Éphémérides du 17 mai
  • Ce jour en 352 - Élection du pape Liberius, évêque de Rome jusqu'à son décès en 366 et premier pape à ne pas être fait saint. Il succède à Jules Ier et sera le premier à désigner Rome comme siège apostolique. La Vierge Marie lui apparaîtra dans un rêve dans la nuit du 4 au 5 août, lui demandant de construire une chapelle. La même nuit, selon la légende, il y aura une chute de neige miraculeuse sur les sept collines de Rome. Il achèvera la construction de la basilique Sainte-Marie-Majeure deux ans plus tard. Ce sera aussi Liberius qui en 354 fixera le jour de la naissance du Christ au 25 décembre. 

  • Ce jour en 1642 - Fondation de Montréal. Paul Chomedey, sieur de Maisonneuve, arrivé en Nouvelle-France en 1641, commence avec une cinquantaine de personnes à travailler à la construction d'une fortification et d'autres édifices de Ville-Marie à proximité du village huron d'Hochelaga. Demain, un dimanche, ils célébreront la messe de fondation de Ville-Marie de Montréal, nom de l'ïle ou elle se trouve lui venant de la montagne en son centre nommée Mont Royal. Une infirmière, Jeanne Mance, les accompagne. Bientôt arriveront de nouveaux colons et une centaine de soldats. 

  • Ce jour en 1673 - Le père Jacques Marquette et Louis Joliet partent de Michilimackinac (à l’embouchure des lacs Huron et Michigan) pour explorer le Mississippi, choisis à cette fin par l'intendant Talon en 1672. La France entend ainsi amplifier le pouvoir et la grandeur de ses colonies en Amérique. Les deux explorateurs emprunteront d'abord le lac des Illinois (Lac Michigan), puis la  rivière des Renard jusqu'à la rivière Wisconsin, pour atteindre enfin le 17 juin les plages du Mississippi. 

  • Ce jour en 1685 - Décès du Frère Luc. Né sous le nom de Claude François, il était entré chez les Récollets et avait pris le nom de Frère Luc. Il peignit d'abord en France puis s'embarqua avec Jean Talon  en 1670 pour le Canada, dont il devint le premier peintre. (Peinture réalisée par le frère Luc à l'Hôpital général de Québec) 

  • Ce jour en 1841 - Éboulement tragique à Québec. Les glissements rocheux ont fait partie de l'histoire de la ville de Québec depuis les années 1700, les dommages se limitant la plupart du temps au secteur du quartier Champlain, au pied du Cap Diamant. Cette fois-ci, l'éboulement tue de 27 à 32 personnes (selon les sources) et détruit six maisons. Il sera suivi de petites avalanches avant une autre aussi très meurtrières le 19 septembre 1889, dont seront victimes plus de 40 personnes, dont des enfants. 

  • Ce jour en 1914 - Naissance de Robert N. Thompson, futur chef du Parti Crédit social du Canada. Né à Duluth au Minnesota de parents canadiens, il sera élevé en Alberta avant de servir dans l'Aviation royale du Canada. Favorisé à l'investiture du Parti Crédit social du Canada par Ernest Manning, premier ministre créditiste de l'Alberta, il refusera après l'élection générale de 1962 de céder sa place à Réal Caouette même si 26 des 30 députés créditistes élus lors de cette élection l'ont été au Québec. 

  • Ce jour en 1919 - Décès de Valentin Landry, nationaliste acadien et fondateur du journal L'Évangéline. Il commença à s'intéresser au journalisme en étant l'un des fondateurs du journal Le Courrier des provinces maritimes de Bathurst lorsqu'il quitta son poste d'inspecteur d'écoles en 1887 pour des raisons politiques. Il partit alors s'installer à Digby (Port-Royal) en Nouvelle-Écosse et y fonder L'Évangéline, qui allait devenir le journal emblématique des Acadiens. C'est grâce au soutien de l'Évangéline que Wilfrid Laurier nomma Ambroise-Hilaire Comeau  au Sénat canadien en 1907. Landry s'installa finalement à Moncton en 1905.

