
Les Canadiens-Français à l’assaut du temps
Avec l’identité québécoise, on s’est mis à croire qu’on ne pouvait avoir de légitimité comme peuple, à moins de fédérer toutes les autres ethnies du Québec autour des Canadiens-Français historiques.

Ce jour en 1646 - Décès de Jean de La Lande, martyr canadien. Le père Jogues tué la veille, de La Lande a passé toute la journée d'hier aux mains de ses tortionnaires à Ossernenon. Tout son corps a été tailladé à coups de couteau, il a été battu à coups de bâtons, brûlé avec des tisons ardents pendant toute une nuit par la jeunesse iroquoise et n'a reçu le dernier coup de tomahawk qu'aujourd'hui. Jean de La Lande n'était pas Jésuite mais un “donné”, qui a la foi mais n’est pas prêtre.

Ce jour en 1781 - Fin de la bataille de Yorktown entre les insurgés américains et leurs alliés français commandés par Rochambeau et les Britanniques de Cornwallis, qui se rend après 21 jours de combat avec le quart des forces britanniques engagées dans la guerre, le blocus assuré par la flotte de l'amiral de Grasse ayant scellé sa défaite. Clément Gosselin et son beau-père Germain Dionne, ancêtre de René Lévesque, y ont combattu avec 250 autres Canadiens du régiment de Moses Hazen sous les ordre de Lafayette, qui a fait l'éloge de leur héroïsme. Nombre d'entre eux s'établiront sur les terres octroyées par la nouvelle république dans la région du lac Champlain.

Ce jour en 1784 - Naissance à Rivière-du-Loup de Jean-Baptiste McLoughlin, considéré comme le père de l’Oregon. Médecin canadien-français de père irlandais, il sera embauché en 1803 par la Compagnie du Nord-Ouest à Fort William, qui deviendra Thunder Bay en Ontario, et en deviendra partenaire en 1814, jouant un rôle important dans sa fusion avec la Compagnie de la Baie d’Hudson. Cette dernière le nommera en 1824 chef de la section Côte-ouest en Oregon. Il y fondera Oregon City et y favorisera l’implantation de missions catholiques.

Ce jour en 1812 - Napoléon quitte Moscou, où il était arrivé facilement le 14 septembre, les généraux russes refusant le combat, faisant le vide devant l’envahisseur pour l’attirer profondément dans le pays. Installé au Kremlin, convaincu que le tsar Alexandre 1er allait demander la paix, il a dû fuir la ville incendiée par les Russes. Manquant de ressources, il doit se résoudre à rebrousser chemin pendant qu’il en est encore temps, croit-il. Le froid à chaque jour plus rigoureux, la faim puis la maladie et le harcèlement des Cosaques feront perdre 400,000 hommes à la Grande Armée, qui arrivera en France en lambeaux.

Ce jour en 1848 - Fondation du Collège de Bytown, future Université d'Ottawa, par les pères Oblats. Le collège quittera la Basse-ville en 1856 pour s'établir sur son site actuel de la Côte-de-Sable. L'établissement, devenu le Collège d'Ottawa en 1861, recevra sa charte royale en 1866 et sa charte pontificale en 1889. Le sénat universitaire décernera un premier baccalauréat en 1872, une première maîtrise en 1875 et un premier doctorat dès 1888. Joseph-Henri Tabaret, o.m.i., sera le supérieur du Collège pendant une trentaine d'années au XIXe siècle.

Ce jour en 1864 - Raid à St. Albans au Vermont. Bennett Young dirige 40 soldats confédérés (sudistes) réfugiés à Montréal sous la protection discrète des autorités britanniques. Ils dévalisent des banques à St. Albans au Vermont, emportant $208,000. Ils vont être arrêtés pour la forme à leur retour au Canada mais rapidement relâchés. Ce geste contribuera à augmenter les tensions à la frontière canado-américaine. John Wilkes Booth, l'assassin d'Abraham Lincoln séjournera aussi plus tard à Montréal avant d'accomplir sa mission meurtrière, une plaque sur un édifice du centre-ville de Montréal commémorera longtemps son passage à cet endroit.

