
Les Canadiens-Français à l’assaut du temps
Avec l’identité québécoise, on s’est mis à croire qu’on ne pouvait avoir de légitimité comme peuple, à moins de fédérer toutes les autres ethnies du Québec autour des Canadiens-Français historiques.

Ce jour en 1000 - L'islandais Leif Ericsson serait le premier Européen à explorer la côte est de l'Amérique du nord, et plus particulièrement la région du Labrador et de Terre-Neuve. Il est le fils d'Érik le Rouge (Eiríkr rauði) et petit-fils de Thorvald Ásvaldsson, mis tous deux hors la loi en Norvège pour meurtres et réfugiés en Islande. C'est là que naquit Leif, qui banni à son tour, emmena sa famille au Groenland. Les relations viking indiquent que leur séjour à L'Anse-aux-Meadows vers 1020 sera écourté par un conflit avec les amérindiens locaux, l'un d'eux ayant péri en voulant s'emparer de l'arme d'un compagnon de Leif. Ce dernier décida de ne pas attendre le retour en force des amérindiens et plia bagage, abandonnant l'installation isolée qui sera retrouvée en 1960.

Ce jour en 1668 - L'évêque François de Laval fonde le Séminaire de Québec, communauté de prêtres diocésains ayant comme première fonction la formation du clergé du pays. Les premiers aspirants logent avec les prêtres et l'évêque lui-même dans le presbytère de la cathédrale. On adjoindra à ce bâtiment, dès 1667, une grande maison en bois placée en forme de croix au chevet de l'église, le Séminaire, maison qui hébergera dès lors les aspirants et leurs directeurs. Le Séminaire deviendra plus tard l'Université Laval.

Ce jour en 1838 - George-Étienne Cartier met fin à son exil aux États-Unis et revient à Montréal suite à la proclamation annulant l'accusation de trahison. Après la défaite des Patriotes à Saint-Charles, il avait dû dut se cacher à Verchères où il avait passé l’hiver chez un cultivateur. Sa mort fut annoncée dans les journaux mais, en réalité, sa cachette ayant été découverte, il avait fui vers les États-Unis où il a vécu à Plattsburgh (NY) et à Burlington (Vermont) depuis mai.

Ce jour en 1899 - Ouverture du canal de Soulanges, qui remplace l'ancien canal de Beauharnois en évitement des rapides du fleuve en amont de ceux de Lachine. 5,000 navires l'utiliseront annuellement avant l'ouverture de la Voie maritime du St-Laurent. De nos jours, ses berges sont aménagées d'une piste cyclable et de sentiers pédestres. Le gouvernement du Québec a annoncé en 2005 un investissement de $2,4 millions afin d'évaluer le projet de réouverture du canal à la navigation de plaisance.

Ce jour en 1919 - Fondation du Conseil central national des métiers et du travail. David Giroux, de la Fédération nationale des briqueteurs, maçons et plâtriers, est à l'origine de cette centrale qui regroupe sa fédération, le Syndicat des débardeurs de Montréal et l'Union nationale des travailleurs en chaussure. Environ 6,000 travailleurs seraient affiliés à cette nouvelle centrale qui s'oppose aux syndicats confessionnelles. (fabrication de la brique en 1900)

Ce jour en 1940 - Début de l'entraînement militaire obligatoire pour les célibataires. Un premier groupe de 29,500 conscrits, la plupart entre 21 et 23 ans, y participe. Les conscrits font du conditionnement physique, suivent des cours et sont initiés au maniement de différentes armes. On prévoit qu'un second groupe commencera sa formation le 27 novembre. L'isolement de la Grande-Bretagne à la suite de la défaite française accélère ses besoins en hommes et matériel de guerre des pays du Commonwealth, dont le Canada.

Ce jour en 1951 - Grande première au Théâtre du Nouveau Monde, fondé par les comédiens Jean-Louis Roux, Jean Gascon , Guy Hoffmann, Georges Groulx, Robert Gadouas et Éloi de Grandmont. Il utilisera la salle de l'église du Gésu du Collège Sainte-Marie jusqu'en 1958, puis celle de l'Orpheum jusqu'en 1966, avant de loge à la salle Port-Royal de la Place des Arts jusqu'en 1972, alors qu'il achètera les locaux de l'ancienne Comédie-Canadienne du 84, rue Sainte-Catherine Ouest, qu'il fera rénover en 1996 et où il loge toujours.

