
Les Canadiens-Français à l’assaut du temps
Avec l’identité québécoise, on s’est mis à croire qu’on ne pouvait avoir de légitimité comme peuple, à moins de fédérer toutes les autres ethnies du Québec autour des Canadiens-Français historiques.

Avec l’identité québécoise, on s’est mis à croire qu’on ne pouvait avoir de légitimité comme peuple, à moins de fédérer toutes les autres ethnies du Québec autour des Canadiens-Français historiques.

Ce jour en 1534 - Retour en France de Jacques Cartier après sa première visite au Canada. Il arrive avec les deux fils de de Donnacona, Domagaya et Taignoagny, qu'il va présenter à François 1er. Il avait rencontré en juillet à Gaspé Donnacona et son groupe venus de Stadaconé (Québec) pour pêcher. Cartier avait pu convaincre Donnacona, dont la bonne disposition avait été ébranlée par l'érection de la croix le 24 juillet, de lui prêter ses deux fils pour leur apprendre le français et en faire des interprètes.

Ce jour en 1697 - Victoire navale de d'Iberville contre trois navire de guerre anglais en Baie d'Hudson. Près de fort Nelson, son Pelican est attaqué par le Hampshire, le Dering et le Hudson's Bay. D'Iberville réussit à couler le Hampshire dans un duel d'artillerie, puis capture le Hudson's Bay, alors que le Dering réussit à s'enfuir, le Pelican étant trop endommagé pour se lancer à sa poursuite. Le Hudson's Bay transporte une cargaison de peaux de castors évaluée à 50,000 écus.

Ce jour en 1755 - Déportation des Acadiens, début du cauchemar. Le commandant militaire d'Annapolis, John Winslow, entreprend d'expulser 5,000 Acadiens de Grand-Pré, d'Annapolis et de la baie de Fundy. Il réunit les hommes de la région dans l'église de Grand-Pré pour leur lire l'édit de la déportation. Tous les habitants de ces districts doivent être déportés, conservant seulement argent et mobiliers, terres, habitations, bétail et troupeaux de toute sorte étant confisqués. C'est l'opération de déportation la plus réussie, quelques 8,000 personnes déplacées.

Ce jour en 1760 - À Longueuil, Le général James Murray, pressés de démobiliser toute possible résistance, accorde par un sauf-conduit sa protection à une quarantaine guerriers hurons venus rendre les armes à la veille de la reddition de Montréal. Ils pourront ainsi rejoindre leurs familles - une centaine de personnes - à Lorette près de Québec en toute quiétude. En 1990, la Cour suprême du Canada donnera par l'arrêt Sioui valeur de traité au sauf-conduit de Murray, puis, en 2008, le Conseil de la nation huronne revendiquera en 2008 le territoire du Nionwentsïo, essentiellement le tiers central habité du Québec, revendication contestée par les autres tribus le fréquentant, et en mai 2023 le gouvernement du Canada et la Nation huronne-wendat poursuivront avec une entente-cadre confidentielle visant à promouvoir son autodétermination sur la base de l'arrêt de 1990.

Ce jour en 1774 - Premier Congrès continental, du 5 septembre au 26 octobre à Philadelphie. 12 des 13 colonies sont représentées, la Géorgie n'ayant pas envoyé de délégués. Le but de ce congrès est de limiter le pouvoir du Parlement britannique sur les colonies.

Ce jour en 1781 - Bataille de la baie de Chesapeake entre la flotte du contre-amiral britannique Thomas Graves et celle du contre-amiral français de Grasse. La précision du tir français endommage suffisamment six vaisseaux britanniques pour forcer Graves à rompre le combat et à s’esquiver. La Royal Navy est ainsi empêchée de ravitailler les forces de Cornwallis à Yorktown, tandis celles de Washington peuvent l'être. C'est la seule défaite majeure de la Royal Navy aux XVIIIe et XIXe siècles. Par cette victoire, la France a pu récupérer certaines de ses colonies perdues en 1763, dont Sainte-Lucie et Tobago.

