
Les Canadiens-Français à l’assaut du temps
Avec l’identité québécoise, on s’est mis à croire qu’on ne pouvait avoir de légitimité comme peuple, à moins de fédérer toutes les autres ethnies du Québec autour des Canadiens-Français historiques.

Ce jour en 1697 - Les Ursulines font leur arrivée à Trois-Rivières à la demande de Mgr de Saint-Vallier, deuxième évêque de Québec, avec le mandat d'entreprendre l'éducation des jeunes filles et de fonder un hôpital. Les trois fondatrices du monastère des Ursulines de Trois-Rivières, Mère Marie-de-Jésus Drouet, mère Sainte-Cécile Le Vaillant et sœur Ste-Anne Gravel, accompagnées de leur Mère supérieure de Québec et du chapelain François de Montigny, sont accueillies dans la deuxième ville de Nouvelle-France, fondée en 1634 par le gouverneur Claude de Ramezay.

Ce jour en 1725 - Décès à Québec de Philippe Rigaud de Vaudreuil. Venu dans la colonie pour y diriger les forces armées, il fut gouverneur de Montréal de 1698 à 1703, puis de la Nouvelle-France de 1703 à 1725. Sous son administration, les relations furent amicales entre Français et Indiens. Son quatrième fils, Pierre, marquis de Vaudreuil-Cavagnial, sera le dernier gouverneur de la Nouvelle-France de 1755 jusqu'à la reddition de Montréal en 1760. Son cinquième fils, François-Pierre, sera gourverneur de Trois-Rivières en 1749, puis de Montréal en 1757.

Ce jour en 1849 - Manifeste pour l'annexion du Canada aux États-Unis émis par l'Association de Montréal présidée par John Redpath. La plupart des signataires sont de la puissante communauté anglophone des affaires de Montréal et de Québec, dont John Abbot, un futur premier ministre. Leurs motivations sont économiques et politiques, l'application de tarifs par les États-Unis ayant plongé le Canada en récession. Quelques hommes politiques canadiens-français, dont Louis-Joseph Papineau, soutiennent au mouvement.

Ce jour en 1863 - Maximilien d'Autriche accepte le trône du Mexique. Né à Vienne en 1832, Ferdinand Maximilian Joseph, membre de la famille impériale d'Autriche, sera empereur du Mexique entre 1864 et 1867 avec l'appui de Napoléon III et des conservateurs mexicains, qui lui font croire que le peuple l'appuie. Le général libéral Mariano Escobedo assiégera Querétaro en mars 1867 et la capturera le 15 mai, mettant à l'arrêt Maximilien et ses généraux. Un tribunal militaire les condamnera à mort et ils seront exécuté sous les ordres de Juares le 19 juin. Le corps de Maximilien sera finalement rapatrié à Vienne en janvier 1868. Honoré Beaugrand, futur maire de Montréal, va s'enrôler en 1865 dans le corps expéditionnaire de Napoléon III commandé par le général Bazaine.

Ce jour en 1864 - Ouverture de la Conférence de Québec. Les délégués des colonies du Canada-Uni, de la Nouvelle-Écosse, du Nouveau-Brunswick et de l'Île-du-Prince-Édouard s'étaient entendus à la fin de la conférence de Charlottetown le 9 septembre pour se rencontrer de nouveau à Québec un mois plus tard. Les idées présentées à Charlottetown ont été élaborées en 72 résolutions (les Résolutions de Québec), des buts spécifiques à atteindre dans la création d'un nouveau pays. Dès le début, John A. Macdonald domine les débats, présentant avec conviction la structure d’une union.

Ce jour en 1911 - Les conservateurs sont portés au pouvoir à Ottawa. Robert Borden succède à Wilfrid Laurier en tant que premier ministre du Canada, ayant fait campagne contre le plan de Laurier de libre-échange entre le Canada et les États-Unis. Le propagandiste de l'Empire britannique lord Alfred Milner, rêvant d'un parlement impérial britannique mondial dont le siège serait à Londres, s'était employé dès 1908 au Canada à miner la vision de Laurier d'un Canada souverain. Borden va assurer le soutien du Canada au Royaume-Uni lors de la guerre en Europe qui va se déclarer en 1914 et transformer son gouvernement en administration de temps de guerre, créant un impôt sur le revenu fédéral, une première canadienne.