Ce jour en 1954 - Décès à 61 ans d’Oliver Guimond, père (Ti-zoune), né en 1893 à Sudbury, Ontario, meneur de revue burlesque très célèbre au Québec jusqu'à la fin des années 1940. Sans doute influencé par son enfance franco-ontarienne et l'influence du burlesque américain, Ti-zoune jouait en anglais à Montréal devant un public majoritairement francophone, faisant la transition vers le français à partir du milieu des années 1920. Selon Juliette Petrie et Jean Grimaldi, il demeure le plus grand comique de l'histoire du burlesque canadien.

Ce jour en 1957 - Première présentation du téléroman La pension Velder, un des grands succès de la télévision québécoise à la fin des années 1950, qui raconte la vie d'une famille montréalaise et des pensionnaires qu'elle accueille. Radio-Canada en présentera 144 épisodes entre 1957 et 1960. Écrit par Robert Choquette, réalisé par Louis Bédard et Jean-Pierre Sénécal, ce téléroman met notamment en vedette Lucie de Vienne, Robert Gadouas, Françoise Faucher et Michel Noël. Le roman Élise Velder de Choquette publié en1938 avait déjà inspiré le premier feuilleton radiophonique diffusé par Radio-Canada tous les soirs de la semaine pour 15 minutes du 3 octobre 1938 au 4 septembre 1942.

Ce jour en 1959 - Le premier ministre unioniste Paul Sauvé inaugure l'autoroute des Laurentides, dont la construction a commencé sous le gouvernement Duplessis. Son tracé depuis le Boulevard métropolitain au centre de l'île de Montréal traverse l'île Jésus et les plateaux laurentiens jusqu'à Sainte-Agathe-des-Monts où elle se termine sur la route 117. Elle est la première autoroute québécoise à être mise en service et sera à péage jusqu'en 1985.

Ce jour en 1971 - Ouverture du congrès du Crédit social à Hull. Réal Caouette, chef par intérim suite à la démission de Robert Thomson, remporte facilement le leadership en défaisant son plus proche rival, Philippe Cossette, par plus de 400 voix. Il espère que cet élan lui permettra d'augmenter la représentation créditiste à la Chambre des communes lors de l'élection générale de 1972.

Ce jour en 1974 - Hervé Filion remporte sa 5,000e victoire en courses sous harnais, premier jockey nord-américain à atteindre cette marque. Courant pendant plusieurs années à un ou deux hippodromes par jour, il aura cumulé en carrière 15,180 victoires et accumulé plus de $75 millions en bourses, établissant toutes sortes de records au cours d'une séquence particulièrement faste au début des années 70, qui lui valut en 1971 le trophée Lou-Marsh remis à l'athlète par excellence au Canada.

Ce jour en 1978 - Décès à 49 ans d'un cancer des poumons de Jacques Brel, considéré avec Léo Ferré, Georges Brassens et Jean Ferrat l'un des grands de la chanson française, nombre de ses chansons devenues des classiques, dont Ne me quitte pas, considérée comme l'une des plus grandes chansons françaises. Venu de Belgique à Paris au début des années 1950, il avait connu des années difficile avant d'être découvert par Jacques Cannetti et que vienne en 1956 son premier grand succès, Quand on n'a que l'amour. Il quitta la scène au sommet de sa popularité en 1966 pour se consacrer au cinéma, jouant dans une dizaine de films, dont deux qu'il écrivit et réalisa, Franz et Le Far West, ce dernier retenu dans la sélection officielle au Festival de Cannes de 1973.

Ce jour en 1998 - Sortie du film C't'à ton tour Laura Cadieux de Denise Filiatrault, d'après le roman de Michel Tremblay et mettant en vedette Ginette Reno et Pierrette Robitaille. À la fois obsédée et déprimée par son problème de poids, Laura Cadieux (Ginette Reno) attend ses injections hebdomadaires de réduction de poids, rencontrant ainsi une variété de gens qui ont le même problème qu'elle. Pendant ce temps, sa meilleure amie, Madame Therrien (Pierrette Robitaille), fouille la ville pour retrouver son fils Vincent, ne sachant pas qu'il est en sécurité avec Laura.

