
Les Canadiens-Français à l’assaut du temps
Avec l’identité québécoise, on s’est mis à croire qu’on ne pouvait avoir de légitimité comme peuple, à moins de fédérer toutes les autres ethnies du Québec autour des Canadiens-Français historiques.

Ce jour en 1621 - Premier baptême enregistré en Nouvelle-France : Eustache, fils d'Abraham Martin et de Marguerite Langlois. le pére Denis Jamet, Récollet faisant fonction de curé à Québec, l'a baptisé, M. Eustache Boullay esr son parrain et Guillemette Hébert, fille de Louis Hébert et épouse de Guillaume Couillard, est sa marraine. Premier fils de Français né à Québec, il ne se retrouve aucune autre mention à son sujet, il est donc probablement mort en bas âge.

Ce jour en 1648 - Signature à Münster du Traité de Westphalie mettant fin à la guerre de Trente Ans, une suite de conflits armés qui ont déchiré l’Europe de 1618 à 1648 et provoqué des affrontements en Amérique du Nord. C'est la fin des ambitions des Hasbourg d'un empire universel : il est convenu qu'un souverain ne peut intervenir sur le territoire d'un autre, créant ainsi la fondation de l'État-nation moderne et du droit international.

Ce jour en 1678 - Décès d'Hyacinthe Delorme, fondateur de la ville de St-Hyacinthe. Né en 1720 à Québec fils d'un prospère maître-charron, il suivit ses traces, devenant entrepreneur à sa majorité en 1745 au service du roi pour la fabrication des plates-formes et affûts de canon. Il acheta en 1753 de François-Pierre de Rigaud de Vaudreuil la seigneurie de Maska, de 36 lieues sur les deux rives de la rivière Yamaska. Il s'installa à l'été 1757 avec son épouse et six engagés à un endroit qu'il nomma Rapide-Plat, où il construisit une habitation et un moulin à scie. C'est en 1763 qu'il renomma sa seigneurie St-Hyacinthe et commença à accorder des concessions Son fils Hyacinthe-Marie léguera sa part de la seigneurie à son cousin Jean Dessaulles, beau-frère de Louis-Joseph Papineau.

Ce jour en 1837 - Mgr Jean-Jacques Lartigue, le premier évêque catholique de Montréal, condamne la révolte des Patriotes contre les autorités civiles, reconnaissant qu'elle n'a aucune chance de succès. Il veut aussi protéger l'Église d'une révolution républicaine anticléricale. Il menace donc d'excommunication ceux qui prendront les armes contre les forces du gouverneur britannique.

Ce jour en 1860 - Signature de la Convention de Pékin suite à la capitulation de la Chine. Les forces franco-anglaises refoulées de Tianjin l'année précédente avaient redébarqué sur le sol chinois en juillet et pris Tianjin le 2 septembre. Elles avaient établi leur camp sous les murailles de Pékin le 5 octobre, la ville tombant le 13, puis le 17 pillé et incendié le Palais d’été. Le Palais ne sera reconstruit qu'en 1959 par le régime communiste, mettant symboliquement fin au “siècle d'humiliation”.

Ce jour en 1927 - La Poste canadienne émet le premier timbre bilingue. Le timbre de deux sous contient le mot poste écrit en anglais et en français.

Ce jour en 1928 - Élection à l'Assemblée législative par une majorité substantielle dans Sainte-Marie du candidat conservateur Camillien Houde, maire de Montréal depuis le 2 avril. Houde, qui a été député de Sainte-Marie de 1923 à 1927, avait subi la défaite lors de l'élection générale de 1927. Le vote est ponctué de nombreuses irrégularités qui sont à l'origine d'interventions policières. Houde succédera à Arthur Sauvé à la tête des Conservateurs en juillet 1929.

