
Les Canadiens-Français à l’assaut du temps
Avec l’identité québécoise, on s’est mis à croire qu’on ne pouvait avoir de légitimité comme peuple, à moins de fédérer toutes les autres ethnies du Québec autour des Canadiens-Français historiques.

Ce jour en 1642 - Décès de Charles Raymbault, missionnaire jésuite qui évangélisa le Sault-Sainte-Marie. Arrivé à Québec en 1634, il était à la mission des Hurons en 1641. L'année suivante, il monta au Sault-Sainte-Marie avec le père Jogues, et de là fut envoyé chez les Nipissiriniens avec le père Pijart. Une maladie lente qui le consumait l'obligea à revenir à Québec, où il décède à l'âge de 37 ans, premier Jésuite à mourir au Canada. On l'enterre à côté de Champlain dans la chapelle du gouverneur.

Ce jour en 1692 - Madeleine de Verchères défend la colonie. Elle est aux champs lorsque les Iroquois attaquent la seigneurie familiale près de Sorel. Seule à leur échapper, elle rejoint le fort en criant l'alerte et ferme la lourde porte au nez de son poursuivant. Prenant les choses en main, elle mobilise les deux gardiens et ses frères à maintenir une fusillade soutenue donnant l'impression d'une garnison complète et soutient le siège jusqu'à l'arrivée des secours une semaine plus tard.

Ce jour en 1776 - Décès de Louise de Ramezay, fille de Claude de Ramezay, gouverneur de Montréal de 1704 à 1724. Formée par les Ursulines et demeurée célibataire, elle s'était intéressée à la scierie de son père près de Chambly, s'associant suite à son décès à Clément de Sabrevois pour l’exploiter. Un procès les opposa de 1732 à 1737, tandis qu'elle prenait en main les affaires de sa famille et d'autres entreprises, rendant sa famille l'une des plus riches de la colonie, qu'elle ne quitta pas après la Conquête, poursuivant ses activités malgré les pertes subies. Des combats à la scierie familiale durant l'invasion américaine de 1775 lui firent perdre un neveu et elle décéda un an plus tard, quelques employés seulement à son enterrement.

Ce jour en 1908 -Pose de la pierre angulaire de l'École des Hautes Études Commerciales de Montréal (HEC), conçue par les architectes Gauthier et Daoust face au Carré Viger. La loi constituant cette première école de gestion au Canada adoptée en 1907, les cours y débuteront en 1910 sous la direction du Belge Auguste-Joseph de Bray. HEC déménagera en 1970 rue Decelles sur le campus de l'Université de Montréal et un troisième édifice sera inauguré en 1996 chemin de la Côte-Sainte-Catherine. L'édifice du Carré Viger rebabtisé Gilles-Hocquart abritera une partie des Archives nationales du Québec.

Ce jour en 1916 - Inauguration de l'Académie Querbes à Outremont. Cette école secondaire dirigée par les Clercs de Saint-Viateur se place à l'avant-garde des institutions scolaires de l'époque. Encouragé par l'ancien maire Joseph Beaubien, l'établissement de style beaux-arts conçu par Joseph-Arthur Godin est remarquable par son programme architectural novateur incluant une piscine, un gymnase, une salle de billard et des allées de quilles. Le bâtiment de trois étages se démarque par son entrée monumentale et l’extravagance de ses colonnes d’angles.

Ce jour en 1929 - Décès de William Alexander Weir, ministre et trésorier provincial dans le cabinet libéral de Lomer Gouin. Élu une première fois en 1903, il avait été ministre sous Simon-Napoléon Parent et avait démissionné avec Lomer Gouin et Adélard Turgeon en 1905 pour l'obliger à démissionner, quittant lui-même son siège en 1910 pour devenir juge à la Cour supérieure du Québec. Diplômé en droit de l'Université McGill, il avait été admis au barreau du Québec en 1881, s'était fait connaître par ses chroniques dans le Montreal Star, avait publié plusieurs éditions du Code civil du Québec et avait été membre de la commission royale de révision de sa procédure en 1897. Il est le frère de Robert Stanley Weir, qui composa la paroles anglaises du Ô Canada.

