
Les Canadiens-Français à l’assaut du temps
Avec l’identité québécoise, on s’est mis à croire qu’on ne pouvait avoir de légitimité comme peuple, à moins de fédérer toutes les autres ethnies du Québec autour des Canadiens-Français historiques.

Ce jour en 1535 - De retour d’Hochelaga, sa progression à l‘ouest en butte au Sault St-Louis (rapides de Lachine). Jacques Cartier plante une croix à l'embouchure de la rivière St-Maurice. En plus de créer une balise répertoriée sur les cartes, cette pratique est une prise de possession du territoire pour le roi et pour le pape, signal s’adressant surtout aux explorateurs des autres puissance européennes, nommément la britannique.

Ce jour en 1737 - Création des Forges du Saint-Maurice, première entreprise sidérurgique exploitée au Canada, en production jusqu'en 1883. Le premier maître de forges François-Pierre Olivier de Vezin fera venir des ouvriers spécialisés de Champagne et de Bourgogne, à l’époque réputées pour leurs forges, qui formeront avec leurs familles une communauté de 400 personnes. Suite à des difficultés financières, les Forges deviendront propriété du roi en 1742, puis seront accordées par bail à des industriels britanniques après la Conquête. Le site deviendra un parc national en 1973.

Ce jour en 1763 - La Proclamation royale crée la province britannique de Québec, limitée à la vallée du Saint-Laurent, suite au Traité de Paris cédant à la Grande-Bretagne les territoires français d’Amérique du Nord après la Guerre de Sept Ans. Cette proclamation a pour but d'organiser ces vastes et nouvelles terres et de stabiliser les relations avec les Amérindiens en réglementant la traite des fourrures, la colonisation et l'achat des terres à la frontière occidentale. Elle a aussi pour but d'assimiler les «Canadiens».

Ce jour en 1841 - Charles Bagot est nommé gouverneur général de la province du Canada. Il avait notamment négocié en 1815 avec les États-Unis la réduction des forces navales sur les Grands Lacs et le lac Champlain. Arrivé en janvier 1842, succédant à Charles Edward Poulett Thomson, lord Sydenham, il cédera à Louis-Hippolyte Lafontaine et habilitera le gouvernement responsable en acceptant en septembre 1842 la formation du ministère Baldwin-La Fontaine, ce qui sera très mal accueilli à Londres. Sa santé se détériorant, il quittera son poste le 30 mars 1843 et décédera à Kingston le 19 mai.

Ce jour en 1849 - Décès à Baltimore dans des circonstances mystérieuses d'Edgar Allan Poe, l'une des principales figures de la littérature américaine. Il a été retrouvé inconscient portant des vêtements qui n'étaient pas les siens. Connu surtout pour ses contes, il est considéré comme l’inventeur du roman policier. Nombre de ses récits préfigurent aussi les genres de la science-fiction et du fantastique. Son traitement des affaires policières est à mettre en opposition à celui d'Arthur Conan Doyle, créateur de Sherlock Holmes.

Ce jour en 1906 - Décès à Montréal à l'âge de 58 ans d'Honoré Beaugrand, fondateur en 1879 du journal La Patrie et maire de Montréal de 1885 à 1887. Né en 1848 dans une famille libérale, il s'inscrivit après un bref passage au noviciat à l'École militaire de Montréal et devint officier de milice, pour se joindre ensuite aux troupes de Napoléon III au Mexique. Après un séjour en France, à la Nouvelle-Orléans, au Mexique, en Floride et une période en Nouvelle-Angleterre, il revint au Canada en 1878. Ses œuvres littéraires les plus connues sont ses romans Jeanne la fileuse et La Chasse-galerie. Son nom sera donné à une station du métro de Montréal.

Ce jour en 1952 - Dépôt de demande de brevet par deux étudiants américains pour le code barres, alternance de ligne noires plus ou moins épaisses se traduisant par un lecteur optique en chiffres encodant tous type d'information. Ce n'est toutefois que dans les années 1970 que son usage commencera à se répandre. Son coût de mise en oeuvre est maintenant d'environ 0,005 USD (un demi cent), nettement inférieur à celui d'une étiquette RFID (Identification par Radio-Fréquence) qui est de l'ordre de 0,07 USD à 0,30 USD.

