
Les Canadiens-Français à l’assaut du temps
Avec l’identité québécoise, on s’est mis à croire qu’on ne pouvait avoir de légitimité comme peuple, à moins de fédérer toutes les autres ethnies du Québec autour des Canadiens-Français historiques.

Avec l’identité québécoise, on s’est mis à croire qu’on ne pouvait avoir de légitimité comme peuple, à moins de fédérer toutes les autres ethnies du Québec autour des Canadiens-Français historiques.

Ce jour en 1394 - Décès du pape d'Avignon, Clément VII. Il avait été élu en juin 1379, suite à l'annulation, puisqu'obtenu par la force, de l'élection de son prédécesseur Urbain VI, l'Italien Barthélémy Prignano, dont l'attitude avait été tellement insultante et provocante pour la majorité des cardinaux qui étaient français au conclave d'avril 1378 que ceux-ci déclarèrent nulle l'élection à laquelle l'hostilité de la foule romaine les avait contraints. Robert de Genève s'était installé à Avignon, loin de l'hostilité des romains.

Ce jour en 1669 - Mariage de François Jarret de Verchères avec Marie Perrot, âgée de 14 ans. Ils seront les parents de la jeune héroïne Madeleine de Verchères. Arrivé en 1665 avec le régiment de Carignan-Salières, Jarret va fonder en 1672 la seigneurie de Verchères, l'une des plus exposées aux attaques iroquoises, y faisant élever une palissade autour de son manoir et de ses bâtiments. Madeleine y naîtra en 1678 et en 1690 défendra pendant deux jours le fort de Verchères.

Ce jour en 1824 - Mort de Louis XVIII, qui s'éteint à quatre heures du matin, rongé par une gangrène infectieuse aux jambes. Son frère, le Comte d'Artois, lui succède et devient Charles X. Louis XVIII souffrait d’une goutte qui empira avec les années et lui rendait tout déplacement extrêmement difficile à la fin de son règne, usant d'un fauteuil roulant même dans ses appartements. Né le 17 novembre 1755 à Versailles, il était le quatrième fils du dauphin Louis-Ferdinand et de sa seconde épouse Marie-Josèphe de Saxe et régnait depuis la chute de Napoléon en 1814.

Ce jour en 1842 - Formation du premier cabinet Baldwin-La Fontaine dans la Province du Canada-Uni. L'importance démographique des Canadiens-Français impose cette direction bicéphale à la nouvelle législature et la responsabilité ministérielle va devenir un principe reconnu dans tout le pays. Cette collaboration va aussi mettre la table pour le concept des deux peuples fondateurs qui favorisera l'adoption en 1867 du pacte confédératif de l'Acte d'amérique du Nord britannique dans lequel le Québec sera toutefois une province sur quatre, avant que cela ne devienne une sur dix.

Ce jour en 1876 - Inauguration du «petit train du nord» reliant Montréal à Mont-Laurier, rêve du curé de Saint-Jérôme Antoine Labelle pour stimuler le développement des Laurentides, en lesquelles il voit la porte des “Pays d'en haut”, c'est -à-dire le nord de l'Ontario et le pourtour des Grands Lacs, terre promise du peuple canadien-français. La colonisation agricole des vallonneuses Laurentides sera toutefois un échec et l'impact de cette voie ferrée sera plus limité qu'espéré. Elle sera toutefois la clé du développement touristique des Laurentides dans les années 1920 à 1940.

Ce jour en 1901 - Visite officielle du duc et de la duchesse d'York à Québec, arrivés pour une visite officielle au Canada à bord du HMS Ophir. Toute la ville de Québec est en liesse alors que le premier ministre du Canada, Wilfrid Laurier, et le premier ministre du Québec, Simon-Napoléon Parent, accueillent le couple royal. Le futur roi Georges V et la reine Mary resteront au pays jusqu'au 21 octobre.

