
Les Canadiens-Français à l’assaut du temps
Avec l’identité québécoise, on s’est mis à croire qu’on ne pouvait avoir de légitimité comme peuple, à moins de fédérer toutes les autres ethnies du Québec autour des Canadiens-Français historiques.

Ce jour en 1605 - Échec de la Conspiration des poudres visant à tuer d’un seul coup le roi d’Angleterre protestant Jacques Ier et une grande partie de l’aristocratie en faisant exploser une bombe au Palais de Westminster au cours de la cérémonie d'ouverture du Parlement. Le complot dirigé par Robert Catesby et Guy Fawkes et bénéficiant du soutien de l’Espagne fut éventé lorsqu’un lord catholique ami de Fawkes reçut une lettre l’enjoignant de ne pas participer à la cérémonie. La poudre destinée à l’attentat fur découverte et les chefs de la conjuration pendus et écartelés.

Ce jour en 1873 - Le Scandale du Canadien Pacifique éclate. Le gouvernement Macdonald doit se rendre à l'évidence : les membres de son gouvernement ont accepté des fonds électoraux de la part de sir Hugh Allan en contrepartie du contrat de la construction du chemin de fer du Canadien Pacifique.

Ce jour en 1919 - Le Tribunal du Commerce de Québec, sous la direction du lieutenant-colonel L.-R.Laflèche, ouvre une enquête sur la récente hausse d’un cent de la miche de pain, passée de 11 à 12 cents. Cette enquête répond aux soupçons largement répandus à l’effet qu’un cartel de la boulangerie s’est formé. Un semblable cartel sévira à nouveau au Canada dans les années 2010 et en 2025 les société George Weston et Loblaws devront verser $500 millions pour mettre fin aux poursuites dont elles seront l’objet.

Ce jour en 1927 - Décès à l'âge de 57 ans de Jérémie-Louis Décarie, député du Parti libéral du Québec dans Hochelaga et Maisonneuve de 1904 à 1919 et ministre de l'Agriculture, puis secrétaire de la province dans le cabinet de Lomer Gouin. Il est le fils de Daniel-Jérémie Décarie, le gendre d'Henri-Benjamin Rainville et le beau-père de Jean Saint-Germain. Admis au Barreau du Québec en 1896 et ayant fondé son propre cabinet en 1903, il était juge en chef de la Cour des sessions de la paix à Montréal depuis 1919. Le boulevard Décarie de Montréal porte le nom de sa famille depuis 1912.

Ce jour en 1934 - Ouverture des audiences de la Commission d'enquête sur les «trusts» au Québec formée par le gouvernement libéral de Louis-Alexandre Taschereau suite à de multiples protestations à l'endroit des compagnies d'électricité, qui exercent des monopoles régionaux et alimentent en électricité les municipalités où elles sont établies tout en négligeant les régions rurales environnantes. La Commission est composée d'Ernest Lapointe à la présidence, d'Augustin Frigon et de George MacDonald. La nationalisation de l’électricité au Québec est proposée dès cette époque. (employés de la Montreal Light, Heat and Power)

Ce jour en 1945 - Naissance à Montréal de Jacques Lanctôt, fils de Gérard Lanctôt, proche d'Adrien Arcand, et descendant du journaliste Médéric Lanctôt (1838-1877). Membre du Front de libération du Québec (FLQ) en 1969 et 1970, comme son frère François et ses soeurs Jacinthe et Louise, mère du polémiste Alexis Cossette-Trudel né à Cuba, il sera condamné à trois ans de prison à son retour d’exil en 1979 pour sa participation à l'enlèvement du diplomate britannique James Richard Cross en octobre 1970. Il va diriger sa propre maison d’édition pendant 25 ans et séjourner régulièrement à Cuba où il aura créé des liens.

