
Les Canadiens-Français à l’assaut du temps
Avec l’identité québécoise, on s’est mis à croire qu’on ne pouvait avoir de légitimité comme peuple, à moins de fédérer toutes les autres ethnies du Québec autour des Canadiens-Français historiques.

Ce jour en 1231 - Le pape Grégoire IX charge Conrad de Marbourg de mettre en place des instances du Tribunal d’Inquisition chargé de lutter contre les hérésies, notamment le catharisme. Concurrencée par les juridictions nationales, l'Inquisition déclinera ensuite et en 1542 le pape Paul III la remplacera par la Sacrée congrégation de l'Inquisition romaine et universelle.

Ce jour en 1615 - Arrivé la veille au village fortifié d'Onondaga avec ses alliés hurons et algonquins, Champlain a fait construire un cavalier, un engin de siège constitué d'une plateforme surélevée de laquelle les guerriers pourront décocher leurs flèches à l'intérieur de l'enceinte. C'est un échec et deux chefs indiens alliés sont blessés ; Champlain lui-même a les jambes transpercées de flèches et décide de battre en retraite pour attendre les renforts andastes du truchement Étienne Brûlé qui avaient tardé de le joindre au point de ralliement. Ils ne se verront pas et Champlain, incapable de marcher et qui aurait voulu retourner à Québec, sera transporté jusqu'en pays huron où il se rétablira durant l'hiver.

Ce jour en 1676 - Frontenac établit les premiers marché publics en Nouvelle-France selon la directive du ministre Colbert communiquée à l'intendant Duchesneau. Ces marchés auront lieu à Québec, Trois-Rivières et Montréal et seront ouverts aux Indiens désireux de vendre leurs pelleteries et autres marchandises aux habitants.

Ce jour en 1776 - Bataille de Valcour sur le lac Champlain. Une flottille de 10 navires britanniques affronte 15 navires américains qui bloquent l'accès au lac. Plusieurs bateaux américains sont coulés au large de l'île Valcour et le reste de la flotte rebelle est pourchassé par les Britanniques, qui acquièrent ainsi le contrôle du lac, bloquant définitivement un accès facile pour les insurgés des Treize Colonies à la vallée du Saint-Laurent et Montréal.

Ce jour en 1850 - Ouverture du chemin de fer de la Saint-Lawrence and Atlantic Rail Road entre Richmond et Longueuil, le tronçon entre Longueuil et St-Hyacinthe ayant été inauguré en décembre 1848. La liaison avec Island Pond au Vermont sera établie via Sherbrooke en 1852.

Ce jour en 1869 - Début de la rébellion de la rivière Rouge au Manitoba. Des arpenteurs du gouvernement canadien sont venus marquer les terres des métis dans la vallée de la rivière Rouge pour les remettre à des colons irlandais. Les voyant le premier sur sa terre, André Nault les somme en français de déguerpir car il l'a obtenue légalement de la Compagnie de la Baie d'Hudson, mais ils lui répondent en anglais ne pas comprendre. Il va alors chercher son cousin Louis Riel pour leur parler

Ce jour en 1884 - Attentat à la dynamite à l'Hôtel du Parlement à Québec. Deux violentes explosions secouent la façade de l'Hôtel du Parlement en construction. L'attentat, qui ébranle une bonne partie de la population, ne sera jamais revendiqué.

Ce jour en 1910 - Première transmission à longue distance d'électricité au Canada. À l'instar de ce qui s'est fait du côté américain, une ligne de transmission de la compagnie Ontario Hydro fournit de l'électricité générée aux chutes Niagara à Berlin (Kitchener) en Ontario. C'est possible seulement avec le courant alternatif à haute tension imaginé par le prodige Nikola Tesla, à qui nous devons donc l'électrification à grande échelle et aussi la maîtrise des ondes radio, le monde moderne autrement dit.

