
Les Canadiens-Français à l’assaut du temps
Avec l’identité québécoise, on s’est mis à croire qu’on ne pouvait avoir de légitimité comme peuple, à moins de fédérer toutes les autres ethnies du Québec autour des Canadiens-Français historiques.

Ce jour en 1738 - Pierre Gaultier de Varennes de La Vérendrye est de retour avec ses fils Louis-Joseph et François dans l'Ouest, où il vient de construire un poste de traite pour les Assiniboines au confluent de la Rouge et de l'Assiniboine, le fort Rouge, qui deviendra Winnipeg. Il a ensuite remonté l'Assiniboine et établit un second poste, le fort La Reine, près de l'endroit qui deviendra Portage-la-Prairie. N'ayant pas obtenu d'information des Mandans sur la "mer de l'Ouest", il entreprendra les années suivantes la construction d'une série de postes au nord du lac Winnipeg, où se jette la Rouge, les forts Bourbon, Paskoya et Dauphin.

Ce jour en 1789 - George Washington proclame la première fête de l'Action de Grâce (Thanksgiving Day), célébrée au États-Unis et au Canada pour remercier Dieu de la récolte de l'été qui vient de se terminer. Le président Abraham Lincoln la déplacera au quatrième jeudi de novembre en 1863, tandis qu’au Canada où le froid arrive plus tôt sa date sera fixée au deuxième lundi d’octobre par une proclamation du Parlement canadien le 31 janvier 1957. Le long congé de quatre jours est pour bien des Américains l’occasion de réunions familiales plus importantes que la fête de Noël.

Ce jour en 1873 - Après quatre ans de négociation, signature du traité numéro 3 avec les Saulteaux de la nation des Ojibeways. Le Dominion du Canada acquiert ainsi 14,245,000 hectares où il pourra faire passer le chemin de fer du Canadien Pacifique reliant le lac Supérieur à la rivière Rouge, ouvrant l'Ouest, sans parler du potentiel agricole et minier, en contrepartie de réserves, de $12 par famille de cinq personnes et d'une rente annuelle de $5 par personne, de fonds pour l'achat d'outils et de matériel agricole et diverse autres indemnités. Les Saulteaux conservent le droit de chasser et de pêcher sur ces terres jusqu'à ce que le gouvernement décide de les utiliser à d'autres fins, y compris pour l'établissement de colonies, l'exécution de travaux publics et l'extraction de ressources.

Ce jour en 1882 - L'avocat et journaliste Hector Fabre devient le premier commissaire général du Canada à Paris, fonction qu’il cumule avec celle de premier représentant du Québec, postes qu'il va occuper pendant une trentaine d'années, décédant en 1910 au Chesnay, près de Paris. Il est le fils d'Édouard-Raymond Fabre, trésorier de la Banque du Peuple fondée en 1835, maire de Montréal de 1849 à 1851 et ami de Louis-Joseph Papineau. Son frère aîné est Mgr Édouard-Charles Fabre, successeur de Mgr Bourget à l'évêché de Montréal et sa soeur Hortense a épousé Georges-Étienne Cartier en 1846.

Ce jour en 1900 - Assermentation de Simon-Napoléon Parent. À la suite du décès du premier ministre libéral Félix-Gabriel Marchand le 25 septembre, Parent, Commissaire des Terres, Forêts et Pêcheries, devient premier ministre du Québec, sous l'encouragement de Wilfrid Laurier. La confortable majorité du Parti libéral en chambre favorisera les dissensions en son sein ; Lomer Gouin, Adélard Turgeon et William A. Weir démissionneront en fin de terme, et on lui demandera la sienne. Il deviendra ensuite président de la Quebec Bridge and Railway Company qui fera construire le pont de Québec.

Ce jour en 1914 - Le premier contingent du Corps expéditionnaire canadien s’embarque pour l’Europe. Le convoi de 31 navires transportant 31,300 soldats volontaires, 7,000 chevaux et 144 pièces d'artillerie quitte Halifax pour l'Angleterre. Plus gros convoi à traverser l'Atlantique à ce jour, il est escorté par 10 navires de guerre britanniques. Jusqu'à la fin du conflit, quelques 650,000 soldats canadiens feront la traversée. Plus de 68,000 n'en reviendront jamais.

