
Les Canadiens-Français à l’assaut du temps
Avec l’identité québécoise, on s’est mis à croire qu’on ne pouvait avoir de légitimité comme peuple, à moins de fédérer toutes les autres ethnies du Québec autour des Canadiens-Français historiques.

Ce jour en 1666 - Alexandre de Prouville, Marquis de Tracy, déclenche la guerre aux Iroquois qui harcèlent la colonie. Avec 1,000 soldats réguliers, 600 miliciens et 100 Hurons et Algonquins, il entreprend une brutale campagne contre des tribus iroquoises, en particulier les Agniers, détruisant cultures et villages, saisissant leurs territoires au nom du roi de France et les forçant à se convertir à la religion catholique et à adopter la langue française telle qu'enseignée par les missionnaires jésuites. Ceux qui ne voudront pas se soumettre demanderont l'aide de leurs alliés Anglais.

Ce jour en 1690 - Les Anglais tentent de prendre Québec. Arrivé de Boston devant Québec avec 37 navires et 2,200 hommes, William Phips envoie un émissaire sommer le gouverneur Frontenac de se rendre dans l'heure. Frontenac lui donne alors cette célèbre réponse : “Je n’ai point de réponse à faire à votre général que par la bouche de mes canons et à coups de fusils […] qu’il fasse du mieux qu’il pourra de son côté, comme je ferai du mien”.

Ce jour en 1710 - Le commandant du fort de Port Royal Daniel d'Auger de Subercase rend les armes au britannique Francis Nicholson après un bombardement d'artillerie d'une semaine, du 5 au 13 octobre, pris en souricière dans le fort avec sa petite garnison d'à peine 300 soldats, miliciens et Mi'kmaq face à plus de 3,000 réguliers. Port Royal va devenir Annapolis Royal et l'Acadie la colonie britannique de Nouvelle-Écosse. Bien que le traité d'Utrecht en 1713 va confirmer cette souveraineté, les limites territoriales vont rester ambiguës, cette conquête initiant des décennies de tensions qui conduiront à la déportation des Acadiens en 1755, les habitants se voyant refuser la neutralité face aux exigences du serment d'allégeance britannique.

Ce jour en 1730 - Décès d'Antoine Laumet de La Mothe, sieur de Cadillac. Né en 1658, Antoine Laumet, arrivé à 25 ans en Amérique, se fit appeler sieur Antoine de Lamothe-Cadillac. Aventurier et visionnaire, son ascension et sa réussite dans la société de la Nouvelle-France lui avaient attiré autant de soutiens que d'antipathies. Commandant du fort de Michillimakinac en 1694, il avait fondé le fort Pontchartrain du Détroit en 1701. Après avoir été gouverneur de la Louisiane,de 1703 à 1706 il rentra en France où il fut nommé gouverneur de Castel-Sarrasin.

Ce jour en 1911 - Inauguration du monument à Montcalm à Québec dans le petit parc Montcalm à quelques centaines de pas de l'endroit où le héros fut tué le 13 septembre 1759, presqu'en même temps que son adversaire Wolfe. Le monument est une réplique exacte de celui de Vestric-Candiac, près de Nimes en France, où le marquis de Montcalm vit le jour en 1712.

Ce jour en 1916 - Margaret Sanger ouvre une première clinique de contrôle des naissances à New York. Née dans une famille ouvrière de 11 enfants, elle travaillait avant 1914 comme sage-femme dans les quartiers pauvres de New York, aidant des femmes malades incapables d'élever leurs enfants, sans accès à la contraception à une époque puritaine ou même l'information par courrier sur le sujet est illégale. Elle trouvera des soutiens chez de riches “philanthropes” professant l'eugénisme en soulignant que la contraception va permettre de réduire le nombre des indésirables, notamment des noirs.

Ce jour en 1918 - Décès de Charles Gill, fauché par la grippe espagnole. Né le 21 octobre 1871, il s'était rendu à Paris en 1890 où il fut apprenti du peintre Jean-Léon Gérôme. Il se joignit en 1894 à l'École littéraire de Montréal et épousa en 1902 Géorgina Bélanger, au nom de plume Gaétane de Montreuil. Président de l'École littéraire à partir de 1912, il est l'auteur de plus de cinquante portraits et d’une importante production littéraire, poésie, récits, pièces de théâtre et correspondance.