Ce jour en 1942- Le député libéral Maxime Raymond annonce la fondation du Bloc populaire canadien en réaction au plébiscite sur la conscription de Mackenzie King. Il préconise l'adoption d'un programme réformiste inspiré en partie par la doctrine sociale de l'Église. Le Bloc populaire mettra sur pied quelques mois plus tard une aile québécoise qui sous la direction d'André Laurendeau obtiendra quatre sièges en 1944. La guerre terminée, le Bloc perdra rapidement sa popularité et Laurendeau démissionnera en 1947. Le parti ne participa pas aux élections de 1948.

Ce jour en 1949 - Adoption d'une loi fédérale faisant de la Cour Suprême le tribunal de dernière instance au Canada. La Chambre des communes abolit par le fait même le droit d'appel au Conseil privé de Londres, consacrant la primauté de la Cour suprême sur l'interprétation des lois au pays. La Cour comptera désormais neuf juges, dont trois doivent provenir du Québec.

Ce jour en 1952 - Première télédiffusion de La Soirée du Hockey à Radio-Canada. Elle commence à 9h15 au début de la troisième période pour ne pas nuire aux ventes de billets. Trois caméras couvrent l'action et René Lecavalier décrit le match opposant les Canadiens de Montréal aux Red Wings de Détroit. La première partie en couleur sera retransmise en 1966, et le premier match diffusé dans son intégralité le sera le 12 octobre 1968. L'émission sera diffusée pendant 51 ans, record nord-américain. (Maurice Richard à l'oeuvre)

Ce jour en 1962 - Ouverture du Concile Vatican II, événement le plus marquant de l'histoire de l'Église catholique au XXe siècle, symbolisant son ouverture au monde moderne. On y débattra notamment des célébrations liturgiques, du rapport que devrait entretenir l'Église catholique avec les autres Églises chrétiennes, avec les autres confessions religieuses et la société en général, mais aussi de problèmes plus spécifiquement théologiques, comme la liberté religieuse et la révélation. (Les Pères réunis en assemblée conciliaire)

Ce jour en 1968 - Congrès de fondation du Parti québécois. Les membres du Mouvement souveraineté-association (MSA) de René Lévesque et du Ralliement national (RN) de Gilles Grégoire se rencontrent en congrès à Québec dans le but de s'unir et de former un nouveau parti. Lévesque devient le premier chef de la nouvelle formation politique et ne veut pas faire de compromis avec le Rassemblement pour l'indépendance nationale (RIN) de Pierre Bourgault qu'il juge trop radical ; ses membres se joindront individuellement au nouveau parti et en formeront de toute façon à terme l'aile radicale.

Ce jour en 1970 - Lecture à CKAC de la lettre de Pierre Laporte à Robert Bourassa. Dans cette lettre laissée dans une poubelle angle Maisonneuve et Metcalfe à Montréal, le ministre Laporte implore le premier ministre de négocier la mise en liberté des membres du Front de libération du Québec (FLQ) incarcérés et de stopper les recherches de la police pour le libérer, avertissant qu'il en résulterait un bain de sang. Il plaide également pour les autres otages qui suivraient immanquablement ainsi que pour sa famille. Il révèle être bien traité.

Ce jour en 1993 - Décès du botaniste et mycologiste René Pomerleau. Il a principalement étudié les maladies parasitaires des arbres, notamment la maladie hollandaise de l'orme, ainsi que les champignons en Amérique du Nord et en France. Il est l'auteur de plus de 200 publications, dont un Guide des champignons de l'est du Canada et des États-Unis et de la Flore des champignons au Québec , qui est immédiatement devenu un ouvrage de référence.

Ce jour en 2001 - Transfert des restes du marquis de Montcalm de la chapelle des Ursulines au cimetière de l'Hôpital-Général de Québec, où il rejoint les 1,058 soldats et marins français, canadiens, amérindiens et britanniques inhumés dans le cimetière des Augustines de l'Hôtel-Dieu après la prise de Québec en 1759. Le marquis repose désormais dans un sarcophage de granite marqué de ses initiales dans le mausolée central , dont . la porte est décorée des armoiries de sa famille. Une plaque commémorative le rappelle également au souvenir des visiteurs.