Ce jour en 1981 - La "nuit des longs couteaux". Réveil brutal pour les membres de la délégation québécoise à Ottawa dirigée par le premier ministre René Lévesque ; ils viennent d'apprendre que le premier ministre fédéral Pierre Trudeau et son bras droit Jean Chrétien ont profité de la nuit pour concocter une entente sur le rapatriement de la Constitution avec les autres premiers ministres provinciaux renonçant au droit de veto des provinces, privant le Québec de ce droit sur lequel il comptait. (Jean Chrétien, John Robarts et Pierre Trudeau)

Ce jour en 1995 - Attentat au domicile de Jean-Chrétien. Quelque jours après le référendum sur l'indépendance du Québec, un homme souffrant de maladie mentale s’est introduit de nuit dans la résidence du premier ministre. C’est son épouse Aline qui l’a entendu, vu armé d’un couteau et verrouillé la porte de leur chambre avant que l’homme ne réagisse. Cet incident providentiel va provoquer une vague de sympathie pour l’homme conspué dans la presse canadienne qui a failli perdre le Québec, et donc le Canada…

Ce jour en 1995 – Le montréalais de 31 ans David Boys est couronné champion du monde au Scrabble, récoltant le meilleur pointage des 64 concurrents participant à une compétition internationale de trois jours à Londres. Le gagnant a étudié trois heures par jour afin d'apprendre les quelque 12,000 mots anglais du dictionnaire utilisé pour la compétition.

Ce jour en 1996 - Jean-Louis Roux remet sa démission du poste de lieutenant-gouverneur. Le magazine L’Actualité a révélé dans son édition du mois qu’il a porté une croix gammée sur sa blouse de laboratoire alors que, membre de Jeune-Canada, regroupement pour la défense des droits des Canadiens-Français, il étudiait la médecine à l’Université de Montréal en 1932, geste qu’il qualifie de fanfaronnade. Le Congrès juif canadien lui a demandé une rencontre pour le lendemain et des excuses publiques, scénario qu’il a préférer éviter.

Ce jour en 1997 - Jacques Villeneuve est accueilli en héros à son retour au Québec, alors que 11,000 personnes lui réservent une ovation monstre lors d'une conférence de presse tenue au Centre Molson. En soirée, le champion pilote de Formule 1 est acclamé une fois de plus par les spectateurs présents au match du Canadiens. C'est le 26 octobre qu'il est devenu le nouveau champion du monde des conducteurs de Formule Un lors du Grand Prix d'Europe disputé à Jerez en Espagne.

Ce jour en 2002 - Le commandant Robert Piché, qui le 24 août 2001 a fait planer son Airbus de la Transat en panne d'essence jusqu'à l’archipel portuguais des Açores dans l’Atlantique, a reçu la médaille d'honneur de l'Assemblée nationale des mains de sa présidente Louise Harel. L'appareil s'était retrouvé en panne de carburant à 39,000 pieds d'altitude en pleine nuit. Les 304 personnes à bord doivent la vie au sang froid du pilote émérite et de son copilote.

Ce jour en 2003 – Le Québécois Éric Gagné des Dodgers de Los Angeles est désigné meilleur lanceur de la ligue nationale de baseball pour la saison écoulée lors d’un vote tenu parmi ses pairs de l’association des joueurs du baseball majeur.

Ce jour en 2003 - Opération Ouragan. Plus de 300 policiers appartenant à 12 organisations policières ont procédé dès 6h du matin à 38 perquisitions à Montréal, Mont-Laurier, Sherbrooke et en Outaouais chez des membres de groupes reliés aux Hells Angels de la région de l'Outaouais. La vaste opération de l'Escouade régionale mixte (ERM) de l'Outaouais a permis jusqu'à présent d'arrêter 29 personnes et de saisir des biens évalués à $4,3 millions. Parmi les personnes appréhendées se trouve l'avocat Benoît Cliche, qui a représenté Maurice Boucher. Il sera accusé de trafic de cocaïne, de complot, de gangstérisme et d'avoir aidé à commettre un crime.

Ce jour en 2012 - Démission du maire de Montréal Gérald Tremblay, éclaboussé par les révélations explosives de témoins devant la commission Charbonneau depuis septembre. Il a été particulièrement échaudé lorsque Martin Dumont, un ancien organisateur de son parti Union Montréal, a allégué qu’il savait parfaitement que sa formation politique profitait d'un financement illégal, des allégations rejetées à nouveau catégoriquement par M. Tremblay. Celui qui était maire de Montréal depuis 2001 a expliqué que des membres de son entourage avaient trahi sa confiance.

