
Les Canadiens-Français à l’assaut du temps
Avec l’identité québécoise, on s’est mis à croire qu’on ne pouvait avoir de légitimité comme peuple, à moins de fédérer toutes les autres ethnies du Québec autour des Canadiens-Français historiques.

Ce jour en 1603 - À Paris, Pierre Dugua de Mons est nommé vice-roi de l'Acadie et lieutenant général “des côtes, terres et confins de l'Acadie et hauts lieux de la Nouvelle France”, acceptant du roi l'obligation d'établir des colons contre le privilège de la traite des fourrures. Il fera plusieurs séjours en Acadie, assisté par Samuel de Champlain. Lui-même protestant, l'assassinat d'Henri IV et la reprise de l'antagonisme entre catholiques et protestants l'obligeront à renoncer à son titre de lieutenant général de la Nouvelle-France en 1612.

Ce jour en 1692 - Mgr de Saint-Vallier reçoit de Louis XIV des lettres patentes pour l'établissement d'un hôpital général à Québec. Il va à cette fin faire l'acquisition de la seigneurie, de l'église et du monastère récollet de Notre-Dame-des-Anges. Installé dans les bâtiments qu’avaient possédé les Récollets sur les bords de la rivière Saint-Charles, l’hôpital renferme aujourd’hui une riche collection d’œuvres d’art.

Ce jour en 1738 - Marguerite d'Youville, Louise Thaumur La Source, Catherine Cusson et Catherine Demers optent pour la vie commune en fondant un couvent à Montréal. L'histoire se rappellera de cette date comme celle de la fondation de la Congrégation des Soeurs de la Charité de Montréal, les “Soeurs Grises”. Elles avaient fait serment discret de se dévouer ensemble auprès des défavorisés de leur milieu le 31 décembre précédent.

Ce jour en 1894 - Décès d'Honoré Mercier à l'âge de 54 ans. Né en 1840 à Saint-Athanase près de Saint-Jean-sur-Richelieu dans le Bas-Canada, il fut avocat, journaliste et député libéral avant de devenir le neuvième premier ministre du Québec du 27 janvier 1887 au 21 décembre 1891. Il s'opposa fortement à l'exécution de Louis Riel en 1885, ce qui lui valut la faveur populaire. Il va demeurer dans la mémoire collective comme l'un des grands défenseurs de l'autonomie du Québec face aux intrusions du pouvoir fédéral.

Ce jour en 1904 - Décès de Daniel-Jérémie Décarie, fils de Jéremie Descary et maire depuis 1877 de Notre-Dame-de-Grâce sur l'île de Montréal où il était né en 1836. Il était aussi député libéral de la circonscription provinciale d'Hochelaga depuis 1897. Son fils Jérémie-Louis lui succédera en politique dans Hochelaga puis Maisonneuve et deviendra ministre de l'Agriculture en 1909, puis secrétaire de la province de 1909 à 1919 dans le cabinet de Lomer Gouin. Le boulevard Décarie à Montréal est nommé en l'honneur de la famille qui y pratique l'agriculture depuis les premiers temps du régime français.

Ce jour en 1914 - Décès du Dr. Henri-Edmond Casgrain, médecin-dentiste et inventeur considéré comme le premier automobiliste au Québec par son achat en 1897 d'une Bollée Voiturette à essence importée de France. Il était le petit-fils du conseiller législatif Amable Dionne, cousin de l'historien et prêtre Henri-Raymond Casgrain et de Philippe Baby Casgrain, ainsi que neveu de Charles-Eusèbe Casgrain. Parmi ses inventions figure un appareil permettant la création d'alliage d'aluminium présenté dans le numéro du 30 mars 1895 de la revue Scientific American. Il était né en 1846 à L'Islet-sur-Mer et avait fait ses études au Collège de Sainte-Anne-de-la-Pocatière, puis à l’Université Laval et s'était spécialisé en dentisterie à Philadelphie.