Ce jour en 1943 - Disparition d'un bombardier anti-sous-marin Liberator B-24D de l'Aviation Royale Canadienne lors d’un vol entre Gander, Terre-Neuve, et Dorval. L'appareil avait été détourné vers Montréal à cause de la tempête sévissant sur Mont-Joli, sa destination initiale. Il ne sera retrouvé que le 20 juin 1946 au somment de la Montagne noire, la plus haute des environs de St-Donat, dans les Laurentides au nord de Montréal, lors de recherches d’un autre avion disparu. Les dépouilles des aviateurs seront inhumées sur place et une cérémonie tenue le 4 juillet suivant sur le site de l’accident, accessible seulement par une difficile ascension.

Ce jour en 1957 - Maurice Richard compte son 500e but en carrière contre les Black Hawks de Chicago, déjouant le gardien Glenn Hall sur une passe de Jean Béliveau. Il est le premier joueur de l'histoire de la Ligue nationale à réussir l'exploit. Il lui a fallu 863 parties.

Ce jour en 1967 - La ligne de paquebots Cunard annonce qu'elle ne viendra plus à Montréal, dû au fait que l'aviation est devenue le moyen de transport privilégié par les passagers entre l'Europe et le continent américain. La fréquentation des voyages maritimes a commencé à baisser dans les années 50, alors que la concurrence de l'avion se faisait de plus en plus présente.

Ce jour en 1969 - Discours du Premier ministre Pierre Elliott Trudeau devant 4,000 militants libéraux lors d'un dîner bénéfice à Montréal. Faisant référence à ce qu'il qualifie de «détérioration récente du climat politique et social au Québec», Trudeau, déclare «Finies les folies», phrase qui restera dans les annales. Il dénonce aussi le séparatisme chez les journalistes de Radio-Canada et la violence que l'on observe au Québec depuis quelques années. Ironiquement, il avait partagé les cercles de René Lévesque, chef indépendantiste dont les amis Gérard Pelletier et Jean Marchand avaient été recrutés avec lui par le Parti libéral fédéral de Lester B. Pearson.

Ce jour en 1974 - Manifestation contre la Loi 22 par le Mouvement Québec français devant le Parlement de Québec. Une foule estimée à 15,000 personnes manifeste contre cette loi qui reconnaît autant l'anglais que le français comme langues nationales, tout en faisant du français la langue officielle au Québec. René Lévesque, Jacques Parizeau et d'autres membres influents du Parti québécois participent à la manifestation. On signale la présence de l'escouade anti-émeute, de photographes, de cameramans et de techniciens de la Sûreté du Québec.

Ce jour en 1985 - Décès d'Alfred Rouleau. Président de 1972 à 1981 du Mouvement Desjardins, ainsi que de la Caisse centrale Desjardins du Québec de 1979 à 1981, Alfred Rouleau a été l'initiateur du Complexe Desjardins à Montréal et du Campus Desjardins à Lévis, président de Place Desjardins Inc. et président de la Société d'investissement Desjardins. Actif au sein du mouvement Desjardins depuis 1949, il avait fondé et dirigé l'Assurance-vie Desjardins, dont il a été le président jusqu'en 1974.

Ce jour en 2005 - Lancement du manifeste Pour un Québec lucide. Lucien Bouchard et un groupe de réflexion font un appel remarqué à la responsabilité collective pour un redressement urgent au Québec. Là où d'autres avant eux ont été cloués au pilori, douze personnalités québécoises croient pouvoir engager un débat de société. Un an plus tard, Bouchard reviendra à la charge et déclarera dans une entrevue sur le réseau TVA qu'au Québec, «on ne travaille pas assez», déclarant qu'il y a un certain «sur place» au Québec.

Ce jour en 2011 - Création de la Commission Charbonneau. Après s'y être fermement opposé pendant plus de deux ans, le premier ministre libéral Jean Charest a annoncé la tenue d'une commission d'enquête sur l'octroi et la gestion des contrats publics dans l'industrie de la construction. Le processus sera présidé par la juge France Charbonneau de la Cour supérieure et aura un mandat de deux ans.

Ce jour en 2015 - Les Canadiens ont mis abruptement fin au règne des Conservateurs de Stephen Harper, qui démissionne de ses fonctions de chef de parti. Le prochain gouvernement sera formé par le Parti libéral du Canada de Justin Trudeau, qui avait été réduit à un rôle marginal au Parlement au scrutin de 2011 et dispose maintenant d’une majorité absolue de 184 sièges sur 334.