Ce jour en 1929 - Le jeudi noir - Krash boursier. Les spéculateurs inquiets perdent confiance et jettent 13 millions de titres sur le marché. La bourse chute de 30% en 104 minutes. Des milliers de porteurs sont ruinés et des spéculateurs se jettent des fenêtres des tours à bureaux. Craignant la faillite des banques, les épargnants veulent récupérer leur avoirs et les banques ne peuvent faire face. C'est le début de la Grande Dépression économique qui frappera les années 1930. (Les gens se précipitent à la bourse)

Ce jour en 1934 - Tenue d'un Congrès sur la colonisation au Parlement de Québec sous la présidence d'Irénée Vautrin, ministre de la Colonisation, de la Chasse et des Pêcheries. Le gouvernement offrait auparavant un montant aux pères qui désiraient établir leurs fils sur une terre, pourvu qu'il y ait 20 personnes par comté. À la suite de ce congrès cette limite est annulée, ce qui fait que cette mesure devient applicable dans les nouveaux territoires de colonisation en Abitibi-Témiscamingue.

Ce jour en 1941- Adoption à la Chambre des Communes de la Loi sur le contrôle des salaires en temps de guerre, ainsi que des prix pour freiner la hausse du coût de la vie. Les excédents de profits seront taxés et des mesures de rationnement mises de l'avant, notamment pour l'essence, le sucre et la viande. L'industrie de guerre rapporte gros, avec un développement qui atteindra 500 % en quatre ans au Québec dans les secteurs liés à l'armement. Le taux de chômage passe de 9 % en 1939 à 0,6 % en 1944.

Ce jour en 1943 - Décès d'Hector de Saint-Denys Garneau, 31 ans, des suites d'une crise cardiaque en tentant de remonter la rivière Jacques Cartier en canot. Né à Montréal dans une famille aisée, il est l'arrière-petit-fils de François-Xavier Garneau, le petit-fils du poète Alfred Garneau et le cousin de la romancière Anne Hébert. Formé chez les Jésuites au collège Sainte-Marie de Montréal, ses talents étaient multiples : poète et peintre, critique de musique, de peinture et de littérature. Dans sa courte vie, il a exposé ses peintures à la Galerie des arts de Montréal, publié à compte d’auteur en 1937 Regards et jeux dans l'espace.

Ce jour en 1961 - Début de la construction du barrage hydroélectrique de Manic 2, situé sur la rivière Manicouagan à 25 km en amont de Baie-Comeau, deux ans après le début du chantier de Manic 5. Il s'agit d'abord d'exposer le roc là où seront assis les ouvrages, tout en creusant les galeries de dérivation de la rivière requises pour la durée des travaux. Le bétonnage de l'ouvrage principal pourra débuter une fois terminé en 1963 le batardeau de dérivation. Les cinq groupes électrogènes seront mis en service à l'automne 1965.

Ce jour en 1962 - Blocus de Cuba : les navires soviétiques transportant des missiles vers l'île rebroussent chemin lorsqu'ils font face à la marine américaine. Après des jours d'angoisse, la conflagration nucléaire a été évitée grâce aux échanges directs du président Kennedy et de son vis-à-vis Kroutchev, contournant leurs bureaucraties militaires respectives. Le téléphone rouge prendra place sur les bureaux des chefs des deux puissances nucléaires.

Ce jour en 1985 - Décès du cardinal Maurice Roy à Québec, à l'âge de 80 ans. Nommé cardinal par le pape Paul VI en 1965, Il fut le premier à porter le titre de Primat du Canada. Cinquième évêque de Trois-Rivières pendant 11 mois en 1946, il devint le onzième archevêque de Québec en 1947 et le demeura pendant 34 ans, soit jusqu'en 1971. Il avait succédé à Québec au cardinal Villeneuve et il fut remplacé par le cardinal Vachon. (avec Paul VI)

Ce jour en 1995 - Les Cris du Nouveau-Québec s'opposent par référendum à leur séparation du reste du Canada, advenant un OUI au référendum sur l'indépendance du Québec à venir.

