
Les Canadiens-Français à l’assaut du temps
Avec l’identité québécoise, on s’est mis à croire qu’on ne pouvait avoir de légitimité comme peuple, à moins de fédérer toutes les autres ethnies du Québec autour des Canadiens-Français historiques.

Avec l’identité québécoise, on s’est mis à croire qu’on ne pouvait avoir de légitimité comme peuple, à moins de fédérer toutes les autres ethnies du Québec autour des Canadiens-Français historiques.

Ce jour en 1611 - Décès, obsèques solennelles et inhumation dans le cimetière catholique de Port Royal du chef MicMac Henri Membertou, premier autochtone d'Amérique du Nord converti au catholicisme et dont la conversion avec 21 membres de sa famille le 24 juin 1610 va influencer de façon durable la culture micmaque. Il avait bien accueilli les Français et appris rapidement suffisamment de français pour s'exprimer de façon imagée lors des festins de l'Ordre du Bon-Temps. Au départ des colons en 1607 parce que Duga de Mons avait perdu le monopole des fourrures, il leur avait assuré de garder de la colonie, que Poutrincour retrouva intacte en 1610. Hâbleur, il disait avoir rencontré Jacques Cartier en 1534, mais Champlain et Lescarbot relatent des faits d'arme impossibles à un homme de 90 ans.

Ce jour en 1762 – Suite à la Bataille de Signal Hill à Saint-Jean de Terre-Neuve, dernier combat franco-britannique en Amérique du Nord. William Amherst, frère de Jeffery, reprend le fort William Henry, que le comte d'Haussonville avait pris le 27 juin. Ses troupes débarquées le 13 à 15km au nord ont fait reculer les Français à Signal Hill après deux jours de combats acharnés. Contraint de se retrancher dans le fort, le gros des troupes françaises a réussi à fuir en mer de nuit grâce à un vent favorable. Le 17, les Britanniques ont ouvert le feu sur le fort depuis Signal Hill, qui le domine, et forcé la capitulation aujourd’hui de ses derniers occupants.

Ce jour en 1777 - Frederick Haldimand nommé gouverneur de la Province de Québec. Il débarquera en remplacement de Carleton à Québec le 30 juin 1778. Son administration durera six ans pendant la révolution américaine et sera marquée de nombreuses difficultés. Il renforcera les défenses de la province et les garnisons de tous les postes éloignés, ayant recours aux arrestations, aux emprisonnements et aux détentions prolongées, sans aucune forme de procès, au moindre soupçon d'acte de déloyauté.

Ce jour en 1809 - Décès de Gabriel-Elzéar Taschereau à Sainte-Marie-de-Beauce. Fils de Thomas-Jacques Taschereau, premier seigneur de l'endroit et l'un des premiers actionnaires des Forges du Saint-Maurice, il avait épousé en secondes noce en 1789 Louise-Françoise, fille d'Antoine Juchereau Duchesnay. Face à l'invasion américaine en 1775, il avait levé ce qui devait devenir le régiment de la Chaudière et participa avec lui à la bataille de Québec, ce qui lui valut un siège au Conseil législatif du Bas-Canada en 1798. Député de Dorchester de 1792 à 1796 à la Chambre d'assemblée, il avait été nommé grand voyer du district de Québec en 1794 et surintendant des relais de poste de la colonie en 1802.

Ce jour en 1833 - Montréal adopte ses armoiries, sous la houlette de Jacques Viger, son premier maire. Sa devise en latin, Concordia Salus, signfie “Le salut dans la concorde”. Les quatre symboles de l'écusson représentent la composition démographiques de sa population au XIX siècle : le castor pour les Canadiens-Français, la rose des Lancastre pour les conquérants anglais, le chardon pour les Écossais et le trèfle pour les Irlandais.

Ce jour en 1867 - Le conservateur John A. Macdonald gagne les premières élections fédérales au Canada, exerçant son premier mandat du 1er juillet au 5 novembre 1873, et un second du 17 octobre 1878 jusqu'à sa mort, le 6 juin 1891. Sous sa gouverne le Canada fera l'achat de la Terre de Rupert et du Territoire du Nord-Ouest à la Compagnie de la Baie d'Hudson. Il fera construire un chemin de fer transcontinental et créera la Gendarmerie montée du Nord-Ouest pour maintenir l'ordre dans ces vastes territoires.