Ce jour en 2022 - Décès à Cowansville de Jacques Brault, l'un des artisans de l'avènement de la nouvelle littérature québécoise post-Révolution tranquille. Diplômé de la Sorbonne, devenu professeur d'études médiévales et françaises à l'Université de Montréal jusqu'à sa retraite en 1996, il participa à de nombreuses émissions culturelles sur les ondes de Radio-Canada, prit sous son aile de nombreux poètes et contribua au succès et au rayonnement de Gaston Miron à la fin des années 1960. Lui-même poète, il a été traduit en plusieurs langues, son oeuvre récompensée par de nombreux prix : le Prix Québec-Paris en 1968, le Prix du Gouverneur général du Canada 1970, le Prix Duvernay en 1978 et le Prix Athanase-David en 1986.

Avec l’identité québécoise, on s’est mis à croire qu’on ne pouvait avoir de légitimité comme peuple, à moins de fédérer toutes les autres ethnies du Québec autour des Canadiens-Français historiques.

Pourquoi, amis souverainistes, ne prenez-vous pas le temps de lire ou de relire la Charte des Nations Unies et ses déclarations sur le droit des peuples minoritaires ? Les Abénakis, les Malécites, toute différence prise en compte, et ce n’est pas mon intention de la nier, ont bien obtenu des droits robustes malgré leur petit nombre. Répondez-moi, les Canadiens-Français ne sont-ils pas admissibles à des droits parallèles ?
En fait, on a retranché du champ de l’analyse politique le passage ontologique qui a frappé les Canadiens-Français. La partie la plus visible et commune à tous les Canadiens-Français à partir de 1969, Québec compris, se mesure par le repli global.

Il faut trouver les moyens de cultiver la résilience collective des Canadiens-Français EN TANT QUE Canadiens-Français. Notre histoire bien comprise nous les donne, de nombreux exemples de gens qui ont combattu « pour la suite du monde » avec les armes à leur disposition à leur époque.

Dès les années 1970 l’économiste américain Lyndon H. LaRouche formulait la base scientifique d’une théorie économique dénonçant le capitalisme financier sauvage axé sur la maximisation de la rente au détriment des acteurs de la production de biens définissant l’économie réelle. Sa proposition de Banque de Développement Internationale aurait bien pu inspirer les BRICs.

Les référendums de 1980 et de 1995 sont fondés sur le même paradigme, la question, l’atmosphère, les résultats et les blocages qui en découlent sont en gros les mêmes, même si une analyse des résultats montre certaines différences. Si on met entre parenthèses les peuples autochtones, la stratégie référendaire a

Ravages du suprémacisme anglo-saxon « aryen » au Canada après le pacte confédératif de 1867. Cette idéologie associée à l' »Union Jack » (drapeau britannique) abandonné à regret par les « Old Stock Canadians » à la veille du centenaire demeurait le principal obstacle au renouvellement de la constitution du Canada proposé par Daniel Johnson en 1968. Un autre obstacle, qui nous appartient, fut le manque d’une élite politique capable de marcher dans les pas de Johnson.

Essai original de Marc Dunlay, membre de la FCF, sur l’hymne national des Canadiens-Français. Ce texte propose une réflexion multidimensionnelle sur l’œuvre écrite par Basile Routhier en 1880.

Pourquoi, amis souverainistes, ne prenez-vous pas le temps de lire ou de relire la Charte des Nations Unies et ses déclarations sur le droit des peuples minoritaires ? Les Abénakis, les Malécites, toute différence prise en compte, et ce n’est pas mon intention de la nier, ont bien obtenu des droits robustes malgré leur petit nombre. Répondez-moi, les Canadiens-Français ne sont-ils pas admissibles à des droits parallèles ?
En fait, on a retranché du champ de l’analyse politique le passage ontologique qui a frappé les Canadiens-Français. La partie la plus visible et commune à tous les Canadiens-Français à partir de 1969, Québec compris, se mesure par le repli global.