Ce jour en 1918 - Prolifération de grippe espagnole au Québec, l'épidémie atteignant son paroxysme entre le 10 et le 20 octobre. La grippe espagnole va tuer 21 millions de personnes à travers le monde en 1918-1919, incluant quelque 50,000 Canadiens. Ramenée d'Europe par les soldats revenant de la guerre, l'épidémie ravage même les communautés les plus éloignées. Certains villages du Québec et du Labrador seront presque anéantis par la maladie.

Ce jour en 1928 - Le général Tchang Kaï-chek, l'un des principaux représentants du Kuomintang après la mort de Sun Yat-sen en 1925, devient président de la République de Chine. Lors de l'alliance du Kuomintang et du Parti communiste chinois sous l'influence du Komintern pour lutter contre les occidentaux et les seigneurs de la guerre, il avait séjourné en Union soviétique puis dirigé l'académie militaire de Hunagpu constitué avec l'aide des Soviétiques, accédant progressivement à une position de contrôle en Chine. Il sera l'allié des Américains contre le Japon mais devra s'exiler à Formose où il décédera en 1975.

Ce jour en 1956 - Le Saint-Siège accorde au Canada le privilège d'adoucir l'observance de quatre fêtes d'obligation : l'Immaculée Conception, l'Épiphanie, l'Ascension et la Toussaint. Les écoliers se voient ainsi privés d'autant de congés souvent en plein milieu de semaine. Les employeurs de leur parents y voient par contre un net avantage.

Ce jour en 1963 - Décès à Grasse d'Édith Piaf, âgée de 47 ans, née Édith Giovanna Gassion en 1915 à Paris. Surnommée à ses débuts «la Môme Piaf», la chanteuse à l'interprétation saisissante qui enfant accompagnait dans la rue les numéros de cirque de son père est à l'origine de succès devenus des classiques du répertoire et a inspiré de nombreux compositeurs. Elle a également été le mentor de jeunes artistes tels qu'Yves Montand, Charles Aznavour, Georges Moustaki et Claude Léveillé. Elle connait une renommée internationale, malgré une fin de carrière rendue difficile par de graves problèmes de santé.

Ce jour en 1964 - L'arrivée de la reine Elisabeth II à Québec à l'occasion du 100e anniversaire des conférences de Charlottetown et de Québec au moment où se réveille le nationalisme québécois occasionne des manifestations qui sont repoussées avec une force démesurée par les forces de l'ordre, plus de 4,000 hommes en uniforme ayant été déployés dans les rues de la Vieille Capitale. Ces méthodes musclées seront décriées et la journée connue sous le nom de "samedi de la matraque".

Ce jour en 1969 - Manifestation pour le droit de manifester à Montréal. Deux cents personnes réclament le droit de manifester à Montréal malgré l'interdiction de l'administration du maire Jean Drapeau dans le climat tumultueux de l'époque, trois jours après les troubles au garage de la Murray Hill. Le grand déploiement des forces policières se soldera par quatre arrestations.

Ce jour en 1970 - 18 h 00 : Le ministre de la Justice du Québec Jérôme Choquette déclare en conférence de presse que le gouvernement refuse toute négociation avec le Front de Libération du Québec (FLQ) en rapport avec la libération des membres emprisonnés de l'organisation. Quelques minutes plus tard la cellule Chénier enlève le ministre du travail Pierre Laporte devant sa résidence de la rue Robitaille à Saint-Lambert, sur la Rive-Sud de Montréal. Laporte se retrouvera séquestré dans une maison voisine de l'aéroport de Saint-Hubert dont il ne sortira pas vivant.

Ce jour en 1990 - Annonce de coupures de postes par le Canadien National. Le CN annonce qu'il éliminera environ 1,500 postes à la grandeur du pays. Près de la moitié des personnes affectées travaillent dans la région de Montréal, où l'activité des chemins de fer n'a cessé de diminuer depuis l'ouverture de la Voie maritime du Saint-Laurent en 1959. La compagnie justifie ces coupures en évoquant le contexte de la récession et les pertes de revenus dues à la compétition du camionnage.