Ce jour en 1885 - Une vaccination obligatoire provoque une émeute à Montréal, les tempéraments déjà échaudés par la rébellion du Nord-Ouest. Le plus grand défi de son Conseil municipal majoritairement canadiens-français est de gérer la crise provoquée par l'épidémie de variole provoquant des affrontements interethniques. Le maire Honoré Beaugrand doit faire appel aux militaires pour rétablir l'ordre. Une partie des élites, surtout anglophones, réclame la vaccination obligatoire, alors qu'une partie des Canadiens-Français la rejette. La pendaison du chef métis Louis Riel en novembre attisera encore plus les tensions. L'épidémie aura fait 3,234 morts, surtout chez les habitants des quartiers défavorisés, dans une ville qui compte un peu moins de 200,000 habitants. Le bilan à l’échelle de la province sera de 5,864 victimes.

Ce jour en 1905 - Début de l'écriture du Manuel d'histoire du Canada par Lionel Groulx, professeur au Collège de Valleyfield. Son intention est de «rédiger un manuel d'histoire du Canada à l'usage des humanistes et des rhétoriciens. […] Ce manuel […] je le termine en l'année scolaire 1906. Je le bâtis avec le peu de documents que me fournit la bibliothèque du Collège, encore très pauvre. Mais, enfin, sortiront de là trois cahiers de 160 pages environ, que les élèves transcriront et se transmettront pendant plusieurs années.»

Ce jour en 1914 - Naufrage du bateau à vapeur Montmagny, chargé du ravitaillement des différents postes de télégraphie sans fil situés le long du fleuve St-Laurent. Vers 5h du matin, à quelques kilomètres de l'Île aux Grues, il est entré en collision dans le brouillard avec le Lingan, un bateau appartenant à la compagnie Dominion Coal Co. Le Montmagny coule en trois minutes, prenant par surprise l'équipage endormi, 14 personnes à bord sur 45 périssant.

Ce jour en 1925 - Décès de Joseph-Dominique Guay à Chicoutimi. Il avait fondé en 1887 le journal Le Progrès du Saguenay et en avait été propriétaire, éditeur et rédacteur pendant plus de 20 ans. Élu maire de Chicoutimi en 1895, il avait fondé la Compagnie de Pulpe de Chicoutimi en 1896 en s'associant à quelques amis dont Julien-Édouard-Alfred Dubuc, qu’il avait nommé directeur-gérant. Il dota la ville de l’électricité et d’un réseau d’aqueducs, et démissionna après 7 ans en 1902 pour retourner à ses affaires. Il fut réélu à la mairie en 1922.

Ce jour en 1947 - Début des travaux de construction du premier édifice de la Cité universitaire de l’Université Laval, à Sainte-Foy. Suite à l’acquisition par le Séminaire de Québec depuis 1942 de vastes terrains, le recteur Mgr Ferdinand Vandry avait demandé en 1946 à l’architecte-urbaniste Édouard Fiset de concevoir le plan directeur pour la Cité universitaire. Le premier pavillon logera la faculté de génie forestier et l’école d’arpentage. Tout au long des années 50, 60 et 70, plusieurs pavillons se construiront et la Cité prendra forme.

Ce jour en 1956 - Décès à l'âge de 63 ans d'Adélard Godbout, chef du Parti libéral du Québec de 1936 à 1950. Né à Saint-Éloi en 1892, il fut premier ministre et président du Conseil exécutif du 11 juin au 26 août 1936, puis premier ministre, président du Conseil exécutif et ministre de l'Agriculture du 8 novembre 1939 au 30 août 1944. Il fut défait deux fois par Maurice Duplessis.

Ce jour en 1967 - Ouverture des 12 premiers collèges d'enseignement général et professionnel (CEGEP) au Québec. L'enseignement post-secondaire avait précédemment généralement été du domaine privé, comme les collèges classiques dirigés par des religieux, et seuls les jeunes aux parent fortunés ou pouvant se mériter une bourse ou une commandite pouvaient en bénéficier.

