
Les Canadiens-Français à l’assaut du temps
Avec l’identité québécoise, on s’est mis à croire qu’on ne pouvait avoir de légitimité comme peuple, à moins de fédérer toutes les autres ethnies du Québec autour des Canadiens-Français historiques.

Avec l’identité québécoise, on s’est mis à croire qu’on ne pouvait avoir de légitimité comme peuple, à moins de fédérer toutes les autres ethnies du Québec autour des Canadiens-Français historiques.

Ce jour en 1567 – Guerres de religion : début de la Michelade de Nîmes, massacre de 80 à 90 moines et clercs catholiques par des émeutiers protestants à la foire de la Saint-Michel. Lors d'une émeute provoquée par des soldats catholiques, des paysans et des soldats protestants menacent le premier consul Guy Rochette, un catholique nommé de façon très contestée, qui tente en vain de les apaiser et se réfugie chez l’évêque Bernard d'Elbène. Le lendemain le vicaire général et une vingtaine de religieux qui ont été incarcérés vont être massacrés et jetés dans le puit de la cour de l’évêché.

Ce jour en 1642 - Décès de René Goupil, l'un des huit martyrs canadiens. Il avait été capturé avec Isaac Jogues et Guillaume Cousture par des Iroquois qui avaient tendu une embûche à son expédition partie des Trois-Rivières vers la Huronie le 1er août. Pas assez vigoureux et costaud pour qu’une famille iroquoise puisse l’adopter, on a décidé de le mettre à mort ou de l'échanger avec les Français. Un jeune guerrier du clan de l'Ours l'a abattu d'un coup de hâche à la tête.

Ce jour en 1665 - Germain Morin ordonné à Québec, premier prêtre né au pays en 1642, fils de Noël Morin et d'Hélène Desportes, veuve de Guillaume Hébert, fils de Louis. Après avoir été secrétaire de François de Montmorency-Laval, il desservira comme missionnaire et curé plusieurs paroisses de la région de Québec, puis sera chanoine du chapitre de Québec. Il décédera à l'Hôtel-Dieu le 20 août 1702 à l'âge de 60 ans et sera inhumé dans le chœur de la cathédrale.

Ce jour en 1668 - Des Groseilliers et Zachariah Gillam arrivent dans la baie James à bord de leur navire commandité par le prince Rupert, le Nonsuch, partis d'Angleterre en juin. Ils y construiront le fort Charles à l'embouchure de la rivière Rupert et passeront l'hiver à faire la traite des fourrures. Des Groseilliers et Radisson, mis à l'amende en 1660 en Nouvelle-France pour traite de fourrures sans permis, n'avaient pu trouver d'intérêt à leur négoce en France ou à Boston et avaient abouti en 1665 à Londres où l'on s'était intéressé à eux.

Ce jour en 1898 - Plébiscite canadien sur la prohibition de l'alcool sur l'ensemble du territoire. La question porte sur l'adoption d'une loi interdisant l'importation, la fabrication et la vente des boissons alcoolisées. Le oui va l'emporter avec 51,2%, mais la loi ne sera finalement pas adoptée, le Parlement du Canada laissant la décision à chaque province, le Québec la seule contre.

Ce jour en 1960 - La Confédération des travailleurs catholiques du Canada (CTCC) fondée en 1921 se déconfessionalise et change de nom, devenant officiellement la Confédération des syndicats nationaux (CSN), qui se donne la mission de transformer tous les aspects de la vie au travail : d’abord les salaires, mais aussi les conditions dangereuses, les discriminations de toutes sortes, la hiérarchie, les cadences exténuantes, l’arbitraire, l’appropriation de la connaissance, tout ce qui atteint les travailleurs dans leur dignité.

Ce jour en 1962 - Lancement du satellite canadien Alouette 1 de la base de Vandenberg en Californie, le Canada faisant ainsi son entrée dans le club des nations spatiales, avec l'URSS et les États-Unis. Le satellite de 320 lbs qui a coûté $2,9 millions remportera un succès retentissant, l'expérience se révélant plus que rentable, puisque la durée de vie prévue d'un an du satellite se prolongera sur une période de dix années, produisant plus d'un million d'images de l'ionosphère.