Ce jour en 1902 - Apparition du Teddy Bear, le premier ours en peluche. Clifford Berryman, dessinateur du Washington Post, publie en “une” une scène de chasse représentant un jeune ours sans défense que le président américain Theodore Roosevelt aurait refusé d'abattre lors d'une partie de chasse, provoquant l'engouement de ses lecteurs. Peu de temps après, un confiseur new-yorkais mettra en vitrine deux oursons empaillés baptisés Teddy Bear en hommage au président. La demande sera telle qu'il créera l'Ideal Toy Compagny pour pouvoir y répondre. Les Britanniques auront leur propre version, "Winnie the poo", basée sur la mascotte d'un soldat canadien.

Ce jour en 1916 - La prohibition de l'alcool commence en Ontario. L'Ontario Temperance Act interdit la vente et la fabrication d'alcool en Ontario pour la durée de la guerre.

Ce jour en 1939 - Le premier convoi quitte Halifax vers la Grande-Bretagne. Il est composé de transports de troupes et de matériel de guerre escortés par des corvettes canadiennes. Comme les sous-marins allemands ne se sont pas encore déployés dans l'Atlantique, il arrivera sain et sauf à destination.

Ce jour en 1946 -Élection aux Communes de Réal Caouette pour le parti de l'Union des électeurs de Louis Even et Gilberte Côté-Mercier. Garagiste né à Amos en 1917 et acquis à la doctrine du crédit social dès 1939, il va se rallier au Social Credit Party (SCP) et sera défait en 1949, devenant en 1958 le chef créditiste au Québec, faisant élire 26 députés en 1962, contre quatre dans le reste du Canada, se voyant promu chef adjoint du SCP. En faux avec son chef, il va fonder le Ralliement des créditistes, qui va remporter plus de siège en 1965 et 1968, le SCP n'en remportant aucun à cette dernière élection.

Ce jour en 1949 - Première au théâtre Saint-Denis du long métrage québécois Le gros Bill, représentation idyllique du milieu rural traditionnel réalisée par René Delacroix et produit par Jean-Yves Bigras. Le récit est celui du gros Bill qui est revenu vivre au Québec après avoir vécu aux États-Unis. La communauté paroissiale où il vit est composée de gens simples et agréables, bons vivants et sans grand problème. Les principaux personnages sont interprétés par Ginette Letondal, Juliette Béliveau et Maurice Gauvin.

Ce jour en 1998 - La production Notre-Dame de Paris est présentée en avant-première mondiale à Paris, où elle est déjà assurée d'être jouée à guichets fermés jusqu'à la fin d'octobre devant plus de 125,000 spectateurs. Créée par Richard Cocciante sur les textes de Luc Plamondon, elle met en vedette Daniel Lavoie, Garou, Bruno Pelletier et Luck Mervil. Le disque s'est déjà vendu à plus d'un million d'exemplaires au Québec et dans les pays francophones d'Europe.

Ce jour en 2000 - Décès d'une maladie pulmonaire de Jean V. Dufresne à l'âge de 70 ans. Journaliste autodidacte né en 1930, sa plume acérée et vivante, sa qualité d'écriture, sa mémoire phénoménale, sont autant de qualités par lesquelles il aura marqué le journalisme au Québec pendant plus de quatre décennies, lui valant le surnom de “d'Artagnan de la plume”. Il a écrit dans la plupart des journaux de Montréal, oeuvrant également de la première moitié des années 1960 à la fin des années 1980 à la télévision et à la radio des réseaux français et anglais de Radio-Canada.

Ce jour en 2001 - Décès à 80 ans de Jeanne d'Arc Charlebois à Saratoga, NY. Chanteuse, imitatrice et musicienne née en 1920 dans le quartier Verdun de Montréal, elle est la mère du comédien Richard Darbois et ex-épouse du comédien Olivier Guimond. Elle avait fait une longue carrière en imitant Mary Travers, La Bolduc, dont s'efface un peu plus avec sa disparition le merveilleux répertoire populaire.

Ce jour en 2008 - Comme à Athènes en 2004, Chantal Petitclerc, de Saint-Marc-des-Carrières, a récolté cinq médailles d'or en autant d'épreuves aux Jeux paralympiques de Pékin.

