
Les Canadiens-Français à l’assaut du temps
Avec l’identité québécoise, on s’est mis à croire qu’on ne pouvait avoir de légitimité comme peuple, à moins de fédérer toutes les autres ethnies du Québec autour des Canadiens-Français historiques.

Ce jour en 1553 - Michel Servet est brûlé vif à Genève. Né en 1511 dans le Royaume d'Aragon, ce théologien et médecin espagnol a découvert la circulation pulmonaire et développé une théologie radicale niant notamment le dogme de la Trinité, ce qui lui a valu la condamnation des catholiques comme des protestants. Arrêté, il a été jugé puis condamné à mort pour hérésie par le Conseil des Deux-Cents de Genève (futur Grand Conseil), à l'instigation de Jean Calvin qu'il avait attaqué.

Ce jour en 1642 - Décès de Jean Nicolet. Après deux ans avec les Indiens de l’Île aux Allumettes en Outaouais, il avait exploré le premier les rives du lac Huron et du lac Michigan. Champlain lui avait en 1633 confié une délicate mission : convier les Winnebagos de la Baie des Puants (Green Bay) à faire la paix et ne pas s’allier aux Hollandais. Il était revenu avec un traité de paix mais vient de se noyer dans le fleuve Saint-Laurent en face de Sillery lors d’une tempête.

Ce jour en 1689 - Renomination de Louis de Frontenac, qui reçoit du roi la charge de gouverneur général de la Nouvelle-France pour la deuxième fois. Après un hiatus de sept ans, le comte va revenir en Nouvelle-France et devra faire face à des Anglais de plus en plus belliqueux. Il fera réoccuper le Fort Frontenac - Kingston - qui avait entre temps été pris par les Anglais et fera entreprendre des travaux de fortifications à Québec et à Montréal.

Ce jour en 1778 - Publication d’un manifeste par l’amiral français Charles-Henri, comte d’Estaing, dans lequel il propose aux «Français d’Amérique» de s’allier aux États-Unis. Distribué clandestinement et affiché à la porte de quelques églises, le manifeste provoque l’ire du nouveau gouverneur Haldimand.

Ce jour en 1900 - Grève des travailleurs de la chaussure de LEC Standard de Québec, significative parce qu'elle marque la première intervention directe ici du clergé catholique dans un conflit de travail et le premier pas vers la création de syndicats catholiques. L’industrie et ses industries connexes emploient environ la moitié de la main d’œuvre de la ville.

Ce jour en 1919 - Le prince de Galles, Albert, fils aîné de George V et futur Édouard VIII, est de passage au Québec pour une visite d'une semaine. Il déclarera que «L'union des deux races au Canada ne fut jamais une question de simple intérêt politique. Au contraire, cette question fut, et restera un exemple de la plus haute sagesse politique, pour laquelle l'Empire britannique doit une reconnaissance immortelle à Cartier (Georges-Étienne), à MacDonald (John A.), et aux autres hommes d'État qui ont travaillé à parfaire cette union». Édouard VIII règnera moins d'un an en 1936, préférant abdiquer pour épouser Wallis Simpson, une divorcée américaine.

Ce jour en 1921 - Explosion dans l’élévateur à grains numéro 1 du port de Montréal, provoquant une panique générale dans la ville. Le transbordement du grain sec produit une fine poussière qui peut devenir explosive dans certaines conditions, une simple étincelle pouvant alors provoquer la conflagration.

Ce jour en 1936 - Création d'un ministère de la Santé provincial par le gouvernement unioniste de Maurice Duplessis. Le premier titulaire du ministère, le docteur Joseph-Henri-Albiny Paquette, député de Labelle, peut favoriser par tous les moyens et mesures qu'il jugera adéquats l'avancement et le développement de la santé publique dans la province, disposant ainsi d’un droit d’inspection et d’intervention auprès des services d’hygiène municipaux et des hôpitaux gérés par les religieuses hospitalières.