Ce jour en 2006 - Le raffineur et recycleur d'aluminium Norsk Hydro confirme la fermeture de son usine de Bécancour. Cette fermeture entraînera la perte de 380 emplois dans la région de la Mauricie, l'arrêt de la production prévu pour le printemps 2007. La direction locale a soutenu être incapable de maintenir les activités de l'usine à cause de la hausse du dollar canadien et de la concurrence chinoise. (À droite, le président de Norsk Hydro Canada Daniel Roy)

Avec l’identité québécoise, on s’est mis à croire qu’on ne pouvait avoir de légitimité comme peuple, à moins de fédérer toutes les autres ethnies du Québec autour des Canadiens-Français historiques.

Pourquoi, amis souverainistes, ne prenez-vous pas le temps de lire ou de relire la Charte des Nations Unies et ses déclarations sur le droit des peuples minoritaires ? Les Abénakis, les Malécites, toute différence prise en compte, et ce n’est pas mon intention de la nier, ont bien obtenu des droits robustes malgré leur petit nombre. Répondez-moi, les Canadiens-Français ne sont-ils pas admissibles à des droits parallèles ?
En fait, on a retranché du champ de l’analyse politique le passage ontologique qui a frappé les Canadiens-Français. La partie la plus visible et commune à tous les Canadiens-Français à partir de 1969, Québec compris, se mesure par le repli global.

Il faut trouver les moyens de cultiver la résilience collective des Canadiens-Français EN TANT QUE Canadiens-Français. Notre histoire bien comprise nous les donne, de nombreux exemples de gens qui ont combattu « pour la suite du monde » avec les armes à leur disposition à leur époque.

Dès les années 1970 l’économiste américain Lyndon H. LaRouche formulait la base scientifique d’une théorie économique dénonçant le capitalisme financier sauvage axé sur la maximisation de la rente au détriment des acteurs de la production de biens définissant l’économie réelle. Sa proposition de Banque de Développement Internationale aurait bien pu inspirer les BRICs.

Les référendums de 1980 et de 1995 sont fondés sur le même paradigme, la question, l’atmosphère, les résultats et les blocages qui en découlent sont en gros les mêmes, même si une analyse des résultats montre certaines différences. Si on met entre parenthèses les peuples autochtones, la stratégie référendaire a

Ravages du suprémacisme anglo-saxon « aryen » au Canada après le pacte confédératif de 1867. Cette idéologie associée à l' »Union Jack » (drapeau britannique) abandonné à regret par les « Old Stock Canadians » à la veille du centenaire demeurait le principal obstacle au renouvellement de la constitution du Canada proposé par Daniel Johnson en 1968. Un autre obstacle, qui nous appartient, fut le manque d’une élite politique capable de marcher dans les pas de Johnson.

Essai original de Marc Dunlay, membre de la FCF, sur l’hymne national des Canadiens-Français. Ce texte propose une réflexion multidimensionnelle sur l’œuvre écrite par Basile Routhier en 1880.

Pourquoi, amis souverainistes, ne prenez-vous pas le temps de lire ou de relire la Charte des Nations Unies et ses déclarations sur le droit des peuples minoritaires ? Les Abénakis, les Malécites, toute différence prise en compte, et ce n’est pas mon intention de la nier, ont bien obtenu des droits robustes malgré leur petit nombre. Répondez-moi, les Canadiens-Français ne sont-ils pas admissibles à des droits parallèles ?
En fait, on a retranché du champ de l’analyse politique le passage ontologique qui a frappé les Canadiens-Français. La partie la plus visible et commune à tous les Canadiens-Français à partir de 1969, Québec compris, se mesure par le repli global.

Il faut trouver les moyens de cultiver la résilience collective des Canadiens-Français EN TANT QUE Canadiens-Français. Notre histoire bien comprise nous les donne, de nombreux exemples de gens qui ont combattu « pour la suite du monde » avec les armes à leur disposition à leur époque.

Dès les années 1970 l’économiste américain Lyndon H. LaRouche formulait la base scientifique d’une théorie économique dénonçant le capitalisme financier sauvage axé sur la maximisation de la rente au détriment des acteurs de la production de biens définissant l’économie réelle. Sa proposition de Banque de Développement Internationale aurait bien pu inspirer les BRICs.

