
Les Canadiens-Français à l’assaut du temps
Avec l’identité québécoise, on s’est mis à croire qu’on ne pouvait avoir de légitimité comme peuple, à moins de fédérer toutes les autres ethnies du Québec autour des Canadiens-Français historiques.

Ce jour en 1611 - Charles de Bourbon, comte de Soissons, est nommé gouverneur de la Nouvelle-France. Suite à l'échec de la société de Dugua de Mons, Louis XIII a décidé de poursuivre l'entreprise de Québec en mettant son neveu Charles en charge de la colonie avec le monopole des fourrures ; ce dernier demandera le 15 octobre à Samuel de Champlain d’être son lieutenant sur place. Il sera son commanditaire à la cour, mais décédera en novembre 1612.

Ce jour en 1645 - Arrivée à Montréal le 17 mai, Jeanne Mance inaugure le petit hôpital qu'elle a fait construire grâce à l'aide discrète d'Angélique Faure, veuve de Claude de Bullion, surintendant des finances de Louis XIII et soutien actif du cardinal de Richelieu. Le petit bâtiment de bois mesurant 60 pieds de long sur 24 de large servira jusqu'en 1654, alors qu’il sera remplacé par une autre construction plus vaste. Jeanne Mance sera la seule administratrice de l'hôpital pendant 31 ans et l’histoire désignera Madame de Bullion sous le nom “Bienfaitrice inconnue”.

Ce jour en 1659 - Décès à Québec à 56 ans de Jean de Quen, missionnaire jésuite arrivé à Québec en 1635 qui le premier en 1647 a exploré la région du Lac St-Jean. Après une visite aux missions de Tadoussac, il avait remonté le 17 juillet le Saguenay jusqu'au lac alors appelé Pekouagami, honorant ce nouveau pays le lendemain en y célébrant une messe. Devenu Supérieur des missions de Nouvelle-France en 1652, il écrivit en 1656 la Relation sur le pays des Iroquois.

Ce jour en 1823 - Inauguration du canal Érié reliant la rivière Hudson depuis Albany, la capitale de l'état de New York, au lac Érié, établissant une voie fluviale entre l'océan Atlantique et les Grands Lacs. Deux bateaux de dignitaires entament la première liaison même si le canal n'est pas entièrement achevé. 83 écluses permettent de négocier la dénivellation de 183 m. sur 584 km. Le canal a 12 m. de large et 1,2 m. de profond. Environ 40,000 personnes assistent à l'événement le long du trajet.

Ce jour en 1875 - Télesphore Fournier devient le premier juge canadien-français à la nouvelle Cour suprême du Canada. Copropriétaire du journal Le National de Québec de 1855 à 1859, il a été élu sous la bannière du Parti libéral dans Bellechasse en 1870, y fut réélu jusqu'en 1875 puis démissionne pour siéger à la Cour suprême, poste qu'il occupera jusqu'à sa retraite en 1895. Vice-doyen de la faculté de droit de l’Université d’Ottawa de 1892 à 1895, iI donne des réceptions fort goûtées des lettrés francophones d’Ottawa. Il décédera le 10 mai 1896.

Ce jour en 1876 - Inauguration du P'tit Train du Nord. Les premiers colons arrivés dans les Laurentides dès 1769, ce n'est que dans la seconde moitié du XIXe siècle que la région se développe, sous l'impulsion du curé de St-Jérôme Antoine Labelle, désireux de freiner l'exode des Canadiens-Français vers les États-Unis. Les villages complètement isolés durant l'hiver, il a fait pression auprès du gouvernement pour la construction d'un chemin de fer vers les “Pays d'en Haut”. Un premier tronçon reliant St-Jérôme à Montréal est finalement créé.

Ce jour en 1895 - Le nouvel édifice de l'Université Laval à Montréal est inauguré sur la rue St-Denis, regroupant ses différentes facultés. Situé à l'angle sud-est des rues St-Denis et Ste-Catherine à proximité de l'École polytechnique, il peut accueillir 1,000 étudiants et comporte, en plus des salles de cours, une bibliothèque, des laboratoires, une salle de récréation et une autre de réception. Pendant plus de 40 ans, L'Université sera le berceau de la vie culturelle et sociale du Quartier Latin.

