
Les Canadiens-Français à l’assaut du temps
Avec l’identité québécoise, on s’est mis à croire qu’on ne pouvait avoir de légitimité comme peuple, à moins de fédérer toutes les autres ethnies du Québec autour des Canadiens-Français historiques.

Ce jour en 1879 - Joseph-Adolphe Chapleau du Parti conservateur, jusqu'alors chef de l'opposition en chambre, remplace Joly de Lotbinière comme premier ministre de la province de Québec à la demande du nouveau lieutenant-gouverneur Théodore Robitaille. Il avait à l'automne 1874 défendu en cour l'ancien Métis rebelle Ambroise Lépine, impliqué dans la crise manitobaine de 1870, mais la partialité du juré lui avait fait perdre ce procès. Il sera premier ministre de 1879 à 1882, puis sera nommé lieutenant-gouverneur.

Ce jour en 1907 - Marche du sac de sel dans les rues de Montréal organisée par le docteur Joseph-Pierre Gadbois, ardent promoteur de l'activité physique. Ce concours populaire vise à découvrir des athlètes d'élite au sein de la population canadienne-française. 117 concurrents participent à l'épreuve, devant parcourir la plus grande distance possible en portant un sac de sel de 200 livres. Joseph Ouellette remporte l'épreuve devant des centaines de milliers de Montréalais enthousiastes en parcourant près de cinq milles en un temps de trois heures et cinq minutes.

Ce jour en 1908 - Médaille d'or pour les Canadiens à la crosse contre l'équipe britannique, leur seul adversaires, aux Jeux olympiques de Londres. En 1904 à St-Louis, deux équipes canadiennes s'étaient opposées à une équipe locale, vaincue par le Shamrock Lacrosse de Winnipeg. Par la suite, la crosse figurera seulement comme sport de démonstration en 1928, 1932 et 1948. Sport amérindien, elle tient son nom d'un genre de hockey sur gazon pratiqué dans le Nord-Ouest de la France dès le Moyen-Âge, le nom inspiré de la crosse d'un évêque. Ce nom s'est imposé dans toute l'Amérique du Nord et a été donné à six agglomérations aux États-Unis et un modèle de voiture (Buick LaCrosse)

Ce jour en 1920 - Décès à l'âge de 65 ans de Gabriel-Alphonse Desjardins. Né en 1854, il fut d'abord journaliste à L'écho de Lévis et Le Canadien. Le 6 décembre 1900 lui et son épouse Dorimène fondèrent la première Caisse d'épargne Desjardins à Lévis après trois ans de recherches et de correspondance avec les fondateurs d'institutions semblables en Europe. Précurseurs des caisses d'économie dans toute l'Amérique du nord, les Desjardins ouvrirent plusieurs caisses populaires, dont huit aux États-Unis, de 1907 à 1914.

Ce jour en 1923 - Assermentation de Louis-Philippe Brodeur au poste de lieutenant-gouverneur du Québec. Fils d'un agriculteur patriote ayant participé à la bataille de Saint-Charles sur Richelieu, il commença à pratiquer le droit à Montréal dans le cabinet d'Honoré Mercier puis à son compte, avant d'être élu député libéral fédéral dans Rouville, prenant dans le quotidien La Patrie de Montréal le côté de Wilfrid Laurier dans l'affaire des écoles du Manitoba. Après avoir été ministre des Pêches et juge à la Cour suprême du Canada, il succède à Charles Fitzpatrick qui devient juge en chef de la Cour suprême. Brodeur occupera cette fonction jusqu'à sa mort, le 2 janvier 1924.

Ce jour en 1962 - Naissance à Montréal du Front de libération du Québec (FLQ), de la rencontre de Gabriel Hudon, Raymond Villeneuve et le Belge Georges Schoeters, tous trois issus de la mouvance du Rassemblement pour l'indépendance nationale (RIN). Le FLQ va réclamer le renversement du gouvernement du Québec, l'émancipation du Québec face au Canada et l'établissement d'un régime socialiste. Il va commencer ses activités terroristes la nuit du 7 au 8 mars 1963 en attaquant à la bombe incendiaire trois casernes militaires. Schoeters avait étudié les techniques d'insurrection du Front de libération nationale (FLN) algérien et côtoyé Che Guevara à Cuba ; il sera condamné en octobre 1963 à dix ans de prison.