Ce jour en 2024 - Décès de Lucien Francoeur. Il avait connu un vif succès en 1975 en mettant ses poèmes en musique avec son groupe rock Aut'Chose, puis avait poursuivi tout en publiant des livres, des chroniques et en devenant animateur à la radio à la fin des années 1980. Sa production artistique lui avait permis d'accéder au programme de maîtrise en littérature de l'Université du Québec à Trois-Rivières et il avait commencé à enseigner aux cégeps Rosemont et John Abbott. Jeune rebelle né en 1948 à Montréal, il s'était enfuit à 14 ans pour vivre quelques mois dans le quartier Greenwich Village de New York et cinq ans plus tard séjourna à La Nouvelle Orléans et y termina ses études secondaires, revenant à Montréal en 1970 pour des études en lettres au Cégep Maisonneuve.

Avec l’identité québécoise, on s’est mis à croire qu’on ne pouvait avoir de légitimité comme peuple, à moins de fédérer toutes les autres ethnies du Québec autour des Canadiens-Français historiques.

Pourquoi, amis souverainistes, ne prenez-vous pas le temps de lire ou de relire la Charte des Nations Unies et ses déclarations sur le droit des peuples minoritaires ? Les Abénakis, les Malécites, toute différence prise en compte, et ce n’est pas mon intention de la nier, ont bien obtenu des droits robustes malgré leur petit nombre. Répondez-moi, les Canadiens-Français ne sont-ils pas admissibles à des droits parallèles ?
En fait, on a retranché du champ de l’analyse politique le passage ontologique qui a frappé les Canadiens-Français. La partie la plus visible et commune à tous les Canadiens-Français à partir de 1969, Québec compris, se mesure par le repli global.

Il faut trouver les moyens de cultiver la résilience collective des Canadiens-Français EN TANT QUE Canadiens-Français. Notre histoire bien comprise nous les donne, de nombreux exemples de gens qui ont combattu « pour la suite du monde » avec les armes à leur disposition à leur époque.

Dès les années 1970 l’économiste américain Lyndon H. LaRouche formulait la base scientifique d’une théorie économique dénonçant le capitalisme financier sauvage axé sur la maximisation de la rente au détriment des acteurs de la production de biens définissant l’économie réelle. Sa proposition de Banque de Développement Internationale aurait bien pu inspirer les BRICs.

Les référendums de 1980 et de 1995 sont fondés sur le même paradigme, la question, l’atmosphère, les résultats et les blocages qui en découlent sont en gros les mêmes, même si une analyse des résultats montre certaines différences. Si on met entre parenthèses les peuples autochtones, la stratégie référendaire a

Ravages du suprémacisme anglo-saxon « aryen » au Canada après le pacte confédératif de 1867. Cette idéologie associée à l' »Union Jack » (drapeau britannique) abandonné à regret par les « Old Stock Canadians » à la veille du centenaire demeurait le principal obstacle au renouvellement de la constitution du Canada proposé par Daniel Johnson en 1968. Un autre obstacle, qui nous appartient, fut le manque d’une élite politique capable de marcher dans les pas de Johnson.

Essai original de Marc Dunlay, membre de la FCF, sur l’hymne national des Canadiens-Français. Ce texte propose une réflexion multidimensionnelle sur l’œuvre écrite par Basile Routhier en 1880.

Pourquoi, amis souverainistes, ne prenez-vous pas le temps de lire ou de relire la Charte des Nations Unies et ses déclarations sur le droit des peuples minoritaires ? Les Abénakis, les Malécites, toute différence prise en compte, et ce n’est pas mon intention de la nier, ont bien obtenu des droits robustes malgré leur petit nombre. Répondez-moi, les Canadiens-Français ne sont-ils pas admissibles à des droits parallèles ?
En fait, on a retranché du champ de l’analyse politique le passage ontologique qui a frappé les Canadiens-Français. La partie la plus visible et commune à tous les Canadiens-Français à partir de 1969, Québec compris, se mesure par le repli global.

Il faut trouver les moyens de cultiver la résilience collective des Canadiens-Français EN TANT QUE Canadiens-Français. Notre histoire bien comprise nous les donne, de nombreux exemples de gens qui ont combattu « pour la suite du monde » avec les armes à leur disposition à leur époque.