Ce jour en 1946 - Naissance de Claude Charron, un des fondateurs du Mouvement Souveraineté-Association avec René Lévesque. Élu contre toute attente en 1970 à l'âge de 23 ans, il sera le plus jeune député de l'histoire du Québec. René Lévesque en fera plus tard un ministre et leader parlementaire malgré sa participation à la fronde contre lui en 1976. Il démissionnera en 1982 du cabinet puis comme député suite à une affaire de moeurs et un vol au magasin Eaton. Il poursuivra éventuellement sa carrière à la télévision.

Ce jour en 1947 - Naissance de Raymond Bachand. Détenteur d’un doctorat en administration de Harvard et professeur à HEC-Montréal, il sera recruté en 1977 comme conseiller par le gouvernement Lévesque et deviendra directeur adjoint de la campagne du Oui pour le référendum de 1980. Il reviendra en politique en 2005 après plus de vingt ans dans le monde des affaires en se faisant élire pour le Parti libéral dans Outremont et deviendra ministre du Développement économique. En 2012 il posera sa candidature à la chefferie du Parti libéral mais terminera troisième et quittera la politique.

Ce jour en 1998 - Décès à Longueuil de Jean Rafa, surtout connu du grand public pour avoir été pendant 17 ans animateur à la station de radio CKAC. Né à Paris en 1910, il se disait “le plus québécois des Français”. Il a aussi été commentateur de courses cyclistes, promoteur de la pétanque et surtout auteur-compositeur, notamment de cette célèbre chanson qu'affectionnait Jacques Normand : “J'aime les nuits de Montréal …”. Il avait rencontré à Paris en 1948 le lutteur Yvon Robert et le journaliste Maurice Desjardins qui lui avaient parlé des cabarets de Montréal, où il était arrivé en décembre avec en poche un contrat au cabaret Au faisan doré, où il avait rencontré Normand.

Ce jour en 2004 - Éclosion de la bactérie C. Difficile au Québec, atteignant des niveaux jamais vus en Amérique du Nord selon le Center for Disease Control d'Atlanta en Géorgie. Elle fera par exemple 100 victimes en 18 mois au Centre hospitalier de l'Université de Sherbrooke. Seules des mesures d'hygiène serrées dans les hôpitaux atteints viendront finalement à bout de cette bactérie à laquelle le relâchement de ces mesures avait ouvert la voie.

Ce jour en 2007 - Après avoir perdu son statut de réfugié pour avoir menti à la Commission canadienne de l'immigration au sujet de son casier judiciaire en France dans les années 90, l'imam montréalais Said Jaziri est expulsé vers son pays natal, la Tunisie.

Ce jour en 2009 - Invalidation de la Loi 104 par un jugement de la Cour suprême du Canada. Cette loi visait à empêcher les immigrants au Québec de contourner la Loi 101 en inscrivant leurs enfants dans une école anglaise privée non subventionnée pendant un an, leur permettant ensuite de les envoyer dans une école anglaise publique. Le plus haut tribunal du pays estime que la Loi 104 contrevient à la Charte canadienne des droits et libertés.

Ce jour en 2010 - Le meurtrier Russell Williams s'est vu retirer son grade de colonel et a été expulsé de l'armée ; des sources au Ministère de la Défense ont déclaré que le gouverneur général David Johnston a donné son accord hier à la demande inusitée du chef d'état-major de destituer Williams et le démobiliser immédiatement des Forces canadiennes. Le militaire a été condamné à perpétuité après avoir plaidé coupable à deux accusations de meurtre prémédité. Il a également été reconnu coupable de dizaines d'autres accusations, dont des agressions sexuelles. Selon une vieille tradition, son uniforme déshonoré a été brûlé.

Ce jour en 2011 - La première du film Monsieur Lazhar a lieu au Cinéma Impérial de Montréal, marquant la clôture du 40e Festival du nouveau cinéma. C'est un hommage aux professeurs qu'a voulu rendre le réalisateur Philippe Falardeau avec ce film socialement engagé, adaptation cinématographique de la pièce de théâtre Bashir Lazar, d'Evelyne de la Chenelière. Le film avait remporté en septembre le prix du meilleur film canadien au Festival international de Toronto, en plus d'être désigné pour représenter le Canada dans la course aux Oscars.