Ce jour en 1947 - Décès de Julien-Édouard-Alfred Dubuc, de 1896 à 1922 à la tête de la Compagnie de Pulpe de Chicoutimi (CPC), première multinationale canadienne-française, lauréaite à l'Exposition universelle de Paris en 1900 pour la qualité de sa production, ainsi que député fédéral de Chicoutimi-Saguenay de 1925 à 1945. Ardent défenseur de l’émancipation économique des Canadiens-Français, son rôle dans le développement économique de la région fut considérable et il encouragea la formation des premiers syndicats catholiques dans son entreprise, ce qui lui valut la croix de Chevalier de l'Ordre de Saint-Grégoire-Le-Grand des mains du pape Pie X. Originaire de Sherbrooke, il y avait commencé dans la banque à 14 ans.

Ce jour en 1955 - Incendie aux chantiers maritimes de Lauzon. Le plus grand chantier naval au Québec est détruit, une lourde perte pour l’industrie navale québécoise. Plus de 1,000 employés de la Davie Shipbuilding Co. seront privés de travail par cette catastrophe et une vingtaine de maisons résidentielles détruites. Il faut plusieurs heures d'efforts acharnés aux pompiers de Lauzon pour finalement maîtriser les flammes.

Ce jour en 1971 - Des grévistes obligent le quotidien La Presse de Montréal à fermer ses portes. Deux jours plus tard, les syndicats défieront une interdiction municipale en organisant une importante marche de solidarité avec les employés du journal. Il s'ensuivra un affrontement entre plus de 12,000 manifestants et une centaine de policiers. La grève se terminera le 7 février.

Ce jour en 1979 - Inauguration de la centrale hydroélectrique LG2 à la Baie James par le premier ministre René Lévesque. L'ancien premier ministre libéral Robert Bourassa, instigateur du projet fait une visite discrète mais remarquée par les journalistes. Cette centrale prendra d'ailleurs son nom après son décès, suivie plus tard par l'ensemble des développements électriques de la Baie James.

Ce jour en 1995 - Plus de 40,000 sympathisants fédéralistes venus de tout le Canada manifestent pour inciter les Québécois à voter Non au référendum sur la souveraineté du Québec qui se tiendra dans trois jours. Les chefs de partis fédéralistes prononcent des discours, celui de Jean Charest enlevant la palme. Il s’en suivra une levée de bouclier chez les souverainistes devant le financement de ce déployment contournant les règles établies pour la campagne référendaire.

Ce jour en 1996 - Décès à 78 ans d'Arthur Tremblay, membre dans les années 1960 de la Commission Parent, qui rétablira le ministère de l'Éducation aboli en 1875. D'abord responsable de la réforme de l'enseignement technique et professionnel, il participa ensuite en tant que sous-ministre de l'Éducation à la restructuration des institutions d'enseignement qui créa les polyvalentes, les CEGEP et l'Université du Québec avec ses campus en région. Après un passage au ministère des Affaires intergouvernementales, il fut sénateur conservateur de 1979 à 1992. (avec Jeanne Lapointe)

Ce jour en 2008 - 464,000 visiteurs ont vu l'exposition Le Louvre à Québec : Les arts et la vie au Musée national des beaux-arts de la capitale ; en 145 jours, l'institution située sur le Parc des champs de batailles aura réussi dans le cadre des célébrations du 400e anniversaire de Québec sa deuxième meilleure performance de fréquentation depuis sa création en 1983. L'exposition a attiré des touristes du monde entier et, en particulier, des journalistes des États-Unis, du Mexique, d'Israël et d'Australie, notamment.

Ce jour en 2010 - Décès du tenor Pierre Boutet. Né à Québec en 1925, ce talent précoce avait atteint une renommée canadienne dans les années 1950 et internationale par la suite. À partir de 1964, sans renoncer au chant ni à ses obligations de maître de chapelle dans deux paroisses de Québec, il avait entrepris une carrière de réalisateur d'émissions de musique classique au réseau de radio FM de la SRC, siégeant de 1995 à 1999 au conseil d'administration du Conseil des arts du Canada.

