
Les Canadiens-Français à l’assaut du temps
Avec l’identité québécoise, on s’est mis à croire qu’on ne pouvait avoir de légitimité comme peuple, à moins de fédérer toutes les autres ethnies du Québec autour des Canadiens-Français historiques.

Ce jour en 1644 - Premier mariage recensé d'un colon avec une amérindienne en Nouvelle-France : Martin Prévost épouse Marie Manitouabewich. Les nouveaux mariés reçoivent une vache, un taureau et un porc, cadeau très généreux pour l'époque, mais le donateur n'est pas mentionné. Samuel de Champlain avait déclaré au chef Anadabijou lors de son arrivé au Canada, à la tabagie de Tadoussac : “Nos garçons se marieront à vos filles et nous ne serons plus qu'un peuple.”

Ce jour en 1653 - Traité de paix entre Iroquois et Français. Une fois la nation huronne détruite et les Neutres écrasés, les Iroquois multiplient leurs raids à l'est contre les Mohicans et les Abénaquis, tandis qu'au Québec ils poussent leurs incursions jusqu'à Tadoussac et au nord, au-delà du lac Mistassini. En 1653, face à la résistance tenace des Susquehannahs et des Ériés qui l'a affaiblie, la confédération des Iroquois fait la paix avec les Français. (Conseil iroquois, par Lewis Parker)

Ce jour en 1775 - Le général américain Benedict Arnold, en route vers Québec en descendant la rivière Chaudière, arrive avec 1,100 rebelles aux premières habitations canadiennes après avoir traversé en 46 jours les grandes étendues sauvages séparant le Canada de la Nouvelle-Angleterre en remontant la rivière Kennebec. Des vestiges de son passage seront retrouvés au XXe siècle près de la source de la Chaudière au lac Mégantic, ce dernier alimenté par une rivière descendant des Appalaches qui a reçu le nom d'Arnold.

Ce jour en 1775 - À la tête de troupes américaines, Richard Montgomery arrivé du lac Champlain s'empare du fort Saint-Jean après deux jours de siège. Il va remonter le Richelieu vers Sorel et de là se diriger vers Montréal. Après avoir rejoint Arnold près de Québec, il périra lors de l'assaut contre la ville le 31 décembre. Durant la guerre de Septs Ans il avait participé à la prise de Louisbourg, des forts du lac Champlain et de Montréal. Sa mort deviendra un exemple patriotique de la guerre d'indépendance américaine.

Ce jour en 1817 - Ouverture à Montréal, rue St-Paul, de la première banque canadienne, la Bank of Montreal. Fondée par un groupe de marchands, elle servira de banque centrale au Canada jusqu'à la fondation de la Banque du Canada en 1935. Elle prendra notamment part au financement du chemin de fer transcontinental canadien dans les années 1880. Son siège social actuel conçu par John Wells et construit en 1847 sur le modèle du Panthéon romain occupe le flanc nord de la place d'Armes à Montréal.

Ce jour en 1837 – Suite à l’Assemblée des six-comtés, les Patriotes canadiens se réunissent autour de Montréal à des endroits tels que Beauharnois, Sainte-Martine, Saint-Mathias et Saint-Constant. La rébellion se manifestera bientôt.

Ce jour en 1904 - Wilfrid Laurier est réélu premier ministre libéral du Canada avec une majorité écrasante de 64 sièges et demeure au pouvoir avec 139 sièges contre 75 chez les conservateurs de Robert Borden. Formé au séminaire de l'Assomption, il a étudié le droit à Montréal à McGill et a été membre de l'Institut canadien. Devenu chef du Parti libéral grâce à ses positions modérées et au poids démographique des Canadiens-Français, prônant l'harmonie face à l'absolutisme orangiste, il voit notamment à protéger au mieux les minorités canadiennes-françaises des nouvelles province de l'Ouest.

Ce jour en 1947 - Les 6,000 travailleurs de la Dominion Textile affiliés à la Confédération des travailleurs catholiques du Canada (CTCC) entrent en grève. Celle-ci survient un an à peine après le conflit qui a opposé cette entreprise à ses employés de Valleyfield et Montréal, affiliés au Congrès des organisations industrielles (COI). Les filatures de Montmorency, Drummonville, Magog et Sherbrooke sont totalement mais paisiblement paralysées pendant une semaine, avec la sympathie du public.