Ce jour en 1944 - Fondation de Canadair par le gouvernement canadien reprenant les activités aéronautiques de la compagnie Canadian Vickers. L’usine de Cartierville produit l’hydravion Canso,version canadienne du PBY Catalina. Benjamin W. Franklin, premier président de la compagnie, va obtenir un contrat de développement pour une variante de l'avion de transport Douglas DC-4, le DC-4M équipé de moteurs Rolls-Royce Merlin, qui deviendra en 1946 le North Star. Juste après la guerre, Canadair achètera les droits sur la série Douglas DC-3/C-47 de Douglas.

Ce jour en 1950 - Première liaison aérienne Montréal-Paris par la compagnie Air France avec le Lockheed Constellation L749 d’une capacité de 34 passagers, qui fera place dès 1951 au mythique Super Constellation L1049 allongé. La Nordair fondée en 1947 et basée à Montréal exploitera plus tard deux Super Constellation.

Ce jour en 1950 - Décès d'Eugène Fiset, dix-huitième lieutenant-gouverneur du Québec. Né à Rimouski en 1874, il fit des études de médecine avant d'entamer une carrière militaire qui l'amena à participer à la seconde guerre des Boers en 1902. Ayant quitté l'armée en 1923, il fut député libéral de Rimouski à la Chambre des communes de 1924 à 1939 et devint ensuite lieutenant-gouverneur du Québec. Il fut décoré de l’ordre du service distingué (DSO), de l'ordre de Saint Michel et Saint Georges, fait Commandeur de la Légion d'honneur française et de l'ordre de la Couronne de Belgique et reçut la Croix de guerre de 1918 de la Tchécoslovaquie pour son service militaire. Il fut également admis en 1941 à l'ordre de Saint-Jean (Hospitaliers).

Ce jour en 1952 - Le premier appareil d'enregistrement vidéo sur ruban magnétique est inventé par John T. Mullin de la compagnie de production du chanteur Bing Crosby. Ce procédé beaucoup moins coûteux que le film a aussi l'avantage de donner un résultat immédiat, sans coûteuse étape de développement. Ce n'est qu'au début des années 1970 que l’enregistreuse sur ruban magnétique commencera à être d’abord exploitée en télévision.

Ce jour en 1955 - Le Québec réclame l’autonomie fiscale et une répartition mieux appropriée des sources de taxation. Maurice Duplessis, premier ministre du Québec, déclare qu’il ne voit pas quel avantage il y aurait à ce que les dollars versés au fisc par le contribuable provincial fassent un détour par Ottawa avant de retourner au trésor provincial, avec le risque d’en revenir diminués.

Ce jour en 1978 - Les caméras de télévision captent pour la première fois les débats de l'Assemblée nationale. C'est à Radio-Québec qu'on a pu voir et entendre le doyen de l'époque à l'Assemblée, le leader unioniste Maurice Bellemare, se moquer avec son inimitable éloquence de constater l’effort vestimentaire des parlementaires – en particulier du Parti Québécois au pouvoir – pour bien paraître sous les feux des projecteurs de la télévision d’État.

Ce jour en 1990 - Réunification officielle de l'Allemagne selon le traité de Moscou, bientôt ratifié par la communauté internationale. À minuit à Berlin, des centaines de milliers de personnes ont entonné l'Hymne à la joie de Beethoven en agitant le drapeau national tricolore. Le mur de Berlin était tombé en novembre 1989.

Ce jour en 2015 - Front commun syndical du secteur public. Plus de 100,000 manifestants marchent dans les rues de Montréal pour dénoncer dénoncer «l'inaction» du gouvernement Couillard dans les négociations des conditions de travail des employés du secteur public. Aux alentours de midi, des dizaines d'autobus transportant des passagers de la Gaspésie, de l'Abitibi-Témiscamingue, de l'Estrie, du Centre-du-Québec, de la Capitale-Nationale et de Chaudière-Appalaches se sont stationnés en bordure du parc du Mont-Royal, où les attendaient déjà des dizaines de milliers de travailleurs de Montréal et des environs.