Les référendums de 1980 et de 1995 sont fondés sur le même paradigme, la question, l’atmosphère, les résultats et les blocages qui en découlent sont en gros les mêmes, même si une analyse des résultats montre certaines différences. Si on met entre parenthèses les peuples autochtones, la stratégie référendaire a

Ravages du suprémacisme anglo-saxon « aryen » au Canada après le pacte confédératif de 1867. Cette idéologie associée à l' »Union Jack » (drapeau britannique) abandonné à regret par les « Old Stock Canadians » à la veille du centenaire demeurait le principal obstacle au renouvellement de la constitution du Canada proposé par Daniel Johnson en 1968. Un autre obstacle, qui nous appartient, fut le manque d’une élite politique capable de marcher dans les pas de Johnson.

Essai original de Marc Dunlay, membre de la FCF, sur l’hymne national des Canadiens-Français. Ce texte propose une réflexion multidimensionnelle sur l’œuvre écrite par Basile Routhier en 1880.

Nous sommes en train de nous faire *ourrer par les Québécois encartés : l’immobilisme de la CAQ et le référendisme du Parti québécois, tous deux terrorisés par la « communauté aux droits consacrés »

Aujourd’hui, nous affirmons que la promotion d’une identité québécoise, explicitement amputée de notre personnalité canadienne-française historique, nous cause un préjudice au sein d’une population composée de groupes qui jouissent de droits spécifiques en raison de leurs attributions identitaires.

La FCF a déposé un mémoire sur le projet de loi 1 – Loi constitutionnelle de 2025 sur le Québec – présenté par le ministre Simon Jolin-Barette. Vous pouvez lire ce mémoire ici.

Revitaliser notre être collectif Écrire l’histoire en prenant pour fil la continuité historique des Canadiens-Français est une pratique qui s’est perdue. Avec la Révolution tranquille, une brisure s’est produite. Bien sûr, l’histoire écrite avant 1970 sera toujours accessible. Mais au goût d’aujourd’hui, elle ne serait plus que le témoignage d’un

Comment se fait-il que dans le même temps où l’on se battait le mieux pour un avenir enraciné, d’autres aient insisté pour que l’on renonce à l’identité canadienne-française ? C’est une étrange contradiction et, en regard de l’évolution du statut national, elle reste assez opaque encore aujourd’hui. On a bien dit que seule l’identité québécoise avait de l’avenir. Du coup, fallait-il effacer un passé canadien-français révolu ?

Alexandre Cormier-Denis a déposé en septembre un mémoire au Comité consultatif sur les enjeux constitutionnels du Québec au sein de la Fédération canadienne dont notre contributeur Gilles Verrier a trouvé opportun de livrer ici un synopsis critique. Ce mémoire intitulé Manifeste pour une reconnaissance du Québec comme État-nation du peuple canadiens-français est accessible, comme tous les autres mémoires déposés, sur le site web du Comité.

À la veille du 323e anniversaire, le 4 août prochain, de la signature de ce traité historique, la Fédération des Canadiens-Français estime que cet événement n’est pas commémoré à la hauteur et avec la clarté qu’il mérite. Laissé dans un ombre relatif, sous-évalué ou mal compris, nous avons demandé à trois auteurs de nous éclairer.

Communiqué de la FCF publié le 22 juin 2024 pour les 250 ans de l’Acte de Québec. Distribué à la Journée d’étude sur le même sujet, chapeautée par Droits collectifs Québec.

Le 5 février 1968, il y a 55 ans, Daniel Johnson prenait la parole devant tous les représentants du Canada anglais réunis. Il prononçait sans doute le discours le plus important de sa carrière d’homme d’État, un discours remarquable et percutant. Il plaidait un projet de réforme des institutions qui ne sera jamais repris avec la même hauteur par les premiers ministres du Québec qui suivront. Johnson incarnait alors une doctrine politique élaborée par les Canadiens-Français au cours des décennies précédentes, elle avait atteint le stade de sa maturité. Il parlait à l’occasion d’une conférence constitutionnelle qu’il avait lui-même réclamée.