Ce jour en 1837 - Première assemblée publique des Fils de la Liberté. Environ 500 jeunes montréalais s'engagent pour former des milices et une assemblée publique sera tenue chaque lundi par la suite. La société publiera un manifeste le 4 octobre et adoptera un hymne national pour le Canada. Certains des membres les plus influents du Parti patriote en font parti, dont Papineau et O'Callaghan.

Ce jour en 1865 - Décès d'Étienne-Paschal Taché, qui a pris part à tous les événements politiques importants sous le régime de l'Union. Né en 1795 à Montmagny, il avait rejoint la milice à 17 ans lors de la guerre de 1812 contre les États-Unis, participant aux batailles de Châteauguay (où il reçut une médaille de bravoure) et Plattsburgh. Après la guerre, il entreprit des études de médecine, complétant sa formation à Philadelphie, métier qu'il pratiqua jusqu'en 1841 à son entrée en politique. Il meurt avant d'avoir vu la réalisation de la Confédération. Près du Parti patriote, il s'opposa à la prise des armes en 1837-38.

Ce jour en 1889 - Décès de Louis-Victor Sicotte, vice-premier ministre avec John Sandfield Macdonald du Canada Uni en 1862-1863 et juge de la Cour supérieure du district de Saint-Hyacinthe jusqu'en 1887. Né Louis Cicot à Boucherville en 1812, il avait été admis au barreau en 1839 et avait été l'un des fondateurs de l'Association "aide-toi, le Ciel t'aidera" initiatrice d'une fête nationale des Canadiens-Français. Il avait soutenu les Patriotes, sans prendre part à la Rébellion de 1837, croyant à raison qu'elle conduirait à une union imposée avec Haut-Canada. Élu député en 1851 puis réélu en 1854, il devint orateur de l'Assemblée du Canada Uni puis Commissaire des travaux publics du cabinet Cartier-Macdonald en 1858 et n'adhéra pas au cabinet Macdonald-Dorion qui suivit le sien.

Ce jour en 1945 - "L'affaire Gouzenko". Fonctionnaire de l'ambassade soviétique à Ottawa, il a fait défection en emportant avec lui 109 documents prouvant l'existence de réseaux d'espionnage soviétiques au Canada. Cette défection va déclencher une crise qui va marquer les années d'après-guerre et la montée de l'anticommunisme canadien durant la guerre froide, dont elle est souvent créditée comme l'un des événements déclencheurs.

Ce jour en 1945 - Inauguration du premier réacteur nucléaire canadien, «Zero Energy Experimental Pile» (Z.E.E.P.), à Chalk River, Ontario, 13 ans après la découverte du neutron. Le ZEEP est le premier réacteur à fonctionner à l'extérieur des États-Unis. Il est l'idée personnelle du physicien Louis Kowarski, un immigré venu de France au Canada pour fuir le conflit en Europe. Le réacteur proprement dit a été conçu et construit par une équipe dirigée par George Klein, l'un des plus grands inventeurs canadiens.

Ce jour en 1945 - Annonce par le premier ministre Maurice Duplessis d'un supplément provincial aux allocations familiales fédérales, compensant pour leur taux décroissant. Duplessis avait déjà en 1938 instauré les allocations aux mères nécessiteuses, qui recevront désormais dix dollars de plus par mois, tandis que le montant retranché des allocations familiales par la loi fédérale à partir du cinquième enfant est compensés. (Maurice Duplessis en 1938)

Ce jour en 1979 - La Banque Nationale naît de la fusion de la Banque provinciale du Canada fondée en 1861 et de la Banque canadienne nationale, qui avait été fondée en 1859 sous le nom de Banque nationale et avait adopté son nouveau nom en 1925 après sa fusion avec la Banque d'Hochelaga en 1924.