Dès les années 1970 l’économiste américain Lyndon H. LaRouche formulait la base scientifique d’une théorie économique dénonçant le capitalisme financier sauvage axé sur la maximisation de la rente au détriment des acteurs de la production de biens définissant l’économie réelle. Sa proposition de Banque de Développement Internationale aurait bien pu inspirer les BRICs.

Les référendums de 1980 et de 1995 sont fondés sur le même paradigme, la question, l’atmosphère, les résultats et les blocages qui en découlent sont en gros les mêmes, même si une analyse des résultats montre certaines différences. Si on met entre parenthèses les peuples autochtones, la stratégie référendaire a

Ravages du suprémacisme anglo-saxon « aryen » au Canada après le pacte confédératif de 1867. Cette idéologie associée à l' »Union Jack » (drapeau britannique) abandonné à regret par les « Old Stock Canadians » à la veille du centenaire demeurait le principal obstacle au renouvellement de la constitution du Canada proposé par Daniel Johnson en 1968. Un autre obstacle, qui nous appartient, fut le manque d’une élite politique capable de marcher dans les pas de Johnson.

Essai original de Marc Dunlay, membre de la FCF, sur l’hymne national des Canadiens-Français. Ce texte propose une réflexion multidimensionnelle sur l’œuvre écrite par Basile Routhier en 1880.

Nous sommes en train de nous faire *ourrer par les Québécois encartés : l’immobilisme de la CAQ et le référendisme du Parti québécois, tous deux terrorisés par la « communauté aux droits consacrés »

Aujourd’hui, nous affirmons que la promotion d’une identité québécoise, explicitement amputée de notre personnalité canadienne-française historique, nous cause un préjudice au sein d’une population composée de groupes qui jouissent de droits spécifiques en raison de leurs attributions identitaires.

La FCF a déposé un mémoire sur le projet de loi 1 – Loi constitutionnelle de 2025 sur le Québec – présenté par le ministre Simon Jolin-Barette. Vous pouvez lire ce mémoire ici.

Revitaliser notre être collectif Écrire l’histoire en prenant pour fil la continuité historique des Canadiens-Français est une pratique qui s’est perdue. Avec la Révolution tranquille, une brisure s’est produite. Bien sûr, l’histoire écrite avant 1970 sera toujours accessible. Mais au goût d’aujourd’hui, elle ne serait plus que le témoignage d’un

Comment se fait-il que dans le même temps où l’on se battait le mieux pour un avenir enraciné, d’autres aient insisté pour que l’on renonce à l’identité canadienne-française ? C’est une étrange contradiction et, en regard de l’évolution du statut national, elle reste assez opaque encore aujourd’hui. On a bien dit que seule l’identité québécoise avait de l’avenir. Du coup, fallait-il effacer un passé canadien-français révolu ?

Alexandre Cormier-Denis a déposé en septembre un mémoire au Comité consultatif sur les enjeux constitutionnels du Québec au sein de la Fédération canadienne dont notre contributeur Gilles Verrier a trouvé opportun de livrer ici un synopsis critique. Ce mémoire intitulé Manifeste pour une reconnaissance du Québec comme État-nation du peuple canadiens-français est accessible, comme tous les autres mémoires déposés, sur le site web du Comité.

À la veille du 323e anniversaire, le 4 août prochain, de la signature de ce traité historique, la Fédération des Canadiens-Français estime que cet événement n’est pas commémoré à la hauteur et avec la clarté qu’il mérite. Laissé dans un ombre relatif, sous-évalué ou mal compris, nous avons demandé à trois auteurs de nous éclairer.

Communiqué de la FCF publié le 22 juin 2024 pour les 250 ans de l’Acte de Québec. Distribué à la Journée d’étude sur le même sujet, chapeautée par Droits collectifs Québec.

