
Les Canadiens-Français à l’assaut du temps
Avec l’identité québécoise, on s’est mis à croire qu’on ne pouvait avoir de légitimité comme peuple, à moins de fédérer toutes les autres ethnies du Québec autour des Canadiens-Français historiques.

Ce jour en 1820 - Décès de François Baby, inhumé dans la chapelle du Séminaire de Québec. Entré au Conseil exécutif du Bas-Canada en 1791, il fut en 1810 signataire du mandat d'arrêt contre l'imprimeur du Canadien. Baby avait repris avec ses frères à Montréal le commerce de fourrure familiale. Ne pas prêter allégeance au conquérant en 1760 lui avait valu la prison en Angleterre. De retour à Québec en 1763 avec des partenaires commerciaux à Londres, il s'était positionné dans la bourgeoisie canadienne proche de Carleton. Capitaine de milice chargé des transports lors de l'invasion américaine de 1775, il accéda au Conseil législatif en 1778, puis Haldimand l'avait pris dans la clique du château, où il avait défendu les principes de l'Acte de Québec. Il ne se plia jamais au serment du test.

Ce jour en 1825 - Ouverture officielle du canal Lachine, qui doit permettre aux transports des marchandises d'éviter l'obstacle incontournable jusque-là du sault Saint-Louis. Avec d'autres canaux en amont vers le lac Ontario, il fait concurrence au canal Érié de l'État de New York qui relie le fleuve Hudson au lac Érié. Son premier bassin est bordé de quais et d’ateliers et les navires océaniques peuvent y pivoter. Il sera fermé et ce bassin remblayé dans les années 1960, après l'ouverture de la voie maritime du Saint-Laurent sur la rive sud du fleuve. Le canal sera quelques décennies plus tard réouvert pour la navigation de plaisance.

Ce jour en 1825 - Début du grand incendie de la Miramachi, le plus ravageur de tous les temps dans le nord-est américain, rasant plus d’un million d’hectares au Nouveau-Brunswick et dans le Maine prenant 280 à 300 vies. Le feu provient de plusieurs petits incendies d’origine humaine suivant un été très sec.

Ce jour en 1849 - Décès de Mère Marie-Rose (Eulalie Durocher) à l'âge de 38 ans. Elle n'a vécu que six courtes années avec sa communauté mais son oeuvre est déjà solidement établie en dépit des difficultés inhérentes à la fondation d’une congrégation religieuse et à l’établissement de maisons d’enseignement. Ses funérailles à l’église de Longueuil où elle avait fait sa profession religieuse en 1844 seront présidées par Mgr Ignace Bourget, à la demande duquel elle avait fondé à Longueuil une nouvelle communauté enseignante avec ses compagnes Henriette Céré et Mélodie Dufresne.


Ce jour en 1911 - Wilfrid Laurier démissionne de son poste de premier ministre suite à la défaite du 21 septembre, mais demeurera jusqu’à son décès en 1919 un chef de l’opposition énergique et vigilant face au gouvernement Borden. La défaite de celui qui voulait faire du Canada un pays indépendant du Royaume-Uni avait de longue main été préparée par les tenants de l'Empire britannique, son principal propagandiste Alfred Milner ayant fait un longue tournée de conférences au pays. Le pays est profondément divisé sur les questions du traité de réciprocité avec les États-Unis et de la construction d'une Marine royale du Canada.

Ce jour en 1924 - Début de l'enquête Coderre. Réclamée par le conseiller municipal Magloire Dubreuil et 150 citoyens au sujet de la criminalité de moeurs à Montréal, cette enquête est dirigée par le juge Louis Coderre, qui déposera son rapport le 13 mars 1925. Un vol en avril contre un camion blindé transportant des devises pour la Banque d'Hochelaga a mené à la spectaculaire inculpation de policiers et anciens policiers de Montréal. Lors de l’enquête, l’officier Amédé Gédéon révélera n’imposer que de légères amendes aux prostituées et tenanciers du quartier du «RedLight» dont il était responsable.