Ce jour en 2014 - Discours du premier ministre Stephen Harper suite à l’attentat à Ottawa. Le Canada ne se laissera pas intimider par des «actes répugnants» comme celui survenu au parlement, prévient Harper au cours d'une brève allocution télévisée, déplorant les décès du caporal Nathan Frank Cirillo abattu à Ottawa par Michael Zehaf-Bibeau et de l'adjudant Patrice Vincent happé mortellement à St-Jean d'Iberville par le véhicule d'un individu radicalisé.

Ce jour en 2015 - Gilles Duceppe annonce sa démission après avoir perdu aux élections de lundi dernier contre la néo-démocrate Hélène Laverdière dans la circonscription de Laurier-Sainte-Marie, à Montréal. C'est Rhéal Fortin, un nouveau député du Bloc québécois, qui lui succédera comme chef de la formation politique souverainiste fédérale. Une jeune candidate défaite de 23 ans, Catherine Fournier, assumera les responsabilités de vice-présidente du parti. 10 députés du Bloc québécois siègent maintenant aux Communes.

Avec l’identité québécoise, on s’est mis à croire qu’on ne pouvait avoir de légitimité comme peuple, à moins de fédérer toutes les autres ethnies du Québec autour des Canadiens-Français historiques.

Pourquoi, amis souverainistes, ne prenez-vous pas le temps de lire ou de relire la Charte des Nations Unies et ses déclarations sur le droit des peuples minoritaires ? Les Abénakis, les Malécites, toute différence prise en compte, et ce n’est pas mon intention de la nier, ont bien obtenu des droits robustes malgré leur petit nombre. Répondez-moi, les Canadiens-Français ne sont-ils pas admissibles à des droits parallèles ?
En fait, on a retranché du champ de l’analyse politique le passage ontologique qui a frappé les Canadiens-Français. La partie la plus visible et commune à tous les Canadiens-Français à partir de 1969, Québec compris, se mesure par le repli global.

Il faut trouver les moyens de cultiver la résilience collective des Canadiens-Français EN TANT QUE Canadiens-Français. Notre histoire bien comprise nous les donne, de nombreux exemples de gens qui ont combattu « pour la suite du monde » avec les armes à leur disposition à leur époque.

Dès les années 1970 l’économiste américain Lyndon H. LaRouche formulait la base scientifique d’une théorie économique dénonçant le capitalisme financier sauvage axé sur la maximisation de la rente au détriment des acteurs de la production de biens définissant l’économie réelle. Sa proposition de Banque de Développement Internationale aurait bien pu inspirer les BRICs.

Les référendums de 1980 et de 1995 sont fondés sur le même paradigme, la question, l’atmosphère, les résultats et les blocages qui en découlent sont en gros les mêmes, même si une analyse des résultats montre certaines différences. Si on met entre parenthèses les peuples autochtones, la stratégie référendaire a

Ravages du suprémacisme anglo-saxon « aryen » au Canada après le pacte confédératif de 1867. Cette idéologie associée à l' »Union Jack » (drapeau britannique) abandonné à regret par les « Old Stock Canadians » à la veille du centenaire demeurait le principal obstacle au renouvellement de la constitution du Canada proposé par Daniel Johnson en 1968. Un autre obstacle, qui nous appartient, fut le manque d’une élite politique capable de marcher dans les pas de Johnson.

Essai original de Marc Dunlay, membre de la FCF, sur l’hymne national des Canadiens-Français. Ce texte propose une réflexion multidimensionnelle sur l’œuvre écrite par Basile Routhier en 1880.

Pourquoi, amis souverainistes, ne prenez-vous pas le temps de lire ou de relire la Charte des Nations Unies et ses déclarations sur le droit des peuples minoritaires ? Les Abénakis, les Malécites, toute différence prise en compte, et ce n’est pas mon intention de la nier, ont bien obtenu des droits robustes malgré leur petit nombre. Répondez-moi, les Canadiens-Français ne sont-ils pas admissibles à des droits parallèles ?
En fait, on a retranché du champ de l’analyse politique le passage ontologique qui a frappé les Canadiens-Français. La partie la plus visible et commune à tous les Canadiens-Français à partir de 1969, Québec compris, se mesure par le repli global.