Ce jour en 1908 - Ouverture à Montréal de la première école d'enseignement supérieur pour filles de langue française, l’École d’enseignement supérieur affiliée à l'Université Laval, qui deviendra le Collège Marguerite-Bourgeoys en 1926. Situé à la maison-mère de la Congrégation de Notre-Dame rue Sherbrooke, c'est sa supérieure, Soeur Sainte-Anne-Marie, qui a convaincu les autorités de la nécessité d'offrir les quatre dernières années du cour classique aux jeunes filles, leur permettant d'obtenir le baccalauréat. La première diplômée sera Marie Gérin-Lajoie.

Ce jour en 1943 - Adélard Godbout annonce la nationalisation de la Montreal Light, Heat and Power (MLH&P). Porté au pouvoir à Québec en 1939, Godbout a dénoncé le monopole des deux principales entreprises du secteur, la MLH&P et la Shawinigan Water and Power. Il qualifie leurs agissements de «dictature économique crapuleuse et vicieuse». Malgré l'impopularité du «trust de l'électricité», le gouvernement Godbout a attendu presque deux ans avant de commencer à intervenir.(Poste central de la MLH&P, rue Wellington à Montréal)

Ce jour en 1954 - En pleine campagne électorale municipale, Jean Drapeau candidat, le juge Caron remet son jugement dix-sept mois après la fin de l'enquête sur la corruption policière à Montréal menée par Pacifique Plante et Jean Drapeau. Dans son verdict de 225 pages, il dénonce la négligence des conseillers municipaux, leur distribuant quelques blâmes et pointant du doigt une vingtaine de policiers. Certains, dont le chef Albert Langlois, seront destitués, d'autres blâmés ou condamnés à payer des amendes. L'enquête aura permis d'embêter temporairement le crime organisé à Montréal.

Ce jour en 1956 - Première diffusion des Belles histoires des pays d'en haut à la télévision de Radio-Canada. Les téléspectateurs peuvent voir évoluer au petit écran les personnages qui depuis 25 ans avaient été les héros de leur radioroman préféré, Un homme et son péché. L’émission sera diffusée jusqu’au 25 mai 1970, ce qui en fera la plus populaire jamais présentée à la télévision québécoise.

Ce jour en 1966 - Décès de Mgr Joseph-Conrad Chaumont. Promu évêque auxiliaire du diocèse de Montréal en 1941 par Mgr Charbonneau, Mgr Bruchési l'avait en 1934 nommé vicaire général et directeur de L'Action catholique, alors en pleine expansion. Fils de cultivateur né à Sainte-Anne-des-Plaines et ordonné prêtre en 1898, il avait à son retour en 1900 d'études en théologie à Rome été assigné au Séminaire de Sainte-Thérèse, où il avait fait ses études, et y avait occupé plusieurs postes jusqu'en 1923, le Conseil de l'instruction publique lui confiant en 1922 la création de l'École normale de Saint-Jérôme. Il était ensuite en 1925 devenu curé de la paroisse du Très-Saint-Nom-de-Jésus à Montréal.

Ce jour en 1970 - Déclenchement de la grève des médecins spécialistes, qui protestent contre certaines modalités du plan d'assurance-maladie qui doit entrer en vigueur le 1er novembre. Le conflit prendra fin le 18 octobre, trois jours après le passage d'une loi forçant leur retour au travail. Une convention collective sera signée le 11 novembre entre le gouvernement du Québec et la Fédération des médecins omnipraticiens. Cette entente prévoira des réaménagements de leurs honoraires et la création d'un Comité d'appréciation des relevés d'honoraires non conformes à l'entente.

Ce jour en 1978 - Gilles Villeneuve remporte le Grand Prix Labatt du Canada, dernière course de la saison, sur le nouveau circuit de l'Île Notre-Dame, dans une nouvelle ville, Montréal, devenant le premier canadien à gagner une course de formule I, devant 70,000 spectateurs enthousiastes. Troisième sur la ligne de départ, il a glissé en quatrième, puis au 19e tour commencé sa remontée, talonnant en quelques tours le meneur Jean-Pierre Jarier très loin devant, qui devra abandonner au 49e tour à cause d'un bris mécanique.