  • Ce jour en 1939 - Première visite d'un couple royal au Canada, le roi George VI son épouse la reine Élisabeth, mère d' Élisabeth II. Elle sera connue sous le nom de Reine-Mère après le couronnement de sa fille en 1952. Leur arrivée fut quelque peu retardée car le brouillard et les glaces avaient empêché le bateau d'accoster dans le port de Québec. La publicité annonçant depuis des mois la visite du couple royal a créé beaucoup d'anticipation, c'est l'événement de l'année au Canada. L'objectif est de resserrer les liens de l'Empire en vue de la guerre qui s'annonce en Europe et les préparatifs qui feront du Canada son arsenal sont déjà commencés.

  • Ce jour en 1950 - Le cardinal Paul-Émile Léger est intronisé archevêque de Montréal dans la basilique-cathédrale Marie-Reine-du-Monde de Montréal par le nonce apostolique au Canada, Mgr Ildebrando Antoniutti. Le pape Pie XII avait nommé le cardinal Léger archevêque de Montréal le 25 mars, puis un mois plus tard, le 26 avril, il était ordonné évêque à Rome le jour de son 46e anniversaire de naissance.

  • Ce jour en 1957 - Déclenchement d'une grève à Arvida par les 7,000 travailleurs de l'Aluminium Co. affiliés à la Confédération des travailleurs catholiques du Canada (CTCC) pour améliorer les conditions de travail dans les salles de cuves. Au terme de cette grève quatre mois, les travailleurs obtiendront un salaire de base de $1,68 l'heure et une convention collective qui servira de modèle pour l'ensemble des travailleurs de l'aluminium au Québec.

  • Ce jour en 1963 - Bombes dans les boîtes à lettres. Dans le chic quartier anglophone Westmount de Montréal, 12 bombes du FLQ (Front de libération du Québec) sautent dans autant de boîtes aux lettres ; l'une mutile l'artificier de l'armée Walter Leja. Il aura le bras gauche amputé, et restera paralysé du côté droit.

  • Ce jour en 1984 - Marcel Léger démissionne de son poste de chef du Parti nationaliste. Le député péquiste de Lafontaine à l'Assemblée nationale explique qu'il en est venu à cette décision après avoir constaté qu'il ne pourrait pas tenir sa promesse de faire élire une douzaine de députés au Parlement canadien. Il avait fondé le Parti nationaliste le 14 septembre 1983 après plusieurs mois de débat au sein du Parti Québécois. L'idée sera reprise et mise en pratique en 1991 avec la création du Bloc québécois.

  • Ce jour en 1994 - Décès de Pierre-Horace Boivin, maire de Granby de 1939 à 1964 et fondateur dans cette ville du plus important jardin zoologique au Québec. Il a aussi littéralement créé le métier de commissaire industriel, facilitant l'implantation de près de 150 des 200 entreprises du parc industriel de Granby ; une fondation portant son nom forme aujourd'hui ces professionnels. Il fut aussi président de l'Association professionnelle des industriels, président de la Chambre de commerce du Québec et délégué officiel des maires du Canada aux assemblées de l'Union internationale des Villes et Pouvoirs locaux. 

  • Ce jour en 2002 - Réouverture du canal de Lachine à la navigation, permettant aux bateaux de plaisance de circuler entre les marinas du vieux port de Montréal et de Ville Lasalle sur le lac St-Louis, contournant ainsi les rapides de Lachine sur le St-Laurent. Le vieux canal qui avait connu son apogée au début du 20è siècle avait reçu le coup fatal avec l'ouverture de la Voie maritime en 1959. Son parcours devenu un parc historique est jalonné à l'est d'anciennes manufactures transformées en habitations cossues. 