Ce jour en 1985 - La Commission Macdonald propose le libre-échange entre le Canada et les États-Unis. Elle avait été formée à la demande du Premier ministre P. E. Trudeau lors de la récession économique de 1982, pour «examiner les perspectives économiques du pays et l'efficacité de ses institutions politiques». La Commission conclut aussi qu'il faut remettre en question certains modes d'intervention de l'État et recommande au gouvernement fédéral de se pencher sur deux revendications du Québec : la reconnaissance de son caractère distinct et le droit de retrait avec pleine compensation financière.



Avec l’identité québécoise, on s’est mis à croire qu’on ne pouvait avoir de légitimité comme peuple, à moins de fédérer toutes les autres ethnies du Québec autour des Canadiens-Français historiques.

Pourquoi, amis souverainistes, ne prenez-vous pas le temps de lire ou de relire la Charte des Nations Unies et ses déclarations sur le droit des peuples minoritaires ? Les Abénakis, les Malécites, toute différence prise en compte, et ce n’est pas mon intention de la nier, ont bien obtenu des droits robustes malgré leur petit nombre. Répondez-moi, les Canadiens-Français ne sont-ils pas admissibles à des droits parallèles ?
En fait, on a retranché du champ de l’analyse politique le passage ontologique qui a frappé les Canadiens-Français. La partie la plus visible et commune à tous les Canadiens-Français à partir de 1969, Québec compris, se mesure par le repli global.

Il faut trouver les moyens de cultiver la résilience collective des Canadiens-Français EN TANT QUE Canadiens-Français. Notre histoire bien comprise nous les donne, de nombreux exemples de gens qui ont combattu « pour la suite du monde » avec les armes à leur disposition à leur époque.

Dès les années 1970 l’économiste américain Lyndon H. LaRouche formulait la base scientifique d’une théorie économique dénonçant le capitalisme financier sauvage axé sur la maximisation de la rente au détriment des acteurs de la production de biens définissant l’économie réelle. Sa proposition de Banque de Développement Internationale aurait bien pu inspirer les BRICs.

Les référendums de 1980 et de 1995 sont fondés sur le même paradigme, la question, l’atmosphère, les résultats et les blocages qui en découlent sont en gros les mêmes, même si une analyse des résultats montre certaines différences. Si on met entre parenthèses les peuples autochtones, la stratégie référendaire a

Ravages du suprémacisme anglo-saxon « aryen » au Canada après le pacte confédératif de 1867. Cette idéologie associée à l' »Union Jack » (drapeau britannique) abandonné à regret par les « Old Stock Canadians » à la veille du centenaire demeurait le principal obstacle au renouvellement de la constitution du Canada proposé par Daniel Johnson en 1968. Un autre obstacle, qui nous appartient, fut le manque d’une élite politique capable de marcher dans les pas de Johnson.

Essai original de Marc Dunlay, membre de la FCF, sur l’hymne national des Canadiens-Français. Ce texte propose une réflexion multidimensionnelle sur l’œuvre écrite par Basile Routhier en 1880.

Pourquoi, amis souverainistes, ne prenez-vous pas le temps de lire ou de relire la Charte des Nations Unies et ses déclarations sur le droit des peuples minoritaires ? Les Abénakis, les Malécites, toute différence prise en compte, et ce n’est pas mon intention de la nier, ont bien obtenu des droits robustes malgré leur petit nombre. Répondez-moi, les Canadiens-Français ne sont-ils pas admissibles à des droits parallèles ?
En fait, on a retranché du champ de l’analyse politique le passage ontologique qui a frappé les Canadiens-Français. La partie la plus visible et commune à tous les Canadiens-Français à partir de 1969, Québec compris, se mesure par le repli global.

Il faut trouver les moyens de cultiver la résilience collective des Canadiens-Français EN TANT QUE Canadiens-Français. Notre histoire bien comprise nous les donne, de nombreux exemples de gens qui ont combattu « pour la suite du monde » avec les armes à leur disposition à leur époque.