Ce jour en 2015 - Le président du Comité olympique canadien (COC) Marcel Aubut vient de remettre sa démission, ont annoncé l'organisation et le principal intéressé. L'enquête concernant M. Aubut, qui faisait face à des allégations de harcèlement sexuel, a été interrompue «selon les souhaits de la plaignante», a indiqué le COC par voie de communiqué. Le chef de mission pour les Jeux olympiques de Rio en 2016, Jean-Luc Brassard, s’est dit surpris d’apprendre que tout le monde était au courant depuis l'époque des Nordiques.

Ce jour en 2021 - Décès de François Provencher, maître de chorale, fondateur et directeur du chœur V’là l’bon vent de 1958 à 1972 qui représenta de 1958 à 1992 le Canada français en Europe, au Japon aussi bien qu'au Canada et fondateur de l’Alliance chorale canadienne en 1960. Il créa et dirigea plusieurs autres chorales et connut parallèlement une carrière européenne, notamment en France, participant à des organismes et événements internationaux dans toute la francophonie. Il dirigea même le groupe le Cora d’Abidjan (Côte d’Ivoire) de 1973 à 1976. Il fut récipiendaire, en 1984, de l’Ordre du Mérite Choral National au Québec en 1984 et du Prix Dollard-Morin du Ministère de l'Éducation du Québec en 2013.

Avec l’identité québécoise, on s’est mis à croire qu’on ne pouvait avoir de légitimité comme peuple, à moins de fédérer toutes les autres ethnies du Québec autour des Canadiens-Français historiques.

Pourquoi, amis souverainistes, ne prenez-vous pas le temps de lire ou de relire la Charte des Nations Unies et ses déclarations sur le droit des peuples minoritaires ? Les Abénakis, les Malécites, toute différence prise en compte, et ce n’est pas mon intention de la nier, ont bien obtenu des droits robustes malgré leur petit nombre. Répondez-moi, les Canadiens-Français ne sont-ils pas admissibles à des droits parallèles ?
En fait, on a retranché du champ de l’analyse politique le passage ontologique qui a frappé les Canadiens-Français. La partie la plus visible et commune à tous les Canadiens-Français à partir de 1969, Québec compris, se mesure par le repli global.

Il faut trouver les moyens de cultiver la résilience collective des Canadiens-Français EN TANT QUE Canadiens-Français. Notre histoire bien comprise nous les donne, de nombreux exemples de gens qui ont combattu « pour la suite du monde » avec les armes à leur disposition à leur époque.

Dès les années 1970 l’économiste américain Lyndon H. LaRouche formulait la base scientifique d’une théorie économique dénonçant le capitalisme financier sauvage axé sur la maximisation de la rente au détriment des acteurs de la production de biens définissant l’économie réelle. Sa proposition de Banque de Développement Internationale aurait bien pu inspirer les BRICs.

Les référendums de 1980 et de 1995 sont fondés sur le même paradigme, la question, l’atmosphère, les résultats et les blocages qui en découlent sont en gros les mêmes, même si une analyse des résultats montre certaines différences. Si on met entre parenthèses les peuples autochtones, la stratégie référendaire a

Ravages du suprémacisme anglo-saxon « aryen » au Canada après le pacte confédératif de 1867. Cette idéologie associée à l' »Union Jack » (drapeau britannique) abandonné à regret par les « Old Stock Canadians » à la veille du centenaire demeurait le principal obstacle au renouvellement de la constitution du Canada proposé par Daniel Johnson en 1968. Un autre obstacle, qui nous appartient, fut le manque d’une élite politique capable de marcher dans les pas de Johnson.

Essai original de Marc Dunlay, membre de la FCF, sur l’hymne national des Canadiens-Français. Ce texte propose une réflexion multidimensionnelle sur l’œuvre écrite par Basile Routhier en 1880.

Pourquoi, amis souverainistes, ne prenez-vous pas le temps de lire ou de relire la Charte des Nations Unies et ses déclarations sur le droit des peuples minoritaires ? Les Abénakis, les Malécites, toute différence prise en compte, et ce n’est pas mon intention de la nier, ont bien obtenu des droits robustes malgré leur petit nombre. Répondez-moi, les Canadiens-Français ne sont-ils pas admissibles à des droits parallèles ?
En fait, on a retranché du champ de l’analyse politique le passage ontologique qui a frappé les Canadiens-Français. La partie la plus visible et commune à tous les Canadiens-Français à partir de 1969, Québec compris, se mesure par le repli global.