Avec l’identité québécoise, on s’est mis à croire qu’on ne pouvait avoir de légitimité comme peuple, à moins de fédérer toutes les autres ethnies du Québec autour des Canadiens-Français historiques.

Pourquoi, amis souverainistes, ne prenez-vous pas le temps de lire ou de relire la Charte des Nations Unies et ses déclarations sur le droit des peuples minoritaires ? Les Abénakis, les Malécites, toute différence prise en compte, et ce n’est pas mon intention de la nier, ont bien obtenu des droits robustes malgré leur petit nombre. Répondez-moi, les Canadiens-Français ne sont-ils pas admissibles à des droits parallèles ?
En fait, on a retranché du champ de l’analyse politique le passage ontologique qui a frappé les Canadiens-Français. La partie la plus visible et commune à tous les Canadiens-Français à partir de 1969, Québec compris, se mesure par le repli global.

Il faut trouver les moyens de cultiver la résilience collective des Canadiens-Français EN TANT QUE Canadiens-Français. Notre histoire bien comprise nous les donne, de nombreux exemples de gens qui ont combattu « pour la suite du monde » avec les armes à leur disposition à leur époque.

Dès les années 1970 l’économiste américain Lyndon H. LaRouche formulait la base scientifique d’une théorie économique dénonçant le capitalisme financier sauvage axé sur la maximisation de la rente au détriment des acteurs de la production de biens définissant l’économie réelle. Sa proposition de Banque de Développement Internationale aurait bien pu inspirer les BRICs.

Les référendums de 1980 et de 1995 sont fondés sur le même paradigme, la question, l’atmosphère, les résultats et les blocages qui en découlent sont en gros les mêmes, même si une analyse des résultats montre certaines différences. Si on met entre parenthèses les peuples autochtones, la stratégie référendaire a

Ravages du suprémacisme anglo-saxon « aryen » au Canada après le pacte confédératif de 1867. Cette idéologie associée à l' »Union Jack » (drapeau britannique) abandonné à regret par les « Old Stock Canadians » à la veille du centenaire demeurait le principal obstacle au renouvellement de la constitution du Canada proposé par Daniel Johnson en 1968. Un autre obstacle, qui nous appartient, fut le manque d’une élite politique capable de marcher dans les pas de Johnson.

Essai original de Marc Dunlay, membre de la FCF, sur l’hymne national des Canadiens-Français. Ce texte propose une réflexion multidimensionnelle sur l’œuvre écrite par Basile Routhier en 1880.

Pourquoi, amis souverainistes, ne prenez-vous pas le temps de lire ou de relire la Charte des Nations Unies et ses déclarations sur le droit des peuples minoritaires ? Les Abénakis, les Malécites, toute différence prise en compte, et ce n’est pas mon intention de la nier, ont bien obtenu des droits robustes malgré leur petit nombre. Répondez-moi, les Canadiens-Français ne sont-ils pas admissibles à des droits parallèles ?
En fait, on a retranché du champ de l’analyse politique le passage ontologique qui a frappé les Canadiens-Français. La partie la plus visible et commune à tous les Canadiens-Français à partir de 1969, Québec compris, se mesure par le repli global.

Il faut trouver les moyens de cultiver la résilience collective des Canadiens-Français EN TANT QUE Canadiens-Français. Notre histoire bien comprise nous les donne, de nombreux exemples de gens qui ont combattu « pour la suite du monde » avec les armes à leur disposition à leur époque.

Dès les années 1970 l’économiste américain Lyndon H. LaRouche formulait la base scientifique d’une théorie économique dénonçant le capitalisme financier sauvage axé sur la maximisation de la rente au détriment des acteurs de la production de biens définissant l’économie réelle. Sa proposition de Banque de Développement Internationale aurait bien pu inspirer les BRICs.