Aujourd’hui, nous affirmons que la promotion d’une identité québécoise, explicitement amputée de notre personnalité canadienne-française historique, nous cause un préjudice au sein d’une population composée de groupes qui jouissent de droits spécifiques en raison de leurs attributions identitaires.

La FCF a déposé un mémoire sur le projet de loi 1 – Loi constitutionnelle de 2025 sur le Québec – présenté par le ministre Simon Jolin-Barette. Vous pouvez lire ce mémoire ici.

Revitaliser notre être collectif Écrire l’histoire en prenant pour fil la continuité historique des Canadiens-Français est une pratique qui s’est perdue. Avec la Révolution tranquille, une brisure s’est produite. Bien sûr, l’histoire écrite avant 1970 sera toujours accessible. Mais au goût d’aujourd’hui, elle ne serait plus que le témoignage d’un

Comment se fait-il que dans le même temps où l’on se battait le mieux pour un avenir enraciné, d’autres aient insisté pour que l’on renonce à l’identité canadienne-française ? C’est une étrange contradiction et, en regard de l’évolution du statut national, elle reste assez opaque encore aujourd’hui. On a bien dit que seule l’identité québécoise avait de l’avenir. Du coup, fallait-il effacer un passé canadien-français révolu ?

Alexandre Cormier-Denis a déposé en septembre un mémoire au Comité consultatif sur les enjeux constitutionnels du Québec au sein de la Fédération canadienne dont notre contributeur Gilles Verrier a trouvé opportun de livrer ici un synopsis critique. Ce mémoire intitulé Manifeste pour une reconnaissance du Québec comme État-nation du peuple canadiens-français est accessible, comme tous les autres mémoires déposés, sur le site web du Comité.

À la veille du 323e anniversaire, le 4 août prochain, de la signature de ce traité historique, la Fédération des Canadiens-Français estime que cet événement n’est pas commémoré à la hauteur et avec la clarté qu’il mérite. Laissé dans un ombre relatif, sous-évalué ou mal compris, nous avons demandé à trois auteurs de nous éclairer.

Communiqué de la FCF publié le 22 juin 2024 pour les 250 ans de l’Acte de Québec. Distribué à la Journée d’étude sur le même sujet, chapeautée par Droits collectifs Québec.