Ce jour en 1920 - Fondation du journal Le Nouvelliste à Trois-Rivières, en pleine expansion industrielle et économique, par le marchand Joseph-Herman Fortier. Outre la promotion du succès économique de la région, ce dernier vise celle de la langue française et le soutien aux traditions de l'Église. Le journal obtiendra un succès immédiat avec sa première parution qui contient en exclusivité le rapport de la Commission royale d'enquête Désy sur l'administration municipale à Trois-Rivières.

Ce jour en 1924 - La Banque Molson fusionne avec la Banque de Montréal, la plus ancienne banque canadienne, qui s'empare ainsi de ses 110 succursales majoritairement situées en Ontario. L’édifice de la Banque Molson, érigé à l’arrière de la Place d’Armes entre 1864 et 1866, aux allures de palais romain, devient le siège social de la nouvelle banque.

Ce jour en 1964 - Élection de Louis Laberge du Syndicat des Machinistes à la présidence de la Fédération des travailleurs du Québec (FTQ) à la suite du décès de Roger Provost. Il l'emporte par une voix sur Fernand Daoust, qui accédera au poste de secrétaire général de la centrale en 1969. Ils formeront un tandem qui mènera les destinées de la centrale jusqu'au début des années 1990. Au moment de sa première élection, cette centrale compte environ 140,000 membres.

Ce jour en 1969 - Décès à Lévis à l'âge de 77 ans de Cyrille Vaillancourt, sénateur durant 25 ans et premier président de la Fédération des caisses populaires du Québec. Devenu employé du ministère de l'Agriculture après des études en philosophie, il fit la promotion du miel pour remplacer le sucre rationné durant la guerre et créa en 1918 le périodique L’Abeille pour la formation et l’organisation des apiculteurs. Il fonda ensuite en 1925 à Plessisville la Société coopérative des producteurs de sucre d’érable et demeura son directeur général jusqu’à son décès. Devenu commandeur de l’Ordre de l’Empire britannique en 1944 et de l'Ordre de Saint-Grégoire-le-Grand en 1947, il fut aussi membre actif de la Société de Saint-Vincent-de-Paul.

Ce jour en 1972 - Réélection des Libéraux de de Pierre Elliott Trudeau avec 38,5 % des voix et 109 députés à la Chambre des communes contre 107 pour les Progressistes-conservateurs de Robert Stanfield. Le Nouveau parti démocratique remporte 31 sièges et le Crédit social, 15. Trudeau sera donc à la tête d'un gouvernement minoritaire.

Ce jour en 1989 - Le premier ministre de Terre-Neuve Clyde Wells annonce son intention de soumettre à la législature de sa province une motion visant à lui faire résilier son approbation à l'Accord du lac Meech. Il soumettra cette motion le 4 avril 1990. Brian Peckford était le premier ministre de Terre-Neuve au moment où le projet constitutionnel du lac Meech avait fait l'objet d'une entente en 1987. Cette décision soulèvera l'ire de nombreux politiciens, dont le ministre fédéral de l'Environnement, Lucien Bouchard.

Ce jour en 1993 - Décès du cardinal Paul Grégoire. Nommé évêque auxiliaire à Montréal en 1961, il avait succédé au cardinal Léger parti en mission en 1968. On lui doit les stages de formation offerts aux prêtres (Stage de Rome), le Service du diaconat permanent, la création de la Maison du Père, du Service de pastorale missionnaire et du Comité diocésain sur la condition de la femme.

Ce jour en 1995 - Référendum sur le projet de souveraineté du Québec. Pour : 2,308,360 - 49,42 % ; contre : 2,362,648 - 50,58 % Nombre d'électeurs inscrits: 5,087,009 ; votes exercés : 4,757,509 - 93,52 % Nombre de bulletins rejetés : 86,501 - 1,82 % Majorité en faveur du non : 54,288 - 1,16 %, soit 27,350 électeurs.

Ce jour en 2007 - Décès à l'âge de 73 ans de Robert Goulet, chanteur et acteur américain de descendance canadienne-française né en 1933 à Lawrence au Massachusetts, devenu célèbre grâce à son rôle de Sir Lancelot dans la production musicale Camelot, aux côtés de Richard Burton et Julie Andrews, pour lequel il reçut le Grammy du meilleur nouvel artiste en 1962. Il a enregistré quelque 25 albums et a inscrit trois chansons au Hit Parade, notamment My Love Forgive Me, un succès de 16e place. Il était perçu comme un rival de Frank Sinatra.