  • Ce jour en 2012 - L'escouade Marteau arrête l'ancien président du comité exécutif de la Ville de Montréal Frank Zampino, l'entrepreneur en construction Paolo Catania et l'ancien responsable des finances du parti du maire Gérald Tremblay Bernard Trépanier, connu sous le nom de «monsieur 3%». Ces arrestations surviennent après une longue enquête sur le scandale du Faubourg Contrecoeur révélé par La Presse en 2008. Leur lucratif stratagème a causé des pertes financières considérables à la Société d'habitation et de développement de Montréal (SHDM).
  • Ce jour en 2013 - Décès à l'âge de 64 ans d’Elijah Harper, l'unique député de l'Assemblée législative du Manitoba à s'être opposé à la tenue du vote de ratification de l'Accord du lac Meech par sa province. Harper était un ancien député provincial, puis fédéral, très respecté chez les Premières Nations ; c'est toutefois pour avoir bloqué l'adoption de l'accord constitutionnel par le Manitoba qu'il a acquis une renommée à l'échelle du Canada. La raison invoqué étant que l'Accord ne garantissait rien par rapport aux droits ancestraux des premières nations . Harper s'est également opposé à l'Accord de Charlottetown en 1992, malgré le fait que l'Assemblée des Premières Nations et son chef Ovide Mercredi accordait leur appui à cet accord.

Dernières parutions

Lettre aux souverainistes et indépendantistes

Pourquoi, amis souverainistes, ne prenez-vous pas le temps de lire ou de relire la Charte des Nations Unies et ses déclarations sur le droit des peuples minoritaires ? Les Abénakis, les Malécites, toute différence prise en compte, et ce n’est pas mon intention de la nier, ont bien obtenu des droits robustes malgré leur petit nombre. Répondez-moi, les Canadiens-Français ne sont-ils pas admissibles à des droits parallèles ? 

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Lyndon H. LaRouche contre l’Empire

Dès les années 1970 l’économiste américain Lyndon H. LaRouche formulait la base scientifique d’une théorie économique dénonçant le capitalisme financier sauvage axé sur la maximisation de la rente au détriment des acteurs de la production de biens définissant l’économie réelle. Sa proposition de Banque de Développement Internationale aurait bien pu inspirer les BRICs.

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Vue de haut, les 30 ans du référendum de 1995

Les référendums de 1980 et de 1995 sont fondés sur le même paradigme, la question, l’atmosphère, les résultats et les blocages qui en découlent sont en gros les mêmes, même si une analyse des résultats montre certaines différences. Si on met entre parenthèses les peuples autochtones, la stratégie référendaire a

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La peste du racisme

Ravages du suprémacisme anglo-saxon « aryen » au Canada après le pacte confédératif de 1867. Cette idéologie associée à l' »Union Jack » (drapeau britannique) abandonné à regret par les « Old Stock Canadians » à la veille du centenaire demeurait le principal obstacle au renouvellement de la constitution du Canada proposé par Daniel Johnson en 1968. Un autre obstacle, qui nous appartient, fut le manque d’une élite politique capable de marcher dans les pas de Johnson.

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Ô Canada

Essai original de Marc Dunlay, membre de la FCF, sur l’hymne national des Canadiens-Français. Ce texte propose une réflexion multidimensionnelle sur l’œuvre écrite par Basile Routhier en 1880.

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Au fond des choses

Les Canadiens-Français et le défi de la continuité

Revitaliser notre être collectif Écrire l’histoire en prenant pour fil la continuité historique des Canadiens-Français est une pratique qui s’est perdue. Avec la Révolution tranquille, une brisure s’est produite. Bien sûr, l’histoire écrite avant 1970 sera toujours accessible. Mais au goût d’aujourd’hui, elle ne serait plus que le témoignage d’un

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La synergie politique entre Trudeau et Lévesque et la disparition des Canadiens-Français (1968-2024)

Comment se fait-il que dans le même temps où l’on se battait le mieux pour un avenir enraciné, d’autres aient insisté pour que l’on renonce à l’identité canadienne-française ? C’est une étrange contradiction et, en regard de l’évolution du statut national, elle reste assez opaque encore aujourd’hui. On a bien dit que seule l’identité québécoise avait de l’avenir. Du coup, fallait-il effacer un passé canadien-français révolu ?