Il faut trouver les moyens de cultiver la résilience collective des Canadiens-Français EN TANT QUE Canadiens-Français. Notre histoire bien comprise nous les donne, de nombreux exemples de gens qui ont combattu « pour la suite du monde » avec les armes à leur disposition à leur époque.

Dès les années 1970 l’économiste américain Lyndon H. LaRouche formulait la base scientifique d’une théorie économique dénonçant le capitalisme financier sauvage axé sur la maximisation de la rente au détriment des acteurs de la production de biens définissant l’économie réelle. Sa proposition de Banque de Développement Internationale aurait bien pu inspirer les BRICs.

Les référendums de 1980 et de 1995 sont fondés sur le même paradigme, la question, l’atmosphère, les résultats et les blocages qui en découlent sont en gros les mêmes, même si une analyse des résultats montre certaines différences. Si on met entre parenthèses les peuples autochtones, la stratégie référendaire a

Ravages du suprémacisme anglo-saxon « aryen » au Canada après le pacte confédératif de 1867. Cette idéologie associée à l' »Union Jack » (drapeau britannique) abandonné à regret par les « Old Stock Canadians » à la veille du centenaire demeurait le principal obstacle au renouvellement de la constitution du Canada proposé par Daniel Johnson en 1968. Un autre obstacle, qui nous appartient, fut le manque d’une élite politique capable de marcher dans les pas de Johnson.

Essai original de Marc Dunlay, membre de la FCF, sur l’hymne national des Canadiens-Français. Ce texte propose une réflexion multidimensionnelle sur l’œuvre écrite par Basile Routhier en 1880.

Nous sommes en train de nous faire *ourrer par les Québécois encartés : l’immobilisme de la CAQ et le référendisme du Parti québécois, tous deux terrorisés par la « communauté aux droits consacrés »

Aujourd’hui, nous affirmons que la promotion d’une identité québécoise, explicitement amputée de notre personnalité canadienne-française historique, nous cause un préjudice au sein d’une population composée de groupes qui jouissent de droits spécifiques en raison de leurs attributions identitaires.

La FCF a déposé un mémoire sur le projet de loi 1 – Loi constitutionnelle de 2025 sur le Québec – présenté par le ministre Simon Jolin-Barette. Vous pouvez lire ce mémoire ici.

Revitaliser notre être collectif Écrire l’histoire en prenant pour fil la continuité historique des Canadiens-Français est une pratique qui s’est perdue. Avec la Révolution tranquille, une brisure s’est produite. Bien sûr, l’histoire écrite avant 1970 sera toujours accessible. Mais au goût d’aujourd’hui, elle ne serait plus que le témoignage d’un

Comment se fait-il que dans le même temps où l’on se battait le mieux pour un avenir enraciné, d’autres aient insisté pour que l’on renonce à l’identité canadienne-française ? C’est une étrange contradiction et, en regard de l’évolution du statut national, elle reste assez opaque encore aujourd’hui. On a bien dit que seule l’identité québécoise avait de l’avenir. Du coup, fallait-il effacer un passé canadien-français révolu ?

Alexandre Cormier-Denis a déposé en septembre un mémoire au Comité consultatif sur les enjeux constitutionnels du Québec au sein de la Fédération canadienne dont notre contributeur Gilles Verrier a trouvé opportun de livrer ici un synopsis critique. Ce mémoire intitulé Manifeste pour une reconnaissance du Québec comme État-nation du peuple canadiens-français est accessible, comme tous les autres mémoires déposés, sur le site web du Comité.

À la veille du 323e anniversaire, le 4 août prochain, de la signature de ce traité historique, la Fédération des Canadiens-Français estime que cet événement n’est pas commémoré à la hauteur et avec la clarté qu’il mérite. Laissé dans un ombre relatif, sous-évalué ou mal compris, nous avons demandé à trois auteurs de nous éclairer.

Communiqué de la FCF publié le 22 juin 2024 pour les 250 ans de l’Acte de Québec. Distribué à la Journée d’étude sur le même sujet, chapeautée par Droits collectifs Québec.