Les référendums de 1980 et de 1995 sont fondés sur le même paradigme, la question, l’atmosphère, les résultats et les blocages qui en découlent sont en gros les mêmes, même si une analyse des résultats montre certaines différences. Si on met entre parenthèses les peuples autochtones, la stratégie référendaire a

Ravages du suprémacisme anglo-saxon « aryen » au Canada après le pacte confédératif de 1867. Cette idéologie associée à l' »Union Jack » (drapeau britannique) abandonné à regret par les « Old Stock Canadians » à la veille du centenaire demeurait le principal obstacle au renouvellement de la constitution du Canada proposé par Daniel Johnson en 1968. Un autre obstacle, qui nous appartient, fut le manque d’une élite politique capable de marcher dans les pas de Johnson.

Essai original de Marc Dunlay, membre de la FCF, sur l’hymne national des Canadiens-Français. Ce texte propose une réflexion multidimensionnelle sur l’œuvre écrite par Basile Routhier en 1880.

Nous sommes en train de nous faire *ourrer par les Québécois encartés : l’immobilisme de la CAQ et le référendisme du Parti québécois, tous deux terrorisés par la « communauté aux droits consacrés »

Aujourd’hui, nous affirmons que la promotion d’une identité québécoise, explicitement amputée de notre personnalité canadienne-française historique, nous cause un préjudice au sein d’une population composée de groupes qui jouissent de droits spécifiques en raison de leurs attributions identitaires.

La FCF a déposé un mémoire sur le projet de loi 1 – Loi constitutionnelle de 2025 sur le Québec – présenté par le ministre Simon Jolin-Barette. Vous pouvez lire ce mémoire ici.

Revitaliser notre être collectif Écrire l’histoire en prenant pour fil la continuité historique des Canadiens-Français est une pratique qui s’est perdue. Avec la Révolution tranquille, une brisure s’est produite. Bien sûr, l’histoire écrite avant 1970 sera toujours accessible. Mais au goût d’aujourd’hui, elle ne serait plus que le témoignage d’un

Comment se fait-il que dans le même temps où l’on se battait le mieux pour un avenir enraciné, d’autres aient insisté pour que l’on renonce à l’identité canadienne-française ? C’est une étrange contradiction et, en regard de l’évolution du statut national, elle reste assez opaque encore aujourd’hui. On a bien dit que seule l’identité québécoise avait de l’avenir. Du coup, fallait-il effacer un passé canadien-français révolu ?

Alexandre Cormier-Denis a déposé en septembre un mémoire au Comité consultatif sur les enjeux constitutionnels du Québec au sein de la Fédération canadienne dont notre contributeur Gilles Verrier a trouvé opportun de livrer ici un synopsis critique. Ce mémoire intitulé Manifeste pour une reconnaissance du Québec comme État-nation du peuple canadiens-français est accessible, comme tous les autres mémoires déposés, sur le site web du Comité.

À la veille du 323e anniversaire, le 4 août prochain, de la signature de ce traité historique, la Fédération des Canadiens-Français estime que cet événement n’est pas commémoré à la hauteur et avec la clarté qu’il mérite. Laissé dans un ombre relatif, sous-évalué ou mal compris, nous avons demandé à trois auteurs de nous éclairer.

Communiqué de la FCF publié le 22 juin 2024 pour les 250 ans de l’Acte de Québec. Distribué à la Journée d’étude sur le même sujet, chapeautée par Droits collectifs Québec.

Le 5 février 1968, il y a 55 ans, Daniel Johnson prenait la parole devant tous les représentants du Canada anglais réunis. Il prononçait sans doute le discours le plus important de sa carrière d’homme d’État, un discours remarquable et percutant. Il plaidait un projet de réforme des institutions qui ne sera jamais repris avec la même hauteur par les premiers ministres du Québec qui suivront. Johnson incarnait alors une doctrine politique élaborée par les Canadiens-Français au cours des décennies précédentes, elle avait atteint le stade de sa maturité. Il parlait à l’occasion d’une conférence constitutionnelle qu’il avait lui-même réclamée.