Le 5 février 1968, il y a 55 ans, Daniel Johnson prenait la parole devant tous les représentants du Canada anglais réunis. Il prononçait sans doute le discours le plus important de sa carrière d’homme d’État, un discours remarquable et percutant. Il plaidait un projet de réforme des institutions qui ne sera jamais repris avec la même hauteur par les premiers ministres du Québec qui suivront. Johnson incarnait alors une doctrine politique élaborée par les Canadiens-Français au cours des décennies précédentes, elle avait atteint le stade de sa maturité. Il parlait à l’occasion d’une conférence constitutionnelle qu’il avait lui-même réclamée.

Aujourd’hui, nous affirmons que la promotion d’une identité québécoise, explicitement amputée de notre personnalité canadienne-française historique, nous cause un préjudice au sein d’une population composée de groupes qui jouissent de droits spécifiques en raison de leurs attributions identitaires.

La FCF a déposé un mémoire sur le projet de loi 1 – Loi constitutionnelle de 2025 sur le Québec – présenté par le ministre Simon Jolin-Barette. Vous pouvez lire ce mémoire ici.

Revitaliser notre être collectif Écrire l’histoire en prenant pour fil la continuité historique des Canadiens-Français est une pratique qui s’est perdue. Avec la Révolution tranquille, une brisure s’est produite. Bien sûr, l’histoire écrite avant 1970 sera toujours accessible. Mais au goût d’aujourd’hui, elle ne serait plus que le témoignage d’un

Comment se fait-il que dans le même temps où l’on se battait le mieux pour un avenir enraciné, d’autres aient insisté pour que l’on renonce à l’identité canadienne-française ? C’est une étrange contradiction et, en regard de l’évolution du statut national, elle reste assez opaque encore aujourd’hui. On a bien dit que seule l’identité québécoise avait de l’avenir. Du coup, fallait-il effacer un passé canadien-français révolu ?

Alexandre Cormier-Denis a déposé en septembre un mémoire au Comité consultatif sur les enjeux constitutionnels du Québec au sein de la Fédération canadienne dont notre contributeur Gilles Verrier a trouvé opportun de livrer ici un synopsis critique. Ce mémoire intitulé Manifeste pour une reconnaissance du Québec comme État-nation du peuple canadiens-français est accessible, comme tous les autres mémoires déposés, sur le site web du Comité.

À la veille du 323e anniversaire, le 4 août prochain, de la signature de ce traité historique, la Fédération des Canadiens-Français estime que cet événement n’est pas commémoré à la hauteur et avec la clarté qu’il mérite. Laissé dans un ombre relatif, sous-évalué ou mal compris, nous avons demandé à trois auteurs de nous éclairer.

Communiqué de la FCF publié le 22 juin 2024 pour les 250 ans de l’Acte de Québec. Distribué à la Journée d’étude sur le même sujet, chapeautée par Droits collectifs Québec.