Ce jour en 1945 - Ouverture à Québec de la 1ère Conférence de l'Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO), rassemblant des délégations de près de 40 pays. Sa mission est de mener les efforts internationaux pour l'élimination de la faim.

Ce jour en 1949 - Fin de la guerre civile en Grèce, un des premiers moments forts de la guerre froide, entre le gouvernement soutenu par les Alliés et les ex-partisans communistes appuyé par la Yougoslavie qui avaient combattu les Nazis. Des élections avaient été organisées en 1946 et le retour au pouvoir du roi Georges II confirmé par un plébiscite à l'automne. C'est alors que le conflit éclata. Les Britanniques se retirèrent en 1947 et les États-Unis soutinrent la Grèce contrer les communistes, qui doivent accepter un cessez-le-feu en octobre 1949. Nombre de ces militants communistes grecs se réfugieront à Montréal. (George II de Grèce)

Ce jour en 1963- Déclenchement d'une grève des infirmières à l'hôpital Sainte-Justine. Il s'agit d'un des premiers arrêts de travail dans le milieu hospitalier au Québec. Les 235 infirmières réclament de meilleures conditions de travail et un rôle accru dans l'organisation des soins de santé. Cette grève «illégale», qui durera 30 jours, aura un impact considérable sur l'organisation du mouvement syndical dans le réseau de la santé, les hôpitaux étant encore dirigés par les communautés religieuses.

Ce jour en 1963 - Début des opérations minières dans la région de Matagami. Les trois compagnies qui oeuvrent dans la région de Matagami sont sous le contrôle du géant minier Noranda Mines Limited, dont environ 90 % des actionnaires sont canadiens. D'importants gisements de sulfure de zinc, de cuivre et d'argent ont été mis a jour dans la région en 1961, ce qui a provoqué la création de la ville de Matagami, qui servira à la fin des années 1970 de tête de pont au développement des infrastructures requises pour le projet de la Baie James et ensuite de relais sur la nouvelle route s'y rendant.

Ce jour en 1970 - À 4h du matin le premier ministre canadien Pierre E. Trudeau proclame l'état d'insurrection appréhendé. La Loi des mesures de Guerre en temps de paix (War Measures Act) est activée particulièrement au Québec, en état de siège. L’armée arrivant d'Ontario s’y installe, ainsi qu'à Ottawa, pour assurer la protection des quartiers riches et des édifices gouvernementaux. S'ensuivront des perquisitions sans mandats, l'interpellation et l'arrestation de 457 citoyens considérés suspects, surtout des indépendantistes. Environ 400 seront relâchés sans qu'aucune accusation n'ait été retenue contre eux.

Ce jour en 1979 - Yves Thériault, auteur du roman Agaguk, reçoit le prix Athanase-David. Homme de radio, scripteur, journaliste, chauffeur de camion, trappeur, boxeur, chanteur western, auteur de romans policiers à deux sous, courriériste du cœur, dramaturge, il a produit une œuvre considérable, fortement imprégnée des dures lois de la nature, dont l'élément le plus diffusé demeure Agaguk (1958), roman esquimau traduit en plusieurs langues et adapté au cinéma.

Ce jour en 1985 - Intel lance le microprocesseur 80286, successeur du 8086 reconduisant l'architecture à 16 bits, longueur des chaînes binaires représentant les symboles exprimant instructions et données, décuplant la mémoire adressable. Initialement cadencé à 6 et 8 MHz, sa fréquence d'opération augmentera avec ses différentes versions jusqu’à 20 MHz. Il possède un nouveau mode d'opération dit “protégé” lui permettant d'adresser 16 Mo de mémoire, comparé à 1 Mo pour le 8086, et de gérer simultanément plusieurs tâches s’exécutant dans des espaces de mémoire virtuelle séparés et protégés les uns des autres. Le 80286 animera le début de la révolution de l'informatique personnelle sous le capot des “PC compatibles”.