Ce jour en 1974 – Week-end rouge. Malgré les appels du président de leur syndicat, environ 2,400 pompiers débrayent illégalement à Montréal à la suite de la déclaration du maire Drapeau qualifiant leurs exigences de «chantage». Le lendemain, de nombreux incendies aux quatre coins de la ville, des émeutes et des actes de sabotage seront rapportés et Montréal fera appel aux pompiers de la banlieue. La grève prendra fin le dimanche 3 novembre avec la signature d'une lettre d’entente.

Ce jour en 1982 - Canonisation de Marguerite Bourgeoys, première sainte canadienne. C'est en 1653 qu'elle avait quitté la France avec Paul de Chomedey, fondateur de Montréal. En 1659, elle fondait la Congrégation de Notre-Dame de Montréal.

Ce jour en 1988 - Décès du peintre Alfred Pellan. Né en 1906 à Québec, premier boursier en arts du Québec en 1926, il fut le premier peintre d'ici à s'illustrer en France, en 1935. De retour en 1940, son avant-gardisme choquait et il se rabattit sur l'illustration et les décors pour le théâtre, sa position bientôt supplantée par celle du Refus Global. Il devint en 1955 le premier Canadien à présenter une exposition individuelle au Musée national d'art moderne de Paris, ce qui établit sa réputation au Canada.

Ce jour en 1995 - Défait la veille au référendum sur la souveraineté, le premier ministre québécois Jacques Parizeau donne sa démission. Le soir de la mince défaite, il avait déclaré: «Mes amis, c’est raté, mais pas de beaucoup. Non non non, et c’est réussi sur un plan. Si vous voulez, on va cesser de parler des francophones du Québec, voulez-vous? On va parler de nous, à 60 % […] C’est vrai qu’on a été battu, au fond, par quoi? Par l’argent et des votes ethniques, essentiellement.» Ce « nous », c’était bien sûr les Canadiens-Français du Québec.

Ce jour en 1997 - La Cour suprême du Canada statue que la mère et le foetus ne font qu'un et que nul ne peut empiéter sur les droits d'une femme dont le comportement nuirait ou aurait nui au foetus.

Ce jour en 2001 - Décès de l'écrivaine Solange Chaput-Rolland à l'âge de 82 ans. Née à Montréal en 1919, elle fut d'abord éditorialiste et animatrice. Membre de la Commission Pepin-Robarts sur l'unité canadienne en 1977, elle avait été élue députée libérale à l'Assemblée nationale de 1979 à 1981. Elle a ensuite co-écrit avec Michèle Bazin la populaire série Monsieur le ministre. Nommée au Sénat en 1988 par le premier ministre conservateur Bryan Mulroney, elle était retournée à l'écriture de romans dans les dernières années de sa vie.

Ce jour en 2002 - Décès de Mgr Jean-Marie Fortier à l'âge de 82 ans. Élevé à l’épiscopat en 1961, il était nommé évêque de Gaspé en 1965 avant de succéder à Mgr Georges Cabana comme archevêque de Sherbrooke en 1968, fonction qu’il a occupée jusqu’en 1996. Il a aussi été chancelier de l’Université de Sherbrooke, ainsi que président de la Conférence catholique canadienne et de l’Assemblée des évêques du Québec.

Ce jour en 2004 - Fermeture de l'aéroport de Mirabel. Le dernier départ avec passagers à 20h55 est le vol TS-710 d'Air Transat à destination de Paris. À partir du 1er novembre, l'aéroport accueillera seulement les avions cargos et tous les vols de passagers se feront à Dorval. Mirabel avait ouvert ses portes le 5 octobre 1975.

Ce jour en 2007 - Saku Koivu ne parle pas le français! Le capitaine du Canadiens est à nouveau pris à partie par certains politiciens québécois pour son incapacité à s’exprimer en français en public après 11 saisons à Montréal. Le Finnois rappelle que ses enfants sont en garderie en milieu francophone et que son épouse parle couramment le français. Il est évident que la direction du club ne l’a aucunement incité à faire l’effort d’apprendre notre langue. Là est le véritable scandale.