Ce jour en 1953 - La Radio Corporation of America (RCA) réalise sur le réseau NBC la première télédiffusion en couleurs aux États-Unis. Mais au Canada la couleur n'arrivera qu'en 1966. Au Québec, la télévision a commencé à Montréal avec Radio-Canada en 1952 pour rapidement s'établir en anglais aussi à Toronto. La télévision de Radio-Canada rencontre vite son public ; elle offre une image rassurante, familiale, dont La famille Plouffe est l'incarnation même. En 1961, Joseph-Alexandre DeSève va lancer la première chaîne de télévision francophone privée, Télé-Métropole (maintenant devenue TVA).

Ce jour en 1956 - Création d'une force de maintien de la paix sous l'égide de l'Organisation des Nations unies, à l'initiative du président de son Assemblée générale, le canadien Lester B. Pearson. Devenu ministre des Affaires extérieures du Canada , il recevra en 1957 le prix Nobel de la paix pour cette réalisation. Les forces britanniques et françaises se retireront d'Égypte lorsque les Casques bleus s'y interposeront et le conflit du canal de Suez trouvera son dénouement.

Ce jour en 1957 - Inauguration du réacteur nucléaire expérimental du laboratoire de Chalk River en Ontario. Chalk River Nuclear Laboratories sera notamment responsable du développement de la technologie du réacteur CANDU. On y produira aussi des éléments radioactifs utilisés en médecine nucléaire, des isotopes médicaux. Environ 2,800 personnes y travaillent, en faisant le deuxième employeur en importance dans le comté de Renfrew.

Ce jour en 1981 - Décès de Thérèse Casgrain. Fille de l’homme d’affaire Rodolphe Forget née à Montréal en 1896, elle épousa en 1916 l'avocat libéral Pierre-François Casgrain, plus tard secrétaire d'État dans le gouvernement King. Toute sa vie elle participa à des activités politiques, sociales et syndicales, notamment pour des causes féministes. Animatrice à Radio-Canada dès 1937, elle fut recrutée par la Commission des prix et du commerce durant la Seconde Guerre mondiale, puis dirigea le Parti social-démocrate au Québec de 1946 à 1957, lorsque Michel Chartrand prit le relais. Pierre Trudeau la nomma sénatrice en 1970 et elle reçut 11 doctorats honorifiques.

Ce jour en 1992 - Publication de documents par la Société canadienne de l'hémophilie selon lesquels des centaines d'hémophiles ont été contaminés au Canada entre 1984 et 1987 en recevant des produits sanguins infectés par le virus du sida. La Société canadienne de la Croix-Rouge reconnaît que des facteurs de coagulation non-traités par la chaleur et potentiellement dangereux ont été laissés en circulation pendant plusieurs mois en 1984 et 1985. Au Québec, 220 hémophiles sur 500 ont contacté le VIH en recevant des dérivés du sang contaminé.

Ce jour en 2007 - Découverte d’un obus à l'Île-d’Orléans, forçant la fermeture du pont qui est son unique accès. Ce sont des chasseurs qui ont fait la découverte inusitée en marchant sur la berge en matinée. L'engin a par la suite été recueilli par des artificiers des Forces armées canadiennes. Il daterait des années 1870-1880 et proviendrait d'un canon Armstrong utilisé par la Marine canadienne après le départ des troupes britanniques en 1870.

Ce jour en 2012 - Décès d’Henri Audet. Né en 1918 à Montréal, diplômé de Polytechnique à Montréal et du MIT de Boston en génie électrique, il avait, après une décennie à Radio-Canada, démarré Cogeco en 1957 avec CKTM-TV de Trois-Rivières et la rendit publique en 1985, en faisant un important câblodistributeur et pourvoyeur internet au Québec, en plus de ses réseaux de stations radio. Un temps copropriétaire du réseau télé TQS, Cogeco utilisera les fonds dégagés par la vente en 2012 de la portugaise Cabovisão pour faire des acquisitions aux États-Unis. En 2020, les Audet refuseront $11,1 milliards offerts par Altice USA. (avec son fils et successeur Louis)