Ce jour en 2009 - Treize ans de prison pour Vincent Lacroix, émule des Loups de Wall Street, qui a plaidé coupable aux 200 chefs d'accusation portés contre lui pour la fraude de $115 millions commise entre 2002 et 2005 aux dépens de près de 9,200 investisseurs. Le temps que l'ex-PDG de Norbourg a déjà passé en détention ne sera pas soustrait de la nouvelle sentence.

Ce jour en 2015 – À Mississauga en Ontario, sans retirer son niquab, Zunera Ishaq prête serment à la cérémonie de citoyenneté canadienne. À l'arrière plan, un militant islamiste barbu capte la scène sur son téléphone à des fins de propagande. Avertie, la CBC était aussi sur les lieux pour l'occasion.

Avec l’identité québécoise, on s’est mis à croire qu’on ne pouvait avoir de légitimité comme peuple, à moins de fédérer toutes les autres ethnies du Québec autour des Canadiens-Français historiques.

Pourquoi, amis souverainistes, ne prenez-vous pas le temps de lire ou de relire la Charte des Nations Unies et ses déclarations sur le droit des peuples minoritaires ? Les Abénakis, les Malécites, toute différence prise en compte, et ce n’est pas mon intention de la nier, ont bien obtenu des droits robustes malgré leur petit nombre. Répondez-moi, les Canadiens-Français ne sont-ils pas admissibles à des droits parallèles ?
En fait, on a retranché du champ de l’analyse politique le passage ontologique qui a frappé les Canadiens-Français. La partie la plus visible et commune à tous les Canadiens-Français à partir de 1969, Québec compris, se mesure par le repli global.

Il faut trouver les moyens de cultiver la résilience collective des Canadiens-Français EN TANT QUE Canadiens-Français. Notre histoire bien comprise nous les donne, de nombreux exemples de gens qui ont combattu « pour la suite du monde » avec les armes à leur disposition à leur époque.

Dès les années 1970 l’économiste américain Lyndon H. LaRouche formulait la base scientifique d’une théorie économique dénonçant le capitalisme financier sauvage axé sur la maximisation de la rente au détriment des acteurs de la production de biens définissant l’économie réelle. Sa proposition de Banque de Développement Internationale aurait bien pu inspirer les BRICs.

Les référendums de 1980 et de 1995 sont fondés sur le même paradigme, la question, l’atmosphère, les résultats et les blocages qui en découlent sont en gros les mêmes, même si une analyse des résultats montre certaines différences. Si on met entre parenthèses les peuples autochtones, la stratégie référendaire a

Ravages du suprémacisme anglo-saxon « aryen » au Canada après le pacte confédératif de 1867. Cette idéologie associée à l' »Union Jack » (drapeau britannique) abandonné à regret par les « Old Stock Canadians » à la veille du centenaire demeurait le principal obstacle au renouvellement de la constitution du Canada proposé par Daniel Johnson en 1968. Un autre obstacle, qui nous appartient, fut le manque d’une élite politique capable de marcher dans les pas de Johnson.

Essai original de Marc Dunlay, membre de la FCF, sur l’hymne national des Canadiens-Français. Ce texte propose une réflexion multidimensionnelle sur l’œuvre écrite par Basile Routhier en 1880.

Pourquoi, amis souverainistes, ne prenez-vous pas le temps de lire ou de relire la Charte des Nations Unies et ses déclarations sur le droit des peuples minoritaires ? Les Abénakis, les Malécites, toute différence prise en compte, et ce n’est pas mon intention de la nier, ont bien obtenu des droits robustes malgré leur petit nombre. Répondez-moi, les Canadiens-Français ne sont-ils pas admissibles à des droits parallèles ?
En fait, on a retranché du champ de l’analyse politique le passage ontologique qui a frappé les Canadiens-Français. La partie la plus visible et commune à tous les Canadiens-Français à partir de 1969, Québec compris, se mesure par le repli global.