Ce jour en 1997 - Décès de Paul Bouchard, considéré comme l'un des premiers penseurs du mouvement souverainiste québécois, influençant Raymond Barbeau, Raoul Roy et René Lévesque. Avocat à Québec, il avait en 1936 créé l'hebdomadaire La Nation, qu'il avait publié jusqu'en 1939. Ce journal de droite avait pour devise : “Pour un État libre français en Amérique”, toutefois en rupture avec le clérico-nationalisme de Lionel Groulx. Les jeunes Jean-Louis Gagnon et Jean Marchand avaient compté parmi ses collaborateurs. Bouchard s'était rallié au gouvernement de Maurice Duplessis durant les années 1940, devenant l'un des principaux propagandistes de l'Union nationale. Devenu professeur à l'Université Laval dans les années 1960, il fut président de la Société des écrivains canadiens en 1980.

Ce jour en 2013 - Décès à 86 ans de Paul Desmarais, pesant $4,5 milliards. Ayant repris de son père la Sudbury Bus Lines, il avait acheté en 1961 Autobus provincial de Montréal, puis en 1968 les intérêts Nesbitt dans Power Corporation, un fond d'investissement enrichi par la nationalisation de l'électricité au Québec. Son empire crut ensuite rapidement au Canada et en Europe en association avec Pargesa du belge Albert Frère. Travaillant dans l'ombre, aidant les politiciens prêts à servir son agenda, il a été décoré du plus haut rang de la Légion d'honneur française par l'ex-président français Nicolas Sarkosy.

Avec l’identité québécoise, on s’est mis à croire qu’on ne pouvait avoir de légitimité comme peuple, à moins de fédérer toutes les autres ethnies du Québec autour des Canadiens-Français historiques.

Pourquoi, amis souverainistes, ne prenez-vous pas le temps de lire ou de relire la Charte des Nations Unies et ses déclarations sur le droit des peuples minoritaires ? Les Abénakis, les Malécites, toute différence prise en compte, et ce n’est pas mon intention de la nier, ont bien obtenu des droits robustes malgré leur petit nombre. Répondez-moi, les Canadiens-Français ne sont-ils pas admissibles à des droits parallèles ?
En fait, on a retranché du champ de l’analyse politique le passage ontologique qui a frappé les Canadiens-Français. La partie la plus visible et commune à tous les Canadiens-Français à partir de 1969, Québec compris, se mesure par le repli global.

Il faut trouver les moyens de cultiver la résilience collective des Canadiens-Français EN TANT QUE Canadiens-Français. Notre histoire bien comprise nous les donne, de nombreux exemples de gens qui ont combattu « pour la suite du monde » avec les armes à leur disposition à leur époque.

Dès les années 1970 l’économiste américain Lyndon H. LaRouche formulait la base scientifique d’une théorie économique dénonçant le capitalisme financier sauvage axé sur la maximisation de la rente au détriment des acteurs de la production de biens définissant l’économie réelle. Sa proposition de Banque de Développement Internationale aurait bien pu inspirer les BRICs.

Les référendums de 1980 et de 1995 sont fondés sur le même paradigme, la question, l’atmosphère, les résultats et les blocages qui en découlent sont en gros les mêmes, même si une analyse des résultats montre certaines différences. Si on met entre parenthèses les peuples autochtones, la stratégie référendaire a

Ravages du suprémacisme anglo-saxon « aryen » au Canada après le pacte confédératif de 1867. Cette idéologie associée à l' »Union Jack » (drapeau britannique) abandonné à regret par les « Old Stock Canadians » à la veille du centenaire demeurait le principal obstacle au renouvellement de la constitution du Canada proposé par Daniel Johnson en 1968. Un autre obstacle, qui nous appartient, fut le manque d’une élite politique capable de marcher dans les pas de Johnson.

Essai original de Marc Dunlay, membre de la FCF, sur l’hymne national des Canadiens-Français. Ce texte propose une réflexion multidimensionnelle sur l’œuvre écrite par Basile Routhier en 1880.

Pourquoi, amis souverainistes, ne prenez-vous pas le temps de lire ou de relire la Charte des Nations Unies et ses déclarations sur le droit des peuples minoritaires ? Les Abénakis, les Malécites, toute différence prise en compte, et ce n’est pas mon intention de la nier, ont bien obtenu des droits robustes malgré leur petit nombre. Répondez-moi, les Canadiens-Français ne sont-ils pas admissibles à des droits parallèles ?
En fait, on a retranché du champ de l’analyse politique le passage ontologique qui a frappé les Canadiens-Français. La partie la plus visible et commune à tous les Canadiens-Français à partir de 1969, Québec compris, se mesure par le repli global.