Ce jour en 1954 - IBM remplace les tubes à vide par des transistors à semi-conducteurs dans son calculateur modèle 604, qui de ce fait consomme vingt fois moins d'électricité. IBM sortira en 1958 son modèle 608 reconçu pour le transistor. (sur l'illustration : devant, le tabulateur de cartes perforées alimentant le calculateur derrière lui. Le tabulateur électromécanique avait été inventé au début du siècle pour compiler les données de recensement.)

Ce jour en 1969 - Manifestation du Mouvement de libération du taxi au garage Murray Hill. Profitant de la grève des policiers de Montréal, ses membres s'y livrent à un saccage en règle. Les quelques agents de la Sûreté du Québec sur les lieux ne peuvent contenir la pagaille. Des coups de feu sont tirés ; l’un atteint Marc Carbonneau, un activiste qui sera mêlé aux événements d’octobre 70, un autre coûte la vie à un agent de la Sûreté ayant infiltré le mouvement. Des centaines d’agents de la Sûreté et l’armée canadienne seront appelés pour rétablir l’ordre et la Loi 61 obligera les policiers à rentrer au travail.

Ce jour en 1970 - Le journaliste Louis Fournier fait la lecture du Manifeste du FLQ à la radio de CKAC, seule concession que le gouvernement est disposé à accorder. Il sera toutefois lu à 22h30 le lendemain par le lecteur de nouvelles Gaétan Montreuil sur les ondes de la télévision et de la radio de Radio-Canada.

Ce jour en 1970 - Décès à l'âge de 64 ans d’Alphonse-Marie Parent, surtout connu pour avoir donné son nom à un rapport sur la réforme du système d'éducation au Québec. Ordonné prêtre en 1929, il avait obtenu son doctorat en philosophie à l'Université catholique de Louvain en Belgique. Au service personnel de la famille impériale autrichienne et du pape Pie XII dans les années 1940, il fut vice-recteur de 1949 à 1954 et recteur jusqu'en 1960 de l'Université Laval de Québec. Créée par Jean Lesage, la Commission Parent devait identifier les causes d'un prétendu retard dans l'éducation au Québec. Son effet fut d'enligner le curriculum secondaire et pré-universitaire sur les pratiques anglo-saxonnes et de déliter les humanités des collèges classiques remplacés par les CÉCEPs.

Ce jour en 1983 - Début de la construction de la première usine canadienne d'hélicoptères près de l'aéroport de Mirabel. C'est un projet de 766 millions $ de la «Bell Helicopter Textron» financé par Ottawa et Québec. La production débutera en 1986 avec les Jet Ranger III et Long Ranger III. L'usine de Mirabel fabriquera tous les modèles d'hélicoptères Bell à vocation commerciale.

Ce jour en 1992 - Signature de l'Accord de libre échange nord-américain (ALENA) lors d'une cérémonie réunissant Carlos Salinas, George H. Bush et Brian Mulroney à San Antonio au Texas. C'est le dernier d'une série débutée en 1854 avec l'éphémère traité de réprocité Elgin-Marcy entre les États-Unis et le Canada, qu'avait vainement tenté de rétablir John A. MacDonald en 1867. Wilfrid Laurier subit également l'échec en cette matière par sa perte du pouvoir en 1911. Au terme en 1989 des accords du GATT (General Accord on Trade and Tarifs) passés en 1947 avait été établi l'Accord de Libre Échange (ALÉ) Canada-USA.

Ce jour en 1995 - Alors que la campagne du OUI est en perte de vitesse, Jacques Parizeau nomme le chef du Bloc québécois Lucien Bouchard négociateur en chef de l'entente de partenariat avec le Canada en cas de victoire le 30 octobre. Personnage politique le plus aimé des Canadiens-Français du Québéc, la nomination de Bouchard apportera dans les jours suivants un vent de fraîcheur et un nouvel élan à la campagne du oui.