Il faut trouver les moyens de cultiver la résilience collective des Canadiens-Français EN TANT QUE Canadiens-Français. Notre histoire bien comprise nous les donne, de nombreux exemples de gens qui ont combattu « pour la suite du monde » avec les armes à leur disposition à leur époque.

Dès les années 1970 l’économiste américain Lyndon H. LaRouche formulait la base scientifique d’une théorie économique dénonçant le capitalisme financier sauvage axé sur la maximisation de la rente au détriment des acteurs de la production de biens définissant l’économie réelle. Sa proposition de Banque de Développement Internationale aurait bien pu inspirer les BRICs.

Les référendums de 1980 et de 1995 sont fondés sur le même paradigme, la question, l’atmosphère, les résultats et les blocages qui en découlent sont en gros les mêmes, même si une analyse des résultats montre certaines différences. Si on met entre parenthèses les peuples autochtones, la stratégie référendaire a

Ravages du suprémacisme anglo-saxon « aryen » au Canada après le pacte confédératif de 1867. Cette idéologie associée à l' »Union Jack » (drapeau britannique) abandonné à regret par les « Old Stock Canadians » à la veille du centenaire demeurait le principal obstacle au renouvellement de la constitution du Canada proposé par Daniel Johnson en 1968. Un autre obstacle, qui nous appartient, fut le manque d’une élite politique capable de marcher dans les pas de Johnson.

Essai original de Marc Dunlay, membre de la FCF, sur l’hymne national des Canadiens-Français. Ce texte propose une réflexion multidimensionnelle sur l’œuvre écrite par Basile Routhier en 1880.

Nous sommes en train de nous faire *ourrer par les Québécois encartés : l’immobilisme de la CAQ et le référendisme du Parti québécois, tous deux terrorisés par la « communauté aux droits consacrés »

Aujourd’hui, nous affirmons que la promotion d’une identité québécoise, explicitement amputée de notre personnalité canadienne-française historique, nous cause un préjudice au sein d’une population composée de groupes qui jouissent de droits spécifiques en raison de leurs attributions identitaires.

La FCF a déposé un mémoire sur le projet de loi 1 – Loi constitutionnelle de 2025 sur le Québec – présenté par le ministre Simon Jolin-Barette. Vous pouvez lire ce mémoire ici.

Revitaliser notre être collectif Écrire l’histoire en prenant pour fil la continuité historique des Canadiens-Français est une pratique qui s’est perdue. Avec la Révolution tranquille, une brisure s’est produite. Bien sûr, l’histoire écrite avant 1970 sera toujours accessible. Mais au goût d’aujourd’hui, elle ne serait plus que le témoignage d’un

Comment se fait-il que dans le même temps où l’on se battait le mieux pour un avenir enraciné, d’autres aient insisté pour que l’on renonce à l’identité canadienne-française ? C’est une étrange contradiction et, en regard de l’évolution du statut national, elle reste assez opaque encore aujourd’hui. On a bien dit que seule l’identité québécoise avait de l’avenir. Du coup, fallait-il effacer un passé canadien-français révolu ?

Alexandre Cormier-Denis a déposé en septembre un mémoire au Comité consultatif sur les enjeux constitutionnels du Québec au sein de la Fédération canadienne dont notre contributeur Gilles Verrier a trouvé opportun de livrer ici un synopsis critique. Ce mémoire intitulé Manifeste pour une reconnaissance du Québec comme État-nation du peuple canadiens-français est accessible, comme tous les autres mémoires déposés, sur le site web du Comité.

À la veille du 323e anniversaire, le 4 août prochain, de la signature de ce traité historique, la Fédération des Canadiens-Français estime que cet événement n’est pas commémoré à la hauteur et avec la clarté qu’il mérite. Laissé dans un ombre relatif, sous-évalué ou mal compris, nous avons demandé à trois auteurs de nous éclairer.

Communiqué de la FCF publié le 22 juin 2024 pour les 250 ans de l’Acte de Québec. Distribué à la Journée d’étude sur le même sujet, chapeautée par Droits collectifs Québec.