Aujourd’hui, nous affirmons que la promotion d’une identité québécoise, explicitement amputée de notre personnalité canadienne-française historique, nous cause un préjudice au sein d’une population composée de groupes qui jouissent de droits spécifiques en raison de leurs attributions identitaires.

La FCF a déposé un mémoire sur le projet de loi 1 – Loi constitutionnelle de 2025 sur le Québec – présenté par le ministre Simon Jolin-Barette. Vous pouvez lire ce mémoire ici.

Revitaliser notre être collectif Écrire l’histoire en prenant pour fil la continuité historique des Canadiens-Français est une pratique qui s’est perdue. Avec la Révolution tranquille, une brisure s’est produite. Bien sûr, l’histoire écrite avant 1970 sera toujours accessible. Mais au goût d’aujourd’hui, elle ne serait plus que le témoignage d’un

Comment se fait-il que dans le même temps où l’on se battait le mieux pour un avenir enraciné, d’autres aient insisté pour que l’on renonce à l’identité canadienne-française ? C’est une étrange contradiction et, en regard de l’évolution du statut national, elle reste assez opaque encore aujourd’hui. On a bien dit que seule l’identité québécoise avait de l’avenir. Du coup, fallait-il effacer un passé canadien-français révolu ?

Alexandre Cormier-Denis a déposé en septembre un mémoire au Comité consultatif sur les enjeux constitutionnels du Québec au sein de la Fédération canadienne dont notre contributeur Gilles Verrier a trouvé opportun de livrer ici un synopsis critique. Ce mémoire intitulé Manifeste pour une reconnaissance du Québec comme État-nation du peuple canadiens-français est accessible, comme tous les autres mémoires déposés, sur le site web du Comité.

À la veille du 323e anniversaire, le 4 août prochain, de la signature de ce traité historique, la Fédération des Canadiens-Français estime que cet événement n’est pas commémoré à la hauteur et avec la clarté qu’il mérite. Laissé dans un ombre relatif, sous-évalué ou mal compris, nous avons demandé à trois auteurs de nous éclairer.

Communiqué de la FCF publié le 22 juin 2024 pour les 250 ans de l’Acte de Québec. Distribué à la Journée d’étude sur le même sujet, chapeautée par Droits collectifs Québec.