Ce jour en 2023 - Décès de Fabien Roy à Beauceville. Devenu organisateur du Ralliement créditiste du Québec en 1962, il fut élu en 1970, réélu en 1973 et de nouveau en 1976 sous la bannière du Parti national populaire fondé avec l'ex-ministre libéral Jérôme Choquette. Élu aux Communes en 1979 à la tête du Parti du Crédit social du Canada, exprimant l'idée d'un «Bloc québécois» au Canada que reprendra Lucien Bouchard en 1990, il détiendra la balance du pouvoir lors de l'éphémère gouvernement de Joe Clark.

Avec l’identité québécoise, on s’est mis à croire qu’on ne pouvait avoir de légitimité comme peuple, à moins de fédérer toutes les autres ethnies du Québec autour des Canadiens-Français historiques.

Pourquoi, amis souverainistes, ne prenez-vous pas le temps de lire ou de relire la Charte des Nations Unies et ses déclarations sur le droit des peuples minoritaires ? Les Abénakis, les Malécites, toute différence prise en compte, et ce n’est pas mon intention de la nier, ont bien obtenu des droits robustes malgré leur petit nombre. Répondez-moi, les Canadiens-Français ne sont-ils pas admissibles à des droits parallèles ?
En fait, on a retranché du champ de l’analyse politique le passage ontologique qui a frappé les Canadiens-Français. La partie la plus visible et commune à tous les Canadiens-Français à partir de 1969, Québec compris, se mesure par le repli global.

Il faut trouver les moyens de cultiver la résilience collective des Canadiens-Français EN TANT QUE Canadiens-Français. Notre histoire bien comprise nous les donne, de nombreux exemples de gens qui ont combattu « pour la suite du monde » avec les armes à leur disposition à leur époque.

Dès les années 1970 l’économiste américain Lyndon H. LaRouche formulait la base scientifique d’une théorie économique dénonçant le capitalisme financier sauvage axé sur la maximisation de la rente au détriment des acteurs de la production de biens définissant l’économie réelle. Sa proposition de Banque de Développement Internationale aurait bien pu inspirer les BRICs.

Les référendums de 1980 et de 1995 sont fondés sur le même paradigme, la question, l’atmosphère, les résultats et les blocages qui en découlent sont en gros les mêmes, même si une analyse des résultats montre certaines différences. Si on met entre parenthèses les peuples autochtones, la stratégie référendaire a

Ravages du suprémacisme anglo-saxon « aryen » au Canada après le pacte confédératif de 1867. Cette idéologie associée à l' »Union Jack » (drapeau britannique) abandonné à regret par les « Old Stock Canadians » à la veille du centenaire demeurait le principal obstacle au renouvellement de la constitution du Canada proposé par Daniel Johnson en 1968. Un autre obstacle, qui nous appartient, fut le manque d’une élite politique capable de marcher dans les pas de Johnson.

Essai original de Marc Dunlay, membre de la FCF, sur l’hymne national des Canadiens-Français. Ce texte propose une réflexion multidimensionnelle sur l’œuvre écrite par Basile Routhier en 1880.

Pourquoi, amis souverainistes, ne prenez-vous pas le temps de lire ou de relire la Charte des Nations Unies et ses déclarations sur le droit des peuples minoritaires ? Les Abénakis, les Malécites, toute différence prise en compte, et ce n’est pas mon intention de la nier, ont bien obtenu des droits robustes malgré leur petit nombre. Répondez-moi, les Canadiens-Français ne sont-ils pas admissibles à des droits parallèles ?
En fait, on a retranché du champ de l’analyse politique le passage ontologique qui a frappé les Canadiens-Français. La partie la plus visible et commune à tous les Canadiens-Français à partir de 1969, Québec compris, se mesure par le repli global.

Il faut trouver les moyens de cultiver la résilience collective des Canadiens-Français EN TANT QUE Canadiens-Français. Notre histoire bien comprise nous les donne, de nombreux exemples de gens qui ont combattu « pour la suite du monde » avec les armes à leur disposition à leur époque.