Avec l’identité québécoise, on s’est mis à croire qu’on ne pouvait avoir de légitimité comme peuple, à moins de fédérer toutes les autres ethnies du Québec autour des Canadiens-Français historiques.

Pourquoi, amis souverainistes, ne prenez-vous pas le temps de lire ou de relire la Charte des Nations Unies et ses déclarations sur le droit des peuples minoritaires ? Les Abénakis, les Malécites, toute différence prise en compte, et ce n’est pas mon intention de la nier, ont bien obtenu des droits robustes malgré leur petit nombre. Répondez-moi, les Canadiens-Français ne sont-ils pas admissibles à des droits parallèles ?
En fait, on a retranché du champ de l’analyse politique le passage ontologique qui a frappé les Canadiens-Français. La partie la plus visible et commune à tous les Canadiens-Français à partir de 1969, Québec compris, se mesure par le repli global.

Il faut trouver les moyens de cultiver la résilience collective des Canadiens-Français EN TANT QUE Canadiens-Français. Notre histoire bien comprise nous les donne, de nombreux exemples de gens qui ont combattu « pour la suite du monde » avec les armes à leur disposition à leur époque.

Dès les années 1970 l’économiste américain Lyndon H. LaRouche formulait la base scientifique d’une théorie économique dénonçant le capitalisme financier sauvage axé sur la maximisation de la rente au détriment des acteurs de la production de biens définissant l’économie réelle. Sa proposition de Banque de Développement Internationale aurait bien pu inspirer les BRICs.

Les référendums de 1980 et de 1995 sont fondés sur le même paradigme, la question, l’atmosphère, les résultats et les blocages qui en découlent sont en gros les mêmes, même si une analyse des résultats montre certaines différences. Si on met entre parenthèses les peuples autochtones, la stratégie référendaire a

Ravages du suprémacisme anglo-saxon « aryen » au Canada après le pacte confédératif de 1867. Cette idéologie associée à l' »Union Jack » (drapeau britannique) abandonné à regret par les « Old Stock Canadians » à la veille du centenaire demeurait le principal obstacle au renouvellement de la constitution du Canada proposé par Daniel Johnson en 1968. Un autre obstacle, qui nous appartient, fut le manque d’une élite politique capable de marcher dans les pas de Johnson.

Essai original de Marc Dunlay, membre de la FCF, sur l’hymne national des Canadiens-Français. Ce texte propose une réflexion multidimensionnelle sur l’œuvre écrite par Basile Routhier en 1880.

Pourquoi, amis souverainistes, ne prenez-vous pas le temps de lire ou de relire la Charte des Nations Unies et ses déclarations sur le droit des peuples minoritaires ? Les Abénakis, les Malécites, toute différence prise en compte, et ce n’est pas mon intention de la nier, ont bien obtenu des droits robustes malgré leur petit nombre. Répondez-moi, les Canadiens-Français ne sont-ils pas admissibles à des droits parallèles ?
En fait, on a retranché du champ de l’analyse politique le passage ontologique qui a frappé les Canadiens-Français. La partie la plus visible et commune à tous les Canadiens-Français à partir de 1969, Québec compris, se mesure par le repli global.

Il faut trouver les moyens de cultiver la résilience collective des Canadiens-Français EN TANT QUE Canadiens-Français. Notre histoire bien comprise nous les donne, de nombreux exemples de gens qui ont combattu « pour la suite du monde » avec les armes à leur disposition à leur époque.

Dès les années 1970 l’économiste américain Lyndon H. LaRouche formulait la base scientifique d’une théorie économique dénonçant le capitalisme financier sauvage axé sur la maximisation de la rente au détriment des acteurs de la production de biens définissant l’économie réelle. Sa proposition de Banque de Développement Internationale aurait bien pu inspirer les BRICs.