Ce jour en 2013 - Avec un délai de neuf mois sur l'échéancier initial, la Cseries a finalement pris son envol à 9 h 54 à l’aéroport de Mirabel. Le décollage du premier avion d'essais a impressionné par son caractère silencieux les quelque 3,000 personnes, soit 2,700 employés et 300 invités de Bombardier, venues assister au vol inaugural. Après d'importante difficultés financières indépendantes de sa qualité, le projet sera cédé à l'européenne Airbus et deviendra son modèle A-220.

Avec l’identité québécoise, on s’est mis à croire qu’on ne pouvait avoir de légitimité comme peuple, à moins de fédérer toutes les autres ethnies du Québec autour des Canadiens-Français historiques.

Pourquoi, amis souverainistes, ne prenez-vous pas le temps de lire ou de relire la Charte des Nations Unies et ses déclarations sur le droit des peuples minoritaires ? Les Abénakis, les Malécites, toute différence prise en compte, et ce n’est pas mon intention de la nier, ont bien obtenu des droits robustes malgré leur petit nombre. Répondez-moi, les Canadiens-Français ne sont-ils pas admissibles à des droits parallèles ?
En fait, on a retranché du champ de l’analyse politique le passage ontologique qui a frappé les Canadiens-Français. La partie la plus visible et commune à tous les Canadiens-Français à partir de 1969, Québec compris, se mesure par le repli global.

Il faut trouver les moyens de cultiver la résilience collective des Canadiens-Français EN TANT QUE Canadiens-Français. Notre histoire bien comprise nous les donne, de nombreux exemples de gens qui ont combattu « pour la suite du monde » avec les armes à leur disposition à leur époque.

Dès les années 1970 l’économiste américain Lyndon H. LaRouche formulait la base scientifique d’une théorie économique dénonçant le capitalisme financier sauvage axé sur la maximisation de la rente au détriment des acteurs de la production de biens définissant l’économie réelle. Sa proposition de Banque de Développement Internationale aurait bien pu inspirer les BRICs.

Les référendums de 1980 et de 1995 sont fondés sur le même paradigme, la question, l’atmosphère, les résultats et les blocages qui en découlent sont en gros les mêmes, même si une analyse des résultats montre certaines différences. Si on met entre parenthèses les peuples autochtones, la stratégie référendaire a

Ravages du suprémacisme anglo-saxon « aryen » au Canada après le pacte confédératif de 1867. Cette idéologie associée à l' »Union Jack » (drapeau britannique) abandonné à regret par les « Old Stock Canadians » à la veille du centenaire demeurait le principal obstacle au renouvellement de la constitution du Canada proposé par Daniel Johnson en 1968. Un autre obstacle, qui nous appartient, fut le manque d’une élite politique capable de marcher dans les pas de Johnson.

Essai original de Marc Dunlay, membre de la FCF, sur l’hymne national des Canadiens-Français. Ce texte propose une réflexion multidimensionnelle sur l’œuvre écrite par Basile Routhier en 1880.

Pourquoi, amis souverainistes, ne prenez-vous pas le temps de lire ou de relire la Charte des Nations Unies et ses déclarations sur le droit des peuples minoritaires ? Les Abénakis, les Malécites, toute différence prise en compte, et ce n’est pas mon intention de la nier, ont bien obtenu des droits robustes malgré leur petit nombre. Répondez-moi, les Canadiens-Français ne sont-ils pas admissibles à des droits parallèles ?
En fait, on a retranché du champ de l’analyse politique le passage ontologique qui a frappé les Canadiens-Français. La partie la plus visible et commune à tous les Canadiens-Français à partir de 1969, Québec compris, se mesure par le repli global.

Il faut trouver les moyens de cultiver la résilience collective des Canadiens-Français EN TANT QUE Canadiens-Français. Notre histoire bien comprise nous les donne, de nombreux exemples de gens qui ont combattu « pour la suite du monde » avec les armes à leur disposition à leur époque.

Dès les années 1970 l’économiste américain Lyndon H. LaRouche formulait la base scientifique d’une théorie économique dénonçant le capitalisme financier sauvage axé sur la maximisation de la rente au détriment des acteurs de la production de biens définissant l’économie réelle. Sa proposition de Banque de Développement Internationale aurait bien pu inspirer les BRICs.