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Organisation du peuple canadien-français en Amérique d’après Alexandre Cormier-Denis

Alexandre Cormier-Denis a déposé en septembre un mémoire au Comité consultatif sur les enjeux constitutionnels du Québec au sein de la Fédération canadienne dont notre contributeur Gilles Verrier a trouvé opportun de livrer ici un synopsis critique. Ce mémoire intitulé Manifeste pour une reconnaissance du Québec comme État-nation du peuple canadiens-français est accessible, comme tous les autres mémoires déposés, sur le site web du Comité.

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La Grande Paix de 1701

À la veille du 323e anniversaire, le 4 août prochain, de la signature de ce traité historique, la Fédération des Canadiens-Français estime que cet événement n’est pas commémoré à la hauteur et avec la clarté qu’il mérite. Laissé dans un ombre relatif, sous-évalué ou mal compris, nous avons demandé à trois auteurs de nous éclairer.

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Pour un fédéralisme des nations au Canada

Le 5 février 1968, il y a 55 ans, Daniel Johnson prenait la parole devant tous les représentants du Canada anglais réunis. Il prononçait sans doute le discours le plus important de sa carrière d’homme d’État, un discours remarquable et percutant. Il plaidait un projet de réforme des institutions qui ne sera jamais repris avec la même hauteur par les premiers ministres du Québec qui suivront. Johnson incarnait alors une doctrine politique élaborée par les Canadiens-Français au cours des décennies précédentes, elle avait atteint le stade de sa maturité. Il parlait à l’occasion d’une conférence constitutionnelle qu’il avait lui-même réclamée.

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La Loi 99 élucidée et l’avenir des Canadiens-Français

La Fédération des Canadiens-Français revient sur la loi 99 (2000) Ceux qui suivent la Fédération des Canadiens-Français savent que nous avons proposé un amendement à la loi 99 à l’occasion du vingtième anniversaire de son adoption, le 7 décembre 2020, il y a deux ans. À cette occasion, nous avons

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Si vous êtes canadien-français hors-Québec, faites-nous signe à info@canadiens-francais.com. Nous aimerions vous connaître !

Très pertinente réédition de cette entrevue didactique donnée il y a maintenant quatre ans par Jean-Claude Pomerleau de Vigile.Québec durant la dernière campagne au leadership du Parti Québecois. Le politique doit se confronter à la réalité, la "realpolitik", c'est le défi du réel. L'entrevue est indexée d'une table des matières avec hyperliens vers ses divers passages, en faisant une référence très utile pour nourrir la discussion nationale.

Un peuple de fondateurs

  • Le 30 juillet 1609, à l’emplacement du futur fort Carillon, Champlain d’un coup d’arquebuse sème la déroute dans une troupe d’Iroquois venus confronter son détachement.

  • Bataille de la Monongahela. En avril 1755, les troupes de de Beaujeu renforcées de miliciens et de guerriers amérindiens tendent un embuscades aux troupes de Braddock venu tenter de reprendre le fort Duquesne. De Beaujeu y perd la vie mais les Britanniques sont décimés par les tirs précis des miliciens et de leurs alliés. Braddock mort, c’est la déroute. Un jeune colonel de 23 ans nommé George Washington organise la retraite.

  • La bataille du fort Carillon, au sud du lac Champlain, où le 8 juillet 1758 Montcalm avec 3,500 hommes vainquit l’armée d’Abercrombie forte de 15,000 soldats.

  • Bataille de Sainte-Foy
    Le 28 avril 1760, Vaudreuil et Lévis venus de Montréal avec des troupes régulières, des miliciens et des guerriers amérindiens défont les soldats de Murray à Ste-Foy et amorcent le siège de Québec.

  • Bataille de St-Denis sur  Richelieu. Le 23 novembre 1837, les 200 miliciens dirigés par Wolfred Nelson mettent en déroute le  détachement de 300 soldats venus arrêter le chef des Patriotes Louis-Joseph Papineau sous la direction de Charles Gore.