Ce jour en 1943 - Les blindés du Régiment de Trois-Rivières affrontent des éléments du 16e Panzer Grenadiers à proximité de la ville de Termoli sur la côte adriatique de l'Italie. Huit chars allemands sont détruits contre trois chars Shermans, ce qui vaut aux Canadiens d'être louangés par leur commandant britannique. (Tableau de W. S. Scott. )

Ce jour en 1955 - Dénouement d'une conférence fédérale-provinciale. Le premier ministre du Canada Louis St-Laurent et les représentants des provinces ne peuvent s'entendre sur un nouveau partage fiscal ou sur la création d'un plan national d'assurance-santé. Le premier ministre St-Laurent parle de rencontrer de nouveau, avec des propositions plus détaillées, ses homologues provinciaux, dont la plupart demeurent insatisfaits. La conférence se termine avec la formation de comités d'étude et une ouverture à l'endroit de futures rencontres.

Ce jour en 1961 - Paul Comtois est nommé lieutenant-gouverneur du Québec. Il avait précédemment été ministre des Mines et des Relevés techniques dans le cabinet Diefenbaker. Homme pieu d’origine rurale et agronome, il s’était impliqué localement dans des organisations d’agriculteurs, sa Caisse populaire et était membre de la Ligue du Sacré Coeur et des Chevaliers de Colomb et sera admis en 1962 à l'Ordre de Saint Jean de Jérusalem. Il périra à l’âge de 70 ans le 22 février 1966 dans l'incendie de la résidence officielle du Parc du Bois-de-Coulonge de Québec, y étant retourné après avoir mis sa famille en sécurité pour sauver les saintes espèces de la chapelle privée.

Ce jour en 1966 - Le premier ministre du Québec, Daniel Johnson, annonce que son gouvernement permet à Hydro-Québec de conclure un accord avec la British Newfoundland Corporation Limited (Brinco) pour l'aménagement des chutes Churchill. Hydro-Québec achètera toute la production de la Churchill Falls Co. pendant 49 ans. L'entente avec la Brinco prévoit également la création d'une Commission d'enquête sur les frontières de la province, l’annexation du Labrador à Terre-Neuve lorsqu’elle joignit le Canada en 1949 étant contestée par le Québec.

Ce jour en 1970 – La Cellule Libération du Front de libération du Québec (FLQ) envoie des demandes de rançon à la station de radio CKAC, menaçant de tuer James Cross si ses exigences ne sont pas satisfaites. Celles-ci comprennent la lecture en onde d'un manifeste, d'une libération immédiate des membres du FLQ emprisonnés et le réengagement des 400 employés de la Compagnie de transport Lapalme congédiés par Poste Canada. Le ministre des Affaires étrangères du Canada Mitchell Sharp, refuse d'accéder à leur demande, sauf pour ce qui est de la lecture du manifeste. (Mitchell Sharp)

Ce jour en 1971 - Publication du document "Il n'y a plus d'avenir pour le Québec dans le système économique actuel : la CSN propose un changement radical ». L'ancienne Confédération des travailleurs catholiques du Canada devenue la Confédération des syndicats nationaux en 1966 y analyse la société sous l'angle de la lutte des classes et rejette le capitalisme en faveur du socialisme tout en voulant conserver le système politique démocratique.

Ce jour en 1992 - Le gouvernement du Québec crée une nouvelle carte d'assurance-maladie avec photo qui sera implantée graduellement. Cette modification est en grande partie due au nombre croissant de fraudes commises par des ressortissants étrangers utilisant les cartes de parents ou amis résidant au Québec.

Ce jour en 2003 - Alimentation Couche-Tard acquiert 1600 dépanneurs Circle K aux États-Unis. Après une première incursion dans ce pays sous la bannière Mac's au début des années 2000, Alimentation Couche-Tard conclue une entente avec le distributeur d'essence ConocoPhillips pour acheter la corporation Circle K pour $1,12 milliards CAD. Cette transaction permet à l'entreprise de passer au quatrième rang des sociétés nord-américaines dans son secteur.