Ce jour en 2010 - Hommage au frère André. Près de 50,000 catholiques du Canada et des États-Unis se sont réunis au Stade olympique de Montréal pour une messe soulignant la canonisation du frère André, né Alfred Bessette, le premier Canadien-Français à devenir un saint. La messe a été célébrée par l'archevêque de Montréal le cardinal Jean-Claude Turcotte. La chanteuse Chantal Pary a repris Miracle sur la montagne, chanson qu'elle avait déjà interprétée en 1982 à l'occasion de la béatification du frère André.

Avec l’identité québécoise, on s’est mis à croire qu’on ne pouvait avoir de légitimité comme peuple, à moins de fédérer toutes les autres ethnies du Québec autour des Canadiens-Français historiques.

Pourquoi, amis souverainistes, ne prenez-vous pas le temps de lire ou de relire la Charte des Nations Unies et ses déclarations sur le droit des peuples minoritaires ? Les Abénakis, les Malécites, toute différence prise en compte, et ce n’est pas mon intention de la nier, ont bien obtenu des droits robustes malgré leur petit nombre. Répondez-moi, les Canadiens-Français ne sont-ils pas admissibles à des droits parallèles ?
En fait, on a retranché du champ de l’analyse politique le passage ontologique qui a frappé les Canadiens-Français. La partie la plus visible et commune à tous les Canadiens-Français à partir de 1969, Québec compris, se mesure par le repli global.

Il faut trouver les moyens de cultiver la résilience collective des Canadiens-Français EN TANT QUE Canadiens-Français. Notre histoire bien comprise nous les donne, de nombreux exemples de gens qui ont combattu « pour la suite du monde » avec les armes à leur disposition à leur époque.

Dès les années 1970 l’économiste américain Lyndon H. LaRouche formulait la base scientifique d’une théorie économique dénonçant le capitalisme financier sauvage axé sur la maximisation de la rente au détriment des acteurs de la production de biens définissant l’économie réelle. Sa proposition de Banque de Développement Internationale aurait bien pu inspirer les BRICs.

Les référendums de 1980 et de 1995 sont fondés sur le même paradigme, la question, l’atmosphère, les résultats et les blocages qui en découlent sont en gros les mêmes, même si une analyse des résultats montre certaines différences. Si on met entre parenthèses les peuples autochtones, la stratégie référendaire a

Ravages du suprémacisme anglo-saxon « aryen » au Canada après le pacte confédératif de 1867. Cette idéologie associée à l' »Union Jack » (drapeau britannique) abandonné à regret par les « Old Stock Canadians » à la veille du centenaire demeurait le principal obstacle au renouvellement de la constitution du Canada proposé par Daniel Johnson en 1968. Un autre obstacle, qui nous appartient, fut le manque d’une élite politique capable de marcher dans les pas de Johnson.

Essai original de Marc Dunlay, membre de la FCF, sur l’hymne national des Canadiens-Français. Ce texte propose une réflexion multidimensionnelle sur l’œuvre écrite par Basile Routhier en 1880.

Pourquoi, amis souverainistes, ne prenez-vous pas le temps de lire ou de relire la Charte des Nations Unies et ses déclarations sur le droit des peuples minoritaires ? Les Abénakis, les Malécites, toute différence prise en compte, et ce n’est pas mon intention de la nier, ont bien obtenu des droits robustes malgré leur petit nombre. Répondez-moi, les Canadiens-Français ne sont-ils pas admissibles à des droits parallèles ?
En fait, on a retranché du champ de l’analyse politique le passage ontologique qui a frappé les Canadiens-Français. La partie la plus visible et commune à tous les Canadiens-Français à partir de 1969, Québec compris, se mesure par le repli global.

Il faut trouver les moyens de cultiver la résilience collective des Canadiens-Français EN TANT QUE Canadiens-Français. Notre histoire bien comprise nous les donne, de nombreux exemples de gens qui ont combattu « pour la suite du monde » avec les armes à leur disposition à leur époque.