Dès les années 1970 l’économiste américain Lyndon H. LaRouche formulait la base scientifique d’une théorie économique dénonçant le capitalisme financier sauvage axé sur la maximisation de la rente au détriment des acteurs de la production de biens définissant l’économie réelle. Sa proposition de Banque de Développement Internationale aurait bien pu inspirer les BRICs.

Les référendums de 1980 et de 1995 sont fondés sur le même paradigme, la question, l’atmosphère, les résultats et les blocages qui en découlent sont en gros les mêmes, même si une analyse des résultats montre certaines différences. Si on met entre parenthèses les peuples autochtones, la stratégie référendaire a

Ravages du suprémacisme anglo-saxon « aryen » au Canada après le pacte confédératif de 1867. Cette idéologie associée à l' »Union Jack » (drapeau britannique) abandonné à regret par les « Old Stock Canadians » à la veille du centenaire demeurait le principal obstacle au renouvellement de la constitution du Canada proposé par Daniel Johnson en 1968. Un autre obstacle, qui nous appartient, fut le manque d’une élite politique capable de marcher dans les pas de Johnson.

Essai original de Marc Dunlay, membre de la FCF, sur l’hymne national des Canadiens-Français. Ce texte propose une réflexion multidimensionnelle sur l’œuvre écrite par Basile Routhier en 1880.

Nous sommes en train de nous faire *ourrer par les Québécois encartés : l’immobilisme de la CAQ et le référendisme du Parti québécois, tous deux terrorisés par la « communauté aux droits consacrés »

La FCF a déposé un mémoire sur le projet de loi 1 – Loi constitutionnelle de 2025 sur le Québec – présenté par le ministre Simon Jolin-Barette. Vous pouvez lire ce mémoire ici.

Revitaliser notre être collectif Écrire l’histoire en prenant pour fil la continuité historique des Canadiens-Français est une pratique qui s’est perdue. Avec la Révolution tranquille, une brisure s’est produite. Bien sûr, l’histoire écrite avant 1970 sera toujours accessible. Mais au goût d’aujourd’hui, elle ne serait plus que le témoignage d’un

Comment se fait-il que dans le même temps où l’on se battait le mieux pour un avenir enraciné, d’autres aient insisté pour que l’on renonce à l’identité canadienne-française ? C’est une étrange contradiction et, en regard de l’évolution du statut national, elle reste assez opaque encore aujourd’hui. On a bien dit que seule l’identité québécoise avait de l’avenir. Du coup, fallait-il effacer un passé canadien-français révolu ?

Alexandre Cormier-Denis a déposé en septembre un mémoire au Comité consultatif sur les enjeux constitutionnels du Québec au sein de la Fédération canadienne dont notre contributeur Gilles Verrier a trouvé opportun de livrer ici un synopsis critique. Ce mémoire intitulé Manifeste pour une reconnaissance du Québec comme État-nation du peuple canadiens-français est accessible, comme tous les autres mémoires déposés, sur le site web du Comité.

À la veille du 323e anniversaire, le 4 août prochain, de la signature de ce traité historique, la Fédération des Canadiens-Français estime que cet événement n’est pas commémoré à la hauteur et avec la clarté qu’il mérite. Laissé dans un ombre relatif, sous-évalué ou mal compris, nous avons demandé à trois auteurs de nous éclairer.

Communiqué de la FCF publié le 22 juin 2024 pour les 250 ans de l’Acte de Québec. Distribué à la Journée d’étude sur le même sujet, chapeautée par Droits collectifs Québec.

Le 5 février 1968, il y a 55 ans, Daniel Johnson prenait la parole devant tous les représentants du Canada anglais réunis. Il prononçait sans doute le discours le plus important de sa carrière d’homme d’État, un discours remarquable et percutant. Il plaidait un projet de réforme des institutions qui ne sera jamais repris avec la même hauteur par les premiers ministres du Québec qui suivront. Johnson incarnait alors une doctrine politique élaborée par les Canadiens-Français au cours des décennies précédentes, elle avait atteint le stade de sa maturité. Il parlait à l’occasion d’une conférence constitutionnelle qu’il avait lui-même réclamée.