Ce jour en 2003 - Annonce de la fusion du Parti progressiste-conservateurdu Canada (PPC) et de l'Alliance canadienne dans le but de renverser le gouvernement libéral. Perçue il y a peu comme une entreprise hasardeuse, l'annonce de cette fusion laisse entre autres réticents l'ancien chef conservateur Joe Clark et le député André Bachand. Les membres des deux partis seront appelés à se prononcer sur cette fusion le 12 décembre, étape qui devrait mener à une course au leadership au mois de mars suivant.

Ce jour en 2021 - Décès de Jean Rochon, ministre péquiste dans les gouvernements de Jacques Parizeau (1994-1996), Lucien Bouchard (1996-2001) et Bernard Landry (2001-2003). Diplômé en droit et en médecine, docteur en santé publique de Harvard, il fut comme ministre de la Santé sous Lucien Bouchard chargé d'appliquer la vaste réforme administrative qu'il avait conçue et entreprit de réaliser dans la prestation des soins de santé le "virage ambulatoire" qui instaura les “chirurgies d'un jour”, une avancée qui résultera toutefois en retraites anticipées de 30,000 travailleurs du réseaux, dont des milliers d'infirmières, signalant le début de la dégradation du système de santé québécois.

Avec l’identité québécoise, on s’est mis à croire qu’on ne pouvait avoir de légitimité comme peuple, à moins de fédérer toutes les autres ethnies du Québec autour des Canadiens-Français historiques.

Pourquoi, amis souverainistes, ne prenez-vous pas le temps de lire ou de relire la Charte des Nations Unies et ses déclarations sur le droit des peuples minoritaires ? Les Abénakis, les Malécites, toute différence prise en compte, et ce n’est pas mon intention de la nier, ont bien obtenu des droits robustes malgré leur petit nombre. Répondez-moi, les Canadiens-Français ne sont-ils pas admissibles à des droits parallèles ?
En fait, on a retranché du champ de l’analyse politique le passage ontologique qui a frappé les Canadiens-Français. La partie la plus visible et commune à tous les Canadiens-Français à partir de 1969, Québec compris, se mesure par le repli global.

Il faut trouver les moyens de cultiver la résilience collective des Canadiens-Français EN TANT QUE Canadiens-Français. Notre histoire bien comprise nous les donne, de nombreux exemples de gens qui ont combattu « pour la suite du monde » avec les armes à leur disposition à leur époque.

Dès les années 1970 l’économiste américain Lyndon H. LaRouche formulait la base scientifique d’une théorie économique dénonçant le capitalisme financier sauvage axé sur la maximisation de la rente au détriment des acteurs de la production de biens définissant l’économie réelle. Sa proposition de Banque de Développement Internationale aurait bien pu inspirer les BRICs.

Les référendums de 1980 et de 1995 sont fondés sur le même paradigme, la question, l’atmosphère, les résultats et les blocages qui en découlent sont en gros les mêmes, même si une analyse des résultats montre certaines différences. Si on met entre parenthèses les peuples autochtones, la stratégie référendaire a

Ravages du suprémacisme anglo-saxon « aryen » au Canada après le pacte confédératif de 1867. Cette idéologie associée à l' »Union Jack » (drapeau britannique) abandonné à regret par les « Old Stock Canadians » à la veille du centenaire demeurait le principal obstacle au renouvellement de la constitution du Canada proposé par Daniel Johnson en 1968. Un autre obstacle, qui nous appartient, fut le manque d’une élite politique capable de marcher dans les pas de Johnson.

Essai original de Marc Dunlay, membre de la FCF, sur l’hymne national des Canadiens-Français. Ce texte propose une réflexion multidimensionnelle sur l’œuvre écrite par Basile Routhier en 1880.

Pourquoi, amis souverainistes, ne prenez-vous pas le temps de lire ou de relire la Charte des Nations Unies et ses déclarations sur le droit des peuples minoritaires ? Les Abénakis, les Malécites, toute différence prise en compte, et ce n’est pas mon intention de la nier, ont bien obtenu des droits robustes malgré leur petit nombre. Répondez-moi, les Canadiens-Français ne sont-ils pas admissibles à des droits parallèles ?
En fait, on a retranché du champ de l’analyse politique le passage ontologique qui a frappé les Canadiens-Français. La partie la plus visible et commune à tous les Canadiens-Français à partir de 1969, Québec compris, se mesure par le repli global.