Ce jour en 2008 - Henry Morgentaler décoré de l'Ordre du Canada, récompensé pour son combat juridique en faveur de l'avortement. L'annonce de sa décoration en juillet a été vertement dénoncée par plusieurs militants pro-vie, le cardinal Jean-Claude Turcotte choisissant même de remettre sa propre médaille afin de protester contre la décision d'Ottawa de décorer le père de l'avortement au pays.

Ce jour en 2015 - Élections fédérales : des électeurs québécois choqués de la nouvelle légalité du vote à visage dissimulé suite à la victoire en Cour suprême durant la campagne électorale de Zunera Ishaq, qui a pu prêter son serment de citoyenneté en portant le niquab, ont rivalisé de créativité pour exprimer leur indignation, portant masques d'Halloween, burqas, sacs de patates, passes-montagnes…

Avec l’identité québécoise, on s’est mis à croire qu’on ne pouvait avoir de légitimité comme peuple, à moins de fédérer toutes les autres ethnies du Québec autour des Canadiens-Français historiques.

Pourquoi, amis souverainistes, ne prenez-vous pas le temps de lire ou de relire la Charte des Nations Unies et ses déclarations sur le droit des peuples minoritaires ? Les Abénakis, les Malécites, toute différence prise en compte, et ce n’est pas mon intention de la nier, ont bien obtenu des droits robustes malgré leur petit nombre. Répondez-moi, les Canadiens-Français ne sont-ils pas admissibles à des droits parallèles ?
En fait, on a retranché du champ de l’analyse politique le passage ontologique qui a frappé les Canadiens-Français. La partie la plus visible et commune à tous les Canadiens-Français à partir de 1969, Québec compris, se mesure par le repli global.

Il faut trouver les moyens de cultiver la résilience collective des Canadiens-Français EN TANT QUE Canadiens-Français. Notre histoire bien comprise nous les donne, de nombreux exemples de gens qui ont combattu « pour la suite du monde » avec les armes à leur disposition à leur époque.

Dès les années 1970 l’économiste américain Lyndon H. LaRouche formulait la base scientifique d’une théorie économique dénonçant le capitalisme financier sauvage axé sur la maximisation de la rente au détriment des acteurs de la production de biens définissant l’économie réelle. Sa proposition de Banque de Développement Internationale aurait bien pu inspirer les BRICs.

Les référendums de 1980 et de 1995 sont fondés sur le même paradigme, la question, l’atmosphère, les résultats et les blocages qui en découlent sont en gros les mêmes, même si une analyse des résultats montre certaines différences. Si on met entre parenthèses les peuples autochtones, la stratégie référendaire a

Ravages du suprémacisme anglo-saxon « aryen » au Canada après le pacte confédératif de 1867. Cette idéologie associée à l' »Union Jack » (drapeau britannique) abandonné à regret par les « Old Stock Canadians » à la veille du centenaire demeurait le principal obstacle au renouvellement de la constitution du Canada proposé par Daniel Johnson en 1968. Un autre obstacle, qui nous appartient, fut le manque d’une élite politique capable de marcher dans les pas de Johnson.

Essai original de Marc Dunlay, membre de la FCF, sur l’hymne national des Canadiens-Français. Ce texte propose une réflexion multidimensionnelle sur l’œuvre écrite par Basile Routhier en 1880.

Pourquoi, amis souverainistes, ne prenez-vous pas le temps de lire ou de relire la Charte des Nations Unies et ses déclarations sur le droit des peuples minoritaires ? Les Abénakis, les Malécites, toute différence prise en compte, et ce n’est pas mon intention de la nier, ont bien obtenu des droits robustes malgré leur petit nombre. Répondez-moi, les Canadiens-Français ne sont-ils pas admissibles à des droits parallèles ?
En fait, on a retranché du champ de l’analyse politique le passage ontologique qui a frappé les Canadiens-Français. La partie la plus visible et commune à tous les Canadiens-Français à partir de 1969, Québec compris, se mesure par le repli global.

Il faut trouver les moyens de cultiver la résilience collective des Canadiens-Français EN TANT QUE Canadiens-Français. Notre histoire bien comprise nous les donne, de nombreux exemples de gens qui ont combattu « pour la suite du monde » avec les armes à leur disposition à leur époque.