Les référendums de 1980 et de 1995 sont fondés sur le même paradigme, la question, l’atmosphère, les résultats et les blocages qui en découlent sont en gros les mêmes, même si une analyse des résultats montre certaines différences. Si on met entre parenthèses les peuples autochtones, la stratégie référendaire a

Ravages du suprémacisme anglo-saxon « aryen » au Canada après le pacte confédératif de 1867. Cette idéologie associée à l' »Union Jack » (drapeau britannique) abandonné à regret par les « Old Stock Canadians » à la veille du centenaire demeurait le principal obstacle au renouvellement de la constitution du Canada proposé par Daniel Johnson en 1968. Un autre obstacle, qui nous appartient, fut le manque d’une élite politique capable de marcher dans les pas de Johnson.

Essai original de Marc Dunlay, membre de la FCF, sur l’hymne national des Canadiens-Français. Ce texte propose une réflexion multidimensionnelle sur l’œuvre écrite par Basile Routhier en 1880.

Nous sommes en train de nous faire *ourrer par les Québécois encartés : l’immobilisme de la CAQ et le référendisme du Parti québécois, tous deux terrorisés par la « communauté aux droits consacrés »

Aujourd’hui, nous affirmons que la promotion d’une identité québécoise, explicitement amputée de notre personnalité canadienne-française historique, nous cause un préjudice au sein d’une population composée de groupes qui jouissent de droits spécifiques en raison de leurs attributions identitaires.

La FCF a déposé un mémoire sur le projet de loi 1 – Loi constitutionnelle de 2025 sur le Québec – présenté par le ministre Simon Jolin-Barette. Vous pouvez lire ce mémoire ici.

Revitaliser notre être collectif Écrire l’histoire en prenant pour fil la continuité historique des Canadiens-Français est une pratique qui s’est perdue. Avec la Révolution tranquille, une brisure s’est produite. Bien sûr, l’histoire écrite avant 1970 sera toujours accessible. Mais au goût d’aujourd’hui, elle ne serait plus que le témoignage d’un

Comment se fait-il que dans le même temps où l’on se battait le mieux pour un avenir enraciné, d’autres aient insisté pour que l’on renonce à l’identité canadienne-française ? C’est une étrange contradiction et, en regard de l’évolution du statut national, elle reste assez opaque encore aujourd’hui. On a bien dit que seule l’identité québécoise avait de l’avenir. Du coup, fallait-il effacer un passé canadien-français révolu ?

Alexandre Cormier-Denis a déposé en septembre un mémoire au Comité consultatif sur les enjeux constitutionnels du Québec au sein de la Fédération canadienne dont notre contributeur Gilles Verrier a trouvé opportun de livrer ici un synopsis critique. Ce mémoire intitulé Manifeste pour une reconnaissance du Québec comme État-nation du peuple canadiens-français est accessible, comme tous les autres mémoires déposés, sur le site web du Comité.

À la veille du 323e anniversaire, le 4 août prochain, de la signature de ce traité historique, la Fédération des Canadiens-Français estime que cet événement n’est pas commémoré à la hauteur et avec la clarté qu’il mérite. Laissé dans un ombre relatif, sous-évalué ou mal compris, nous avons demandé à trois auteurs de nous éclairer.

Communiqué de la FCF publié le 22 juin 2024 pour les 250 ans de l’Acte de Québec. Distribué à la Journée d’étude sur le même sujet, chapeautée par Droits collectifs Québec.

Le 5 février 1968, il y a 55 ans, Daniel Johnson prenait la parole devant tous les représentants du Canada anglais réunis. Il prononçait sans doute le discours le plus important de sa carrière d’homme d’État, un discours remarquable et percutant. Il plaidait un projet de réforme des institutions qui ne sera jamais repris avec la même hauteur par les premiers ministres du Québec qui suivront. Johnson incarnait alors une doctrine politique élaborée par les Canadiens-Français au cours des décennies précédentes, elle avait atteint le stade de sa maturité. Il parlait à l’occasion d’une conférence constitutionnelle qu’il avait lui-même réclamée.