Ce jour en 2001 - Mère Émilie Tavernier-Gamelin, fondatrice de la congrégation des Sœurs de la Providence, devient la première Montréalaise d’origine à être déclarée bienheureuse. Jean-Paul II avait reconnu un miracle attribué à son intercession en décembre 2000. Cette béatification la propose comme un modèle de sainteté, par une vie toute vouée au service de ses frères et sœurs les plus démunis de la société.

Ce jour en 2005 -Sortie en salle sur 40 écrans au Québec du documentaire Les voleurs d'enfance du populaire animateur radiophonique Paul Arcand sur les abus sexuels dont sont victimes les enfants. Nathalie Simard y interprète La vie me tue, une chanson que Claude Dubois a écrite pour le film.

Avec l’identité québécoise, on s’est mis à croire qu’on ne pouvait avoir de légitimité comme peuple, à moins de fédérer toutes les autres ethnies du Québec autour des Canadiens-Français historiques.

Pourquoi, amis souverainistes, ne prenez-vous pas le temps de lire ou de relire la Charte des Nations Unies et ses déclarations sur le droit des peuples minoritaires ? Les Abénakis, les Malécites, toute différence prise en compte, et ce n’est pas mon intention de la nier, ont bien obtenu des droits robustes malgré leur petit nombre. Répondez-moi, les Canadiens-Français ne sont-ils pas admissibles à des droits parallèles ?
En fait, on a retranché du champ de l’analyse politique le passage ontologique qui a frappé les Canadiens-Français. La partie la plus visible et commune à tous les Canadiens-Français à partir de 1969, Québec compris, se mesure par le repli global.

Il faut trouver les moyens de cultiver la résilience collective des Canadiens-Français EN TANT QUE Canadiens-Français. Notre histoire bien comprise nous les donne, de nombreux exemples de gens qui ont combattu « pour la suite du monde » avec les armes à leur disposition à leur époque.

Dès les années 1970 l’économiste américain Lyndon H. LaRouche formulait la base scientifique d’une théorie économique dénonçant le capitalisme financier sauvage axé sur la maximisation de la rente au détriment des acteurs de la production de biens définissant l’économie réelle. Sa proposition de Banque de Développement Internationale aurait bien pu inspirer les BRICs.

Les référendums de 1980 et de 1995 sont fondés sur le même paradigme, la question, l’atmosphère, les résultats et les blocages qui en découlent sont en gros les mêmes, même si une analyse des résultats montre certaines différences. Si on met entre parenthèses les peuples autochtones, la stratégie référendaire a

Ravages du suprémacisme anglo-saxon « aryen » au Canada après le pacte confédératif de 1867. Cette idéologie associée à l' »Union Jack » (drapeau britannique) abandonné à regret par les « Old Stock Canadians » à la veille du centenaire demeurait le principal obstacle au renouvellement de la constitution du Canada proposé par Daniel Johnson en 1968. Un autre obstacle, qui nous appartient, fut le manque d’une élite politique capable de marcher dans les pas de Johnson.

Essai original de Marc Dunlay, membre de la FCF, sur l’hymne national des Canadiens-Français. Ce texte propose une réflexion multidimensionnelle sur l’œuvre écrite par Basile Routhier en 1880.

Pourquoi, amis souverainistes, ne prenez-vous pas le temps de lire ou de relire la Charte des Nations Unies et ses déclarations sur le droit des peuples minoritaires ? Les Abénakis, les Malécites, toute différence prise en compte, et ce n’est pas mon intention de la nier, ont bien obtenu des droits robustes malgré leur petit nombre. Répondez-moi, les Canadiens-Français ne sont-ils pas admissibles à des droits parallèles ?
En fait, on a retranché du champ de l’analyse politique le passage ontologique qui a frappé les Canadiens-Français. La partie la plus visible et commune à tous les Canadiens-Français à partir de 1969, Québec compris, se mesure par le repli global.

Il faut trouver les moyens de cultiver la résilience collective des Canadiens-Français EN TANT QUE Canadiens-Français. Notre histoire bien comprise nous les donne, de nombreux exemples de gens qui ont combattu « pour la suite du monde » avec les armes à leur disposition à leur époque.