Dès les années 1970 l’économiste américain Lyndon H. LaRouche formulait la base scientifique d’une théorie économique dénonçant le capitalisme financier sauvage axé sur la maximisation de la rente au détriment des acteurs de la production de biens définissant l’économie réelle. Sa proposition de Banque de Développement Internationale aurait bien pu inspirer les BRICs.

Les référendums de 1980 et de 1995 sont fondés sur le même paradigme, la question, l’atmosphère, les résultats et les blocages qui en découlent sont en gros les mêmes, même si une analyse des résultats montre certaines différences. Si on met entre parenthèses les peuples autochtones, la stratégie référendaire a

Ravages du suprémacisme anglo-saxon « aryen » au Canada après le pacte confédératif de 1867. Cette idéologie associée à l' »Union Jack » (drapeau britannique) abandonné à regret par les « Old Stock Canadians » à la veille du centenaire demeurait le principal obstacle au renouvellement de la constitution du Canada proposé par Daniel Johnson en 1968. Un autre obstacle, qui nous appartient, fut le manque d’une élite politique capable de marcher dans les pas de Johnson.

Essai original de Marc Dunlay, membre de la FCF, sur l’hymne national des Canadiens-Français. Ce texte propose une réflexion multidimensionnelle sur l’œuvre écrite par Basile Routhier en 1880.

Nous sommes en train de nous faire *ourrer par les Québécois encartés : l’immobilisme de la CAQ et le référendisme du Parti québécois, tous deux terrorisés par la « communauté aux droits consacrés »

Aujourd’hui, nous affirmons que la promotion d’une identité québécoise, explicitement amputée de notre personnalité canadienne-française historique, nous cause un préjudice au sein d’une population composée de groupes qui jouissent de droits spécifiques en raison de leurs attributions identitaires.

La FCF a déposé un mémoire sur le projet de loi 1 – Loi constitutionnelle de 2025 sur le Québec – présenté par le ministre Simon Jolin-Barette. Vous pouvez lire ce mémoire ici.

Revitaliser notre être collectif Écrire l’histoire en prenant pour fil la continuité historique des Canadiens-Français est une pratique qui s’est perdue. Avec la Révolution tranquille, une brisure s’est produite. Bien sûr, l’histoire écrite avant 1970 sera toujours accessible. Mais au goût d’aujourd’hui, elle ne serait plus que le témoignage d’un

Comment se fait-il que dans le même temps où l’on se battait le mieux pour un avenir enraciné, d’autres aient insisté pour que l’on renonce à l’identité canadienne-française ? C’est une étrange contradiction et, en regard de l’évolution du statut national, elle reste assez opaque encore aujourd’hui. On a bien dit que seule l’identité québécoise avait de l’avenir. Du coup, fallait-il effacer un passé canadien-français révolu ?

Alexandre Cormier-Denis a déposé en septembre un mémoire au Comité consultatif sur les enjeux constitutionnels du Québec au sein de la Fédération canadienne dont notre contributeur Gilles Verrier a trouvé opportun de livrer ici un synopsis critique. Ce mémoire intitulé Manifeste pour une reconnaissance du Québec comme État-nation du peuple canadiens-français est accessible, comme tous les autres mémoires déposés, sur le site web du Comité.

À la veille du 323e anniversaire, le 4 août prochain, de la signature de ce traité historique, la Fédération des Canadiens-Français estime que cet événement n’est pas commémoré à la hauteur et avec la clarté qu’il mérite. Laissé dans un ombre relatif, sous-évalué ou mal compris, nous avons demandé à trois auteurs de nous éclairer.

Communiqué de la FCF publié le 22 juin 2024 pour les 250 ans de l’Acte de Québec. Distribué à la Journée d’étude sur le même sujet, chapeautée par Droits collectifs Québec.