Il faut trouver les moyens de cultiver la résilience collective des Canadiens-Français EN TANT QUE Canadiens-Français. Notre histoire bien comprise nous les donne, de nombreux exemples de gens qui ont combattu « pour la suite du monde » avec les armes à leur disposition à leur époque.

Dès les années 1970 l’économiste américain Lyndon H. LaRouche formulait la base scientifique d’une théorie économique dénonçant le capitalisme financier sauvage axé sur la maximisation de la rente au détriment des acteurs de la production de biens définissant l’économie réelle. Sa proposition de Banque de Développement Internationale aurait bien pu inspirer les BRICs.

Les référendums de 1980 et de 1995 sont fondés sur le même paradigme, la question, l’atmosphère, les résultats et les blocages qui en découlent sont en gros les mêmes, même si une analyse des résultats montre certaines différences. Si on met entre parenthèses les peuples autochtones, la stratégie référendaire a

Ravages du suprémacisme anglo-saxon « aryen » au Canada après le pacte confédératif de 1867. Cette idéologie associée à l' »Union Jack » (drapeau britannique) abandonné à regret par les « Old Stock Canadians » à la veille du centenaire demeurait le principal obstacle au renouvellement de la constitution du Canada proposé par Daniel Johnson en 1968. Un autre obstacle, qui nous appartient, fut le manque d’une élite politique capable de marcher dans les pas de Johnson.

Essai original de Marc Dunlay, membre de la FCF, sur l’hymne national des Canadiens-Français. Ce texte propose une réflexion multidimensionnelle sur l’œuvre écrite par Basile Routhier en 1880.

Nous sommes en train de nous faire *ourrer par les Québécois encartés : l’immobilisme de la CAQ et le référendisme du Parti québécois, tous deux terrorisés par la « communauté aux droits consacrés »

Aujourd’hui, nous affirmons que la promotion d’une identité québécoise, explicitement amputée de notre personnalité canadienne-française historique, nous cause un préjudice au sein d’une population composée de groupes qui jouissent de droits spécifiques en raison de leurs attributions identitaires.

La FCF a déposé un mémoire sur le projet de loi 1 – Loi constitutionnelle de 2025 sur le Québec – présenté par le ministre Simon Jolin-Barette. Vous pouvez lire ce mémoire ici.

Revitaliser notre être collectif Écrire l’histoire en prenant pour fil la continuité historique des Canadiens-Français est une pratique qui s’est perdue. Avec la Révolution tranquille, une brisure s’est produite. Bien sûr, l’histoire écrite avant 1970 sera toujours accessible. Mais au goût d’aujourd’hui, elle ne serait plus que le témoignage d’un

Comment se fait-il que dans le même temps où l’on se battait le mieux pour un avenir enraciné, d’autres aient insisté pour que l’on renonce à l’identité canadienne-française ? C’est une étrange contradiction et, en regard de l’évolution du statut national, elle reste assez opaque encore aujourd’hui. On a bien dit que seule l’identité québécoise avait de l’avenir. Du coup, fallait-il effacer un passé canadien-français révolu ?

Alexandre Cormier-Denis a déposé en septembre un mémoire au Comité consultatif sur les enjeux constitutionnels du Québec au sein de la Fédération canadienne dont notre contributeur Gilles Verrier a trouvé opportun de livrer ici un synopsis critique. Ce mémoire intitulé Manifeste pour une reconnaissance du Québec comme État-nation du peuple canadiens-français est accessible, comme tous les autres mémoires déposés, sur le site web du Comité.

À la veille du 323e anniversaire, le 4 août prochain, de la signature de ce traité historique, la Fédération des Canadiens-Français estime que cet événement n’est pas commémoré à la hauteur et avec la clarté qu’il mérite. Laissé dans un ombre relatif, sous-évalué ou mal compris, nous avons demandé à trois auteurs de nous éclairer.

Communiqué de la FCF publié le 22 juin 2024 pour les 250 ans de l’Acte de Québec. Distribué à la Journée d’étude sur le même sujet, chapeautée par Droits collectifs Québec.