Dès les années 1970 l’économiste américain Lyndon H. LaRouche formulait la base scientifique d’une théorie économique dénonçant le capitalisme financier sauvage axé sur la maximisation de la rente au détriment des acteurs de la production de biens définissant l’économie réelle. Sa proposition de Banque de Développement Internationale aurait bien pu inspirer les BRICs.

Les référendums de 1980 et de 1995 sont fondés sur le même paradigme, la question, l’atmosphère, les résultats et les blocages qui en découlent sont en gros les mêmes, même si une analyse des résultats montre certaines différences. Si on met entre parenthèses les peuples autochtones, la stratégie référendaire a

Ravages du suprémacisme anglo-saxon « aryen » au Canada après le pacte confédératif de 1867. Cette idéologie associée à l' »Union Jack » (drapeau britannique) abandonné à regret par les « Old Stock Canadians » à la veille du centenaire demeurait le principal obstacle au renouvellement de la constitution du Canada proposé par Daniel Johnson en 1968. Un autre obstacle, qui nous appartient, fut le manque d’une élite politique capable de marcher dans les pas de Johnson.

Essai original de Marc Dunlay, membre de la FCF, sur l’hymne national des Canadiens-Français. Ce texte propose une réflexion multidimensionnelle sur l’œuvre écrite par Basile Routhier en 1880.

Nous sommes en train de nous faire *ourrer par les Québécois encartés : l’immobilisme de la CAQ et le référendisme du Parti québécois, tous deux terrorisés par la « communauté aux droits consacrés »

Aujourd’hui, nous affirmons que la promotion d’une identité québécoise, explicitement amputée de notre personnalité canadienne-française historique, nous cause un préjudice au sein d’une population composée de groupes qui jouissent de droits spécifiques en raison de leurs attributions identitaires.

La FCF a déposé un mémoire sur le projet de loi 1 – Loi constitutionnelle de 2025 sur le Québec – présenté par le ministre Simon Jolin-Barette. Vous pouvez lire ce mémoire ici.

Revitaliser notre être collectif Écrire l’histoire en prenant pour fil la continuité historique des Canadiens-Français est une pratique qui s’est perdue. Avec la Révolution tranquille, une brisure s’est produite. Bien sûr, l’histoire écrite avant 1970 sera toujours accessible. Mais au goût d’aujourd’hui, elle ne serait plus que le témoignage d’un

Comment se fait-il que dans le même temps où l’on se battait le mieux pour un avenir enraciné, d’autres aient insisté pour que l’on renonce à l’identité canadienne-française ? C’est une étrange contradiction et, en regard de l’évolution du statut national, elle reste assez opaque encore aujourd’hui. On a bien dit que seule l’identité québécoise avait de l’avenir. Du coup, fallait-il effacer un passé canadien-français révolu ?

Alexandre Cormier-Denis a déposé en septembre un mémoire au Comité consultatif sur les enjeux constitutionnels du Québec au sein de la Fédération canadienne dont notre contributeur Gilles Verrier a trouvé opportun de livrer ici un synopsis critique. Ce mémoire intitulé Manifeste pour une reconnaissance du Québec comme État-nation du peuple canadiens-français est accessible, comme tous les autres mémoires déposés, sur le site web du Comité.

À la veille du 323e anniversaire, le 4 août prochain, de la signature de ce traité historique, la Fédération des Canadiens-Français estime que cet événement n’est pas commémoré à la hauteur et avec la clarté qu’il mérite. Laissé dans un ombre relatif, sous-évalué ou mal compris, nous avons demandé à trois auteurs de nous éclairer.

Communiqué de la FCF publié le 22 juin 2024 pour les 250 ans de l’Acte de Québec. Distribué à la Journée d’étude sur le même sujet, chapeautée par Droits collectifs Québec.

Le 5 février 1968, il y a 55 ans, Daniel Johnson prenait la parole devant tous les représentants du Canada anglais réunis. Il prononçait sans doute le discours le plus important de sa carrière d’homme d’État, un discours remarquable et percutant. Il plaidait un projet de réforme des institutions qui ne sera jamais repris avec la même hauteur par les premiers ministres du Québec qui suivront. Johnson incarnait alors une doctrine politique élaborée par les Canadiens-Français au cours des décennies précédentes, elle avait atteint le stade de sa maturité. Il parlait à l’occasion d’une conférence constitutionnelle qu’il avait lui-même réclamée.