Ce jour en 1967 - Présentation par René Lévesque de son manifeste Un pays qu'il faut faire sur la souveraineté du Québec préconisant l'idée d'un Québec souverain associé avec le reste du Canada sur le modèle du marché commun européen. Il aura l'effet d'une bombe chez les membres du Parti libéral du Québec (PLQ) et fera l'objet de chaudes discussions avant son rejet. Le départ de Lévesque du PLQ mènera à la fondation du Mouvement souveraineté-association (MSA) puis à la création du Parti québécois.

Ce jour en 1975 - Les trois grandes centrales syndicales, la Fédération des travailleurs du Québec (FTQ), la Centrale de l'enseignement du Québec (CEQ) et la Confédération des syndicats nationaux (CSN), annoncent la formation d'un Front commun en vue des prochaines négociations avec le gouvernement, qui porteront sur le contenu d'une nouvelle convention collective de travail dans les secteurs public et parapublic.

Ce jour en 1976 - Henry Morgentaler est acquitté à nouveau d'avoir pratiqué des avortements illégaux. C'est la troisième fois mais c'est loin d'être terminé ; après avoir eu gain de cause au Québec, il sera accusé en Ontario, puis ce procès se rendra à la Cour suprême du Canada où il gagnera finalement sa cause en 1993.

Avec l’identité québécoise, on s’est mis à croire qu’on ne pouvait avoir de légitimité comme peuple, à moins de fédérer toutes les autres ethnies du Québec autour des Canadiens-Français historiques.

Pourquoi, amis souverainistes, ne prenez-vous pas le temps de lire ou de relire la Charte des Nations Unies et ses déclarations sur le droit des peuples minoritaires ? Les Abénakis, les Malécites, toute différence prise en compte, et ce n’est pas mon intention de la nier, ont bien obtenu des droits robustes malgré leur petit nombre. Répondez-moi, les Canadiens-Français ne sont-ils pas admissibles à des droits parallèles ?
En fait, on a retranché du champ de l’analyse politique le passage ontologique qui a frappé les Canadiens-Français. La partie la plus visible et commune à tous les Canadiens-Français à partir de 1969, Québec compris, se mesure par le repli global.

Il faut trouver les moyens de cultiver la résilience collective des Canadiens-Français EN TANT QUE Canadiens-Français. Notre histoire bien comprise nous les donne, de nombreux exemples de gens qui ont combattu « pour la suite du monde » avec les armes à leur disposition à leur époque.

Dès les années 1970 l’économiste américain Lyndon H. LaRouche formulait la base scientifique d’une théorie économique dénonçant le capitalisme financier sauvage axé sur la maximisation de la rente au détriment des acteurs de la production de biens définissant l’économie réelle. Sa proposition de Banque de Développement Internationale aurait bien pu inspirer les BRICs.

Les référendums de 1980 et de 1995 sont fondés sur le même paradigme, la question, l’atmosphère, les résultats et les blocages qui en découlent sont en gros les mêmes, même si une analyse des résultats montre certaines différences. Si on met entre parenthèses les peuples autochtones, la stratégie référendaire a

Ravages du suprémacisme anglo-saxon « aryen » au Canada après le pacte confédératif de 1867. Cette idéologie associée à l' »Union Jack » (drapeau britannique) abandonné à regret par les « Old Stock Canadians » à la veille du centenaire demeurait le principal obstacle au renouvellement de la constitution du Canada proposé par Daniel Johnson en 1968. Un autre obstacle, qui nous appartient, fut le manque d’une élite politique capable de marcher dans les pas de Johnson.

Essai original de Marc Dunlay, membre de la FCF, sur l’hymne national des Canadiens-Français. Ce texte propose une réflexion multidimensionnelle sur l’œuvre écrite par Basile Routhier en 1880.

Pourquoi, amis souverainistes, ne prenez-vous pas le temps de lire ou de relire la Charte des Nations Unies et ses déclarations sur le droit des peuples minoritaires ? Les Abénakis, les Malécites, toute différence prise en compte, et ce n’est pas mon intention de la nier, ont bien obtenu des droits robustes malgré leur petit nombre. Répondez-moi, les Canadiens-Français ne sont-ils pas admissibles à des droits parallèles ?
En fait, on a retranché du champ de l’analyse politique le passage ontologique qui a frappé les Canadiens-Français. La partie la plus visible et commune à tous les Canadiens-Français à partir de 1969, Québec compris, se mesure par le repli global.