Le 5 février 1968, il y a 55 ans, Daniel Johnson prenait la parole devant tous les représentants du Canada anglais réunis. Il prononçait sans doute le discours le plus important de sa carrière d’homme d’État, un discours remarquable et percutant. Il plaidait un projet de réforme des institutions qui ne sera jamais repris avec la même hauteur par les premiers ministres du Québec qui suivront. Johnson incarnait alors une doctrine politique élaborée par les Canadiens-Français au cours des décennies précédentes, elle avait atteint le stade de sa maturité. Il parlait à l’occasion d’une conférence constitutionnelle qu’il avait lui-même réclamée.

Aujourd’hui, nous affirmons que la promotion d’une identité québécoise, explicitement amputée de notre personnalité canadienne-française historique, nous cause un préjudice au sein d’une population composée de groupes qui jouissent de droits spécifiques en raison de leurs attributions identitaires.

La FCF a déposé un mémoire sur le projet de loi 1 – Loi constitutionnelle de 2025 sur le Québec – présenté par le ministre Simon Jolin-Barette. Vous pouvez lire ce mémoire ici.

Revitaliser notre être collectif Écrire l’histoire en prenant pour fil la continuité historique des Canadiens-Français est une pratique qui s’est perdue. Avec la Révolution tranquille, une brisure s’est produite. Bien sûr, l’histoire écrite avant 1970 sera toujours accessible. Mais au goût d’aujourd’hui, elle ne serait plus que le témoignage d’un

Comment se fait-il que dans le même temps où l’on se battait le mieux pour un avenir enraciné, d’autres aient insisté pour que l’on renonce à l’identité canadienne-française ? C’est une étrange contradiction et, en regard de l’évolution du statut national, elle reste assez opaque encore aujourd’hui. On a bien dit que seule l’identité québécoise avait de l’avenir. Du coup, fallait-il effacer un passé canadien-français révolu ?

Alexandre Cormier-Denis a déposé en septembre un mémoire au Comité consultatif sur les enjeux constitutionnels du Québec au sein de la Fédération canadienne dont notre contributeur Gilles Verrier a trouvé opportun de livrer ici un synopsis critique. Ce mémoire intitulé Manifeste pour une reconnaissance du Québec comme État-nation du peuple canadiens-français est accessible, comme tous les autres mémoires déposés, sur le site web du Comité.

À la veille du 323e anniversaire, le 4 août prochain, de la signature de ce traité historique, la Fédération des Canadiens-Français estime que cet événement n’est pas commémoré à la hauteur et avec la clarté qu’il mérite. Laissé dans un ombre relatif, sous-évalué ou mal compris, nous avons demandé à trois auteurs de nous éclairer.

Communiqué de la FCF publié le 22 juin 2024 pour les 250 ans de l’Acte de Québec. Distribué à la Journée d’étude sur le même sujet, chapeautée par Droits collectifs Québec.