Il faut trouver les moyens de cultiver la résilience collective des Canadiens-Français EN TANT QUE Canadiens-Français. Notre histoire bien comprise nous les donne, de nombreux exemples de gens qui ont combattu « pour la suite du monde » avec les armes à leur disposition à leur époque.

Dès les années 1970 l’économiste américain Lyndon H. LaRouche formulait la base scientifique d’une théorie économique dénonçant le capitalisme financier sauvage axé sur la maximisation de la rente au détriment des acteurs de la production de biens définissant l’économie réelle. Sa proposition de Banque de Développement Internationale aurait bien pu inspirer les BRICs.

Les référendums de 1980 et de 1995 sont fondés sur le même paradigme, la question, l’atmosphère, les résultats et les blocages qui en découlent sont en gros les mêmes, même si une analyse des résultats montre certaines différences. Si on met entre parenthèses les peuples autochtones, la stratégie référendaire a

Ravages du suprémacisme anglo-saxon « aryen » au Canada après le pacte confédératif de 1867. Cette idéologie associée à l' »Union Jack » (drapeau britannique) abandonné à regret par les « Old Stock Canadians » à la veille du centenaire demeurait le principal obstacle au renouvellement de la constitution du Canada proposé par Daniel Johnson en 1968. Un autre obstacle, qui nous appartient, fut le manque d’une élite politique capable de marcher dans les pas de Johnson.

Essai original de Marc Dunlay, membre de la FCF, sur l’hymne national des Canadiens-Français. Ce texte propose une réflexion multidimensionnelle sur l’œuvre écrite par Basile Routhier en 1880.

Nous sommes en train de nous faire *ourrer par les Québécois encartés : l’immobilisme de la CAQ et le référendisme du Parti québécois, tous deux terrorisés par la « communauté aux droits consacrés »

Aujourd’hui, nous affirmons que la promotion d’une identité québécoise, explicitement amputée de notre personnalité canadienne-française historique, nous cause un préjudice au sein d’une population composée de groupes qui jouissent de droits spécifiques en raison de leurs attributions identitaires.

La FCF a déposé un mémoire sur le projet de loi 1 – Loi constitutionnelle de 2025 sur le Québec – présenté par le ministre Simon Jolin-Barette. Vous pouvez lire ce mémoire ici.

Revitaliser notre être collectif Écrire l’histoire en prenant pour fil la continuité historique des Canadiens-Français est une pratique qui s’est perdue. Avec la Révolution tranquille, une brisure s’est produite. Bien sûr, l’histoire écrite avant 1970 sera toujours accessible. Mais au goût d’aujourd’hui, elle ne serait plus que le témoignage d’un

Comment se fait-il que dans le même temps où l’on se battait le mieux pour un avenir enraciné, d’autres aient insisté pour que l’on renonce à l’identité canadienne-française ? C’est une étrange contradiction et, en regard de l’évolution du statut national, elle reste assez opaque encore aujourd’hui. On a bien dit que seule l’identité québécoise avait de l’avenir. Du coup, fallait-il effacer un passé canadien-français révolu ?

Alexandre Cormier-Denis a déposé en septembre un mémoire au Comité consultatif sur les enjeux constitutionnels du Québec au sein de la Fédération canadienne dont notre contributeur Gilles Verrier a trouvé opportun de livrer ici un synopsis critique. Ce mémoire intitulé Manifeste pour une reconnaissance du Québec comme État-nation du peuple canadiens-français est accessible, comme tous les autres mémoires déposés, sur le site web du Comité.

À la veille du 323e anniversaire, le 4 août prochain, de la signature de ce traité historique, la Fédération des Canadiens-Français estime que cet événement n’est pas commémoré à la hauteur et avec la clarté qu’il mérite. Laissé dans un ombre relatif, sous-évalué ou mal compris, nous avons demandé à trois auteurs de nous éclairer.

Communiqué de la FCF publié le 22 juin 2024 pour les 250 ans de l’Acte de Québec. Distribué à la Journée d’étude sur le même sujet, chapeautée par Droits collectifs Québec.