Ce jour en 2008 - Début de la crise financière mondiale de l'automne 2008. Le resserrement du crédit découlant de la crise hypothécaire américaine a porté un rude coup aux entreprises les plus vulnérables. Les banques canadiennes, plus solvables, s’en tirent relativement bien. Ailleurs les banques centrales augmentent la masse monétaire pour garder à flot les banques commerciales. Au Québec, l’imprimeur Quebecor World a passé l'année à se restructurer afin de faire face au ralentissement américain et au déclin du secteur de l'impression commerciale.

Avec l’identité québécoise, on s’est mis à croire qu’on ne pouvait avoir de légitimité comme peuple, à moins de fédérer toutes les autres ethnies du Québec autour des Canadiens-Français historiques.

Pourquoi, amis souverainistes, ne prenez-vous pas le temps de lire ou de relire la Charte des Nations Unies et ses déclarations sur le droit des peuples minoritaires ? Les Abénakis, les Malécites, toute différence prise en compte, et ce n’est pas mon intention de la nier, ont bien obtenu des droits robustes malgré leur petit nombre. Répondez-moi, les Canadiens-Français ne sont-ils pas admissibles à des droits parallèles ?
En fait, on a retranché du champ de l’analyse politique le passage ontologique qui a frappé les Canadiens-Français. La partie la plus visible et commune à tous les Canadiens-Français à partir de 1969, Québec compris, se mesure par le repli global.

Il faut trouver les moyens de cultiver la résilience collective des Canadiens-Français EN TANT QUE Canadiens-Français. Notre histoire bien comprise nous les donne, de nombreux exemples de gens qui ont combattu « pour la suite du monde » avec les armes à leur disposition à leur époque.

Dès les années 1970 l’économiste américain Lyndon H. LaRouche formulait la base scientifique d’une théorie économique dénonçant le capitalisme financier sauvage axé sur la maximisation de la rente au détriment des acteurs de la production de biens définissant l’économie réelle. Sa proposition de Banque de Développement Internationale aurait bien pu inspirer les BRICs.

Les référendums de 1980 et de 1995 sont fondés sur le même paradigme, la question, l’atmosphère, les résultats et les blocages qui en découlent sont en gros les mêmes, même si une analyse des résultats montre certaines différences. Si on met entre parenthèses les peuples autochtones, la stratégie référendaire a

Ravages du suprémacisme anglo-saxon « aryen » au Canada après le pacte confédératif de 1867. Cette idéologie associée à l' »Union Jack » (drapeau britannique) abandonné à regret par les « Old Stock Canadians » à la veille du centenaire demeurait le principal obstacle au renouvellement de la constitution du Canada proposé par Daniel Johnson en 1968. Un autre obstacle, qui nous appartient, fut le manque d’une élite politique capable de marcher dans les pas de Johnson.

Essai original de Marc Dunlay, membre de la FCF, sur l’hymne national des Canadiens-Français. Ce texte propose une réflexion multidimensionnelle sur l’œuvre écrite par Basile Routhier en 1880.

Pourquoi, amis souverainistes, ne prenez-vous pas le temps de lire ou de relire la Charte des Nations Unies et ses déclarations sur le droit des peuples minoritaires ? Les Abénakis, les Malécites, toute différence prise en compte, et ce n’est pas mon intention de la nier, ont bien obtenu des droits robustes malgré leur petit nombre. Répondez-moi, les Canadiens-Français ne sont-ils pas admissibles à des droits parallèles ?
En fait, on a retranché du champ de l’analyse politique le passage ontologique qui a frappé les Canadiens-Français. La partie la plus visible et commune à tous les Canadiens-Français à partir de 1969, Québec compris, se mesure par le repli global.

Il faut trouver les moyens de cultiver la résilience collective des Canadiens-Français EN TANT QUE Canadiens-Français. Notre histoire bien comprise nous les donne, de nombreux exemples de gens qui ont combattu « pour la suite du monde » avec les armes à leur disposition à leur époque.

Dès les années 1970 l’économiste américain Lyndon H. LaRouche formulait la base scientifique d’une théorie économique dénonçant le capitalisme financier sauvage axé sur la maximisation de la rente au détriment des acteurs de la production de biens définissant l’économie réelle. Sa proposition de Banque de Développement Internationale aurait bien pu inspirer les BRICs.