Il faut trouver les moyens de cultiver la résilience collective des Canadiens-Français EN TANT QUE Canadiens-Français. Notre histoire bien comprise nous les donne, de nombreux exemples de gens qui ont combattu « pour la suite du monde » avec les armes à leur disposition à leur époque.

Dès les années 1970 l’économiste américain Lyndon H. LaRouche formulait la base scientifique d’une théorie économique dénonçant le capitalisme financier sauvage axé sur la maximisation de la rente au détriment des acteurs de la production de biens définissant l’économie réelle. Sa proposition de Banque de Développement Internationale aurait bien pu inspirer les BRICs.

Les référendums de 1980 et de 1995 sont fondés sur le même paradigme, la question, l’atmosphère, les résultats et les blocages qui en découlent sont en gros les mêmes, même si une analyse des résultats montre certaines différences. Si on met entre parenthèses les peuples autochtones, la stratégie référendaire a

Ravages du suprémacisme anglo-saxon « aryen » au Canada après le pacte confédératif de 1867. Cette idéologie associée à l' »Union Jack » (drapeau britannique) abandonné à regret par les « Old Stock Canadians » à la veille du centenaire demeurait le principal obstacle au renouvellement de la constitution du Canada proposé par Daniel Johnson en 1968. Un autre obstacle, qui nous appartient, fut le manque d’une élite politique capable de marcher dans les pas de Johnson.

Essai original de Marc Dunlay, membre de la FCF, sur l’hymne national des Canadiens-Français. Ce texte propose une réflexion multidimensionnelle sur l’œuvre écrite par Basile Routhier en 1880.

Nous sommes en train de nous faire *ourrer par les Québécois encartés : l’immobilisme de la CAQ et le référendisme du Parti québécois, tous deux terrorisés par la « communauté aux droits consacrés »

Aujourd’hui, nous affirmons que la promotion d’une identité québécoise, explicitement amputée de notre personnalité canadienne-française historique, nous cause un préjudice au sein d’une population composée de groupes qui jouissent de droits spécifiques en raison de leurs attributions identitaires.

La FCF a déposé un mémoire sur le projet de loi 1 – Loi constitutionnelle de 2025 sur le Québec – présenté par le ministre Simon Jolin-Barette. Vous pouvez lire ce mémoire ici.

Revitaliser notre être collectif Écrire l’histoire en prenant pour fil la continuité historique des Canadiens-Français est une pratique qui s’est perdue. Avec la Révolution tranquille, une brisure s’est produite. Bien sûr, l’histoire écrite avant 1970 sera toujours accessible. Mais au goût d’aujourd’hui, elle ne serait plus que le témoignage d’un

Comment se fait-il que dans le même temps où l’on se battait le mieux pour un avenir enraciné, d’autres aient insisté pour que l’on renonce à l’identité canadienne-française ? C’est une étrange contradiction et, en regard de l’évolution du statut national, elle reste assez opaque encore aujourd’hui. On a bien dit que seule l’identité québécoise avait de l’avenir. Du coup, fallait-il effacer un passé canadien-français révolu ?

Alexandre Cormier-Denis a déposé en septembre un mémoire au Comité consultatif sur les enjeux constitutionnels du Québec au sein de la Fédération canadienne dont notre contributeur Gilles Verrier a trouvé opportun de livrer ici un synopsis critique. Ce mémoire intitulé Manifeste pour une reconnaissance du Québec comme État-nation du peuple canadiens-français est accessible, comme tous les autres mémoires déposés, sur le site web du Comité.

À la veille du 323e anniversaire, le 4 août prochain, de la signature de ce traité historique, la Fédération des Canadiens-Français estime que cet événement n’est pas commémoré à la hauteur et avec la clarté qu’il mérite. Laissé dans un ombre relatif, sous-évalué ou mal compris, nous avons demandé à trois auteurs de nous éclairer.

Communiqué de la FCF publié le 22 juin 2024 pour les 250 ans de l’Acte de Québec. Distribué à la Journée d’étude sur le même sujet, chapeautée par Droits collectifs Québec.