Aujourd’hui, nous affirmons que la promotion d’une identité québécoise, explicitement amputée de notre personnalité canadienne-française historique, nous cause un préjudice au sein d’une population composée de groupes qui jouissent de droits spécifiques en raison de leurs attributions identitaires.

La FCF a déposé un mémoire sur le projet de loi 1 – Loi constitutionnelle de 2025 sur le Québec – présenté par le ministre Simon Jolin-Barette. Vous pouvez lire ce mémoire ici.

Revitaliser notre être collectif Écrire l’histoire en prenant pour fil la continuité historique des Canadiens-Français est une pratique qui s’est perdue. Avec la Révolution tranquille, une brisure s’est produite. Bien sûr, l’histoire écrite avant 1970 sera toujours accessible. Mais au goût d’aujourd’hui, elle ne serait plus que le témoignage d’un

Comment se fait-il que dans le même temps où l’on se battait le mieux pour un avenir enraciné, d’autres aient insisté pour que l’on renonce à l’identité canadienne-française ? C’est une étrange contradiction et, en regard de l’évolution du statut national, elle reste assez opaque encore aujourd’hui. On a bien dit que seule l’identité québécoise avait de l’avenir. Du coup, fallait-il effacer un passé canadien-français révolu ?

Alexandre Cormier-Denis a déposé en septembre un mémoire au Comité consultatif sur les enjeux constitutionnels du Québec au sein de la Fédération canadienne dont notre contributeur Gilles Verrier a trouvé opportun de livrer ici un synopsis critique. Ce mémoire intitulé Manifeste pour une reconnaissance du Québec comme État-nation du peuple canadiens-français est accessible, comme tous les autres mémoires déposés, sur le site web du Comité.

À la veille du 323e anniversaire, le 4 août prochain, de la signature de ce traité historique, la Fédération des Canadiens-Français estime que cet événement n’est pas commémoré à la hauteur et avec la clarté qu’il mérite. Laissé dans un ombre relatif, sous-évalué ou mal compris, nous avons demandé à trois auteurs de nous éclairer.

Communiqué de la FCF publié le 22 juin 2024 pour les 250 ans de l’Acte de Québec. Distribué à la Journée d’étude sur le même sujet, chapeautée par Droits collectifs Québec.