Le 5 février 1968, il y a 55 ans, Daniel Johnson prenait la parole devant tous les représentants du Canada anglais réunis. Il prononçait sans doute le discours le plus important de sa carrière d’homme d’État, un discours remarquable et percutant. Il plaidait un projet de réforme des institutions qui ne sera jamais repris avec la même hauteur par les premiers ministres du Québec qui suivront. Johnson incarnait alors une doctrine politique élaborée par les Canadiens-Français au cours des décennies précédentes, elle avait atteint le stade de sa maturité. Il parlait à l’occasion d’une conférence constitutionnelle qu’il avait lui-même réclamée.

Aujourd’hui, nous affirmons que la promotion d’une identité québécoise, explicitement amputée de notre personnalité canadienne-française historique, nous cause un préjudice au sein d’une population composée de groupes qui jouissent de droits spécifiques en raison de leurs attributions identitaires.

La FCF a déposé un mémoire sur le projet de loi 1 – Loi constitutionnelle de 2025 sur le Québec – présenté par le ministre Simon Jolin-Barette. Vous pouvez lire ce mémoire ici.

Revitaliser notre être collectif Écrire l’histoire en prenant pour fil la continuité historique des Canadiens-Français est une pratique qui s’est perdue. Avec la Révolution tranquille, une brisure s’est produite. Bien sûr, l’histoire écrite avant 1970 sera toujours accessible. Mais au goût d’aujourd’hui, elle ne serait plus que le témoignage d’un

Comment se fait-il que dans le même temps où l’on se battait le mieux pour un avenir enraciné, d’autres aient insisté pour que l’on renonce à l’identité canadienne-française ? C’est une étrange contradiction et, en regard de l’évolution du statut national, elle reste assez opaque encore aujourd’hui. On a bien dit que seule l’identité québécoise avait de l’avenir. Du coup, fallait-il effacer un passé canadien-français révolu ?

Alexandre Cormier-Denis a déposé en septembre un mémoire au Comité consultatif sur les enjeux constitutionnels du Québec au sein de la Fédération canadienne dont notre contributeur Gilles Verrier a trouvé opportun de livrer ici un synopsis critique. Ce mémoire intitulé Manifeste pour une reconnaissance du Québec comme État-nation du peuple canadiens-français est accessible, comme tous les autres mémoires déposés, sur le site web du Comité.

À la veille du 323e anniversaire, le 4 août prochain, de la signature de ce traité historique, la Fédération des Canadiens-Français estime que cet événement n’est pas commémoré à la hauteur et avec la clarté qu’il mérite. Laissé dans un ombre relatif, sous-évalué ou mal compris, nous avons demandé à trois auteurs de nous éclairer.

Communiqué de la FCF publié le 22 juin 2024 pour les 250 ans de l’Acte de Québec. Distribué à la Journée d’étude sur le même sujet, chapeautée par Droits collectifs Québec.