Il faut trouver les moyens de cultiver la résilience collective des Canadiens-Français EN TANT QUE Canadiens-Français. Notre histoire bien comprise nous les donne, de nombreux exemples de gens qui ont combattu « pour la suite du monde » avec les armes à leur disposition à leur époque.

Dès les années 1970 l’économiste américain Lyndon H. LaRouche formulait la base scientifique d’une théorie économique dénonçant le capitalisme financier sauvage axé sur la maximisation de la rente au détriment des acteurs de la production de biens définissant l’économie réelle. Sa proposition de Banque de Développement Internationale aurait bien pu inspirer les BRICs.

Les référendums de 1980 et de 1995 sont fondés sur le même paradigme, la question, l’atmosphère, les résultats et les blocages qui en découlent sont en gros les mêmes, même si une analyse des résultats montre certaines différences. Si on met entre parenthèses les peuples autochtones, la stratégie référendaire a

Ravages du suprémacisme anglo-saxon « aryen » au Canada après le pacte confédératif de 1867. Cette idéologie associée à l' »Union Jack » (drapeau britannique) abandonné à regret par les « Old Stock Canadians » à la veille du centenaire demeurait le principal obstacle au renouvellement de la constitution du Canada proposé par Daniel Johnson en 1968. Un autre obstacle, qui nous appartient, fut le manque d’une élite politique capable de marcher dans les pas de Johnson.

Essai original de Marc Dunlay, membre de la FCF, sur l’hymne national des Canadiens-Français. Ce texte propose une réflexion multidimensionnelle sur l’œuvre écrite par Basile Routhier en 1880.

Nous sommes en train de nous faire *ourrer par les Québécois encartés : l’immobilisme de la CAQ et le référendisme du Parti québécois, tous deux terrorisés par la « communauté aux droits consacrés »

Aujourd’hui, nous affirmons que la promotion d’une identité québécoise, explicitement amputée de notre personnalité canadienne-française historique, nous cause un préjudice au sein d’une population composée de groupes qui jouissent de droits spécifiques en raison de leurs attributions identitaires.

La FCF a déposé un mémoire sur le projet de loi 1 – Loi constitutionnelle de 2025 sur le Québec – présenté par le ministre Simon Jolin-Barette. Vous pouvez lire ce mémoire ici.

Revitaliser notre être collectif Écrire l’histoire en prenant pour fil la continuité historique des Canadiens-Français est une pratique qui s’est perdue. Avec la Révolution tranquille, une brisure s’est produite. Bien sûr, l’histoire écrite avant 1970 sera toujours accessible. Mais au goût d’aujourd’hui, elle ne serait plus que le témoignage d’un

Comment se fait-il que dans le même temps où l’on se battait le mieux pour un avenir enraciné, d’autres aient insisté pour que l’on renonce à l’identité canadienne-française ? C’est une étrange contradiction et, en regard de l’évolution du statut national, elle reste assez opaque encore aujourd’hui. On a bien dit que seule l’identité québécoise avait de l’avenir. Du coup, fallait-il effacer un passé canadien-français révolu ?

Alexandre Cormier-Denis a déposé en septembre un mémoire au Comité consultatif sur les enjeux constitutionnels du Québec au sein de la Fédération canadienne dont notre contributeur Gilles Verrier a trouvé opportun de livrer ici un synopsis critique. Ce mémoire intitulé Manifeste pour une reconnaissance du Québec comme État-nation du peuple canadiens-français est accessible, comme tous les autres mémoires déposés, sur le site web du Comité.

À la veille du 323e anniversaire, le 4 août prochain, de la signature de ce traité historique, la Fédération des Canadiens-Français estime que cet événement n’est pas commémoré à la hauteur et avec la clarté qu’il mérite. Laissé dans un ombre relatif, sous-évalué ou mal compris, nous avons demandé à trois auteurs de nous éclairer.

Communiqué de la FCF publié le 22 juin 2024 pour les 250 ans de l’Acte de Québec. Distribué à la Journée d’étude sur le même sujet, chapeautée par Droits collectifs Québec.