Ce jour en 2015 - Alertes à la bombe dans des écoles du Québec et de l'est de l'Ontario. Plus de 70 écoles et cégeps ont été été la cible d’un courriel de menace d’alerte à la bombe, causant l'évacuation des édifices à plusieurs endroits. Le courriel provenait d’un présumé «collectif contre les syndicats des professeurs» nommé «Sceptre Rouge» et contenait des revendication contre les enseignants et leur enseignement, sommant dans un français douteux les syndicats de mettre un terme aux grèves dans les 48 heures sous peine de représailles. Les services de police ont fouillé 68 institutions sans rien trouver. Le 11 novembre, la Sûreté du Québec annoncera l'arrestation de quatre adolescents de 16 et 17 ans de Wakefield, Chelsea et Ange-Gardien.

Avec l’identité québécoise, on s’est mis à croire qu’on ne pouvait avoir de légitimité comme peuple, à moins de fédérer toutes les autres ethnies du Québec autour des Canadiens-Français historiques.

Pourquoi, amis souverainistes, ne prenez-vous pas le temps de lire ou de relire la Charte des Nations Unies et ses déclarations sur le droit des peuples minoritaires ? Les Abénakis, les Malécites, toute différence prise en compte, et ce n’est pas mon intention de la nier, ont bien obtenu des droits robustes malgré leur petit nombre. Répondez-moi, les Canadiens-Français ne sont-ils pas admissibles à des droits parallèles ?
En fait, on a retranché du champ de l’analyse politique le passage ontologique qui a frappé les Canadiens-Français. La partie la plus visible et commune à tous les Canadiens-Français à partir de 1969, Québec compris, se mesure par le repli global.

Il faut trouver les moyens de cultiver la résilience collective des Canadiens-Français EN TANT QUE Canadiens-Français. Notre histoire bien comprise nous les donne, de nombreux exemples de gens qui ont combattu « pour la suite du monde » avec les armes à leur disposition à leur époque.

Dès les années 1970 l’économiste américain Lyndon H. LaRouche formulait la base scientifique d’une théorie économique dénonçant le capitalisme financier sauvage axé sur la maximisation de la rente au détriment des acteurs de la production de biens définissant l’économie réelle. Sa proposition de Banque de Développement Internationale aurait bien pu inspirer les BRICs.

Les référendums de 1980 et de 1995 sont fondés sur le même paradigme, la question, l’atmosphère, les résultats et les blocages qui en découlent sont en gros les mêmes, même si une analyse des résultats montre certaines différences. Si on met entre parenthèses les peuples autochtones, la stratégie référendaire a

Ravages du suprémacisme anglo-saxon « aryen » au Canada après le pacte confédératif de 1867. Cette idéologie associée à l' »Union Jack » (drapeau britannique) abandonné à regret par les « Old Stock Canadians » à la veille du centenaire demeurait le principal obstacle au renouvellement de la constitution du Canada proposé par Daniel Johnson en 1968. Un autre obstacle, qui nous appartient, fut le manque d’une élite politique capable de marcher dans les pas de Johnson.

Essai original de Marc Dunlay, membre de la FCF, sur l’hymne national des Canadiens-Français. Ce texte propose une réflexion multidimensionnelle sur l’œuvre écrite par Basile Routhier en 1880.

Pourquoi, amis souverainistes, ne prenez-vous pas le temps de lire ou de relire la Charte des Nations Unies et ses déclarations sur le droit des peuples minoritaires ? Les Abénakis, les Malécites, toute différence prise en compte, et ce n’est pas mon intention de la nier, ont bien obtenu des droits robustes malgré leur petit nombre. Répondez-moi, les Canadiens-Français ne sont-ils pas admissibles à des droits parallèles ?
En fait, on a retranché du champ de l’analyse politique le passage ontologique qui a frappé les Canadiens-Français. La partie la plus visible et commune à tous les Canadiens-Français à partir de 1969, Québec compris, se mesure par le repli global.

Il faut trouver les moyens de cultiver la résilience collective des Canadiens-Français EN TANT QUE Canadiens-Français. Notre histoire bien comprise nous les donne, de nombreux exemples de gens qui ont combattu « pour la suite du monde » avec les armes à leur disposition à leur époque.