Les référendums de 1980 et de 1995 sont fondés sur le même paradigme, la question, l’atmosphère, les résultats et les blocages qui en découlent sont en gros les mêmes, même si une analyse des résultats montre certaines différences. Si on met entre parenthèses les peuples autochtones, la stratégie référendaire a

Ravages du suprémacisme anglo-saxon « aryen » au Canada après le pacte confédératif de 1867. Cette idéologie associée à l' »Union Jack » (drapeau britannique) abandonné à regret par les « Old Stock Canadians » à la veille du centenaire demeurait le principal obstacle au renouvellement de la constitution du Canada proposé par Daniel Johnson en 1968. Un autre obstacle, qui nous appartient, fut le manque d’une élite politique capable de marcher dans les pas de Johnson.

Essai original de Marc Dunlay, membre de la FCF, sur l’hymne national des Canadiens-Français. Ce texte propose une réflexion multidimensionnelle sur l’œuvre écrite par Basile Routhier en 1880.

Nous sommes en train de nous faire *ourrer par les Québécois encartés : l’immobilisme de la CAQ et le référendisme du Parti québécois, tous deux terrorisés par la « communauté aux droits consacrés »

Aujourd’hui, nous affirmons que la promotion d’une identité québécoise, explicitement amputée de notre personnalité canadienne-française historique, nous cause un préjudice au sein d’une population composée de groupes qui jouissent de droits spécifiques en raison de leurs attributions identitaires.

La FCF a déposé un mémoire sur le projet de loi 1 – Loi constitutionnelle de 2025 sur le Québec – présenté par le ministre Simon Jolin-Barette. Vous pouvez lire ce mémoire ici.

Revitaliser notre être collectif Écrire l’histoire en prenant pour fil la continuité historique des Canadiens-Français est une pratique qui s’est perdue. Avec la Révolution tranquille, une brisure s’est produite. Bien sûr, l’histoire écrite avant 1970 sera toujours accessible. Mais au goût d’aujourd’hui, elle ne serait plus que le témoignage d’un

Comment se fait-il que dans le même temps où l’on se battait le mieux pour un avenir enraciné, d’autres aient insisté pour que l’on renonce à l’identité canadienne-française ? C’est une étrange contradiction et, en regard de l’évolution du statut national, elle reste assez opaque encore aujourd’hui. On a bien dit que seule l’identité québécoise avait de l’avenir. Du coup, fallait-il effacer un passé canadien-français révolu ?

Alexandre Cormier-Denis a déposé en septembre un mémoire au Comité consultatif sur les enjeux constitutionnels du Québec au sein de la Fédération canadienne dont notre contributeur Gilles Verrier a trouvé opportun de livrer ici un synopsis critique. Ce mémoire intitulé Manifeste pour une reconnaissance du Québec comme État-nation du peuple canadiens-français est accessible, comme tous les autres mémoires déposés, sur le site web du Comité.

À la veille du 323e anniversaire, le 4 août prochain, de la signature de ce traité historique, la Fédération des Canadiens-Français estime que cet événement n’est pas commémoré à la hauteur et avec la clarté qu’il mérite. Laissé dans un ombre relatif, sous-évalué ou mal compris, nous avons demandé à trois auteurs de nous éclairer.

Communiqué de la FCF publié le 22 juin 2024 pour les 250 ans de l’Acte de Québec. Distribué à la Journée d’étude sur le même sujet, chapeautée par Droits collectifs Québec.

Le 5 février 1968, il y a 55 ans, Daniel Johnson prenait la parole devant tous les représentants du Canada anglais réunis. Il prononçait sans doute le discours le plus important de sa carrière d’homme d’État, un discours remarquable et percutant. Il plaidait un projet de réforme des institutions qui ne sera jamais repris avec la même hauteur par les premiers ministres du Québec qui suivront. Johnson incarnait alors une doctrine politique élaborée par les Canadiens-Français au cours des décennies précédentes, elle avait atteint le stade de sa maturité. Il parlait à l’occasion d’une conférence constitutionnelle qu’il avait lui-même réclamée.