Le 5 février 1968, il y a 55 ans, Daniel Johnson prenait la parole devant tous les représentants du Canada anglais réunis. Il prononçait sans doute le discours le plus important de sa carrière d’homme d’État, un discours remarquable et percutant. Il plaidait un projet de réforme des institutions qui ne sera jamais repris avec la même hauteur par les premiers ministres du Québec qui suivront. Johnson incarnait alors une doctrine politique élaborée par les Canadiens-Français au cours des décennies précédentes, elle avait atteint le stade de sa maturité. Il parlait à l’occasion d’une conférence constitutionnelle qu’il avait lui-même réclamée.

Aujourd’hui, nous affirmons que la promotion d’une identité québécoise, explicitement amputée de notre personnalité canadienne-française historique, nous cause un préjudice au sein d’une population composée de groupes qui jouissent de droits spécifiques en raison de leurs attributions identitaires.

La FCF a déposé un mémoire sur le projet de loi 1 – Loi constitutionnelle de 2025 sur le Québec – présenté par le ministre Simon Jolin-Barette. Vous pouvez lire ce mémoire ici.

Revitaliser notre être collectif Écrire l’histoire en prenant pour fil la continuité historique des Canadiens-Français est une pratique qui s’est perdue. Avec la Révolution tranquille, une brisure s’est produite. Bien sûr, l’histoire écrite avant 1970 sera toujours accessible. Mais au goût d’aujourd’hui, elle ne serait plus que le témoignage d’un

Comment se fait-il que dans le même temps où l’on se battait le mieux pour un avenir enraciné, d’autres aient insisté pour que l’on renonce à l’identité canadienne-française ? C’est une étrange contradiction et, en regard de l’évolution du statut national, elle reste assez opaque encore aujourd’hui. On a bien dit que seule l’identité québécoise avait de l’avenir. Du coup, fallait-il effacer un passé canadien-français révolu ?

Alexandre Cormier-Denis a déposé en septembre un mémoire au Comité consultatif sur les enjeux constitutionnels du Québec au sein de la Fédération canadienne dont notre contributeur Gilles Verrier a trouvé opportun de livrer ici un synopsis critique. Ce mémoire intitulé Manifeste pour une reconnaissance du Québec comme État-nation du peuple canadiens-français est accessible, comme tous les autres mémoires déposés, sur le site web du Comité.

À la veille du 323e anniversaire, le 4 août prochain, de la signature de ce traité historique, la Fédération des Canadiens-Français estime que cet événement n’est pas commémoré à la hauteur et avec la clarté qu’il mérite. Laissé dans un ombre relatif, sous-évalué ou mal compris, nous avons demandé à trois auteurs de nous éclairer.

Communiqué de la FCF publié le 22 juin 2024 pour les 250 ans de l’Acte de Québec. Distribué à la Journée d’étude sur le même sujet, chapeautée par Droits collectifs Québec.