Le 5 février 1968, il y a 55 ans, Daniel Johnson prenait la parole devant tous les représentants du Canada anglais réunis. Il prononçait sans doute le discours le plus important de sa carrière d’homme d’État, un discours remarquable et percutant. Il plaidait un projet de réforme des institutions qui ne sera jamais repris avec la même hauteur par les premiers ministres du Québec qui suivront. Johnson incarnait alors une doctrine politique élaborée par les Canadiens-Français au cours des décennies précédentes, elle avait atteint le stade de sa maturité. Il parlait à l’occasion d’une conférence constitutionnelle qu’il avait lui-même réclamée.

Aujourd’hui, nous affirmons que la promotion d’une identité québécoise, explicitement amputée de notre personnalité canadienne-française historique, nous cause un préjudice au sein d’une population composée de groupes qui jouissent de droits spécifiques en raison de leurs attributions identitaires.

La FCF a déposé un mémoire sur le projet de loi 1 – Loi constitutionnelle de 2025 sur le Québec – présenté par le ministre Simon Jolin-Barette. Vous pouvez lire ce mémoire ici.

Revitaliser notre être collectif Écrire l’histoire en prenant pour fil la continuité historique des Canadiens-Français est une pratique qui s’est perdue. Avec la Révolution tranquille, une brisure s’est produite. Bien sûr, l’histoire écrite avant 1970 sera toujours accessible. Mais au goût d’aujourd’hui, elle ne serait plus que le témoignage d’un

Comment se fait-il que dans le même temps où l’on se battait le mieux pour un avenir enraciné, d’autres aient insisté pour que l’on renonce à l’identité canadienne-française ? C’est une étrange contradiction et, en regard de l’évolution du statut national, elle reste assez opaque encore aujourd’hui. On a bien dit que seule l’identité québécoise avait de l’avenir. Du coup, fallait-il effacer un passé canadien-français révolu ?

Alexandre Cormier-Denis a déposé en septembre un mémoire au Comité consultatif sur les enjeux constitutionnels du Québec au sein de la Fédération canadienne dont notre contributeur Gilles Verrier a trouvé opportun de livrer ici un synopsis critique. Ce mémoire intitulé Manifeste pour une reconnaissance du Québec comme État-nation du peuple canadiens-français est accessible, comme tous les autres mémoires déposés, sur le site web du Comité.

À la veille du 323e anniversaire, le 4 août prochain, de la signature de ce traité historique, la Fédération des Canadiens-Français estime que cet événement n’est pas commémoré à la hauteur et avec la clarté qu’il mérite. Laissé dans un ombre relatif, sous-évalué ou mal compris, nous avons demandé à trois auteurs de nous éclairer.

Communiqué de la FCF publié le 22 juin 2024 pour les 250 ans de l’Acte de Québec. Distribué à la Journée d’étude sur le même sujet, chapeautée par Droits collectifs Québec.