Il faut trouver les moyens de cultiver la résilience collective des Canadiens-Français EN TANT QUE Canadiens-Français. Notre histoire bien comprise nous les donne, de nombreux exemples de gens qui ont combattu « pour la suite du monde » avec les armes à leur disposition à leur époque.

Dès les années 1970 l’économiste américain Lyndon H. LaRouche formulait la base scientifique d’une théorie économique dénonçant le capitalisme financier sauvage axé sur la maximisation de la rente au détriment des acteurs de la production de biens définissant l’économie réelle. Sa proposition de Banque de Développement Internationale aurait bien pu inspirer les BRICs.

Les référendums de 1980 et de 1995 sont fondés sur le même paradigme, la question, l’atmosphère, les résultats et les blocages qui en découlent sont en gros les mêmes, même si une analyse des résultats montre certaines différences. Si on met entre parenthèses les peuples autochtones, la stratégie référendaire a

Ravages du suprémacisme anglo-saxon « aryen » au Canada après le pacte confédératif de 1867. Cette idéologie associée à l' »Union Jack » (drapeau britannique) abandonné à regret par les « Old Stock Canadians » à la veille du centenaire demeurait le principal obstacle au renouvellement de la constitution du Canada proposé par Daniel Johnson en 1968. Un autre obstacle, qui nous appartient, fut le manque d’une élite politique capable de marcher dans les pas de Johnson.

Essai original de Marc Dunlay, membre de la FCF, sur l’hymne national des Canadiens-Français. Ce texte propose une réflexion multidimensionnelle sur l’œuvre écrite par Basile Routhier en 1880.

Nous sommes en train de nous faire *ourrer par les Québécois encartés : l’immobilisme de la CAQ et le référendisme du Parti québécois, tous deux terrorisés par la « communauté aux droits consacrés »

Aujourd’hui, nous affirmons que la promotion d’une identité québécoise, explicitement amputée de notre personnalité canadienne-française historique, nous cause un préjudice au sein d’une population composée de groupes qui jouissent de droits spécifiques en raison de leurs attributions identitaires.

La FCF a déposé un mémoire sur le projet de loi 1 – Loi constitutionnelle de 2025 sur le Québec – présenté par le ministre Simon Jolin-Barette. Vous pouvez lire ce mémoire ici.

Revitaliser notre être collectif Écrire l’histoire en prenant pour fil la continuité historique des Canadiens-Français est une pratique qui s’est perdue. Avec la Révolution tranquille, une brisure s’est produite. Bien sûr, l’histoire écrite avant 1970 sera toujours accessible. Mais au goût d’aujourd’hui, elle ne serait plus que le témoignage d’un

Comment se fait-il que dans le même temps où l’on se battait le mieux pour un avenir enraciné, d’autres aient insisté pour que l’on renonce à l’identité canadienne-française ? C’est une étrange contradiction et, en regard de l’évolution du statut national, elle reste assez opaque encore aujourd’hui. On a bien dit que seule l’identité québécoise avait de l’avenir. Du coup, fallait-il effacer un passé canadien-français révolu ?

Alexandre Cormier-Denis a déposé en septembre un mémoire au Comité consultatif sur les enjeux constitutionnels du Québec au sein de la Fédération canadienne dont notre contributeur Gilles Verrier a trouvé opportun de livrer ici un synopsis critique. Ce mémoire intitulé Manifeste pour une reconnaissance du Québec comme État-nation du peuple canadiens-français est accessible, comme tous les autres mémoires déposés, sur le site web du Comité.

À la veille du 323e anniversaire, le 4 août prochain, de la signature de ce traité historique, la Fédération des Canadiens-Français estime que cet événement n’est pas commémoré à la hauteur et avec la clarté qu’il mérite. Laissé dans un ombre relatif, sous-évalué ou mal compris, nous avons demandé à trois auteurs de nous éclairer.

Communiqué de la FCF publié le 22 juin 2024 pour les 250 ans de l’Acte de Québec. Distribué à la Journée d’étude sur le même sujet, chapeautée par Droits collectifs Québec.