Le 5 février 1968, il y a 55 ans, Daniel Johnson prenait la parole devant tous les représentants du Canada anglais réunis. Il prononçait sans doute le discours le plus important de sa carrière d’homme d’État, un discours remarquable et percutant. Il plaidait un projet de réforme des institutions qui ne sera jamais repris avec la même hauteur par les premiers ministres du Québec qui suivront. Johnson incarnait alors une doctrine politique élaborée par les Canadiens-Français au cours des décennies précédentes, elle avait atteint le stade de sa maturité. Il parlait à l’occasion d’une conférence constitutionnelle qu’il avait lui-même réclamée.

Aujourd’hui, nous affirmons que la promotion d’une identité québécoise, explicitement amputée de notre personnalité canadienne-française historique, nous cause un préjudice au sein d’une population composée de groupes qui jouissent de droits spécifiques en raison de leurs attributions identitaires.

La FCF a déposé un mémoire sur le projet de loi 1 – Loi constitutionnelle de 2025 sur le Québec – présenté par le ministre Simon Jolin-Barette. Vous pouvez lire ce mémoire ici.

Revitaliser notre être collectif Écrire l’histoire en prenant pour fil la continuité historique des Canadiens-Français est une pratique qui s’est perdue. Avec la Révolution tranquille, une brisure s’est produite. Bien sûr, l’histoire écrite avant 1970 sera toujours accessible. Mais au goût d’aujourd’hui, elle ne serait plus que le témoignage d’un

Comment se fait-il que dans le même temps où l’on se battait le mieux pour un avenir enraciné, d’autres aient insisté pour que l’on renonce à l’identité canadienne-française ? C’est une étrange contradiction et, en regard de l’évolution du statut national, elle reste assez opaque encore aujourd’hui. On a bien dit que seule l’identité québécoise avait de l’avenir. Du coup, fallait-il effacer un passé canadien-français révolu ?

Alexandre Cormier-Denis a déposé en septembre un mémoire au Comité consultatif sur les enjeux constitutionnels du Québec au sein de la Fédération canadienne dont notre contributeur Gilles Verrier a trouvé opportun de livrer ici un synopsis critique. Ce mémoire intitulé Manifeste pour une reconnaissance du Québec comme État-nation du peuple canadiens-français est accessible, comme tous les autres mémoires déposés, sur le site web du Comité.

À la veille du 323e anniversaire, le 4 août prochain, de la signature de ce traité historique, la Fédération des Canadiens-Français estime que cet événement n’est pas commémoré à la hauteur et avec la clarté qu’il mérite. Laissé dans un ombre relatif, sous-évalué ou mal compris, nous avons demandé à trois auteurs de nous éclairer.

Communiqué de la FCF publié le 22 juin 2024 pour les 250 ans de l’Acte de Québec. Distribué à la Journée d’étude sur le même sujet, chapeautée par Droits collectifs Québec.