Dès les années 1970 l’économiste américain Lyndon H. LaRouche formulait la base scientifique d’une théorie économique dénonçant le capitalisme financier sauvage axé sur la maximisation de la rente au détriment des acteurs de la production de biens définissant l’économie réelle. Sa proposition de Banque de Développement Internationale aurait bien pu inspirer les BRICs.

Les référendums de 1980 et de 1995 sont fondés sur le même paradigme, la question, l’atmosphère, les résultats et les blocages qui en découlent sont en gros les mêmes, même si une analyse des résultats montre certaines différences. Si on met entre parenthèses les peuples autochtones, la stratégie référendaire a

Ravages du suprémacisme anglo-saxon « aryen » au Canada après le pacte confédératif de 1867. Cette idéologie associée à l' »Union Jack » (drapeau britannique) abandonné à regret par les « Old Stock Canadians » à la veille du centenaire demeurait le principal obstacle au renouvellement de la constitution du Canada proposé par Daniel Johnson en 1968. Un autre obstacle, qui nous appartient, fut le manque d’une élite politique capable de marcher dans les pas de Johnson.

Essai original de Marc Dunlay, membre de la FCF, sur l’hymne national des Canadiens-Français. Ce texte propose une réflexion multidimensionnelle sur l’œuvre écrite par Basile Routhier en 1880.

Nous sommes en train de nous faire *ourrer par les Québécois encartés : l’immobilisme de la CAQ et le référendisme du Parti québécois, tous deux terrorisés par la « communauté aux droits consacrés »

Aujourd’hui, nous affirmons que la promotion d’une identité québécoise, explicitement amputée de notre personnalité canadienne-française historique, nous cause un préjudice au sein d’une population composée de groupes qui jouissent de droits spécifiques en raison de leurs attributions identitaires.

La FCF a déposé un mémoire sur le projet de loi 1 – Loi constitutionnelle de 2025 sur le Québec – présenté par le ministre Simon Jolin-Barette. Vous pouvez lire ce mémoire ici.

Revitaliser notre être collectif Écrire l’histoire en prenant pour fil la continuité historique des Canadiens-Français est une pratique qui s’est perdue. Avec la Révolution tranquille, une brisure s’est produite. Bien sûr, l’histoire écrite avant 1970 sera toujours accessible. Mais au goût d’aujourd’hui, elle ne serait plus que le témoignage d’un

Comment se fait-il que dans le même temps où l’on se battait le mieux pour un avenir enraciné, d’autres aient insisté pour que l’on renonce à l’identité canadienne-française ? C’est une étrange contradiction et, en regard de l’évolution du statut national, elle reste assez opaque encore aujourd’hui. On a bien dit que seule l’identité québécoise avait de l’avenir. Du coup, fallait-il effacer un passé canadien-français révolu ?

Alexandre Cormier-Denis a déposé en septembre un mémoire au Comité consultatif sur les enjeux constitutionnels du Québec au sein de la Fédération canadienne dont notre contributeur Gilles Verrier a trouvé opportun de livrer ici un synopsis critique. Ce mémoire intitulé Manifeste pour une reconnaissance du Québec comme État-nation du peuple canadiens-français est accessible, comme tous les autres mémoires déposés, sur le site web du Comité.

À la veille du 323e anniversaire, le 4 août prochain, de la signature de ce traité historique, la Fédération des Canadiens-Français estime que cet événement n’est pas commémoré à la hauteur et avec la clarté qu’il mérite. Laissé dans un ombre relatif, sous-évalué ou mal compris, nous avons demandé à trois auteurs de nous éclairer.

Communiqué de la FCF publié le 22 juin 2024 pour les 250 ans de l’Acte de Québec. Distribué à la Journée d’étude sur le même sujet, chapeautée par Droits collectifs Québec.

Le 5 février 1968, il y a 55 ans, Daniel Johnson prenait la parole devant tous les représentants du Canada anglais réunis. Il prononçait sans doute le discours le plus important de sa carrière d’homme d’État, un discours remarquable et percutant. Il plaidait un projet de réforme des institutions qui ne sera jamais repris avec la même hauteur par les premiers ministres du Québec qui suivront. Johnson incarnait alors une doctrine politique élaborée par les Canadiens-Français au cours des décennies précédentes, elle avait atteint le stade de sa maturité. Il parlait à l’occasion d’une conférence constitutionnelle qu’il avait lui-même réclamée.