Le 5 février 1968, il y a 55 ans, Daniel Johnson prenait la parole devant tous les représentants du Canada anglais réunis. Il prononçait sans doute le discours le plus important de sa carrière d’homme d’État, un discours remarquable et percutant. Il plaidait un projet de réforme des institutions qui ne sera jamais repris avec la même hauteur par les premiers ministres du Québec qui suivront. Johnson incarnait alors une doctrine politique élaborée par les Canadiens-Français au cours des décennies précédentes, elle avait atteint le stade de sa maturité. Il parlait à l’occasion d’une conférence constitutionnelle qu’il avait lui-même réclamée.

Aujourd’hui, nous affirmons que la promotion d’une identité québécoise, explicitement amputée de notre personnalité canadienne-française historique, nous cause un préjudice au sein d’une population composée de groupes qui jouissent de droits spécifiques en raison de leurs attributions identitaires.

La FCF a déposé un mémoire sur le projet de loi 1 – Loi constitutionnelle de 2025 sur le Québec – présenté par le ministre Simon Jolin-Barette. Vous pouvez lire ce mémoire ici.

Revitaliser notre être collectif Écrire l’histoire en prenant pour fil la continuité historique des Canadiens-Français est une pratique qui s’est perdue. Avec la Révolution tranquille, une brisure s’est produite. Bien sûr, l’histoire écrite avant 1970 sera toujours accessible. Mais au goût d’aujourd’hui, elle ne serait plus que le témoignage d’un

Comment se fait-il que dans le même temps où l’on se battait le mieux pour un avenir enraciné, d’autres aient insisté pour que l’on renonce à l’identité canadienne-française ? C’est une étrange contradiction et, en regard de l’évolution du statut national, elle reste assez opaque encore aujourd’hui. On a bien dit que seule l’identité québécoise avait de l’avenir. Du coup, fallait-il effacer un passé canadien-français révolu ?

Alexandre Cormier-Denis a déposé en septembre un mémoire au Comité consultatif sur les enjeux constitutionnels du Québec au sein de la Fédération canadienne dont notre contributeur Gilles Verrier a trouvé opportun de livrer ici un synopsis critique. Ce mémoire intitulé Manifeste pour une reconnaissance du Québec comme État-nation du peuple canadiens-français est accessible, comme tous les autres mémoires déposés, sur le site web du Comité.

À la veille du 323e anniversaire, le 4 août prochain, de la signature de ce traité historique, la Fédération des Canadiens-Français estime que cet événement n’est pas commémoré à la hauteur et avec la clarté qu’il mérite. Laissé dans un ombre relatif, sous-évalué ou mal compris, nous avons demandé à trois auteurs de nous éclairer.

Communiqué de la FCF publié le 22 juin 2024 pour les 250 ans de l’Acte de Québec. Distribué à la Journée d’étude sur le même sujet, chapeautée par Droits collectifs Québec.

