disparaître.
Nul n’ignore ici que le Canada français est actuellement profondément mécontent de sa place dans la confédération. Il y a à cela des raisons complexes d’inégales importances. J’ai dit et je répète aujourd’hui que la plupart de ces raisons sont parfaitement fondées.
Pour être Québécois, il suffit d’habiter le Québec ! Sans l’indépendance, les Canadiens-Français devront continuer de défendre âprement leur existence. Avec une indépendance trudeauiste, ils devront s’affirmer face à une diversité qui monte et braver la résistance des châteaux-forts anglo-saxons. Les deux perspectives commandent le retour politique des Canadiens-Français. Si vous avez compris qu’une identité de « Québécois francophones », provinciale et linguistique, a coupé le souffle de notre épopée, qu’elle supprime notre légitimité et nos droits historiques, vous avez compris l’essentiel.
Je souhaite montrer, dans l’essai qui va suivre, qu’entre les pensées trudeauiste et « néosouverainiste », les similitudes sont frappantes.
Et c’est au moment où nous nous préparons à résister aux armées d’invasion d’un puissant voisin qu’on nous enlève les libertés dont nous jouissons après les avoir gagnées par un siècle de luttes! Mais il me semble qu’on devrait plutôt nous donner de nouvelles garanties de sécurité pour nous engager à combattre des adversaires aguerris, dix fois plus nombreux, et dont l’organisation politique est moins hostile.
Comme notre constitution n’a rien prévu de tel parce qu’elle était une concession du conquérant aux Canadiens-Français, de la mère patrie aux coloniaux dans le cas des Canadiens anglais, nos États généraux sont indubitablement l’effort le plus systématique, le plus compréhensif, le
plus réussi qui ait jamais été tenté pour constituer une véritable Assemblée nationale du peuple canadien-français en vue d’établir sa constitution.
Lors de la campagne d’Italie à l’automne 1943, le 22e Régiment reçoit l’ordre de prendre la ferme Casa Berardi sur le flanc ouest du ravin d’Ortona. Le 14 décembre 1943, les compagnies C et D soutenues par les chars Sherman de l’Ontario Regiment passent à l’attaque.. Le capitaine Paul Triquet à la tête de la compagnie C avance sous un feu nourri avec ses 50 hommes soutenus par six chars Sherman de l’Ontario Regiment. À 1,500 mètres de la ferme, il a déjà perdu deux chars et vingt hommes. À 14 heures, Triquet et les 14 hommes restants sont à 200 mètres de la ferme. Grâce aux fumigènes lancés par les Shermans, la pognée d’homme atteint les murs de la ferme et en déloge les derniers Allemands à 15h30. Ils résisteront toute la nuit aux contre-attaques allemandes répétées jusqu’à l’arrivée des renforts le lendemain. Pour son leadership lors de cette attaque, Paul Triquet a été décoré de la Victoria Cross des mains du roi Georges VI le 27 mars 1944.
Le choix des membres
Pour informations supplémentaires, voir https://www.casavant.ca/histoire/
| Devant l’absence d’une loi encadrant les caisses populaires, Alphonse Desjardins reste prudent et fonde seulement trois autres caisses à proximité de son lieu de résidence et de travail, c’est-à-dire Lévis et Ottawa. |
| Cette caisse, comme près d’une cinquantaine d’autres fondées à l’époque d’Alphonse Desjardins, a fermé ses portes avant sa mort en 1920. |
| Il s’agit de la première caisse fondée après l’adoption d’une loi encadrant les caisses par l’Assemblée législative du Québec. Il s’agit également de la première caisse en milieu rural. |
| Au total, Alphonse Desjardins participe à la fondation de 136 caisses populaires au Québec, 18 en Ontario et 9 aux États-Unis. |
Nos remerciements à Pierre-Olivier Maheux, historien à la Société Desjardins.
Réf. : Aperçu historique sur les petits séminaires de la P. de Q., Bounadère, René, ptre, 1945
Il découvre et connaît ses racines :
Il chérit et cultive sa langue :
Il pratique le nationalisme économique :