Dès les années 1970 l’économiste américain Lyndon H. LaRouche formulait la base scientifique d’une théorie économique dénonçant le capitalisme financier sauvage axé sur la maximisation de la rente au détriment des acteurs de la production de biens définissant l’économie réelle. Sa proposition de Banque de Développement Internationale aurait bien pu inspirer les BRICs.

Les référendums de 1980 et de 1995 sont fondés sur le même paradigme, la question, l’atmosphère, les résultats et les blocages qui en découlent sont en gros les mêmes, même si une analyse des résultats montre certaines différences. Si on met entre parenthèses les peuples autochtones, la stratégie référendaire a

Ravages du suprémacisme anglo-saxon « aryen » au Canada après le pacte confédératif de 1867. Cette idéologie associée à l' »Union Jack » (drapeau britannique) abandonné à regret par les « Old Stock Canadians » à la veille du centenaire demeurait le principal obstacle au renouvellement de la constitution du Canada proposé par Daniel Johnson en 1968. Un autre obstacle, qui nous appartient, fut le manque d’une élite politique capable de marcher dans les pas de Johnson.

Essai original de Marc Dunlay, membre de la FCF, sur l’hymne national des Canadiens-Français. Ce texte propose une réflexion multidimensionnelle sur l’œuvre écrite par Basile Routhier en 1880.

Nous sommes en train de nous faire *ourrer par les Québécois encartés : l’immobilisme de la CAQ et le référendisme du Parti québécois, tous deux terrorisés par la « communauté aux droits consacrés »

Aujourd’hui, nous affirmons que la promotion d’une identité québécoise, explicitement amputée de notre personnalité canadienne-française historique, nous cause un préjudice au sein d’une population composée de groupes qui jouissent de droits spécifiques en raison de leurs attributions identitaires.

La FCF a déposé un mémoire sur le projet de loi 1 – Loi constitutionnelle de 2025 sur le Québec – présenté par le ministre Simon Jolin-Barette. Vous pouvez lire ce mémoire ici.

Revitaliser notre être collectif Écrire l’histoire en prenant pour fil la continuité historique des Canadiens-Français est une pratique qui s’est perdue. Avec la Révolution tranquille, une brisure s’est produite. Bien sûr, l’histoire écrite avant 1970 sera toujours accessible. Mais au goût d’aujourd’hui, elle ne serait plus que le témoignage d’un

Comment se fait-il que dans le même temps où l’on se battait le mieux pour un avenir enraciné, d’autres aient insisté pour que l’on renonce à l’identité canadienne-française ? C’est une étrange contradiction et, en regard de l’évolution du statut national, elle reste assez opaque encore aujourd’hui. On a bien dit que seule l’identité québécoise avait de l’avenir. Du coup, fallait-il effacer un passé canadien-français révolu ?

Alexandre Cormier-Denis a déposé en septembre un mémoire au Comité consultatif sur les enjeux constitutionnels du Québec au sein de la Fédération canadienne dont notre contributeur Gilles Verrier a trouvé opportun de livrer ici un synopsis critique. Ce mémoire intitulé Manifeste pour une reconnaissance du Québec comme État-nation du peuple canadiens-français est accessible, comme tous les autres mémoires déposés, sur le site web du Comité.

À la veille du 323e anniversaire, le 4 août prochain, de la signature de ce traité historique, la Fédération des Canadiens-Français estime que cet événement n’est pas commémoré à la hauteur et avec la clarté qu’il mérite. Laissé dans un ombre relatif, sous-évalué ou mal compris, nous avons demandé à trois auteurs de nous éclairer.

Communiqué de la FCF publié le 22 juin 2024 pour les 250 ans de l’Acte de Québec. Distribué à la Journée d’étude sur le même sujet, chapeautée par Droits collectifs Québec.