Aujourd’hui, nous affirmons que la promotion d’une identité québécoise, explicitement amputée de notre personnalité canadienne-française historique, nous cause un préjudice au sein d’une population composée de groupes qui jouissent de droits spécifiques en raison de leurs attributions identitaires.

La FCF a déposé un mémoire sur le projet de loi 1 – Loi constitutionnelle de 2025 sur le Québec – présenté par le ministre Simon Jolin-Barette. Vous pouvez lire ce mémoire ici.

Revitaliser notre être collectif Écrire l’histoire en prenant pour fil la continuité historique des Canadiens-Français est une pratique qui s’est perdue. Avec la Révolution tranquille, une brisure s’est produite. Bien sûr, l’histoire écrite avant 1970 sera toujours accessible. Mais au goût d’aujourd’hui, elle ne serait plus que le témoignage d’un

Comment se fait-il que dans le même temps où l’on se battait le mieux pour un avenir enraciné, d’autres aient insisté pour que l’on renonce à l’identité canadienne-française ? C’est une étrange contradiction et, en regard de l’évolution du statut national, elle reste assez opaque encore aujourd’hui. On a bien dit que seule l’identité québécoise avait de l’avenir. Du coup, fallait-il effacer un passé canadien-français révolu ?

Alexandre Cormier-Denis a déposé en septembre un mémoire au Comité consultatif sur les enjeux constitutionnels du Québec au sein de la Fédération canadienne dont notre contributeur Gilles Verrier a trouvé opportun de livrer ici un synopsis critique. Ce mémoire intitulé Manifeste pour une reconnaissance du Québec comme État-nation du peuple canadiens-français est accessible, comme tous les autres mémoires déposés, sur le site web du Comité.

À la veille du 323e anniversaire, le 4 août prochain, de la signature de ce traité historique, la Fédération des Canadiens-Français estime que cet événement n’est pas commémoré à la hauteur et avec la clarté qu’il mérite. Laissé dans un ombre relatif, sous-évalué ou mal compris, nous avons demandé à trois auteurs de nous éclairer.

Communiqué de la FCF publié le 22 juin 2024 pour les 250 ans de l’Acte de Québec. Distribué à la Journée d’étude sur le même sujet, chapeautée par Droits collectifs Québec.