Aujourd’hui, nous affirmons que la promotion d’une identité québécoise, explicitement amputée de notre personnalité canadienne-française historique, nous cause un préjudice au sein d’une population composée de groupes qui jouissent de droits spécifiques en raison de leurs attributions identitaires.

La FCF a déposé un mémoire sur le projet de loi 1 – Loi constitutionnelle de 2025 sur le Québec – présenté par le ministre Simon Jolin-Barette. Vous pouvez lire ce mémoire ici.

Revitaliser notre être collectif Écrire l’histoire en prenant pour fil la continuité historique des Canadiens-Français est une pratique qui s’est perdue. Avec la Révolution tranquille, une brisure s’est produite. Bien sûr, l’histoire écrite avant 1970 sera toujours accessible. Mais au goût d’aujourd’hui, elle ne serait plus que le témoignage d’un

Comment se fait-il que dans le même temps où l’on se battait le mieux pour un avenir enraciné, d’autres aient insisté pour que l’on renonce à l’identité canadienne-française ? C’est une étrange contradiction et, en regard de l’évolution du statut national, elle reste assez opaque encore aujourd’hui. On a bien dit que seule l’identité québécoise avait de l’avenir. Du coup, fallait-il effacer un passé canadien-français révolu ?

Alexandre Cormier-Denis a déposé en septembre un mémoire au Comité consultatif sur les enjeux constitutionnels du Québec au sein de la Fédération canadienne dont notre contributeur Gilles Verrier a trouvé opportun de livrer ici un synopsis critique. Ce mémoire intitulé Manifeste pour une reconnaissance du Québec comme État-nation du peuple canadiens-français est accessible, comme tous les autres mémoires déposés, sur le site web du Comité.

À la veille du 323e anniversaire, le 4 août prochain, de la signature de ce traité historique, la Fédération des Canadiens-Français estime que cet événement n’est pas commémoré à la hauteur et avec la clarté qu’il mérite. Laissé dans un ombre relatif, sous-évalué ou mal compris, nous avons demandé à trois auteurs de nous éclairer.

Communiqué de la FCF publié le 22 juin 2024 pour les 250 ans de l’Acte de Québec. Distribué à la Journée d’étude sur le même sujet, chapeautée par Droits collectifs Québec.