Le 5 février 1968, il y a 55 ans, Daniel Johnson prenait la parole devant tous les représentants du Canada anglais réunis. Il prononçait sans doute le discours le plus important de sa carrière d’homme d’État, un discours remarquable et percutant. Il plaidait un projet de réforme des institutions qui ne sera jamais repris avec la même hauteur par les premiers ministres du Québec qui suivront. Johnson incarnait alors une doctrine politique élaborée par les Canadiens-Français au cours des décennies précédentes, elle avait atteint le stade de sa maturité. Il parlait à l’occasion d’une conférence constitutionnelle qu’il avait lui-même réclamée.
Si vous êtes canadien-français hors-Québec, faites-nous signe à info@canadiens-francais.com. Nous aimerions vous connaître !
Car le discours indépendantiste avait à ce point insisté, dans la foulée de la Révolution tranquille, sur l’État et ses vertus qu’on en est presque venu à voir dans l’indépendance le triomphe de l’Etat plutôt que la consécration de la nation. C’est pourtant la nation qui aspire à l’indépendance et qui peut se réclamer légitimement du droit à l’autodétermination, non pas l’État-nation.
L’histoire n’est jamais finie. Tout est toujours à refaire et les remparts à relever. Les victoires comme les défaites n’ont qu’un temps. Ce qui persiste et permet de renaître est plus solide que toutes les murailles. C’est quelque chose d’immatériel et de fort, présent dans le coeur de chaque homme et de chaque femme d’une même communauté quand celle-ci a conscience de ce qu’elle a d’unique et d’essentiel. Les Japonais, les Juifs, les Hindous et d’autres peuples possèdent ce trésor qui leur a permis d’affronter les périls de l’histoire sans disparaître.
Nul n’ignore ici que le Canada français est actuellement profondément mécontent de sa place dans la confédération. Il y a à cela des raisons complexes d’inégales importances. J’ai dit et je répète aujourd’hui que la plupart de ces raisons sont parfaitement fondées.
Pour être Québécois, il suffit d’habiter le Québec ! Sans l’indépendance, les Canadiens-Français devront continuer de défendre âprement leur existence. Avec une indépendance trudeauiste, ils devront s’affirmer face à une diversité qui monte et braver la résistance des châteaux-forts anglo-saxons. Les deux perspectives commandent le retour politique des Canadiens-Français. Si vous avez compris qu’une identité de « Québécois francophones », provinciale et linguistique, a coupé le souffle de notre épopée, qu’elle supprime notre légitimité et nos droits historiques, vous avez compris l’essentiel.
Je souhaite montrer, dans l’essai qui va suivre, qu’entre les pensées trudeauiste et « néosouverainiste », les similitudes sont frappantes.
Et c’est au moment où nous nous préparons à résister aux armées d’invasion d’un puissant voisin qu’on nous enlève les libertés dont nous jouissons après les avoir gagnées par un siècle de luttes! Mais il me semble qu’on devrait plutôt nous donner de nouvelles garanties de sécurité pour nous engager à combattre des adversaires aguerris, dix fois plus nombreux, et dont l’organisation politique est moins hostile.
Comme notre constitution n’a rien prévu de tel parce qu’elle était une concession du conquérant aux Canadiens-Français, de la mère patrie aux coloniaux dans le cas des Canadiens anglais, nos États généraux sont indubitablement l’effort le plus systématique, le plus compréhensif, le
plus réussi qui ait jamais été tenté pour constituer une véritable Assemblée nationale du peuple canadien-français en vue d’établir sa constitution.
Lors de la campagne d’Italie à l’automne 1943, le 22e Régiment reçoit l’ordre de prendre la ferme Casa Berardi sur le flanc ouest du ravin d’Ortona. Le 14 décembre 1943, les compagnies C et D soutenues par les chars Sherman de l’Ontario Regiment passent à l’attaque.. Le capitaine Paul Triquet à la tête de la compagnie C avance sous un feu nourri avec ses 50 hommes soutenus par six chars Sherman de l’Ontario Regiment. À 1,500 mètres de la ferme, il a déjà perdu deux chars et vingt hommes. À 14 heures, Triquet et les 14 hommes restants sont à 200 mètres de la ferme. Grâce aux fumigènes lancés par les Shermans, la pognée d’homme atteint les murs de la ferme et en déloge les derniers Allemands à 15h30. Ils résisteront toute la nuit aux contre-attaques allemandes répétées jusqu’à l’arrivée des renforts le lendemain. Pour son leadership lors de cette attaque, Paul Triquet a été décoré de la Victoria Cross des mains du roi Georges VI le 27 mars 1944.
Le choix des membres
Pour informations supplémentaires, voir https://www.casavant.ca/histoire/
| Devant l’absence d’une loi encadrant les caisses populaires, Alphonse Desjardins reste prudent et fonde seulement trois autres caisses à proximité de son lieu de résidence et de travail, c’est-à-dire Lévis et Ottawa. |
| Cette caisse, comme près d’une cinquantaine d’autres fondées à l’époque d’Alphonse Desjardins, a fermé ses portes avant sa mort en 1920. |
| Il s’agit de la première caisse fondée après l’adoption d’une loi encadrant les caisses par l’Assemblée législative du Québec. Il s’agit également de la première caisse en milieu rural. |
| Au total, Alphonse Desjardins participe à la fondation de 136 caisses populaires au Québec, 18 en Ontario et 9 aux États-Unis. |
Nos remerciements à Pierre-Olivier Maheux, historien à la Société Desjardins.
Réf. : Aperçu historique sur les petits séminaires de la P. de Q., Bounadère, René, ptre, 1945
Il découvre et connaît ses racines :
Il chérit et cultive sa langue :
Il pratique le nationalisme économique :