Les référendums de 1980 et de 1995 sont fondés sur le même paradigme, la question, l’atmosphère, les résultats et les blocages qui en découlent sont en gros les mêmes, même si une analyse des résultats montre certaines différences. Si on met entre parenthèses les peuples autochtones, la stratégie référendaire a

Ravages du suprémacisme anglo-saxon « aryen » au Canada après le pacte confédératif de 1867. Cette idéologie associée à l' »Union Jack » (drapeau britannique) abandonné à regret par les « Old Stock Canadians » à la veille du centenaire demeurait le principal obstacle au renouvellement de la constitution du Canada proposé par Daniel Johnson en 1968. Un autre obstacle, qui nous appartient, fut le manque d’une élite politique capable de marcher dans les pas de Johnson.

Essai original de Marc Dunlay, membre de la FCF, sur l’hymne national des Canadiens-Français. Ce texte propose une réflexion multidimensionnelle sur l’œuvre écrite par Basile Routhier en 1880.

Nous sommes en train de nous faire *ourrer par les Québécois encartés : l’immobilisme de la CAQ et le référendisme du Parti québécois, tous deux terrorisés par la « communauté aux droits consacrés »

Aujourd’hui, nous affirmons que la promotion d’une identité québécoise, explicitement amputée de notre personnalité canadienne-française historique, nous cause un préjudice au sein d’une population composée de groupes qui jouissent de droits spécifiques en raison de leurs attributions identitaires.

La FCF a déposé un mémoire sur le projet de loi 1 – Loi constitutionnelle de 2025 sur le Québec – présenté par le ministre Simon Jolin-Barette. Vous pouvez lire ce mémoire ici.

Revitaliser notre être collectif Écrire l’histoire en prenant pour fil la continuité historique des Canadiens-Français est une pratique qui s’est perdue. Avec la Révolution tranquille, une brisure s’est produite. Bien sûr, l’histoire écrite avant 1970 sera toujours accessible. Mais au goût d’aujourd’hui, elle ne serait plus que le témoignage d’un

Comment se fait-il que dans le même temps où l’on se battait le mieux pour un avenir enraciné, d’autres aient insisté pour que l’on renonce à l’identité canadienne-française ? C’est une étrange contradiction et, en regard de l’évolution du statut national, elle reste assez opaque encore aujourd’hui. On a bien dit que seule l’identité québécoise avait de l’avenir. Du coup, fallait-il effacer un passé canadien-français révolu ?

Alexandre Cormier-Denis a déposé en septembre un mémoire au Comité consultatif sur les enjeux constitutionnels du Québec au sein de la Fédération canadienne dont notre contributeur Gilles Verrier a trouvé opportun de livrer ici un synopsis critique. Ce mémoire intitulé Manifeste pour une reconnaissance du Québec comme État-nation du peuple canadiens-français est accessible, comme tous les autres mémoires déposés, sur le site web du Comité.

À la veille du 323e anniversaire, le 4 août prochain, de la signature de ce traité historique, la Fédération des Canadiens-Français estime que cet événement n’est pas commémoré à la hauteur et avec la clarté qu’il mérite. Laissé dans un ombre relatif, sous-évalué ou mal compris, nous avons demandé à trois auteurs de nous éclairer.

Communiqué de la FCF publié le 22 juin 2024 pour les 250 ans de l’Acte de Québec. Distribué à la Journée d’étude sur le même sujet, chapeautée par Droits collectifs Québec.

Le 5 février 1968, il y a 55 ans, Daniel Johnson prenait la parole devant tous les représentants du Canada anglais réunis. Il prononçait sans doute le discours le plus important de sa carrière d’homme d’État, un discours remarquable et percutant. Il plaidait un projet de réforme des institutions qui ne sera jamais repris avec la même hauteur par les premiers ministres du Québec qui suivront. Johnson incarnait alors une doctrine politique élaborée par les Canadiens-Français au cours des décennies précédentes, elle avait atteint le stade de sa maturité. Il parlait à l’occasion d’une conférence constitutionnelle qu’il avait lui-même réclamée.