Le 5 février 1968, il y a 55 ans, Daniel Johnson prenait la parole devant tous les représentants du Canada anglais réunis. Il prononçait sans doute le discours le plus important de sa carrière d’homme d’État, un discours remarquable et percutant. Il plaidait un projet de réforme des institutions qui ne sera jamais repris avec la même hauteur par les premiers ministres du Québec qui suivront. Johnson incarnait alors une doctrine politique élaborée par les Canadiens-Français au cours des décennies précédentes, elle avait atteint le stade de sa maturité. Il parlait à l’occasion d’une conférence constitutionnelle qu’il avait lui-même réclamée.

Aujourd’hui, nous affirmons que la promotion d’une identité québécoise, explicitement amputée de notre personnalité canadienne-française historique, nous cause un préjudice au sein d’une population composée de groupes qui jouissent de droits spécifiques en raison de leurs attributions identitaires.

La FCF a déposé un mémoire sur le projet de loi 1 – Loi constitutionnelle de 2025 sur le Québec – présenté par le ministre Simon Jolin-Barette. Vous pouvez lire ce mémoire ici.

Revitaliser notre être collectif Écrire l’histoire en prenant pour fil la continuité historique des Canadiens-Français est une pratique qui s’est perdue. Avec la Révolution tranquille, une brisure s’est produite. Bien sûr, l’histoire écrite avant 1970 sera toujours accessible. Mais au goût d’aujourd’hui, elle ne serait plus que le témoignage d’un

Comment se fait-il que dans le même temps où l’on se battait le mieux pour un avenir enraciné, d’autres aient insisté pour que l’on renonce à l’identité canadienne-française ? C’est une étrange contradiction et, en regard de l’évolution du statut national, elle reste assez opaque encore aujourd’hui. On a bien dit que seule l’identité québécoise avait de l’avenir. Du coup, fallait-il effacer un passé canadien-français révolu ?

Alexandre Cormier-Denis a déposé en septembre un mémoire au Comité consultatif sur les enjeux constitutionnels du Québec au sein de la Fédération canadienne dont notre contributeur Gilles Verrier a trouvé opportun de livrer ici un synopsis critique. Ce mémoire intitulé Manifeste pour une reconnaissance du Québec comme État-nation du peuple canadiens-français est accessible, comme tous les autres mémoires déposés, sur le site web du Comité.

À la veille du 323e anniversaire, le 4 août prochain, de la signature de ce traité historique, la Fédération des Canadiens-Français estime que cet événement n’est pas commémoré à la hauteur et avec la clarté qu’il mérite. Laissé dans un ombre relatif, sous-évalué ou mal compris, nous avons demandé à trois auteurs de nous éclairer.

Communiqué de la FCF publié le 22 juin 2024 pour les 250 ans de l’Acte de Québec. Distribué à la Journée d’étude sur le même sujet, chapeautée par Droits collectifs Québec.