Le 5 février 1968, il y a 55 ans, Daniel Johnson prenait la parole devant tous les représentants du Canada anglais réunis. Il prononçait sans doute le discours le plus important de sa carrière d’homme d’État, un discours remarquable et percutant. Il plaidait un projet de réforme des institutions qui ne sera jamais repris avec la même hauteur par les premiers ministres du Québec qui suivront. Johnson incarnait alors une doctrine politique élaborée par les Canadiens-Français au cours des décennies précédentes, elle avait atteint le stade de sa maturité. Il parlait à l’occasion d’une conférence constitutionnelle qu’il avait lui-même réclamée.
Si vous êtes canadien-français hors-Québec, faites-nous signe à info@canadiens-francais.com. Nous aimerions vous connaître !
Car le discours indépendantiste avait à ce point insisté, dans la foulée de la Révolution tranquille, sur l’État et ses vertus qu’on en est presque venu à voir dans l’indépendance le triomphe de l’Etat plutôt que la consécration de la nation. C’est pourtant la nation qui aspire à l’indépendance et qui peut se réclamer légitimement du droit à l’autodétermination, non pas l’État-nation.
L’histoire n’est jamais finie. Tout est toujours à refaire et les remparts à relever. Les victoires comme les défaites n’ont qu’un temps. Ce qui persiste et permet de renaître est plus solide que toutes les murailles. C’est quelque chose d’immatériel et de fort, présent dans le coeur de chaque homme et de chaque femme d’une même communauté quand celle-ci a conscience de ce qu’elle a d’unique et d’essentiel. Les Japonais, les Juifs, les Hindous et d’autres peuples possèdent ce trésor qui leur a permis d’affronter les périls de l’histoire sans disparaître.
Nul n’ignore ici que le Canada français est actuellement profondément mécontent de sa place dans la confédération. Il y a à cela des raisons complexes d’inégales importances. J’ai dit et je répète aujourd’hui que la plupart de ces raisons sont parfaitement fondées.
Pour être Québécois, il suffit d’habiter le Québec ! Sans l’indépendance, les Canadiens-Français devront continuer de défendre âprement leur existence. Avec une indépendance trudeauiste, ils devront s’affirmer face à une diversité qui monte et braver la résistance des châteaux-forts anglo-saxons. Les deux perspectives commandent le retour politique des Canadiens-Français. Si vous avez compris qu’une identité de « Québécois francophones », provinciale et linguistique, a coupé le souffle de notre épopée, qu’elle supprime notre légitimité et nos droits historiques, vous avez compris l’essentiel.
Je souhaite montrer, dans l’essai qui va suivre, qu’entre les pensées trudeauiste et « néosouverainiste », les similitudes sont frappantes.
Et c’est au moment où nous nous préparons à résister aux armées d’invasion d’un puissant voisin qu’on nous enlève les libertés dont nous jouissons après les avoir gagnées par un siècle de luttes! Mais il me semble qu’on devrait plutôt nous donner de nouvelles garanties de sécurité pour nous engager à combattre des adversaires aguerris, dix fois plus nombreux, et dont l’organisation politique est moins hostile.
Comme notre constitution n’a rien prévu de tel parce qu’elle était une concession du conquérant aux Canadiens-Français, de la mère patrie aux coloniaux dans le cas des Canadiens anglais, nos États généraux sont indubitablement l’effort le plus systématique, le plus compréhensif, le
plus réussi qui ait jamais été tenté pour constituer une véritable Assemblée nationale du peuple canadien-français en vue d’établir sa constitution.
Lors de la campagne d’Italie à l’automne 1943, le 22e Régiment reçoit l’ordre de prendre la ferme Casa Berardi sur le flanc ouest du ravin d’Ortona. Le 14 décembre 1943, les compagnies C et D soutenues par les chars Sherman de l’Ontario Regiment passent à l’attaque.. Le capitaine Paul Triquet à la tête de la compagnie C avance sous un feu nourri avec ses 50 hommes soutenus par six chars Sherman de l’Ontario Regiment. À 1,500 mètres de la ferme, il a déjà perdu deux chars et vingt hommes. À 14 heures, Triquet et les 14 hommes restants sont à 200 mètres de la ferme. Grâce aux fumigènes lancés par les Shermans, la pognée d’homme atteint les murs de la ferme et en déloge les derniers Allemands à 15h30. Ils résisteront toute la nuit aux contre-attaques allemandes répétées jusqu’à l’arrivée des renforts le lendemain. Pour son leadership lors de cette attaque, Paul Triquet a été décoré de la Victoria Cross des mains du roi Georges VI le 27 mars 1944.
Le choix des membres
Pour informations supplémentaires, voir https://www.casavant.ca/histoire/
| Devant l’absence d’une loi encadrant les caisses populaires, Alphonse Desjardins reste prudent et fonde seulement trois autres caisses à proximité de son lieu de résidence et de travail, c’est-à-dire Lévis et Ottawa. |
| Cette caisse, comme près d’une cinquantaine d’autres fondées à l’époque d’Alphonse Desjardins, a fermé ses portes avant sa mort en 1920. |
| Il s’agit de la première caisse fondée après l’adoption d’une loi encadrant les caisses par l’Assemblée législative du Québec. Il s’agit également de la première caisse en milieu rural. |
| Au total, Alphonse Desjardins participe à la fondation de 136 caisses populaires au Québec, 18 en Ontario et 9 aux États-Unis. |
Nos remerciements à Pierre-Olivier Maheux, historien à la Société Desjardins.
Réf. : Aperçu historique sur les petits séminaires de la P. de Q., Bounadère, René, ptre, 1945
Il découvre et connaît ses racines :
Il chérit et cultive sa langue :
Il pratique le nationalisme économique :