Aujourd’hui, nous affirmons que la promotion d’une identité québécoise, explicitement amputée de notre personnalité canadienne-française historique, nous cause un préjudice au sein d’une population composée de groupes qui jouissent de droits spécifiques en raison de leurs attributions identitaires.

La FCF a déposé un mémoire sur le projet de loi 1 – Loi constitutionnelle de 2025 sur le Québec – présenté par le ministre Simon Jolin-Barette. Vous pouvez lire ce mémoire ici.

Revitaliser notre être collectif Écrire l’histoire en prenant pour fil la continuité historique des Canadiens-Français est une pratique qui s’est perdue. Avec la Révolution tranquille, une brisure s’est produite. Bien sûr, l’histoire écrite avant 1970 sera toujours accessible. Mais au goût d’aujourd’hui, elle ne serait plus que le témoignage d’un

Comment se fait-il que dans le même temps où l’on se battait le mieux pour un avenir enraciné, d’autres aient insisté pour que l’on renonce à l’identité canadienne-française ? C’est une étrange contradiction et, en regard de l’évolution du statut national, elle reste assez opaque encore aujourd’hui. On a bien dit que seule l’identité québécoise avait de l’avenir. Du coup, fallait-il effacer un passé canadien-français révolu ?

Alexandre Cormier-Denis a déposé en septembre un mémoire au Comité consultatif sur les enjeux constitutionnels du Québec au sein de la Fédération canadienne dont notre contributeur Gilles Verrier a trouvé opportun de livrer ici un synopsis critique. Ce mémoire intitulé Manifeste pour une reconnaissance du Québec comme État-nation du peuple canadiens-français est accessible, comme tous les autres mémoires déposés, sur le site web du Comité.

À la veille du 323e anniversaire, le 4 août prochain, de la signature de ce traité historique, la Fédération des Canadiens-Français estime que cet événement n’est pas commémoré à la hauteur et avec la clarté qu’il mérite. Laissé dans un ombre relatif, sous-évalué ou mal compris, nous avons demandé à trois auteurs de nous éclairer.

Communiqué de la FCF publié le 22 juin 2024 pour les 250 ans de l’Acte de Québec. Distribué à la Journée d’étude sur le même sujet, chapeautée par Droits collectifs Québec.