La Fédération des Canadiens-Français revient sur la loi 99 (2000) Ceux qui suivent la Fédération des Canadiens-Français savent que nous avons proposé un amendement à la loi 99 à l’occasion du vingtième anniversaire de son adoption, le 7 décembre 2020, il y a deux ans. À cette occasion, nous avons

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Comment se fait-il que dans le même temps où l’on se battait le mieux pour un avenir enraciné, d’autres aient insisté pour que l’on renonce à l’identité canadienne-française ? C’est une étrange contradiction et, en regard de l’évolution du statut national, elle reste assez opaque encore aujourd’hui. On a bien dit que seule l’identité québécoise avait de l’avenir. Du coup, fallait-il effacer un passé canadien-français révolu ?

Alexandre Cormier-Denis a déposé en septembre un mémoire au Comité consultatif sur les enjeux constitutionnels du Québec au sein de la Fédération canadienne dont notre contributeur Gilles Verrier a trouvé opportun de livrer ici un synopsis critique. Ce mémoire intitulé Manifeste pour une reconnaissance du Québec comme État-nation du peuple canadiens-français est accessible, comme tous les autres mémoires déposés, sur le site web du Comité.

À la veille du 323e anniversaire, le 4 août prochain, de la signature de ce traité historique, la Fédération des Canadiens-Français estime que cet événement n’est pas commémoré à la hauteur et avec la clarté qu’il mérite. Laissé dans un ombre relatif, sous-évalué ou mal compris, nous avons demandé à trois auteurs de nous éclairer.

Communiqué de la FCF publié le 22 juin 2024 pour les 250 ans de l’Acte de Québec. Distribué à la Journée d’étude sur le même sujet, chapeautée par Droits collectifs Québec.

Le 5 février 1968, il y a 55 ans, Daniel Johnson prenait la parole devant tous les représentants du Canada anglais réunis. Il prononçait sans doute le discours le plus important de sa carrière d’homme d’État, un discours remarquable et percutant. Il plaidait un projet de réforme des institutions qui ne sera jamais repris avec la même hauteur par les premiers ministres du Québec qui suivront. Johnson incarnait alors une doctrine politique élaborée par les Canadiens-Français au cours des décennies précédentes, elle avait atteint le stade de sa maturité. Il parlait à l’occasion d’une conférence constitutionnelle qu’il avait lui-même réclamée.