Le 5 février 1968, il y a 55 ans, Daniel Johnson prenait la parole devant tous les représentants du Canada anglais réunis. Il prononçait sans doute le discours le plus important de sa carrière d’homme d’État, un discours remarquable et percutant. Il plaidait un projet de réforme des institutions qui ne sera jamais repris avec la même hauteur par les premiers ministres du Québec qui suivront. Johnson incarnait alors une doctrine politique élaborée par les Canadiens-Français au cours des décennies précédentes, elle avait atteint le stade de sa maturité. Il parlait à l’occasion d’une conférence constitutionnelle qu’il avait lui-même réclamée.
Si vous êtes canadien-français hors-Québec, faites-nous signe à info@canadiens-francais.com. Nous aimerions vous connaître !
Car le discours indépendantiste avait à ce point insisté, dans la foulée de la Révolution tranquille, sur l’État et ses vertus qu’on en est presque venu à voir dans l’indépendance le triomphe de l’Etat plutôt que la consécration de la nation. C’est pourtant la nation qui aspire à l’indépendance et qui peut se réclamer légitimement du droit à l’autodétermination, non pas l’État-nation.
L’histoire n’est jamais finie. Tout est toujours à refaire et les remparts à relever. Les victoires comme les défaites n’ont qu’un temps. Ce qui persiste et permet de renaître est plus solide que toutes les murailles. C’est quelque chose d’immatériel et de fort, présent dans le coeur de chaque homme et de chaque femme d’une même communauté quand celle-ci a conscience de ce qu’elle a d’unique et d’essentiel. Les Japonais, les Juifs, les Hindous et d’autres peuples possèdent ce trésor qui leur a permis d’affronter les périls de l’histoire sans disparaître.
Nul n’ignore ici que le Canada français est actuellement profondément mécontent de sa place dans la confédération. Il y a à cela des raisons complexes d’inégales importances. J’ai dit et je répète aujourd’hui que la plupart de ces raisons sont parfaitement fondées.
Pour être Québécois, il suffit d’habiter le Québec ! Sans l’indépendance, les Canadiens-Français devront continuer de défendre âprement leur existence. Avec une indépendance trudeauiste, ils devront s’affirmer face à une diversité qui monte et braver la résistance des châteaux-forts anglo-saxons. Les deux perspectives commandent le retour politique des Canadiens-Français. Si vous avez compris qu’une identité de « Québécois francophones », provinciale et linguistique, a coupé le souffle de notre épopée, qu’elle supprime notre légitimité et nos droits historiques, vous avez compris l’essentiel.
Je souhaite montrer, dans l’essai qui va suivre, qu’entre les pensées trudeauiste et « néosouverainiste », les similitudes sont frappantes.
Et c’est au moment où nous nous préparons à résister aux armées d’invasion d’un puissant voisin qu’on nous enlève les libertés dont nous jouissons après les avoir gagnées par un siècle de luttes! Mais il me semble qu’on devrait plutôt nous donner de nouvelles garanties de sécurité pour nous engager à combattre des adversaires aguerris, dix fois plus nombreux, et dont l’organisation politique est moins hostile.
Comme notre constitution n’a rien prévu de tel parce qu’elle était une concession du conquérant aux Canadiens-Français, de la mère patrie aux coloniaux dans le cas des Canadiens anglais, nos États généraux sont indubitablement l’effort le plus systématique, le plus compréhensif, le
plus réussi qui ait jamais été tenté pour constituer une véritable Assemblée nationale du peuple canadien-français en vue d’établir sa constitution.
Lors de la campagne d’Italie à l’automne 1943, le 22e Régiment reçoit l’ordre de prendre la ferme Casa Berardi sur le flanc ouest du ravin d’Ortona. Le 14 décembre 1943, les compagnies C et D soutenues par les chars Sherman de l’Ontario Regiment passent à l’attaque.. Le capitaine Paul Triquet à la tête de la compagnie C avance sous un feu nourri avec ses 50 hommes soutenus par six chars Sherman de l’Ontario Regiment. À 1,500 mètres de la ferme, il a déjà perdu deux chars et vingt hommes. À 14 heures, Triquet et les 14 hommes restants sont à 200 mètres de la ferme. Grâce aux fumigènes lancés par les Shermans, la pognée d’homme atteint les murs de la ferme et en déloge les derniers Allemands à 15h30. Ils résisteront toute la nuit aux contre-attaques allemandes répétées jusqu’à l’arrivée des renforts le lendemain. Pour son leadership lors de cette attaque, Paul Triquet a été décoré de la Victoria Cross des mains du roi Georges VI le 27 mars 1944.
Le choix des membres
Pour informations supplémentaires, voir https://www.casavant.ca/histoire/
| Devant l’absence d’une loi encadrant les caisses populaires, Alphonse Desjardins reste prudent et fonde seulement trois autres caisses à proximité de son lieu de résidence et de travail, c’est-à-dire Lévis et Ottawa. |
| Cette caisse, comme près d’une cinquantaine d’autres fondées à l’époque d’Alphonse Desjardins, a fermé ses portes avant sa mort en 1920. |
| Il s’agit de la première caisse fondée après l’adoption d’une loi encadrant les caisses par l’Assemblée législative du Québec. Il s’agit également de la première caisse en milieu rural. |
| Au total, Alphonse Desjardins participe à la fondation de 136 caisses populaires au Québec, 18 en Ontario et 9 aux États-Unis. |
Nos remerciements à Pierre-Olivier Maheux, historien à la Société Desjardins.
Réf. : Aperçu historique sur les petits séminaires de la P. de Q., Bounadère, René, ptre, 1945
Il découvre et connaît ses racines :
Il chérit et cultive sa langue :
Il pratique le nationalisme économique :