Le 5 février 1968, il y a 55 ans, Daniel Johnson prenait la parole devant tous les représentants du Canada anglais réunis. Il prononçait sans doute le discours le plus important de sa carrière d’homme d’État, un discours remarquable et percutant. Il plaidait un projet de réforme des institutions qui ne sera jamais repris avec la même hauteur par les premiers ministres du Québec qui suivront. Johnson incarnait alors une doctrine politique élaborée par les Canadiens-Français au cours des décennies précédentes, elle avait atteint le stade de sa maturité. Il parlait à l’occasion d’une conférence constitutionnelle qu’il avait lui-même réclamée.
Si vous êtes canadien-français hors-Québec, faites-nous signe à info@canadiens-francais.com. Nous aimerions vous connaître !
Car le discours indépendantiste avait à ce point insisté, dans la foulée de la Révolution tranquille, sur l’État et ses vertus qu’on en est presque venu à voir dans l’indépendance le triomphe de l’Etat plutôt que la consécration de la nation. C’est pourtant la nation qui aspire à l’indépendance et qui peut se réclamer légitimement du droit à l’autodétermination, non pas l’État-nation.
L’histoire n’est jamais finie. Tout est toujours à refaire et les remparts à relever. Les victoires comme les défaites n’ont qu’un temps. Ce qui persiste et permet de renaître est plus solide que toutes les murailles. C’est quelque chose d’immatériel et de fort, présent dans le coeur de chaque homme et de chaque femme d’une même communauté quand celle-ci a conscience de ce qu’elle a d’unique et d’essentiel. Les Japonais, les Juifs, les Hindous et d’autres peuples possèdent ce trésor qui leur a permis d’affronter les périls de l’histoire sans disparaître.
Nul n’ignore ici que le Canada français est actuellement profondément mécontent de sa place dans la confédération. Il y a à cela des raisons complexes d’inégales importances. J’ai dit et je répète aujourd’hui que la plupart de ces raisons sont parfaitement fondées.
Pour être Québécois, il suffit d’habiter le Québec ! Sans l’indépendance, les Canadiens-Français devront continuer de défendre âprement leur existence. Avec une indépendance trudeauiste, ils devront s’affirmer face à une diversité qui monte et braver la résistance des châteaux-forts anglo-saxons. Les deux perspectives commandent le retour politique des Canadiens-Français. Si vous avez compris qu’une identité de « Québécois francophones », provinciale et linguistique, a coupé le souffle de notre épopée, qu’elle supprime notre légitimité et nos droits historiques, vous avez compris l’essentiel.
Je souhaite montrer, dans l’essai qui va suivre, qu’entre les pensées trudeauiste et « néosouverainiste », les similitudes sont frappantes.
Et c’est au moment où nous nous préparons à résister aux armées d’invasion d’un puissant voisin qu’on nous enlève les libertés dont nous jouissons après les avoir gagnées par un siècle de luttes! Mais il me semble qu’on devrait plutôt nous donner de nouvelles garanties de sécurité pour nous engager à combattre des adversaires aguerris, dix fois plus nombreux, et dont l’organisation politique est moins hostile.
Comme notre constitution n’a rien prévu de tel parce qu’elle était une concession du conquérant aux Canadiens-Français, de la mère patrie aux coloniaux dans le cas des Canadiens anglais, nos États généraux sont indubitablement l’effort le plus systématique, le plus compréhensif, le
plus réussi qui ait jamais été tenté pour constituer une véritable Assemblée nationale du peuple canadien-français en vue d’établir sa constitution.
Lors de la campagne d’Italie à l’automne 1943, le 22e Régiment reçoit l’ordre de prendre la ferme Casa Berardi sur le flanc ouest du ravin d’Ortona. Le 14 décembre 1943, les compagnies C et D soutenues par les chars Sherman de l’Ontario Regiment passent à l’attaque.. Le capitaine Paul Triquet à la tête de la compagnie C avance sous un feu nourri avec ses 50 hommes soutenus par six chars Sherman de l’Ontario Regiment. À 1,500 mètres de la ferme, il a déjà perdu deux chars et vingt hommes. À 14 heures, Triquet et les 14 hommes restants sont à 200 mètres de la ferme. Grâce aux fumigènes lancés par les Shermans, la pognée d’homme atteint les murs de la ferme et en déloge les derniers Allemands à 15h30. Ils résisteront toute la nuit aux contre-attaques allemandes répétées jusqu’à l’arrivée des renforts le lendemain. Pour son leadership lors de cette attaque, Paul Triquet a été décoré de la Victoria Cross des mains du roi Georges VI le 27 mars 1944.
Le choix des membres
Pour informations supplémentaires, voir https://www.casavant.ca/histoire/
| Devant l’absence d’une loi encadrant les caisses populaires, Alphonse Desjardins reste prudent et fonde seulement trois autres caisses à proximité de son lieu de résidence et de travail, c’est-à-dire Lévis et Ottawa. |
| Cette caisse, comme près d’une cinquantaine d’autres fondées à l’époque d’Alphonse Desjardins, a fermé ses portes avant sa mort en 1920. |
| Il s’agit de la première caisse fondée après l’adoption d’une loi encadrant les caisses par l’Assemblée législative du Québec. Il s’agit également de la première caisse en milieu rural. |
| Au total, Alphonse Desjardins participe à la fondation de 136 caisses populaires au Québec, 18 en Ontario et 9 aux États-Unis. |
Nos remerciements à Pierre-Olivier Maheux, historien à la Société Desjardins.
Réf. : Aperçu historique sur les petits séminaires de la P. de Q., Bounadère, René, ptre, 1945
Il découvre et connaît ses racines :
Il chérit et cultive sa langue :
Il pratique le nationalisme économique :