Le 5 février 1968, il y a 55 ans, Daniel Johnson prenait la parole devant tous les représentants du Canada anglais réunis. Il prononçait sans doute le discours le plus important de sa carrière d’homme d’État, un discours remarquable et percutant. Il plaidait un projet de réforme des institutions qui ne sera jamais repris avec la même hauteur par les premiers ministres du Québec qui suivront. Johnson incarnait alors une doctrine politique élaborée par les Canadiens-Français au cours des décennies précédentes, elle avait atteint le stade de sa maturité. Il parlait à l’occasion d’une conférence constitutionnelle qu’il avait lui-même réclamée.
Si vous êtes canadien-français hors-Québec, faites-nous signe à info@canadiens-francais.com. Nous aimerions vous connaître !
Car le discours indépendantiste avait à ce point insisté, dans la foulée de la Révolution tranquille, sur l’État et ses vertus qu’on en est presque venu à voir dans l’indépendance le triomphe de l’Etat plutôt que la consécration de la nation. C’est pourtant la nation qui aspire à l’indépendance et qui peut se réclamer légitimement du droit à l’autodétermination, non pas l’État-nation.
L’histoire n’est jamais finie. Tout est toujours à refaire et les remparts à relever. Les victoires comme les défaites n’ont qu’un temps. Ce qui persiste et permet de renaître est plus solide que toutes les murailles. C’est quelque chose d’immatériel et de fort, présent dans le coeur de chaque homme et de chaque femme d’une même communauté quand celle-ci a conscience de ce qu’elle a d’unique et d’essentiel. Les Japonais, les Juifs, les Hindous et d’autres peuples possèdent ce trésor qui leur a permis d’affronter les périls de l’histoire sans disparaître.
Nul n’ignore ici que le Canada français est actuellement profondément mécontent de sa place dans la confédération. Il y a à cela des raisons complexes d’inégales importances. J’ai dit et je répète aujourd’hui que la plupart de ces raisons sont parfaitement fondées.
Pour être Québécois, il suffit d’habiter le Québec ! Sans l’indépendance, les Canadiens-Français devront continuer de défendre âprement leur existence. Avec une indépendance trudeauiste, ils devront s’affirmer face à une diversité qui monte et braver la résistance des châteaux-forts anglo-saxons. Les deux perspectives commandent le retour politique des Canadiens-Français. Si vous avez compris qu’une identité de « Québécois francophones », provinciale et linguistique, a coupé le souffle de notre épopée, qu’elle supprime notre légitimité et nos droits historiques, vous avez compris l’essentiel.
Je souhaite montrer, dans l’essai qui va suivre, qu’entre les pensées trudeauiste et « néosouverainiste », les similitudes sont frappantes.
Et c’est au moment où nous nous préparons à résister aux armées d’invasion d’un puissant voisin qu’on nous enlève les libertés dont nous jouissons après les avoir gagnées par un siècle de luttes! Mais il me semble qu’on devrait plutôt nous donner de nouvelles garanties de sécurité pour nous engager à combattre des adversaires aguerris, dix fois plus nombreux, et dont l’organisation politique est moins hostile.
Comme notre constitution n’a rien prévu de tel parce qu’elle était une concession du conquérant aux Canadiens-Français, de la mère patrie aux coloniaux dans le cas des Canadiens anglais, nos États généraux sont indubitablement l’effort le plus systématique, le plus compréhensif, le
plus réussi qui ait jamais été tenté pour constituer une véritable Assemblée nationale du peuple canadien-français en vue d’établir sa constitution.
Lors de la campagne d’Italie à l’automne 1943, le 22e Régiment reçoit l’ordre de prendre la ferme Casa Berardi sur le flanc ouest du ravin d’Ortona. Le 14 décembre 1943, les compagnies C et D soutenues par les chars Sherman de l’Ontario Regiment passent à l’attaque.. Le capitaine Paul Triquet à la tête de la compagnie C avance sous un feu nourri avec ses 50 hommes soutenus par six chars Sherman de l’Ontario Regiment. À 1,500 mètres de la ferme, il a déjà perdu deux chars et vingt hommes. À 14 heures, Triquet et les 14 hommes restants sont à 200 mètres de la ferme. Grâce aux fumigènes lancés par les Shermans, la pognée d’homme atteint les murs de la ferme et en déloge les derniers Allemands à 15h30. Ils résisteront toute la nuit aux contre-attaques allemandes répétées jusqu’à l’arrivée des renforts le lendemain. Pour son leadership lors de cette attaque, Paul Triquet a été décoré de la Victoria Cross des mains du roi Georges VI le 27 mars 1944.
Le choix des membres
Pour informations supplémentaires, voir https://www.casavant.ca/histoire/
| Devant l’absence d’une loi encadrant les caisses populaires, Alphonse Desjardins reste prudent et fonde seulement trois autres caisses à proximité de son lieu de résidence et de travail, c’est-à-dire Lévis et Ottawa. |
| Cette caisse, comme près d’une cinquantaine d’autres fondées à l’époque d’Alphonse Desjardins, a fermé ses portes avant sa mort en 1920. |
| Il s’agit de la première caisse fondée après l’adoption d’une loi encadrant les caisses par l’Assemblée législative du Québec. Il s’agit également de la première caisse en milieu rural. |
| Au total, Alphonse Desjardins participe à la fondation de 136 caisses populaires au Québec, 18 en Ontario et 9 aux États-Unis. |
Nos remerciements à Pierre-Olivier Maheux, historien à la Société Desjardins.
Réf. : Aperçu historique sur les petits séminaires de la P. de Q., Bounadère, René, ptre, 1945
Il découvre et connaît ses racines :
Il chérit et cultive sa langue :
Il pratique le nationalisme économique :