Aujourd’hui, nous affirmons que la promotion d’une identité québécoise, explicitement amputée de notre personnalité canadienne-française historique, nous cause un préjudice au sein d’une population composée de groupes qui jouissent de droits spécifiques en raison de leurs attributions identitaires.

La FCF a déposé un mémoire sur le projet de loi 1 – Loi constitutionnelle de 2025 sur le Québec – présenté par le ministre Simon Jolin-Barette. Vous pouvez lire ce mémoire ici.

Revitaliser notre être collectif Écrire l’histoire en prenant pour fil la continuité historique des Canadiens-Français est une pratique qui s’est perdue. Avec la Révolution tranquille, une brisure s’est produite. Bien sûr, l’histoire écrite avant 1970 sera toujours accessible. Mais au goût d’aujourd’hui, elle ne serait plus que le témoignage d’un

Comment se fait-il que dans le même temps où l’on se battait le mieux pour un avenir enraciné, d’autres aient insisté pour que l’on renonce à l’identité canadienne-française ? C’est une étrange contradiction et, en regard de l’évolution du statut national, elle reste assez opaque encore aujourd’hui. On a bien dit que seule l’identité québécoise avait de l’avenir. Du coup, fallait-il effacer un passé canadien-français révolu ?

Alexandre Cormier-Denis a déposé en septembre un mémoire au Comité consultatif sur les enjeux constitutionnels du Québec au sein de la Fédération canadienne dont notre contributeur Gilles Verrier a trouvé opportun de livrer ici un synopsis critique. Ce mémoire intitulé Manifeste pour une reconnaissance du Québec comme État-nation du peuple canadiens-français est accessible, comme tous les autres mémoires déposés, sur le site web du Comité.

À la veille du 323e anniversaire, le 4 août prochain, de la signature de ce traité historique, la Fédération des Canadiens-Français estime que cet événement n’est pas commémoré à la hauteur et avec la clarté qu’il mérite. Laissé dans un ombre relatif, sous-évalué ou mal compris, nous avons demandé à trois auteurs de nous éclairer.

Communiqué de la FCF publié le 22 juin 2024 pour les 250 ans de l’Acte de Québec. Distribué à la Journée d’étude sur le même sujet, chapeautée par Droits collectifs Québec.