Le 5 février 1968, il y a 55 ans, Daniel Johnson prenait la parole devant tous les représentants du Canada anglais réunis. Il prononçait sans doute le discours le plus important de sa carrière d’homme d’État, un discours remarquable et percutant. Il plaidait un projet de réforme des institutions qui ne sera jamais repris avec la même hauteur par les premiers ministres du Québec qui suivront. Johnson incarnait alors une doctrine politique élaborée par les Canadiens-Français au cours des décennies précédentes, elle avait atteint le stade de sa maturité. Il parlait à l’occasion d’une conférence constitutionnelle qu’il avait lui-même réclamée.

Aujourd’hui, nous affirmons que la promotion d’une identité québécoise, explicitement amputée de notre personnalité canadienne-française historique, nous cause un préjudice au sein d’une population composée de groupes qui jouissent de droits spécifiques en raison de leurs attributions identitaires.

La FCF a déposé un mémoire sur le projet de loi 1 – Loi constitutionnelle de 2025 sur le Québec – présenté par le ministre Simon Jolin-Barette. Vous pouvez lire ce mémoire ici.

Revitaliser notre être collectif Écrire l’histoire en prenant pour fil la continuité historique des Canadiens-Français est une pratique qui s’est perdue. Avec la Révolution tranquille, une brisure s’est produite. Bien sûr, l’histoire écrite avant 1970 sera toujours accessible. Mais au goût d’aujourd’hui, elle ne serait plus que le témoignage d’un

Comment se fait-il que dans le même temps où l’on se battait le mieux pour un avenir enraciné, d’autres aient insisté pour que l’on renonce à l’identité canadienne-française ? C’est une étrange contradiction et, en regard de l’évolution du statut national, elle reste assez opaque encore aujourd’hui. On a bien dit que seule l’identité québécoise avait de l’avenir. Du coup, fallait-il effacer un passé canadien-français révolu ?

Alexandre Cormier-Denis a déposé en septembre un mémoire au Comité consultatif sur les enjeux constitutionnels du Québec au sein de la Fédération canadienne dont notre contributeur Gilles Verrier a trouvé opportun de livrer ici un synopsis critique. Ce mémoire intitulé Manifeste pour une reconnaissance du Québec comme État-nation du peuple canadiens-français est accessible, comme tous les autres mémoires déposés, sur le site web du Comité.

À la veille du 323e anniversaire, le 4 août prochain, de la signature de ce traité historique, la Fédération des Canadiens-Français estime que cet événement n’est pas commémoré à la hauteur et avec la clarté qu’il mérite. Laissé dans un ombre relatif, sous-évalué ou mal compris, nous avons demandé à trois auteurs de nous éclairer.

Communiqué de la FCF publié le 22 juin 2024 pour les 250 ans de l’Acte de Québec. Distribué à la Journée d’étude sur le même sujet, chapeautée par Droits collectifs Québec.