  • Bataille du Moulin de Lacolle.
    Le 20 novembre 1812, Charles de Salaberry, à la tête de 530 hommes, profitant de la confusion créée par ses alliés amérindiens chez les 1,100 hommes du général Dearborn qui venaient d’occuper le fortin de Lacolle, met en déroute la force d’invasion américaine.

  • Bataille de Casa Berardi.

    Lors de la campagne d’Italie à l’automne 1943, le 22e Régiment reçoit l’ordre de prendre la ferme Casa Berardi sur le flanc ouest du ravin d’Ortona. Le 14 décembre 1943, les compagnies C et D soutenues par les chars Sherman de l’Ontario Regiment passent à l’attaque.. Le capitaine Paul Triquet à la tête de la compagnie C avance sous un feu nourri avec ses 50 hommes soutenus par six chars Sherman de l’Ontario Regiment. À 1,500 mètres de la ferme, il a déjà perdu deux chars et vingt hommes. À 14 heures, Triquet et les 14 hommes restants sont à 200 mètres de la ferme. Grâce aux fumigènes lancés par les Shermans, la pognée d’homme atteint les murs de la ferme et en déloge les derniers Allemands à 15h30. Ils résisteront toute la nuit aux contre-attaques allemandes répétées jusqu’à l’arrivée des renforts le lendemain. Pour son leadership lors de cette attaque, Paul Triquet a été décoré de la Victoria Cross des mains du roi Georges VI le 27 mars 1944.

  • Libération de Zwolle en Hollande
    Dans la nuit du 14 avril 1945, Léo Major libère à lui seul le village de Zwolle. Son camarade éclaireur Patenaude abattu, Major poursuit sa mission, capturant des soldats ennemis patrouille après position et fait fuir le reste en les avertissant du pilonnage d’artillerie qui s’en vient à l’aube. Il recevra la Distinguished Service Medal pour ce remarquable fait d’arme.

  • Défense de la Colline 355 en Corée.
    Le 23 novembre 1951, le second bataillon du  Royal 22e Régiment conserve sa position sur le flanc de la colline, résistant au barrage d’artillerie et repoussant sept attaques des Chinois jusqu’à l’arrivée des renforts américains. Cette position à 40 km de la capitale de Corée du Sud Séoul est l’une des plus stratégiques du front. Le lieutenant Mario Côté commandant la position se distingue particulièrement lors de ces affrontements. Six autres de ses camarades seront aussi décorés, dont le major Réal Liboiron, commandant de la Compagnie D, et le caporal Léo Major qui commandait lui aussi une position au flanc de la colline. Major sera le seul soldat canadien à recevoir deux fois la DSM.
  • Né à Québec, Alain Grandbois – La vie d’un de nos plus grands explorateurs, Louis Jolliet qui, avec le Père Marquette, en 1673, ‘’découvre » le Mississippi.
  • Les anciens Canadiens, Philippe Aubert de Gaspé – La guerre de la Conquête divise deux étudiants du Petit Séminaire de Québec, l’un canadien-français, l’autre écossais.
  • L’Appel de la race, Lionel Groulx – La loi fédérale sur l’abolition de l’enseignement en français en Ontario provoque une crise entre un député canadiens-français et son épouse anglaise.
  •  Le Roi de la Côte Nord, Yves Thériault – La vie extraordinaire de Napoléon-Alexandre Comeau, qui a vécu de 1848 à 1923. Un héros local aimé de tous, médecin autodidacte, fin connaisseur des langues indiennes, chasseur, pêcheur, aventurier, etc.
  •  Agaguk,Yves Thériault – Pour comprendre la mentalité ancestrale et les problèmes actuels des Inuits. L’action se déroule vers 1940, un peu avant l’arrivée massive des blancs dans le nord. Les habitants ont franchi 10,000 ans d’histoire en une génération.
  • Georges Farah Lajoie, le détective venu d’Orient, Yves Messier – L’histoire vécue de ce libanais, qui émigra vers 1920 à Montréal et devint le premier policier scientifique. Pour s’intégrer, il ajoute Lajoie à son nom qui est la traduction française de Farah. Il marie une québécoise et ils auront de nombreux enfants. Il est chargé d’enquêter dans les affaires de meurtres les plus louches de l’époque.