Le 5 février 1968, il y a 55 ans, Daniel Johnson prenait la parole devant tous les représentants du Canada anglais réunis. Il prononçait sans doute le discours le plus important de sa carrière d’homme d’État, un discours remarquable et percutant. Il plaidait un projet de réforme des institutions qui ne sera jamais repris avec la même hauteur par les premiers ministres du Québec qui suivront. Johnson incarnait alors une doctrine politique élaborée par les Canadiens-Français au cours des décennies précédentes, elle avait atteint le stade de sa maturité. Il parlait à l’occasion d’une conférence constitutionnelle qu’il avait lui-même réclamée.
Si vous êtes canadien-français hors-Québec, faites-nous signe à info@canadiens-francais.com. Nous aimerions vous connaître !
Car le discours indépendantiste avait à ce point insisté, dans la foulée de la Révolution tranquille, sur l’État et ses vertus qu’on en est presque venu à voir dans l’indépendance le triomphe de l’Etat plutôt que la consécration de la nation. C’est pourtant la nation qui aspire à l’indépendance et qui peut se réclamer légitimement du droit à l’autodétermination, non pas l’État-nation.
L’histoire n’est jamais finie. Tout est toujours à refaire et les remparts à relever. Les victoires comme les défaites n’ont qu’un temps. Ce qui persiste et permet de renaître est plus solide que toutes les murailles. C’est quelque chose d’immatériel et de fort, présent dans le coeur de chaque homme et de chaque femme d’une même communauté quand celle-ci a conscience de ce qu’elle a d’unique et d’essentiel. Les Japonais, les Juifs, les Hindous et d’autres peuples possèdent ce trésor qui leur a permis d’affronter les périls de l’histoire sans disparaître.
Nul n’ignore ici que le Canada français est actuellement profondément mécontent de sa place dans la confédération. Il y a à cela des raisons complexes d’inégales importances. J’ai dit et je répète aujourd’hui que la plupart de ces raisons sont parfaitement fondées.
Pour être Québécois, il suffit d’habiter le Québec ! Sans l’indépendance, les Canadiens-Français devront continuer de défendre âprement leur existence. Avec une indépendance trudeauiste, ils devront s’affirmer face à une diversité qui monte et braver la résistance des châteaux-forts anglo-saxons. Les deux perspectives commandent le retour politique des Canadiens-Français. Si vous avez compris qu’une identité de « Québécois francophones », provinciale et linguistique, a coupé le souffle de notre épopée, qu’elle supprime notre légitimité et nos droits historiques, vous avez compris l’essentiel.
Je souhaite montrer, dans l’essai qui va suivre, qu’entre les pensées trudeauiste et « néosouverainiste », les similitudes sont frappantes.
Et c’est au moment où nous nous préparons à résister aux armées d’invasion d’un puissant voisin qu’on nous enlève les libertés dont nous jouissons après les avoir gagnées par un siècle de luttes! Mais il me semble qu’on devrait plutôt nous donner de nouvelles garanties de sécurité pour nous engager à combattre des adversaires aguerris, dix fois plus nombreux, et dont l’organisation politique est moins hostile.
Comme notre constitution n’a rien prévu de tel parce qu’elle était une concession du conquérant aux Canadiens-Français, de la mère patrie aux coloniaux dans le cas des Canadiens anglais, nos États généraux sont indubitablement l’effort le plus systématique, le plus compréhensif, le
plus réussi qui ait jamais été tenté pour constituer une véritable Assemblée nationale du peuple canadien-français en vue d’établir sa constitution.
Lors de la campagne d’Italie à l’automne 1943, le 22e Régiment reçoit l’ordre de prendre la ferme Casa Berardi sur le flanc ouest du ravin d’Ortona. Le 14 décembre 1943, les compagnies C et D soutenues par les chars Sherman de l’Ontario Regiment passent à l’attaque.. Le capitaine Paul Triquet à la tête de la compagnie C avance sous un feu nourri avec ses 50 hommes soutenus par six chars Sherman de l’Ontario Regiment. À 1,500 mètres de la ferme, il a déjà perdu deux chars et vingt hommes. À 14 heures, Triquet et les 14 hommes restants sont à 200 mètres de la ferme. Grâce aux fumigènes lancés par les Shermans, la pognée d’homme atteint les murs de la ferme et en déloge les derniers Allemands à 15h30. Ils résisteront toute la nuit aux contre-attaques allemandes répétées jusqu’à l’arrivée des renforts le lendemain. Pour son leadership lors de cette attaque, Paul Triquet a été décoré de la Victoria Cross des mains du roi Georges VI le 27 mars 1944.
Le choix des membres
Pour informations supplémentaires, voir https://www.casavant.ca/histoire/
| Devant l’absence d’une loi encadrant les caisses populaires, Alphonse Desjardins reste prudent et fonde seulement trois autres caisses à proximité de son lieu de résidence et de travail, c’est-à-dire Lévis et Ottawa. |
| Cette caisse, comme près d’une cinquantaine d’autres fondées à l’époque d’Alphonse Desjardins, a fermé ses portes avant sa mort en 1920. |
| Il s’agit de la première caisse fondée après l’adoption d’une loi encadrant les caisses par l’Assemblée législative du Québec. Il s’agit également de la première caisse en milieu rural. |
| Au total, Alphonse Desjardins participe à la fondation de 136 caisses populaires au Québec, 18 en Ontario et 9 aux États-Unis. |
Nos remerciements à Pierre-Olivier Maheux, historien à la Société Desjardins.
Réf. : Aperçu historique sur les petits séminaires de la P. de Q., Bounadère, René, ptre, 1945
Il découvre et connaît ses racines :
Il chérit et cultive sa langue :
Il pratique le nationalisme économique :