Le 5 février 1968, il y a 55 ans, Daniel Johnson prenait la parole devant tous les représentants du Canada anglais réunis. Il prononçait sans doute le discours le plus important de sa carrière d’homme d’État, un discours remarquable et percutant. Il plaidait un projet de réforme des institutions qui ne sera jamais repris avec la même hauteur par les premiers ministres du Québec qui suivront. Johnson incarnait alors une doctrine politique élaborée par les Canadiens-Français au cours des décennies précédentes, elle avait atteint le stade de sa maturité. Il parlait à l’occasion d’une conférence constitutionnelle qu’il avait lui-même réclamée.
Si vous êtes canadien-français hors-Québec, faites-nous signe à info@canadiens-francais.com. Nous aimerions vous connaître !
Car le discours indépendantiste avait à ce point insisté, dans la foulée de la Révolution tranquille, sur l’État et ses vertus qu’on en est presque venu à voir dans l’indépendance le triomphe de l’Etat plutôt que la consécration de la nation. C’est pourtant la nation qui aspire à l’indépendance et qui peut se réclamer légitimement du droit à l’autodétermination, non pas l’État-nation.
L’histoire n’est jamais finie. Tout est toujours à refaire et les remparts à relever. Les victoires comme les défaites n’ont qu’un temps. Ce qui persiste et permet de renaître est plus solide que toutes les murailles. C’est quelque chose d’immatériel et de fort, présent dans le coeur de chaque homme et de chaque femme d’une même communauté quand celle-ci a conscience de ce qu’elle a d’unique et d’essentiel. Les Japonais, les Juifs, les Hindous et d’autres peuples possèdent ce trésor qui leur a permis d’affronter les périls de l’histoire sans disparaître.
Nul n’ignore ici que le Canada français est actuellement profondément mécontent de sa place dans la confédération. Il y a à cela des raisons complexes d’inégales importances. J’ai dit et je répète aujourd’hui que la plupart de ces raisons sont parfaitement fondées.
Pour être Québécois, il suffit d’habiter le Québec ! Sans l’indépendance, les Canadiens-Français devront continuer de défendre âprement leur existence. Avec une indépendance trudeauiste, ils devront s’affirmer face à une diversité qui monte et braver la résistance des châteaux-forts anglo-saxons. Les deux perspectives commandent le retour politique des Canadiens-Français. Si vous avez compris qu’une identité de « Québécois francophones », provinciale et linguistique, a coupé le souffle de notre épopée, qu’elle supprime notre légitimité et nos droits historiques, vous avez compris l’essentiel.
Je souhaite montrer, dans l’essai qui va suivre, qu’entre les pensées trudeauiste et « néosouverainiste », les similitudes sont frappantes.
Et c’est au moment où nous nous préparons à résister aux armées d’invasion d’un puissant voisin qu’on nous enlève les libertés dont nous jouissons après les avoir gagnées par un siècle de luttes! Mais il me semble qu’on devrait plutôt nous donner de nouvelles garanties de sécurité pour nous engager à combattre des adversaires aguerris, dix fois plus nombreux, et dont l’organisation politique est moins hostile.
Comme notre constitution n’a rien prévu de tel parce qu’elle était une concession du conquérant aux Canadiens-Français, de la mère patrie aux coloniaux dans le cas des Canadiens anglais, nos États généraux sont indubitablement l’effort le plus systématique, le plus compréhensif, le
plus réussi qui ait jamais été tenté pour constituer une véritable Assemblée nationale du peuple canadien-français en vue d’établir sa constitution.
Lors de la campagne d’Italie à l’automne 1943, le 22e Régiment reçoit l’ordre de prendre la ferme Casa Berardi sur le flanc ouest du ravin d’Ortona. Le 14 décembre 1943, les compagnies C et D soutenues par les chars Sherman de l’Ontario Regiment passent à l’attaque.. Le capitaine Paul Triquet à la tête de la compagnie C avance sous un feu nourri avec ses 50 hommes soutenus par six chars Sherman de l’Ontario Regiment. À 1,500 mètres de la ferme, il a déjà perdu deux chars et vingt hommes. À 14 heures, Triquet et les 14 hommes restants sont à 200 mètres de la ferme. Grâce aux fumigènes lancés par les Shermans, la pognée d’homme atteint les murs de la ferme et en déloge les derniers Allemands à 15h30. Ils résisteront toute la nuit aux contre-attaques allemandes répétées jusqu’à l’arrivée des renforts le lendemain. Pour son leadership lors de cette attaque, Paul Triquet a été décoré de la Victoria Cross des mains du roi Georges VI le 27 mars 1944.
Le choix des membres
Pour informations supplémentaires, voir https://www.casavant.ca/histoire/
| Devant l’absence d’une loi encadrant les caisses populaires, Alphonse Desjardins reste prudent et fonde seulement trois autres caisses à proximité de son lieu de résidence et de travail, c’est-à-dire Lévis et Ottawa. |
| Cette caisse, comme près d’une cinquantaine d’autres fondées à l’époque d’Alphonse Desjardins, a fermé ses portes avant sa mort en 1920. |
| Il s’agit de la première caisse fondée après l’adoption d’une loi encadrant les caisses par l’Assemblée législative du Québec. Il s’agit également de la première caisse en milieu rural. |
| Au total, Alphonse Desjardins participe à la fondation de 136 caisses populaires au Québec, 18 en Ontario et 9 aux États-Unis. |
Nos remerciements à Pierre-Olivier Maheux, historien à la Société Desjardins.
Réf. : Aperçu historique sur les petits séminaires de la P. de Q., Bounadère, René, ptre, 1945
Il découvre et connaît ses racines :
Il chérit et cultive sa langue :
Il pratique le nationalisme économique :