Le 5 février 1968, il y a 55 ans, Daniel Johnson prenait la parole devant tous les représentants du Canada anglais réunis. Il prononçait sans doute le discours le plus important de sa carrière d’homme d’État, un discours remarquable et percutant. Il plaidait un projet de réforme des institutions qui ne sera jamais repris avec la même hauteur par les premiers ministres du Québec qui suivront. Johnson incarnait alors une doctrine politique élaborée par les Canadiens-Français au cours des décennies précédentes, elle avait atteint le stade de sa maturité. Il parlait à l’occasion d’une conférence constitutionnelle qu’il avait lui-même réclamée.
Si vous êtes canadien-français hors-Québec, faites-nous signe à info@canadiens-francais.com. Nous aimerions vous connaître !
Car le discours indépendantiste avait à ce point insisté, dans la foulée de la Révolution tranquille, sur l’État et ses vertus qu’on en est presque venu à voir dans l’indépendance le triomphe de l’Etat plutôt que la consécration de la nation. C’est pourtant la nation qui aspire à l’indépendance et qui peut se réclamer légitimement du droit à l’autodétermination, non pas l’État-nation.
L’histoire n’est jamais finie. Tout est toujours à refaire et les remparts à relever. Les victoires comme les défaites n’ont qu’un temps. Ce qui persiste et permet de renaître est plus solide que toutes les murailles. C’est quelque chose d’immatériel et de fort, présent dans le coeur de chaque homme et de chaque femme d’une même communauté quand celle-ci a conscience de ce qu’elle a d’unique et d’essentiel. Les Japonais, les Juifs, les Hindous et d’autres peuples possèdent ce trésor qui leur a permis d’affronter les périls de l’histoire sans disparaître.
Nul n’ignore ici que le Canada français est actuellement profondément mécontent de sa place dans la confédération. Il y a à cela des raisons complexes d’inégales importances. J’ai dit et je répète aujourd’hui que la plupart de ces raisons sont parfaitement fondées.
Pour être Québécois, il suffit d’habiter le Québec ! Sans l’indépendance, les Canadiens-Français devront continuer de défendre âprement leur existence. Avec une indépendance trudeauiste, ils devront s’affirmer face à une diversité qui monte et braver la résistance des châteaux-forts anglo-saxons. Les deux perspectives commandent le retour politique des Canadiens-Français. Si vous avez compris qu’une identité de « Québécois francophones », provinciale et linguistique, a coupé le souffle de notre épopée, qu’elle supprime notre légitimité et nos droits historiques, vous avez compris l’essentiel.
Je souhaite montrer, dans l’essai qui va suivre, qu’entre les pensées trudeauiste et « néosouverainiste », les similitudes sont frappantes.
Et c’est au moment où nous nous préparons à résister aux armées d’invasion d’un puissant voisin qu’on nous enlève les libertés dont nous jouissons après les avoir gagnées par un siècle de luttes! Mais il me semble qu’on devrait plutôt nous donner de nouvelles garanties de sécurité pour nous engager à combattre des adversaires aguerris, dix fois plus nombreux, et dont l’organisation politique est moins hostile.
Comme notre constitution n’a rien prévu de tel parce qu’elle était une concession du conquérant aux Canadiens-Français, de la mère patrie aux coloniaux dans le cas des Canadiens anglais, nos États généraux sont indubitablement l’effort le plus systématique, le plus compréhensif, le
plus réussi qui ait jamais été tenté pour constituer une véritable Assemblée nationale du peuple canadien-français en vue d’établir sa constitution.
Lors de la campagne d’Italie à l’automne 1943, le 22e Régiment reçoit l’ordre de prendre la ferme Casa Berardi sur le flanc ouest du ravin d’Ortona. Le 14 décembre 1943, les compagnies C et D soutenues par les chars Sherman de l’Ontario Regiment passent à l’attaque.. Le capitaine Paul Triquet à la tête de la compagnie C avance sous un feu nourri avec ses 50 hommes soutenus par six chars Sherman de l’Ontario Regiment. À 1,500 mètres de la ferme, il a déjà perdu deux chars et vingt hommes. À 14 heures, Triquet et les 14 hommes restants sont à 200 mètres de la ferme. Grâce aux fumigènes lancés par les Shermans, la pognée d’homme atteint les murs de la ferme et en déloge les derniers Allemands à 15h30. Ils résisteront toute la nuit aux contre-attaques allemandes répétées jusqu’à l’arrivée des renforts le lendemain. Pour son leadership lors de cette attaque, Paul Triquet a été décoré de la Victoria Cross des mains du roi Georges VI le 27 mars 1944.
Le choix des membres
Pour informations supplémentaires, voir https://www.casavant.ca/histoire/
| Devant l’absence d’une loi encadrant les caisses populaires, Alphonse Desjardins reste prudent et fonde seulement trois autres caisses à proximité de son lieu de résidence et de travail, c’est-à-dire Lévis et Ottawa. |
| Cette caisse, comme près d’une cinquantaine d’autres fondées à l’époque d’Alphonse Desjardins, a fermé ses portes avant sa mort en 1920. |
| Il s’agit de la première caisse fondée après l’adoption d’une loi encadrant les caisses par l’Assemblée législative du Québec. Il s’agit également de la première caisse en milieu rural. |
| Au total, Alphonse Desjardins participe à la fondation de 136 caisses populaires au Québec, 18 en Ontario et 9 aux États-Unis. |
Nos remerciements à Pierre-Olivier Maheux, historien à la Société Desjardins.
Réf. : Aperçu historique sur les petits séminaires de la P. de Q., Bounadère, René, ptre, 1945
Il découvre et connaît ses racines :
Il chérit et cultive sa langue :
Il pratique le nationalisme économique :