Le 5 février 1968, il y a 55 ans, Daniel Johnson prenait la parole devant tous les représentants du Canada anglais réunis. Il prononçait sans doute le discours le plus important de sa carrière d’homme d’État, un discours remarquable et percutant. Il plaidait un projet de réforme des institutions qui ne sera jamais repris avec la même hauteur par les premiers ministres du Québec qui suivront. Johnson incarnait alors une doctrine politique élaborée par les Canadiens-Français au cours des décennies précédentes, elle avait atteint le stade de sa maturité. Il parlait à l’occasion d’une conférence constitutionnelle qu’il avait lui-même réclamée.
Si vous êtes canadien-français hors-Québec, faites-nous signe à info@canadiens-francais.com. Nous aimerions vous connaître !
Car le discours indépendantiste avait à ce point insisté, dans la foulée de la Révolution tranquille, sur l’État et ses vertus qu’on en est presque venu à voir dans l’indépendance le triomphe de l’Etat plutôt que la consécration de la nation. C’est pourtant la nation qui aspire à l’indépendance et qui peut se réclamer légitimement du droit à l’autodétermination, non pas l’État-nation.
L’histoire n’est jamais finie. Tout est toujours à refaire et les remparts à relever. Les victoires comme les défaites n’ont qu’un temps. Ce qui persiste et permet de renaître est plus solide que toutes les murailles. C’est quelque chose d’immatériel et de fort, présent dans le coeur de chaque homme et de chaque femme d’une même communauté quand celle-ci a conscience de ce qu’elle a d’unique et d’essentiel. Les Japonais, les Juifs, les Hindous et d’autres peuples possèdent ce trésor qui leur a permis d’affronter les périls de l’histoire sans disparaître.
Nul n’ignore ici que le Canada français est actuellement profondément mécontent de sa place dans la confédération. Il y a à cela des raisons complexes d’inégales importances. J’ai dit et je répète aujourd’hui que la plupart de ces raisons sont parfaitement fondées.
Pour être Québécois, il suffit d’habiter le Québec ! Sans l’indépendance, les Canadiens-Français devront continuer de défendre âprement leur existence. Avec une indépendance trudeauiste, ils devront s’affirmer face à une diversité qui monte et braver la résistance des châteaux-forts anglo-saxons. Les deux perspectives commandent le retour politique des Canadiens-Français. Si vous avez compris qu’une identité de « Québécois francophones », provinciale et linguistique, a coupé le souffle de notre épopée, qu’elle supprime notre légitimité et nos droits historiques, vous avez compris l’essentiel.
Je souhaite montrer, dans l’essai qui va suivre, qu’entre les pensées trudeauiste et « néosouverainiste », les similitudes sont frappantes.
Et c’est au moment où nous nous préparons à résister aux armées d’invasion d’un puissant voisin qu’on nous enlève les libertés dont nous jouissons après les avoir gagnées par un siècle de luttes! Mais il me semble qu’on devrait plutôt nous donner de nouvelles garanties de sécurité pour nous engager à combattre des adversaires aguerris, dix fois plus nombreux, et dont l’organisation politique est moins hostile.
Comme notre constitution n’a rien prévu de tel parce qu’elle était une concession du conquérant aux Canadiens-Français, de la mère patrie aux coloniaux dans le cas des Canadiens anglais, nos États généraux sont indubitablement l’effort le plus systématique, le plus compréhensif, le
plus réussi qui ait jamais été tenté pour constituer une véritable Assemblée nationale du peuple canadien-français en vue d’établir sa constitution.
Lors de la campagne d’Italie à l’automne 1943, le 22e Régiment reçoit l’ordre de prendre la ferme Casa Berardi sur le flanc ouest du ravin d’Ortona. Le 14 décembre 1943, les compagnies C et D soutenues par les chars Sherman de l’Ontario Regiment passent à l’attaque.. Le capitaine Paul Triquet à la tête de la compagnie C avance sous un feu nourri avec ses 50 hommes soutenus par six chars Sherman de l’Ontario Regiment. À 1,500 mètres de la ferme, il a déjà perdu deux chars et vingt hommes. À 14 heures, Triquet et les 14 hommes restants sont à 200 mètres de la ferme. Grâce aux fumigènes lancés par les Shermans, la pognée d’homme atteint les murs de la ferme et en déloge les derniers Allemands à 15h30. Ils résisteront toute la nuit aux contre-attaques allemandes répétées jusqu’à l’arrivée des renforts le lendemain. Pour son leadership lors de cette attaque, Paul Triquet a été décoré de la Victoria Cross des mains du roi Georges VI le 27 mars 1944.
Le choix des membres
Pour informations supplémentaires, voir https://www.casavant.ca/histoire/
| Devant l’absence d’une loi encadrant les caisses populaires, Alphonse Desjardins reste prudent et fonde seulement trois autres caisses à proximité de son lieu de résidence et de travail, c’est-à-dire Lévis et Ottawa. |
| Cette caisse, comme près d’une cinquantaine d’autres fondées à l’époque d’Alphonse Desjardins, a fermé ses portes avant sa mort en 1920. |
| Il s’agit de la première caisse fondée après l’adoption d’une loi encadrant les caisses par l’Assemblée législative du Québec. Il s’agit également de la première caisse en milieu rural. |
| Au total, Alphonse Desjardins participe à la fondation de 136 caisses populaires au Québec, 18 en Ontario et 9 aux États-Unis. |
Nos remerciements à Pierre-Olivier Maheux, historien à la Société Desjardins.
Réf. : Aperçu historique sur les petits séminaires de la P. de Q., Bounadère, René, ptre, 1945
Il découvre et connaît ses racines :
Il chérit et cultive sa langue :
Il pratique le nationalisme économique :