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Si vous êtes canadien-français hors-Québec, faites-nous signe à info@canadiens-francais.com. Nous aimerions vous connaître !
Car le discours indépendantiste avait à ce point insisté, dans la foulée de la Révolution tranquille, sur l’État et ses vertus qu’on en est presque venu à voir dans l’indépendance le triomphe de l’Etat plutôt que la consécration de la nation. C’est pourtant la nation qui aspire à l’indépendance et qui peut se réclamer légitimement du droit à l’autodétermination, non pas l’État-nation.
L’histoire n’est jamais finie. Tout est toujours à refaire et les remparts à relever. Les victoires comme les défaites n’ont qu’un temps. Ce qui persiste et permet de renaître est plus solide que toutes les murailles. C’est quelque chose d’immatériel et de fort, présent dans le coeur de chaque homme et de chaque femme d’une même communauté quand celle-ci a conscience de ce qu’elle a d’unique et d’essentiel. Les Japonais, les Juifs, les Hindous et d’autres peuples possèdent ce trésor qui leur a permis d’affronter les périls de l’histoire sans disparaître.
Nul n’ignore ici que le Canada français est actuellement profondément mécontent de sa place dans la confédération. Il y a à cela des raisons complexes d’inégales importances. J’ai dit et je répète aujourd’hui que la plupart de ces raisons sont parfaitement fondées.
Pour être Québécois, il suffit d’habiter le Québec ! Sans l’indépendance, les Canadiens-Français devront continuer de défendre âprement leur existence. Avec une indépendance trudeauiste, ils devront s’affirmer face à une diversité qui monte et braver la résistance des châteaux-forts anglo-saxons. Les deux perspectives commandent le retour politique des Canadiens-Français. Si vous avez compris qu’une identité de « Québécois francophones », provinciale et linguistique, a coupé le souffle de notre épopée, qu’elle supprime notre légitimité et nos droits historiques, vous avez compris l’essentiel.
Je souhaite montrer, dans l’essai qui va suivre, qu’entre les pensées trudeauiste et « néosouverainiste », les similitudes sont frappantes.
Et c’est au moment où nous nous préparons à résister aux armées d’invasion d’un puissant voisin qu’on nous enlève les libertés dont nous jouissons après les avoir gagnées par un siècle de luttes! Mais il me semble qu’on devrait plutôt nous donner de nouvelles garanties de sécurité pour nous engager à combattre des adversaires aguerris, dix fois plus nombreux, et dont l’organisation politique est moins hostile.
Comme notre constitution n’a rien prévu de tel parce qu’elle était une concession du conquérant aux Canadiens-Français, de la mère patrie aux coloniaux dans le cas des Canadiens anglais, nos États généraux sont indubitablement l’effort le plus systématique, le plus compréhensif, le
plus réussi qui ait jamais été tenté pour constituer une véritable Assemblée nationale du peuple canadien-français en vue d’établir sa constitution.
Lors de la campagne d’Italie à l’automne 1943, le 22e Régiment reçoit l’ordre de prendre la ferme Casa Berardi sur le flanc ouest du ravin d’Ortona. Le 14 décembre 1943, les compagnies C et D soutenues par les chars Sherman de l’Ontario Regiment passent à l’attaque.. Le capitaine Paul Triquet à la tête de la compagnie C avance sous un feu nourri avec ses 50 hommes soutenus par six chars Sherman de l’Ontario Regiment. À 1,500 mètres de la ferme, il a déjà perdu deux chars et vingt hommes. À 14 heures, Triquet et les 14 hommes restants sont à 200 mètres de la ferme. Grâce aux fumigènes lancés par les Shermans, la pognée d’homme atteint les murs de la ferme et en déloge les derniers Allemands à 15h30. Ils résisteront toute la nuit aux contre-attaques allemandes répétées jusqu’à l’arrivée des renforts le lendemain. Pour son leadership lors de cette attaque, Paul Triquet a été décoré de la Victoria Cross des mains du roi Georges VI le 27 mars 1944.
Le choix des membres
Pour informations supplémentaires, voir https://www.casavant.ca/histoire/
| Devant l’absence d’une loi encadrant les caisses populaires, Alphonse Desjardins reste prudent et fonde seulement trois autres caisses à proximité de son lieu de résidence et de travail, c’est-à-dire Lévis et Ottawa. |
| Cette caisse, comme près d’une cinquantaine d’autres fondées à l’époque d’Alphonse Desjardins, a fermé ses portes avant sa mort en 1920. |
| Il s’agit de la première caisse fondée après l’adoption d’une loi encadrant les caisses par l’Assemblée législative du Québec. Il s’agit également de la première caisse en milieu rural. |
| Au total, Alphonse Desjardins participe à la fondation de 136 caisses populaires au Québec, 18 en Ontario et 9 aux États-Unis. |
Nos remerciements à Pierre-Olivier Maheux, historien à la Société Desjardins.
Réf. : Aperçu historique sur les petits séminaires de la P. de Q., Bounadère, René, ptre, 1945
Il découvre et connaît ses racines :
Il chérit et cultive sa langue :
Il pratique le nationalisme économique :