Dès les années 1970 l’économiste américain Lyndon H. LaRouche formulait la base scientifique d’une théorie économique dénonçant le capitalisme financier sauvage axé sur la maximisation de la rente au détriment des acteurs de la production de biens définissant l’économie réelle. Sa proposition de Banque de Développement Internationale aurait bien pu inspirer les BRICs.

Les référendums de 1980 et de 1995 sont fondés sur le même paradigme, la question, l’atmosphère, les résultats et les blocages qui en découlent sont en gros les mêmes, même si une analyse des résultats montre certaines différences. Si on met entre parenthèses les peuples autochtones, la stratégie référendaire a

Ravages du suprémacisme anglo-saxon « aryen » au Canada après le pacte confédératif de 1867. Cette idéologie associée à l' »Union Jack » (drapeau britannique) abandonné à regret par les « Old Stock Canadians » à la veille du centenaire demeurait le principal obstacle au renouvellement de la constitution du Canada proposé par Daniel Johnson en 1968. Un autre obstacle, qui nous appartient, fut le manque d’une élite politique capable de marcher dans les pas de Johnson.

Essai original de Marc Dunlay, membre de la FCF, sur l’hymne national des Canadiens-Français. Ce texte propose une réflexion multidimensionnelle sur l’œuvre écrite par Basile Routhier en 1880.

Nous sommes en train de nous faire *ourrer par les Québécois encartés : l’immobilisme de la CAQ et le référendisme du Parti québécois, tous deux terrorisés par la « communauté aux droits consacrés »

Aujourd’hui, nous affirmons que la promotion d’une identité québécoise, explicitement amputée de notre personnalité canadienne-française historique, nous cause un préjudice au sein d’une population composée de groupes qui jouissent de droits spécifiques en raison de leurs attributions identitaires.

La FCF a déposé un mémoire sur le projet de loi 1 – Loi constitutionnelle de 2025 sur le Québec – présenté par le ministre Simon Jolin-Barette. Vous pouvez lire ce mémoire ici.

Revitaliser notre être collectif Écrire l’histoire en prenant pour fil la continuité historique des Canadiens-Français est une pratique qui s’est perdue. Avec la Révolution tranquille, une brisure s’est produite. Bien sûr, l’histoire écrite avant 1970 sera toujours accessible. Mais au goût d’aujourd’hui, elle ne serait plus que le témoignage d’un

Comment se fait-il que dans le même temps où l’on se battait le mieux pour un avenir enraciné, d’autres aient insisté pour que l’on renonce à l’identité canadienne-française ? C’est une étrange contradiction et, en regard de l’évolution du statut national, elle reste assez opaque encore aujourd’hui. On a bien dit que seule l’identité québécoise avait de l’avenir. Du coup, fallait-il effacer un passé canadien-français révolu ?

Alexandre Cormier-Denis a déposé en septembre un mémoire au Comité consultatif sur les enjeux constitutionnels du Québec au sein de la Fédération canadienne dont notre contributeur Gilles Verrier a trouvé opportun de livrer ici un synopsis critique. Ce mémoire intitulé Manifeste pour une reconnaissance du Québec comme État-nation du peuple canadiens-français est accessible, comme tous les autres mémoires déposés, sur le site web du Comité.

À la veille du 323e anniversaire, le 4 août prochain, de la signature de ce traité historique, la Fédération des Canadiens-Français estime que cet événement n’est pas commémoré à la hauteur et avec la clarté qu’il mérite. Laissé dans un ombre relatif, sous-évalué ou mal compris, nous avons demandé à trois auteurs de nous éclairer.

Communiqué de la FCF publié le 22 juin 2024 pour les 250 ans de l’Acte de Québec. Distribué à la Journée d’étude sur le même sujet, chapeautée par Droits collectifs Québec.

Le 5 février 1968, il y a 55 ans, Daniel Johnson prenait la parole devant tous les représentants du Canada anglais réunis. Il prononçait sans doute le discours le plus important de sa carrière d’homme d’État, un discours remarquable et percutant. Il plaidait un projet de réforme des institutions qui ne sera jamais repris avec la même hauteur par les premiers ministres du Québec qui suivront. Johnson incarnait alors une doctrine politique élaborée par les Canadiens-Français au cours des décennies précédentes, elle avait atteint le stade de sa maturité. Il parlait à l’occasion d’une conférence constitutionnelle qu’il avait lui-même réclamée.