Le 5 février 1968, il y a 55 ans, Daniel Johnson prenait la parole devant tous les représentants du Canada anglais réunis. Il prononçait sans doute le discours le plus important de sa carrière d’homme d’État, un discours remarquable et percutant. Il plaidait un projet de réforme des institutions qui ne sera jamais repris avec la même hauteur par les premiers ministres du Québec qui suivront. Johnson incarnait alors une doctrine politique élaborée par les Canadiens-Français au cours des décennies précédentes, elle avait atteint le stade de sa maturité. Il parlait à l’occasion d’une conférence constitutionnelle qu’il avait lui-même réclamée.
Si vous êtes canadien-français hors-Québec, faites-nous signe à info@canadiens-francais.com. Nous aimerions vous connaître !
Car le discours indépendantiste avait à ce point insisté, dans la foulée de la Révolution tranquille, sur l’État et ses vertus qu’on en est presque venu à voir dans l’indépendance le triomphe de l’Etat plutôt que la consécration de la nation. C’est pourtant la nation qui aspire à l’indépendance et qui peut se réclamer légitimement du droit à l’autodétermination, non pas l’État-nation.
L’histoire n’est jamais finie. Tout est toujours à refaire et les remparts à relever. Les victoires comme les défaites n’ont qu’un temps. Ce qui persiste et permet de renaître est plus solide que toutes les murailles. C’est quelque chose d’immatériel et de fort, présent dans le coeur de chaque homme et de chaque femme d’une même communauté quand celle-ci a conscience de ce qu’elle a d’unique et d’essentiel. Les Japonais, les Juifs, les Hindous et d’autres peuples possèdent ce trésor qui leur a permis d’affronter les périls de l’histoire sans disparaître.
Nul n’ignore ici que le Canada français est actuellement profondément mécontent de sa place dans la confédération. Il y a à cela des raisons complexes d’inégales importances. J’ai dit et je répète aujourd’hui que la plupart de ces raisons sont parfaitement fondées.
Pour être Québécois, il suffit d’habiter le Québec ! Sans l’indépendance, les Canadiens-Français devront continuer de défendre âprement leur existence. Avec une indépendance trudeauiste, ils devront s’affirmer face à une diversité qui monte et braver la résistance des châteaux-forts anglo-saxons. Les deux perspectives commandent le retour politique des Canadiens-Français. Si vous avez compris qu’une identité de « Québécois francophones », provinciale et linguistique, a coupé le souffle de notre épopée, qu’elle supprime notre légitimité et nos droits historiques, vous avez compris l’essentiel.
Je souhaite montrer, dans l’essai qui va suivre, qu’entre les pensées trudeauiste et « néosouverainiste », les similitudes sont frappantes.
Et c’est au moment où nous nous préparons à résister aux armées d’invasion d’un puissant voisin qu’on nous enlève les libertés dont nous jouissons après les avoir gagnées par un siècle de luttes! Mais il me semble qu’on devrait plutôt nous donner de nouvelles garanties de sécurité pour nous engager à combattre des adversaires aguerris, dix fois plus nombreux, et dont l’organisation politique est moins hostile.
Comme notre constitution n’a rien prévu de tel parce qu’elle était une concession du conquérant aux Canadiens-Français, de la mère patrie aux coloniaux dans le cas des Canadiens anglais, nos États généraux sont indubitablement l’effort le plus systématique, le plus compréhensif, le
plus réussi qui ait jamais été tenté pour constituer une véritable Assemblée nationale du peuple canadien-français en vue d’établir sa constitution.
Lors de la campagne d’Italie à l’automne 1943, le 22e Régiment reçoit l’ordre de prendre la ferme Casa Berardi sur le flanc ouest du ravin d’Ortona. Le 14 décembre 1943, les compagnies C et D soutenues par les chars Sherman de l’Ontario Regiment passent à l’attaque.. Le capitaine Paul Triquet à la tête de la compagnie C avance sous un feu nourri avec ses 50 hommes soutenus par six chars Sherman de l’Ontario Regiment. À 1,500 mètres de la ferme, il a déjà perdu deux chars et vingt hommes. À 14 heures, Triquet et les 14 hommes restants sont à 200 mètres de la ferme. Grâce aux fumigènes lancés par les Shermans, la pognée d’homme atteint les murs de la ferme et en déloge les derniers Allemands à 15h30. Ils résisteront toute la nuit aux contre-attaques allemandes répétées jusqu’à l’arrivée des renforts le lendemain. Pour son leadership lors de cette attaque, Paul Triquet a été décoré de la Victoria Cross des mains du roi Georges VI le 27 mars 1944.
Le choix des membres
Pour informations supplémentaires, voir https://www.casavant.ca/histoire/
| Devant l’absence d’une loi encadrant les caisses populaires, Alphonse Desjardins reste prudent et fonde seulement trois autres caisses à proximité de son lieu de résidence et de travail, c’est-à-dire Lévis et Ottawa. |
| Cette caisse, comme près d’une cinquantaine d’autres fondées à l’époque d’Alphonse Desjardins, a fermé ses portes avant sa mort en 1920. |
| Il s’agit de la première caisse fondée après l’adoption d’une loi encadrant les caisses par l’Assemblée législative du Québec. Il s’agit également de la première caisse en milieu rural. |
| Au total, Alphonse Desjardins participe à la fondation de 136 caisses populaires au Québec, 18 en Ontario et 9 aux États-Unis. |
Nos remerciements à Pierre-Olivier Maheux, historien à la Société Desjardins.
Réf. : Aperçu historique sur les petits séminaires de la P. de Q., Bounadère, René, ptre, 1945
Il découvre et connaît ses racines :
Il chérit et cultive sa langue :
Il pratique le nationalisme économique :