Le choix des membres

  • La grande Marie ou le luxe de sainteté, Carl Bergeron
  • Voir le monde avec un chapeau, Carl Bergeron
  • L’apostasie tranquille au Québec, Gilles Dandurand,
  • Histoire des deux nationalismes au Canada, Maurice Séguin
  • Trente arpents, Ringuet,
    La vraie campagne avant qu’elle ne s’évapore dans l’américanité.
  • Histoire du Canada, Lionel Groulx
  • Dossier sur le pacte fédératif  La Confédération : pacte ou loi ? R. Arès, S.J., 1967
  • Les Plouffe, Roger Lemelin
  • Égalité ou indépendance, Daniel Johnson
  • Jos connaissant, Victor Lévy-Beaulieu
  • Jean Rivard, défricheur (suivi de Jean Rivard, économiste), Antoine Gérin-Lajoie
  • Iberville le Conquérant, Guy Frégault
  • 2015 – Un premier contrat est signé en Corée du Sud, avec l’église presbytérienne Saemoonan de Séoul. L’installation de l’orgue (opus 3906, quatre claviers, 63 jeux) est complétée en 2019.
  • 2014 – Un orgue neuf (opus 3905, trois claviers, 31 jeux) est installé à la Cathédrale historique du Nord « Bei Tang » de Beijing, Chine.
  • 2013 – Des orgues neufs à traction mécanique (avec console attachée à l’orgue et une deuxième console mobile sur la scène) sont installés dans deux nouvelles salles de concert au Québec,
    La Maison symphonique de Montréal (opus 3900, quatre claviers, 83 jeux) et au
    Palais Montcalm de Québec (opus 3896, trois claviers, 37 jeux).
  • 1976 – Casavant installe le plus grand orgue (opus 3312, cinq claviers, 123 jeux) de son histoire à la Basilique Santa Maria de Guadelupe de Mexico City.
  • 1961 – Casavant installe son première orgue moderne à traction mécanique (opus 2698, deux claviers, 14 jeux) à l’église Notre-Dame-de-l’Assomption de Saint-Hyacinthe, Québec, Canada.
    Un leader du mouvement de réforme de l’orgue en Amérique du Nord, Casavant a construit plus de 200 orgues à traction mécanique depuis le début des années 1960.
  • 1927 – Casavant installe un orgue à Salisbury, Rhodésie (aujourd’hui Harare, Zimbabwe) (opus 1220, deux claviers, 18 jeux). Cet orgue est toujours utilisé et il a été restauré récemment.
  • 1927 – Casavant installe un premier orgue au Japon, à l’église Holy Trinity de Tokyo (opus 1208, deux claviers, 18 jeux). Cet orgue sera détruit pendant la Seconde Guerre mondiale.
  • 1891 – Casavant installe un premier orgue de quatre claviers (opus 26, 82 jeux) à la Basilique Notre-Dame de Montréal, qui comprend notamment un clavier principal de 32 pieds en montre et un système électropneumatique de combinaisons ajustables. Cet instrument est à l’époque le deuxième plus important orgue en Amérique du Nord. C’est cet instrument, que les frères Casavant surnommaient leur « morceau de roi », qui a établi la réputation internationale de Casavant Frères. Cet orgue a été inauguré par Frederick Archer en mai 1891.
  • 1885 – Casavant installe un premier orgue de trois claviers à la Cathédrale de Saint-Hyacinthe (opus 8, 38 jeux). Premier exemple d’utilisation de machines Barker (assistance pneumatique) chez Casavant.
  • 1880 – Installation du premier orgue construit par Casavant Frères à la chapelle Notre-Dame-de-Lourdes de Montréal (opus 1, deux claviers, 13 jeux). Reconstruit en 1909, cet instrument est encore utilisé aujourd’hui. Ce premier orgue comprend notamment deux combinaisons ajustables.