Aujourd’hui, nous affirmons que la promotion d’une identité québécoise, explicitement amputée de notre personnalité canadienne-française historique, nous cause un préjudice au sein d’une population composée de groupes qui jouissent de droits spécifiques en raison de leurs attributions identitaires.

La FCF a déposé un mémoire sur le projet de loi 1 – Loi constitutionnelle de 2025 sur le Québec – présenté par le ministre Simon Jolin-Barette. Vous pouvez lire ce mémoire ici.

Revitaliser notre être collectif Écrire l’histoire en prenant pour fil la continuité historique des Canadiens-Français est une pratique qui s’est perdue. Avec la Révolution tranquille, une brisure s’est produite. Bien sûr, l’histoire écrite avant 1970 sera toujours accessible. Mais au goût d’aujourd’hui, elle ne serait plus que le témoignage d’un

Comment se fait-il que dans le même temps où l’on se battait le mieux pour un avenir enraciné, d’autres aient insisté pour que l’on renonce à l’identité canadienne-française ? C’est une étrange contradiction et, en regard de l’évolution du statut national, elle reste assez opaque encore aujourd’hui. On a bien dit que seule l’identité québécoise avait de l’avenir. Du coup, fallait-il effacer un passé canadien-français révolu ?

Alexandre Cormier-Denis a déposé en septembre un mémoire au Comité consultatif sur les enjeux constitutionnels du Québec au sein de la Fédération canadienne dont notre contributeur Gilles Verrier a trouvé opportun de livrer ici un synopsis critique. Ce mémoire intitulé Manifeste pour une reconnaissance du Québec comme État-nation du peuple canadiens-français est accessible, comme tous les autres mémoires déposés, sur le site web du Comité.

À la veille du 323e anniversaire, le 4 août prochain, de la signature de ce traité historique, la Fédération des Canadiens-Français estime que cet événement n’est pas commémoré à la hauteur et avec la clarté qu’il mérite. Laissé dans un ombre relatif, sous-évalué ou mal compris, nous avons demandé à trois auteurs de nous éclairer.

Communiqué de la FCF publié le 22 juin 2024 pour les 250 ans de l’Acte de Québec. Distribué à la Journée d’étude sur le même sujet, chapeautée par Droits collectifs Québec.