Le 5 février 1968, il y a 55 ans, Daniel Johnson prenait la parole devant tous les représentants du Canada anglais réunis. Il prononçait sans doute le discours le plus important de sa carrière d’homme d’État, un discours remarquable et percutant. Il plaidait un projet de réforme des institutions qui ne sera jamais repris avec la même hauteur par les premiers ministres du Québec qui suivront. Johnson incarnait alors une doctrine politique élaborée par les Canadiens-Français au cours des décennies précédentes, elle avait atteint le stade de sa maturité. Il parlait à l’occasion d’une conférence constitutionnelle qu’il avait lui-même réclamée.

Aujourd’hui, nous affirmons que la promotion d’une identité québécoise, explicitement amputée de notre personnalité canadienne-française historique, nous cause un préjudice au sein d’une population composée de groupes qui jouissent de droits spécifiques en raison de leurs attributions identitaires.

La FCF a déposé un mémoire sur le projet de loi 1 – Loi constitutionnelle de 2025 sur le Québec – présenté par le ministre Simon Jolin-Barette. Vous pouvez lire ce mémoire ici.

Revitaliser notre être collectif Écrire l’histoire en prenant pour fil la continuité historique des Canadiens-Français est une pratique qui s’est perdue. Avec la Révolution tranquille, une brisure s’est produite. Bien sûr, l’histoire écrite avant 1970 sera toujours accessible. Mais au goût d’aujourd’hui, elle ne serait plus que le témoignage d’un

Comment se fait-il que dans le même temps où l’on se battait le mieux pour un avenir enraciné, d’autres aient insisté pour que l’on renonce à l’identité canadienne-française ? C’est une étrange contradiction et, en regard de l’évolution du statut national, elle reste assez opaque encore aujourd’hui. On a bien dit que seule l’identité québécoise avait de l’avenir. Du coup, fallait-il effacer un passé canadien-français révolu ?

Alexandre Cormier-Denis a déposé en septembre un mémoire au Comité consultatif sur les enjeux constitutionnels du Québec au sein de la Fédération canadienne dont notre contributeur Gilles Verrier a trouvé opportun de livrer ici un synopsis critique. Ce mémoire intitulé Manifeste pour une reconnaissance du Québec comme État-nation du peuple canadiens-français est accessible, comme tous les autres mémoires déposés, sur le site web du Comité.

À la veille du 323e anniversaire, le 4 août prochain, de la signature de ce traité historique, la Fédération des Canadiens-Français estime que cet événement n’est pas commémoré à la hauteur et avec la clarté qu’il mérite. Laissé dans un ombre relatif, sous-évalué ou mal compris, nous avons demandé à trois auteurs de nous éclairer.

Communiqué de la FCF publié le 22 juin 2024 pour les 250 ans de l’Acte de Québec. Distribué à la Journée d’étude sur le même sujet, chapeautée par Droits collectifs Québec.