Le 5 février 1968, il y a 55 ans, Daniel Johnson prenait la parole devant tous les représentants du Canada anglais réunis. Il prononçait sans doute le discours le plus important de sa carrière d’homme d’État, un discours remarquable et percutant. Il plaidait un projet de réforme des institutions qui ne sera jamais repris avec la même hauteur par les premiers ministres du Québec qui suivront. Johnson incarnait alors une doctrine politique élaborée par les Canadiens-Français au cours des décennies précédentes, elle avait atteint le stade de sa maturité. Il parlait à l’occasion d’une conférence constitutionnelle qu’il avait lui-même réclamée.
Si vous êtes canadien-français hors-Québec, faites-nous signe à info@canadiens-francais.com. Nous aimerions vous connaître !
Car le discours indépendantiste avait à ce point insisté, dans la foulée de la Révolution tranquille, sur l’État et ses vertus qu’on en est presque venu à voir dans l’indépendance le triomphe de l’Etat plutôt que la consécration de la nation. C’est pourtant la nation qui aspire à l’indépendance et qui peut se réclamer légitimement du droit à l’autodétermination, non pas l’État-nation.
L’histoire n’est jamais finie. Tout est toujours à refaire et les remparts à relever. Les victoires comme les défaites n’ont qu’un temps. Ce qui persiste et permet de renaître est plus solide que toutes les murailles. C’est quelque chose d’immatériel et de fort, présent dans le coeur de chaque homme et de chaque femme d’une même communauté quand celle-ci a conscience de ce qu’elle a d’unique et d’essentiel. Les Japonais, les Juifs, les Hindous et d’autres peuples possèdent ce trésor qui leur a permis d’affronter les périls de l’histoire sans disparaître.
Nul n’ignore ici que le Canada français est actuellement profondément mécontent de sa place dans la confédération. Il y a à cela des raisons complexes d’inégales importances. J’ai dit et je répète aujourd’hui que la plupart de ces raisons sont parfaitement fondées.
Pour être Québécois, il suffit d’habiter le Québec ! Sans l’indépendance, les Canadiens-Français devront continuer de défendre âprement leur existence. Avec une indépendance trudeauiste, ils devront s’affirmer face à une diversité qui monte et braver la résistance des châteaux-forts anglo-saxons. Les deux perspectives commandent le retour politique des Canadiens-Français. Si vous avez compris qu’une identité de « Québécois francophones », provinciale et linguistique, a coupé le souffle de notre épopée, qu’elle supprime notre légitimité et nos droits historiques, vous avez compris l’essentiel.
Je souhaite montrer, dans l’essai qui va suivre, qu’entre les pensées trudeauiste et « néosouverainiste », les similitudes sont frappantes.
Et c’est au moment où nous nous préparons à résister aux armées d’invasion d’un puissant voisin qu’on nous enlève les libertés dont nous jouissons après les avoir gagnées par un siècle de luttes! Mais il me semble qu’on devrait plutôt nous donner de nouvelles garanties de sécurité pour nous engager à combattre des adversaires aguerris, dix fois plus nombreux, et dont l’organisation politique est moins hostile.
Comme notre constitution n’a rien prévu de tel parce qu’elle était une concession du conquérant aux Canadiens-Français, de la mère patrie aux coloniaux dans le cas des Canadiens anglais, nos États généraux sont indubitablement l’effort le plus systématique, le plus compréhensif, le
plus réussi qui ait jamais été tenté pour constituer une véritable Assemblée nationale du peuple canadien-français en vue d’établir sa constitution.
Lors de la campagne d’Italie à l’automne 1943, le 22e Régiment reçoit l’ordre de prendre la ferme Casa Berardi sur le flanc ouest du ravin d’Ortona. Le 14 décembre 1943, les compagnies C et D soutenues par les chars Sherman de l’Ontario Regiment passent à l’attaque.. Le capitaine Paul Triquet à la tête de la compagnie C avance sous un feu nourri avec ses 50 hommes soutenus par six chars Sherman de l’Ontario Regiment. À 1,500 mètres de la ferme, il a déjà perdu deux chars et vingt hommes. À 14 heures, Triquet et les 14 hommes restants sont à 200 mètres de la ferme. Grâce aux fumigènes lancés par les Shermans, la pognée d’homme atteint les murs de la ferme et en déloge les derniers Allemands à 15h30. Ils résisteront toute la nuit aux contre-attaques allemandes répétées jusqu’à l’arrivée des renforts le lendemain. Pour son leadership lors de cette attaque, Paul Triquet a été décoré de la Victoria Cross des mains du roi Georges VI le 27 mars 1944.
Le choix des membres
Pour informations supplémentaires, voir https://www.casavant.ca/histoire/
| Devant l’absence d’une loi encadrant les caisses populaires, Alphonse Desjardins reste prudent et fonde seulement trois autres caisses à proximité de son lieu de résidence et de travail, c’est-à-dire Lévis et Ottawa. |
| Cette caisse, comme près d’une cinquantaine d’autres fondées à l’époque d’Alphonse Desjardins, a fermé ses portes avant sa mort en 1920. |
| Il s’agit de la première caisse fondée après l’adoption d’une loi encadrant les caisses par l’Assemblée législative du Québec. Il s’agit également de la première caisse en milieu rural. |
| Au total, Alphonse Desjardins participe à la fondation de 136 caisses populaires au Québec, 18 en Ontario et 9 aux États-Unis. |
Nos remerciements à Pierre-Olivier Maheux, historien à la Société Desjardins.
Réf. : Aperçu historique sur les petits séminaires de la P. de Q., Bounadère, René, ptre, 1945
Il découvre et connaît ses racines :
Il chérit et cultive sa langue :
Il pratique le nationalisme économique :