Le 5 février 1968, il y a 55 ans, Daniel Johnson prenait la parole devant tous les représentants du Canada anglais réunis. Il prononçait sans doute le discours le plus important de sa carrière d’homme d’État, un discours remarquable et percutant. Il plaidait un projet de réforme des institutions qui ne sera jamais repris avec la même hauteur par les premiers ministres du Québec qui suivront. Johnson incarnait alors une doctrine politique élaborée par les Canadiens-Français au cours des décennies précédentes, elle avait atteint le stade de sa maturité. Il parlait à l’occasion d’une conférence constitutionnelle qu’il avait lui-même réclamée.
Si vous êtes canadien-français hors-Québec, faites-nous signe à info@canadiens-francais.com. Nous aimerions vous connaître !
Car le discours indépendantiste avait à ce point insisté, dans la foulée de la Révolution tranquille, sur l’État et ses vertus qu’on en est presque venu à voir dans l’indépendance le triomphe de l’Etat plutôt que la consécration de la nation. C’est pourtant la nation qui aspire à l’indépendance et qui peut se réclamer légitimement du droit à l’autodétermination, non pas l’État-nation.
L’histoire n’est jamais finie. Tout est toujours à refaire et les remparts à relever. Les victoires comme les défaites n’ont qu’un temps. Ce qui persiste et permet de renaître est plus solide que toutes les murailles. C’est quelque chose d’immatériel et de fort, présent dans le coeur de chaque homme et de chaque femme d’une même communauté quand celle-ci a conscience de ce qu’elle a d’unique et d’essentiel. Les Japonais, les Juifs, les Hindous et d’autres peuples possèdent ce trésor qui leur a permis d’affronter les périls de l’histoire sans disparaître.
Nul n’ignore ici que le Canada français est actuellement profondément mécontent de sa place dans la confédération. Il y a à cela des raisons complexes d’inégales importances. J’ai dit et je répète aujourd’hui que la plupart de ces raisons sont parfaitement fondées.
Pour être Québécois, il suffit d’habiter le Québec ! Sans l’indépendance, les Canadiens-Français devront continuer de défendre âprement leur existence. Avec une indépendance trudeauiste, ils devront s’affirmer face à une diversité qui monte et braver la résistance des châteaux-forts anglo-saxons. Les deux perspectives commandent le retour politique des Canadiens-Français. Si vous avez compris qu’une identité de « Québécois francophones », provinciale et linguistique, a coupé le souffle de notre épopée, qu’elle supprime notre légitimité et nos droits historiques, vous avez compris l’essentiel.
Je souhaite montrer, dans l’essai qui va suivre, qu’entre les pensées trudeauiste et « néosouverainiste », les similitudes sont frappantes.
Et c’est au moment où nous nous préparons à résister aux armées d’invasion d’un puissant voisin qu’on nous enlève les libertés dont nous jouissons après les avoir gagnées par un siècle de luttes! Mais il me semble qu’on devrait plutôt nous donner de nouvelles garanties de sécurité pour nous engager à combattre des adversaires aguerris, dix fois plus nombreux, et dont l’organisation politique est moins hostile.
Comme notre constitution n’a rien prévu de tel parce qu’elle était une concession du conquérant aux Canadiens-Français, de la mère patrie aux coloniaux dans le cas des Canadiens anglais, nos États généraux sont indubitablement l’effort le plus systématique, le plus compréhensif, le
plus réussi qui ait jamais été tenté pour constituer une véritable Assemblée nationale du peuple canadien-français en vue d’établir sa constitution.
Lors de la campagne d’Italie à l’automne 1943, le 22e Régiment reçoit l’ordre de prendre la ferme Casa Berardi sur le flanc ouest du ravin d’Ortona. Le 14 décembre 1943, les compagnies C et D soutenues par les chars Sherman de l’Ontario Regiment passent à l’attaque.. Le capitaine Paul Triquet à la tête de la compagnie C avance sous un feu nourri avec ses 50 hommes soutenus par six chars Sherman de l’Ontario Regiment. À 1,500 mètres de la ferme, il a déjà perdu deux chars et vingt hommes. À 14 heures, Triquet et les 14 hommes restants sont à 200 mètres de la ferme. Grâce aux fumigènes lancés par les Shermans, la pognée d’homme atteint les murs de la ferme et en déloge les derniers Allemands à 15h30. Ils résisteront toute la nuit aux contre-attaques allemandes répétées jusqu’à l’arrivée des renforts le lendemain. Pour son leadership lors de cette attaque, Paul Triquet a été décoré de la Victoria Cross des mains du roi Georges VI le 27 mars 1944.
Le choix des membres
Pour informations supplémentaires, voir https://www.casavant.ca/histoire/
| Devant l’absence d’une loi encadrant les caisses populaires, Alphonse Desjardins reste prudent et fonde seulement trois autres caisses à proximité de son lieu de résidence et de travail, c’est-à-dire Lévis et Ottawa. |
| Cette caisse, comme près d’une cinquantaine d’autres fondées à l’époque d’Alphonse Desjardins, a fermé ses portes avant sa mort en 1920. |
| Il s’agit de la première caisse fondée après l’adoption d’une loi encadrant les caisses par l’Assemblée législative du Québec. Il s’agit également de la première caisse en milieu rural. |
| Au total, Alphonse Desjardins participe à la fondation de 136 caisses populaires au Québec, 18 en Ontario et 9 aux États-Unis. |
Nos remerciements à Pierre-Olivier Maheux, historien à la Société Desjardins.
Réf. : Aperçu historique sur les petits séminaires de la P. de Q., Bounadère, René, ptre, 1945
Il découvre et connaît ses racines :
Il chérit et cultive sa langue :
Il pratique le nationalisme économique :