Le 5 février 1968, il y a 55 ans, Daniel Johnson prenait la parole devant tous les représentants du Canada anglais réunis. Il prononçait sans doute le discours le plus important de sa carrière d’homme d’État, un discours remarquable et percutant. Il plaidait un projet de réforme des institutions qui ne sera jamais repris avec la même hauteur par les premiers ministres du Québec qui suivront. Johnson incarnait alors une doctrine politique élaborée par les Canadiens-Français au cours des décennies précédentes, elle avait atteint le stade de sa maturité. Il parlait à l’occasion d’une conférence constitutionnelle qu’il avait lui-même réclamée.
Si vous êtes canadien-français hors-Québec, faites-nous signe à info@canadiens-francais.com. Nous aimerions vous connaître !
Car le discours indépendantiste avait à ce point insisté, dans la foulée de la Révolution tranquille, sur l’État et ses vertus qu’on en est presque venu à voir dans l’indépendance le triomphe de l’Etat plutôt que la consécration de la nation. C’est pourtant la nation qui aspire à l’indépendance et qui peut se réclamer légitimement du droit à l’autodétermination, non pas l’État-nation.
L’histoire n’est jamais finie. Tout est toujours à refaire et les remparts à relever. Les victoires comme les défaites n’ont qu’un temps. Ce qui persiste et permet de renaître est plus solide que toutes les murailles. C’est quelque chose d’immatériel et de fort, présent dans le coeur de chaque homme et de chaque femme d’une même communauté quand celle-ci a conscience de ce qu’elle a d’unique et d’essentiel. Les Japonais, les Juifs, les Hindous et d’autres peuples possèdent ce trésor qui leur a permis d’affronter les périls de l’histoire sans disparaître.
Nul n’ignore ici que le Canada français est actuellement profondément mécontent de sa place dans la confédération. Il y a à cela des raisons complexes d’inégales importances. J’ai dit et je répète aujourd’hui que la plupart de ces raisons sont parfaitement fondées.
Pour être Québécois, il suffit d’habiter le Québec ! Sans l’indépendance, les Canadiens-Français devront continuer de défendre âprement leur existence. Avec une indépendance trudeauiste, ils devront s’affirmer face à une diversité qui monte et braver la résistance des châteaux-forts anglo-saxons. Les deux perspectives commandent le retour politique des Canadiens-Français. Si vous avez compris qu’une identité de « Québécois francophones », provinciale et linguistique, a coupé le souffle de notre épopée, qu’elle supprime notre légitimité et nos droits historiques, vous avez compris l’essentiel.
Je souhaite montrer, dans l’essai qui va suivre, qu’entre les pensées trudeauiste et « néosouverainiste », les similitudes sont frappantes.
Et c’est au moment où nous nous préparons à résister aux armées d’invasion d’un puissant voisin qu’on nous enlève les libertés dont nous jouissons après les avoir gagnées par un siècle de luttes! Mais il me semble qu’on devrait plutôt nous donner de nouvelles garanties de sécurité pour nous engager à combattre des adversaires aguerris, dix fois plus nombreux, et dont l’organisation politique est moins hostile.
Comme notre constitution n’a rien prévu de tel parce qu’elle était une concession du conquérant aux Canadiens-Français, de la mère patrie aux coloniaux dans le cas des Canadiens anglais, nos États généraux sont indubitablement l’effort le plus systématique, le plus compréhensif, le
plus réussi qui ait jamais été tenté pour constituer une véritable Assemblée nationale du peuple canadien-français en vue d’établir sa constitution.
Lors de la campagne d’Italie à l’automne 1943, le 22e Régiment reçoit l’ordre de prendre la ferme Casa Berardi sur le flanc ouest du ravin d’Ortona. Le 14 décembre 1943, les compagnies C et D soutenues par les chars Sherman de l’Ontario Regiment passent à l’attaque.. Le capitaine Paul Triquet à la tête de la compagnie C avance sous un feu nourri avec ses 50 hommes soutenus par six chars Sherman de l’Ontario Regiment. À 1,500 mètres de la ferme, il a déjà perdu deux chars et vingt hommes. À 14 heures, Triquet et les 14 hommes restants sont à 200 mètres de la ferme. Grâce aux fumigènes lancés par les Shermans, la pognée d’homme atteint les murs de la ferme et en déloge les derniers Allemands à 15h30. Ils résisteront toute la nuit aux contre-attaques allemandes répétées jusqu’à l’arrivée des renforts le lendemain. Pour son leadership lors de cette attaque, Paul Triquet a été décoré de la Victoria Cross des mains du roi Georges VI le 27 mars 1944.
Le choix des membres
Pour informations supplémentaires, voir https://www.casavant.ca/histoire/
| Devant l’absence d’une loi encadrant les caisses populaires, Alphonse Desjardins reste prudent et fonde seulement trois autres caisses à proximité de son lieu de résidence et de travail, c’est-à-dire Lévis et Ottawa. |
| Cette caisse, comme près d’une cinquantaine d’autres fondées à l’époque d’Alphonse Desjardins, a fermé ses portes avant sa mort en 1920. |
| Il s’agit de la première caisse fondée après l’adoption d’une loi encadrant les caisses par l’Assemblée législative du Québec. Il s’agit également de la première caisse en milieu rural. |
| Au total, Alphonse Desjardins participe à la fondation de 136 caisses populaires au Québec, 18 en Ontario et 9 aux États-Unis. |
Nos remerciements à Pierre-Olivier Maheux, historien à la Société Desjardins.
Réf. : Aperçu historique sur les petits séminaires de la P. de Q., Bounadère, René, ptre, 1945
Il découvre et connaît ses racines :
Il chérit et cultive sa langue :
Il pratique le nationalisme économique :