Le 5 février 1968, il y a 55 ans, Daniel Johnson prenait la parole devant tous les représentants du Canada anglais réunis. Il prononçait sans doute le discours le plus important de sa carrière d’homme d’État, un discours remarquable et percutant. Il plaidait un projet de réforme des institutions qui ne sera jamais repris avec la même hauteur par les premiers ministres du Québec qui suivront. Johnson incarnait alors une doctrine politique élaborée par les Canadiens-Français au cours des décennies précédentes, elle avait atteint le stade de sa maturité. Il parlait à l’occasion d’une conférence constitutionnelle qu’il avait lui-même réclamée.
Si vous êtes canadien-français hors-Québec, faites-nous signe à info@canadiens-francais.com. Nous aimerions vous connaître !
Car le discours indépendantiste avait à ce point insisté, dans la foulée de la Révolution tranquille, sur l’État et ses vertus qu’on en est presque venu à voir dans l’indépendance le triomphe de l’Etat plutôt que la consécration de la nation. C’est pourtant la nation qui aspire à l’indépendance et qui peut se réclamer légitimement du droit à l’autodétermination, non pas l’État-nation.
L’histoire n’est jamais finie. Tout est toujours à refaire et les remparts à relever. Les victoires comme les défaites n’ont qu’un temps. Ce qui persiste et permet de renaître est plus solide que toutes les murailles. C’est quelque chose d’immatériel et de fort, présent dans le coeur de chaque homme et de chaque femme d’une même communauté quand celle-ci a conscience de ce qu’elle a d’unique et d’essentiel. Les Japonais, les Juifs, les Hindous et d’autres peuples possèdent ce trésor qui leur a permis d’affronter les périls de l’histoire sans disparaître.
Nul n’ignore ici que le Canada français est actuellement profondément mécontent de sa place dans la confédération. Il y a à cela des raisons complexes d’inégales importances. J’ai dit et je répète aujourd’hui que la plupart de ces raisons sont parfaitement fondées.
Pour être Québécois, il suffit d’habiter le Québec ! Sans l’indépendance, les Canadiens-Français devront continuer de défendre âprement leur existence. Avec une indépendance trudeauiste, ils devront s’affirmer face à une diversité qui monte et braver la résistance des châteaux-forts anglo-saxons. Les deux perspectives commandent le retour politique des Canadiens-Français. Si vous avez compris qu’une identité de « Québécois francophones », provinciale et linguistique, a coupé le souffle de notre épopée, qu’elle supprime notre légitimité et nos droits historiques, vous avez compris l’essentiel.
Je souhaite montrer, dans l’essai qui va suivre, qu’entre les pensées trudeauiste et « néosouverainiste », les similitudes sont frappantes.
Et c’est au moment où nous nous préparons à résister aux armées d’invasion d’un puissant voisin qu’on nous enlève les libertés dont nous jouissons après les avoir gagnées par un siècle de luttes! Mais il me semble qu’on devrait plutôt nous donner de nouvelles garanties de sécurité pour nous engager à combattre des adversaires aguerris, dix fois plus nombreux, et dont l’organisation politique est moins hostile.
Comme notre constitution n’a rien prévu de tel parce qu’elle était une concession du conquérant aux Canadiens-Français, de la mère patrie aux coloniaux dans le cas des Canadiens anglais, nos États généraux sont indubitablement l’effort le plus systématique, le plus compréhensif, le
plus réussi qui ait jamais été tenté pour constituer une véritable Assemblée nationale du peuple canadien-français en vue d’établir sa constitution.
Lors de la campagne d’Italie à l’automne 1943, le 22e Régiment reçoit l’ordre de prendre la ferme Casa Berardi sur le flanc ouest du ravin d’Ortona. Le 14 décembre 1943, les compagnies C et D soutenues par les chars Sherman de l’Ontario Regiment passent à l’attaque.. Le capitaine Paul Triquet à la tête de la compagnie C avance sous un feu nourri avec ses 50 hommes soutenus par six chars Sherman de l’Ontario Regiment. À 1,500 mètres de la ferme, il a déjà perdu deux chars et vingt hommes. À 14 heures, Triquet et les 14 hommes restants sont à 200 mètres de la ferme. Grâce aux fumigènes lancés par les Shermans, la pognée d’homme atteint les murs de la ferme et en déloge les derniers Allemands à 15h30. Ils résisteront toute la nuit aux contre-attaques allemandes répétées jusqu’à l’arrivée des renforts le lendemain. Pour son leadership lors de cette attaque, Paul Triquet a été décoré de la Victoria Cross des mains du roi Georges VI le 27 mars 1944.
Le choix des membres
Pour informations supplémentaires, voir https://www.casavant.ca/histoire/
| Devant l’absence d’une loi encadrant les caisses populaires, Alphonse Desjardins reste prudent et fonde seulement trois autres caisses à proximité de son lieu de résidence et de travail, c’est-à-dire Lévis et Ottawa. |
| Cette caisse, comme près d’une cinquantaine d’autres fondées à l’époque d’Alphonse Desjardins, a fermé ses portes avant sa mort en 1920. |
| Il s’agit de la première caisse fondée après l’adoption d’une loi encadrant les caisses par l’Assemblée législative du Québec. Il s’agit également de la première caisse en milieu rural. |
| Au total, Alphonse Desjardins participe à la fondation de 136 caisses populaires au Québec, 18 en Ontario et 9 aux États-Unis. |
Nos remerciements à Pierre-Olivier Maheux, historien à la Société Desjardins.
Réf. : Aperçu historique sur les petits séminaires de la P. de Q., Bounadère, René, ptre, 1945
Il découvre et connaît ses racines :
Il chérit et cultive sa langue :
Il pratique le nationalisme économique :