Le 5 février 1968, il y a 55 ans, Daniel Johnson prenait la parole devant tous les représentants du Canada anglais réunis. Il prononçait sans doute le discours le plus important de sa carrière d’homme d’État, un discours remarquable et percutant. Il plaidait un projet de réforme des institutions qui ne sera jamais repris avec la même hauteur par les premiers ministres du Québec qui suivront. Johnson incarnait alors une doctrine politique élaborée par les Canadiens-Français au cours des décennies précédentes, elle avait atteint le stade de sa maturité. Il parlait à l’occasion d’une conférence constitutionnelle qu’il avait lui-même réclamée.
Si vous êtes canadien-français hors-Québec, faites-nous signe à info@canadiens-francais.com. Nous aimerions vous connaître !
Car le discours indépendantiste avait à ce point insisté, dans la foulée de la Révolution tranquille, sur l’État et ses vertus qu’on en est presque venu à voir dans l’indépendance le triomphe de l’Etat plutôt que la consécration de la nation. C’est pourtant la nation qui aspire à l’indépendance et qui peut se réclamer légitimement du droit à l’autodétermination, non pas l’État-nation.
L’histoire n’est jamais finie. Tout est toujours à refaire et les remparts à relever. Les victoires comme les défaites n’ont qu’un temps. Ce qui persiste et permet de renaître est plus solide que toutes les murailles. C’est quelque chose d’immatériel et de fort, présent dans le coeur de chaque homme et de chaque femme d’une même communauté quand celle-ci a conscience de ce qu’elle a d’unique et d’essentiel. Les Japonais, les Juifs, les Hindous et d’autres peuples possèdent ce trésor qui leur a permis d’affronter les périls de l’histoire sans disparaître.
Nul n’ignore ici que le Canada français est actuellement profondément mécontent de sa place dans la confédération. Il y a à cela des raisons complexes d’inégales importances. J’ai dit et je répète aujourd’hui que la plupart de ces raisons sont parfaitement fondées.
Pour être Québécois, il suffit d’habiter le Québec ! Sans l’indépendance, les Canadiens-Français devront continuer de défendre âprement leur existence. Avec une indépendance trudeauiste, ils devront s’affirmer face à une diversité qui monte et braver la résistance des châteaux-forts anglo-saxons. Les deux perspectives commandent le retour politique des Canadiens-Français. Si vous avez compris qu’une identité de « Québécois francophones », provinciale et linguistique, a coupé le souffle de notre épopée, qu’elle supprime notre légitimité et nos droits historiques, vous avez compris l’essentiel.
Je souhaite montrer, dans l’essai qui va suivre, qu’entre les pensées trudeauiste et « néosouverainiste », les similitudes sont frappantes.
Et c’est au moment où nous nous préparons à résister aux armées d’invasion d’un puissant voisin qu’on nous enlève les libertés dont nous jouissons après les avoir gagnées par un siècle de luttes! Mais il me semble qu’on devrait plutôt nous donner de nouvelles garanties de sécurité pour nous engager à combattre des adversaires aguerris, dix fois plus nombreux, et dont l’organisation politique est moins hostile.
Comme notre constitution n’a rien prévu de tel parce qu’elle était une concession du conquérant aux Canadiens-Français, de la mère patrie aux coloniaux dans le cas des Canadiens anglais, nos États généraux sont indubitablement l’effort le plus systématique, le plus compréhensif, le
plus réussi qui ait jamais été tenté pour constituer une véritable Assemblée nationale du peuple canadien-français en vue d’établir sa constitution.
Lors de la campagne d’Italie à l’automne 1943, le 22e Régiment reçoit l’ordre de prendre la ferme Casa Berardi sur le flanc ouest du ravin d’Ortona. Le 14 décembre 1943, les compagnies C et D soutenues par les chars Sherman de l’Ontario Regiment passent à l’attaque.. Le capitaine Paul Triquet à la tête de la compagnie C avance sous un feu nourri avec ses 50 hommes soutenus par six chars Sherman de l’Ontario Regiment. À 1,500 mètres de la ferme, il a déjà perdu deux chars et vingt hommes. À 14 heures, Triquet et les 14 hommes restants sont à 200 mètres de la ferme. Grâce aux fumigènes lancés par les Shermans, la pognée d’homme atteint les murs de la ferme et en déloge les derniers Allemands à 15h30. Ils résisteront toute la nuit aux contre-attaques allemandes répétées jusqu’à l’arrivée des renforts le lendemain. Pour son leadership lors de cette attaque, Paul Triquet a été décoré de la Victoria Cross des mains du roi Georges VI le 27 mars 1944.
Le choix des membres
Pour informations supplémentaires, voir https://www.casavant.ca/histoire/
| Devant l’absence d’une loi encadrant les caisses populaires, Alphonse Desjardins reste prudent et fonde seulement trois autres caisses à proximité de son lieu de résidence et de travail, c’est-à-dire Lévis et Ottawa. |
| Cette caisse, comme près d’une cinquantaine d’autres fondées à l’époque d’Alphonse Desjardins, a fermé ses portes avant sa mort en 1920. |
| Il s’agit de la première caisse fondée après l’adoption d’une loi encadrant les caisses par l’Assemblée législative du Québec. Il s’agit également de la première caisse en milieu rural. |
| Au total, Alphonse Desjardins participe à la fondation de 136 caisses populaires au Québec, 18 en Ontario et 9 aux États-Unis. |
Nos remerciements à Pierre-Olivier Maheux, historien à la Société Desjardins.
Réf. : Aperçu historique sur les petits séminaires de la P. de Q., Bounadère, René, ptre, 1945
Il découvre et connaît ses racines :
Il chérit et cultive sa langue :
Il pratique le nationalisme économique :