Le 5 février 1968, il y a 55 ans, Daniel Johnson prenait la parole devant tous les représentants du Canada anglais réunis. Il prononçait sans doute le discours le plus important de sa carrière d’homme d’État, un discours remarquable et percutant. Il plaidait un projet de réforme des institutions qui ne sera jamais repris avec la même hauteur par les premiers ministres du Québec qui suivront. Johnson incarnait alors une doctrine politique élaborée par les Canadiens-Français au cours des décennies précédentes, elle avait atteint le stade de sa maturité. Il parlait à l’occasion d’une conférence constitutionnelle qu’il avait lui-même réclamée.
Si vous êtes canadien-français hors-Québec, faites-nous signe à info@canadiens-francais.com. Nous aimerions vous connaître !
Car le discours indépendantiste avait à ce point insisté, dans la foulée de la Révolution tranquille, sur l’État et ses vertus qu’on en est presque venu à voir dans l’indépendance le triomphe de l’Etat plutôt que la consécration de la nation. C’est pourtant la nation qui aspire à l’indépendance et qui peut se réclamer légitimement du droit à l’autodétermination, non pas l’État-nation.
L’histoire n’est jamais finie. Tout est toujours à refaire et les remparts à relever. Les victoires comme les défaites n’ont qu’un temps. Ce qui persiste et permet de renaître est plus solide que toutes les murailles. C’est quelque chose d’immatériel et de fort, présent dans le coeur de chaque homme et de chaque femme d’une même communauté quand celle-ci a conscience de ce qu’elle a d’unique et d’essentiel. Les Japonais, les Juifs, les Hindous et d’autres peuples possèdent ce trésor qui leur a permis d’affronter les périls de l’histoire sans disparaître.
Nul n’ignore ici que le Canada français est actuellement profondément mécontent de sa place dans la confédération. Il y a à cela des raisons complexes d’inégales importances. J’ai dit et je répète aujourd’hui que la plupart de ces raisons sont parfaitement fondées.
Pour être Québécois, il suffit d’habiter le Québec ! Sans l’indépendance, les Canadiens-Français devront continuer de défendre âprement leur existence. Avec une indépendance trudeauiste, ils devront s’affirmer face à une diversité qui monte et braver la résistance des châteaux-forts anglo-saxons. Les deux perspectives commandent le retour politique des Canadiens-Français. Si vous avez compris qu’une identité de « Québécois francophones », provinciale et linguistique, a coupé le souffle de notre épopée, qu’elle supprime notre légitimité et nos droits historiques, vous avez compris l’essentiel.
Je souhaite montrer, dans l’essai qui va suivre, qu’entre les pensées trudeauiste et « néosouverainiste », les similitudes sont frappantes.
Et c’est au moment où nous nous préparons à résister aux armées d’invasion d’un puissant voisin qu’on nous enlève les libertés dont nous jouissons après les avoir gagnées par un siècle de luttes! Mais il me semble qu’on devrait plutôt nous donner de nouvelles garanties de sécurité pour nous engager à combattre des adversaires aguerris, dix fois plus nombreux, et dont l’organisation politique est moins hostile.
Comme notre constitution n’a rien prévu de tel parce qu’elle était une concession du conquérant aux Canadiens-Français, de la mère patrie aux coloniaux dans le cas des Canadiens anglais, nos États généraux sont indubitablement l’effort le plus systématique, le plus compréhensif, le
plus réussi qui ait jamais été tenté pour constituer une véritable Assemblée nationale du peuple canadien-français en vue d’établir sa constitution.
Lors de la campagne d’Italie à l’automne 1943, le 22e Régiment reçoit l’ordre de prendre la ferme Casa Berardi sur le flanc ouest du ravin d’Ortona. Le 14 décembre 1943, les compagnies C et D soutenues par les chars Sherman de l’Ontario Regiment passent à l’attaque.. Le capitaine Paul Triquet à la tête de la compagnie C avance sous un feu nourri avec ses 50 hommes soutenus par six chars Sherman de l’Ontario Regiment. À 1,500 mètres de la ferme, il a déjà perdu deux chars et vingt hommes. À 14 heures, Triquet et les 14 hommes restants sont à 200 mètres de la ferme. Grâce aux fumigènes lancés par les Shermans, la pognée d’homme atteint les murs de la ferme et en déloge les derniers Allemands à 15h30. Ils résisteront toute la nuit aux contre-attaques allemandes répétées jusqu’à l’arrivée des renforts le lendemain. Pour son leadership lors de cette attaque, Paul Triquet a été décoré de la Victoria Cross des mains du roi Georges VI le 27 mars 1944.
Le choix des membres
Pour informations supplémentaires, voir https://www.casavant.ca/histoire/
| Devant l’absence d’une loi encadrant les caisses populaires, Alphonse Desjardins reste prudent et fonde seulement trois autres caisses à proximité de son lieu de résidence et de travail, c’est-à-dire Lévis et Ottawa. |
| Cette caisse, comme près d’une cinquantaine d’autres fondées à l’époque d’Alphonse Desjardins, a fermé ses portes avant sa mort en 1920. |
| Il s’agit de la première caisse fondée après l’adoption d’une loi encadrant les caisses par l’Assemblée législative du Québec. Il s’agit également de la première caisse en milieu rural. |
| Au total, Alphonse Desjardins participe à la fondation de 136 caisses populaires au Québec, 18 en Ontario et 9 aux États-Unis. |
Nos remerciements à Pierre-Olivier Maheux, historien à la Société Desjardins.
Réf. : Aperçu historique sur les petits séminaires de la P. de Q., Bounadère, René, ptre, 1945
Il découvre et connaît ses racines :
Il chérit et cultive sa langue :
Il pratique le nationalisme économique :