Le 5 février 1968, il y a 55 ans, Daniel Johnson prenait la parole devant tous les représentants du Canada anglais réunis. Il prononçait sans doute le discours le plus important de sa carrière d’homme d’État, un discours remarquable et percutant. Il plaidait un projet de réforme des institutions qui ne sera jamais repris avec la même hauteur par les premiers ministres du Québec qui suivront. Johnson incarnait alors une doctrine politique élaborée par les Canadiens-Français au cours des décennies précédentes, elle avait atteint le stade de sa maturité. Il parlait à l’occasion d’une conférence constitutionnelle qu’il avait lui-même réclamée.
Si vous êtes canadien-français hors-Québec, faites-nous signe à info@canadiens-francais.com. Nous aimerions vous connaître !
Car le discours indépendantiste avait à ce point insisté, dans la foulée de la Révolution tranquille, sur l’État et ses vertus qu’on en est presque venu à voir dans l’indépendance le triomphe de l’Etat plutôt que la consécration de la nation. C’est pourtant la nation qui aspire à l’indépendance et qui peut se réclamer légitimement du droit à l’autodétermination, non pas l’État-nation.
L’histoire n’est jamais finie. Tout est toujours à refaire et les remparts à relever. Les victoires comme les défaites n’ont qu’un temps. Ce qui persiste et permet de renaître est plus solide que toutes les murailles. C’est quelque chose d’immatériel et de fort, présent dans le coeur de chaque homme et de chaque femme d’une même communauté quand celle-ci a conscience de ce qu’elle a d’unique et d’essentiel. Les Japonais, les Juifs, les Hindous et d’autres peuples possèdent ce trésor qui leur a permis d’affronter les périls de l’histoire sans disparaître.
Nul n’ignore ici que le Canada français est actuellement profondément mécontent de sa place dans la confédération. Il y a à cela des raisons complexes d’inégales importances. J’ai dit et je répète aujourd’hui que la plupart de ces raisons sont parfaitement fondées.
Pour être Québécois, il suffit d’habiter le Québec ! Sans l’indépendance, les Canadiens-Français devront continuer de défendre âprement leur existence. Avec une indépendance trudeauiste, ils devront s’affirmer face à une diversité qui monte et braver la résistance des châteaux-forts anglo-saxons. Les deux perspectives commandent le retour politique des Canadiens-Français. Si vous avez compris qu’une identité de « Québécois francophones », provinciale et linguistique, a coupé le souffle de notre épopée, qu’elle supprime notre légitimité et nos droits historiques, vous avez compris l’essentiel.
Je souhaite montrer, dans l’essai qui va suivre, qu’entre les pensées trudeauiste et « néosouverainiste », les similitudes sont frappantes.
Et c’est au moment où nous nous préparons à résister aux armées d’invasion d’un puissant voisin qu’on nous enlève les libertés dont nous jouissons après les avoir gagnées par un siècle de luttes! Mais il me semble qu’on devrait plutôt nous donner de nouvelles garanties de sécurité pour nous engager à combattre des adversaires aguerris, dix fois plus nombreux, et dont l’organisation politique est moins hostile.
Comme notre constitution n’a rien prévu de tel parce qu’elle était une concession du conquérant aux Canadiens-Français, de la mère patrie aux coloniaux dans le cas des Canadiens anglais, nos États généraux sont indubitablement l’effort le plus systématique, le plus compréhensif, le
plus réussi qui ait jamais été tenté pour constituer une véritable Assemblée nationale du peuple canadien-français en vue d’établir sa constitution.
Lors de la campagne d’Italie à l’automne 1943, le 22e Régiment reçoit l’ordre de prendre la ferme Casa Berardi sur le flanc ouest du ravin d’Ortona. Le 14 décembre 1943, les compagnies C et D soutenues par les chars Sherman de l’Ontario Regiment passent à l’attaque.. Le capitaine Paul Triquet à la tête de la compagnie C avance sous un feu nourri avec ses 50 hommes soutenus par six chars Sherman de l’Ontario Regiment. À 1,500 mètres de la ferme, il a déjà perdu deux chars et vingt hommes. À 14 heures, Triquet et les 14 hommes restants sont à 200 mètres de la ferme. Grâce aux fumigènes lancés par les Shermans, la pognée d’homme atteint les murs de la ferme et en déloge les derniers Allemands à 15h30. Ils résisteront toute la nuit aux contre-attaques allemandes répétées jusqu’à l’arrivée des renforts le lendemain. Pour son leadership lors de cette attaque, Paul Triquet a été décoré de la Victoria Cross des mains du roi Georges VI le 27 mars 1944.
Le choix des membres
Pour informations supplémentaires, voir https://www.casavant.ca/histoire/
| Devant l’absence d’une loi encadrant les caisses populaires, Alphonse Desjardins reste prudent et fonde seulement trois autres caisses à proximité de son lieu de résidence et de travail, c’est-à-dire Lévis et Ottawa. |
| Cette caisse, comme près d’une cinquantaine d’autres fondées à l’époque d’Alphonse Desjardins, a fermé ses portes avant sa mort en 1920. |
| Il s’agit de la première caisse fondée après l’adoption d’une loi encadrant les caisses par l’Assemblée législative du Québec. Il s’agit également de la première caisse en milieu rural. |
| Au total, Alphonse Desjardins participe à la fondation de 136 caisses populaires au Québec, 18 en Ontario et 9 aux États-Unis. |
Nos remerciements à Pierre-Olivier Maheux, historien à la Société Desjardins.
Réf. : Aperçu historique sur les petits séminaires de la P. de Q., Bounadère, René, ptre, 1945
Il découvre et connaît ses racines :
Il chérit et cultive sa langue :
Il pratique le nationalisme économique :