 

Pour informations supplémentaires, voir https://www.casavant.ca/histoire/

  • Caisse populaire de Lévis, fondée le 6 décembre 1900, naissance du Mouvement Desjardins
  • Caisse populaire St-Joseph de Lévis, fondée le 28 juillet 1902
    Devant l’absence d’une loi encadrant les caisses populaires, Alphonse Desjardins reste prudent et fonde seulement trois autres caisses à proximité de son lieu de résidence et de travail, c’est-à-dire Lévis et Ottawa.
  • Caisse populaire de Hull, fondée le 1er septembre 1903 (interruption des activités en 1907).
    Cette caisse, comme près d’une cinquantaine d’autres fondées à l’époque d’Alphonse Desjardins, a fermé ses portes avant sa mort en 1920.
  • Caisse populaire St-Malo, Québec, fondée le 4 janvier 1905.
  • Caisse populaire de Paquetteville (Dixville), fondée le 22 septembre 1907.
    Il s’agit de la première caisse fondée après l’adoption d’une loi encadrant les caisses par l’Assemblée législative du Québec. Il s’agit également de la première caisse en milieu rural.
  • Caisse populaire de Saint-Bonaventure, fondée le 1er novembre 1907 (interruption des activités avant 1913).
  • Caisse populaire de Saint-Isidore, fondée le 27 décembre 1907.
  • Caisse populaire de Contrecoeur, fondée le 16 février 1908 (interruption des activités avant 1916).
  • Caisse populaire de Nominingue, fondée le  22 mars 1908 (interruption des activités avant 1916).
  • Caisse populaire de Québec, fondée le 29 avril 1908.
  • Caisse populaire de Beauport, fondée le  3 mai 1908 (interruption des activités vers 1921).
  • Caisse populaire de St-Grégoire du Sault, Montréal, fondée le  3 mai 1908 (interruption des activités en 1919).
  • Caisse populaire de Montréal, fondée le  1er juin 1908 (interruption des activités avant 1912).
  • Caisse populaire de Maria, fondée le  13 septembre 1908.
  • Caisse populaire de Rimouski, fondée le  17 septembre 1908.
  •  
Au total, Alphonse Desjardins participe à la fondation de 136 caisses populaires au Québec, 18 en Ontario et 9 aux États-Unis.

Nos remerciements à Pierre-Olivier Maheux, historien à la Société Desjardins.

Il découvre et connaît ses racines : 

  • Il est monté voir l' »Athènes des Draveurs » de Félix-Antoine Savard
  •  Il a lu la biographie ‘Né à Québec’, d’un des plus grands de nos ancêtres, du plus grand découvreur, Louis Joliet, écrite par un grand romancier, Alain Grandbois, pour mieux comprendre le ‘’Je suis né d’une race fière’’ de NOTRE hymne national, le ‘’O Canada’’ volé par les Anglais.

 

Il chérit et cultive sa langue :

  • Il donne de beaux prénoms français à ses enfants
  • Il n’utilise pas d’anglicismes comme « cool », « too much », « whatever » ou le hideux « flabergasté »…
  • Il écoute les belles chansons du Québec et de France

 

Il pratique le nationalisme économique : 

  • Puisque l’argent est le nerf de la guerre, il utilise comme banque la Caisse Desjardins ou la Banque nationale
  • Il fait son épicerie dans un magasin indépendant ou une chaîne québécoise comme Metro et mange des produits québécois, comme nos excellents fromages
  • Il ne boit son café ou ne mange de la malbouffe que dans des restos appartenant à des Québécois et non à des chaînes américaines
  • Il choisit une compagnie québécoise comme Vidéotron pour ses besoins de communication, et non Bell ou Rogers
  • Il achète ses meubles d’un magasin québécois
  • Il répare sa maison en se procurant les matériaux chez RONA, Marcil, Patrick Morin…
  • Il effectue au moins un voyage par année au Québec, avant d’aller dans le Sud
  • Il a fait au moins une fois dans sa vie le tour du Rocher Percé