Le 5 février 1968, il y a 55 ans, Daniel Johnson prenait la parole devant tous les représentants du Canada anglais réunis. Il prononçait sans doute le discours le plus important de sa carrière d’homme d’État, un discours remarquable et percutant. Il plaidait un projet de réforme des institutions qui ne sera jamais repris avec la même hauteur par les premiers ministres du Québec qui suivront. Johnson incarnait alors une doctrine politique élaborée par les Canadiens-Français au cours des décennies précédentes, elle avait atteint le stade de sa maturité. Il parlait à l’occasion d’une conférence constitutionnelle qu’il avait lui-même réclamée.
Si vous êtes canadien-français hors-Québec, faites-nous signe à info@canadiens-francais.com. Nous aimerions vous connaître !
Car le discours indépendantiste avait à ce point insisté, dans la foulée de la Révolution tranquille, sur l’État et ses vertus qu’on en est presque venu à voir dans l’indépendance le triomphe de l’Etat plutôt que la consécration de la nation. C’est pourtant la nation qui aspire à l’indépendance et qui peut se réclamer légitimement du droit à l’autodétermination, non pas l’État-nation.
L’histoire n’est jamais finie. Tout est toujours à refaire et les remparts à relever. Les victoires comme les défaites n’ont qu’un temps. Ce qui persiste et permet de renaître est plus solide que toutes les murailles. C’est quelque chose d’immatériel et de fort, présent dans le coeur de chaque homme et de chaque femme d’une même communauté quand celle-ci a conscience de ce qu’elle a d’unique et d’essentiel. Les Japonais, les Juifs, les Hindous et d’autres peuples possèdent ce trésor qui leur a permis d’affronter les périls de l’histoire sans disparaître.
Nul n’ignore ici que le Canada français est actuellement profondément mécontent de sa place dans la confédération. Il y a à cela des raisons complexes d’inégales importances. J’ai dit et je répète aujourd’hui que la plupart de ces raisons sont parfaitement fondées.
Pour être Québécois, il suffit d’habiter le Québec ! Sans l’indépendance, les Canadiens-Français devront continuer de défendre âprement leur existence. Avec une indépendance trudeauiste, ils devront s’affirmer face à une diversité qui monte et braver la résistance des châteaux-forts anglo-saxons. Les deux perspectives commandent le retour politique des Canadiens-Français. Si vous avez compris qu’une identité de « Québécois francophones », provinciale et linguistique, a coupé le souffle de notre épopée, qu’elle supprime notre légitimité et nos droits historiques, vous avez compris l’essentiel.
Je souhaite montrer, dans l’essai qui va suivre, qu’entre les pensées trudeauiste et « néosouverainiste », les similitudes sont frappantes.
Et c’est au moment où nous nous préparons à résister aux armées d’invasion d’un puissant voisin qu’on nous enlève les libertés dont nous jouissons après les avoir gagnées par un siècle de luttes! Mais il me semble qu’on devrait plutôt nous donner de nouvelles garanties de sécurité pour nous engager à combattre des adversaires aguerris, dix fois plus nombreux, et dont l’organisation politique est moins hostile.
Comme notre constitution n’a rien prévu de tel parce qu’elle était une concession du conquérant aux Canadiens-Français, de la mère patrie aux coloniaux dans le cas des Canadiens anglais, nos États généraux sont indubitablement l’effort le plus systématique, le plus compréhensif, le
plus réussi qui ait jamais été tenté pour constituer une véritable Assemblée nationale du peuple canadien-français en vue d’établir sa constitution.
Lors de la campagne d’Italie à l’automne 1943, le 22e Régiment reçoit l’ordre de prendre la ferme Casa Berardi sur le flanc ouest du ravin d’Ortona. Le 14 décembre 1943, les compagnies C et D soutenues par les chars Sherman de l’Ontario Regiment passent à l’attaque.. Le capitaine Paul Triquet à la tête de la compagnie C avance sous un feu nourri avec ses 50 hommes soutenus par six chars Sherman de l’Ontario Regiment. À 1,500 mètres de la ferme, il a déjà perdu deux chars et vingt hommes. À 14 heures, Triquet et les 14 hommes restants sont à 200 mètres de la ferme. Grâce aux fumigènes lancés par les Shermans, la pognée d’homme atteint les murs de la ferme et en déloge les derniers Allemands à 15h30. Ils résisteront toute la nuit aux contre-attaques allemandes répétées jusqu’à l’arrivée des renforts le lendemain. Pour son leadership lors de cette attaque, Paul Triquet a été décoré de la Victoria Cross des mains du roi Georges VI le 27 mars 1944.
Le choix des membres
Pour informations supplémentaires, voir https://www.casavant.ca/histoire/
| Devant l’absence d’une loi encadrant les caisses populaires, Alphonse Desjardins reste prudent et fonde seulement trois autres caisses à proximité de son lieu de résidence et de travail, c’est-à-dire Lévis et Ottawa. |
| Cette caisse, comme près d’une cinquantaine d’autres fondées à l’époque d’Alphonse Desjardins, a fermé ses portes avant sa mort en 1920. |
| Il s’agit de la première caisse fondée après l’adoption d’une loi encadrant les caisses par l’Assemblée législative du Québec. Il s’agit également de la première caisse en milieu rural. |
| Au total, Alphonse Desjardins participe à la fondation de 136 caisses populaires au Québec, 18 en Ontario et 9 aux États-Unis. |
Nos remerciements à Pierre-Olivier Maheux, historien à la Société Desjardins.
Réf. : Aperçu historique sur les petits séminaires de la P. de Q., Bounadère, René, ptre, 1945
Il découvre et connaît ses racines :
Il chérit et cultive sa langue :
Il pratique le nationalisme économique :