Ce jour en 1969 - Une bombe a explosé chez le maire Jean Drapeau pendant qu'il était à son restaurant Le Vaisseau d'or. La déflagration a causé beaucoup de dégâts mais n'a fait aucune victime. C'est la première fois qu'une semblable tentative est faite à l'endroit d'un des dirigeants de la ville de Montréal. Elle survient à peine un mois après l'annonce d'une nouvelle politique contre le terrorisme faite par le ministre québécois de la Justice, Rémi Paul.

Ce jour en 1985 - Pierre Marc Johnson est élu président du Parti québécois au premier tour de scrutin, succédant à René Lévesque. Député d'Anjou à l'Assemblée nationale depuis 1976, il a occupé plusieurs postes de ministre dans le gouvernment Lévesque et sera assermenté premier ministre le 3 octobre, remplaçant ainsi Lévesque qui avait annoncé sa démission à l'été face à un parti affaibli pas de nombreuses démissions. Johnson perdra le poste de premier ministre à Robert Bourssa aux élections générales du 2 décembre mais demeurera député de l'opposition jusqu'en 1987. Avocat et médecin né à Montréal en 1946, il avait en début de carrière pratiqué la médecine à l'hôpital Maisonneuve-Rosemont.

Ce jour en 1996 - Décès de Claire Bonenfant, née à St-Jean de l'Île d'Orléans en 1925. Soeur du journaliste Jean-Charles Bonenfant et épouse de Guy Pouliot, qui fut président du Rassemblement pour l'indépendance nationale, elle fit partie des personnes injustement arrêtées au cours de la crise d'octobre 1970. S'étant impliquée dès les années 1970 avec la Fédération des femmes du Québec, elle fut présidente du Conseil du statut de la femme de 1978 à 1984 et amena le gouvernement à réaliser les recommandations du rapport Pour les Québécoises: égalité et indépendance publié par le Conseil du statut de la femme en 1978. Elle était au moment de son décès vice-présidente de la Fédération des femmes du Québec.

Ce jour en 2004 - Les Expos jouent leur dernier match de baseball à Montréal, contre les Marlins de la Floride, après 35 ans de présence dans la métropole. Leur président Tony Tavares confirme en conférence de presse au Stade olympique le départ de l'équipe vers Washington. L'équipe jouera une ultime partie à New York le 3 octobre contre les Mets au stade Shea, là-même où elle avait débuté le 8 avril 1969.

Ce jour en 2006 - Décès du cardinal Louis-Albert Vachon. Après avoir enseigné la philosophie et la théologie à l'Université Laval de 1941 à 1955, il était devenu supérieur du Grand séminaire de Québec jusqu'en 1959. Revenu à la direction de l'Université Laval de 1959 à 1972, il avait simultanément assuré la fonction de vicaire général du diocèse de Québec jusqu'en 1977, avant d'en devenir archevêque en 1981. Élevé au rang de cardinal en 1985, il resta à la tête de son archidiocèse jusqu'en 1990.

Ce jour en 2012 - Hydro-Québec recommande la fermeture de la centrale nucléaire Gentilly-2, calculant que sa réfection n'est plus financièrement justifiée. Selon la plus récente estimation, la réfection coûterait 4,3 milliards de dollars, plus du double du coût prévu en 2008, selon le rapport rendu publique par le patron de la société d'État Thierry Vandal. Comble de chance, c'est la politique du Parti québécois représenté à la conférence de presse par la nouvelle ministre des Ressources naturelles Martine Ouellet.

Ce jour en 2012 - Omar Khadr, emprisonné à Guantanamo depuis 2002 , arrive à la base militaire de Trenton en Ontario pour son transfert dans une prison à sécurité maximale où il purgera le reste de sa peine d'emprisonnement pour crime de guerre. L’homme né au Canada et maintenant âgé de 26 ans avait été capturé en Afghanistan par les forces armées américaines le 27 juillet 2002 après qu'une grenade qu'il avait lancée ait tué un soldat américain. Lui-même blessé dans l'affrontement, il avait alors 15 ans.

Ce jour en 2015 - Le premier vol direct de Pékin d'Air China arrive à Montréal, la nouvelle liaison assurée trois fois par semaine. Le Boeing 777 s'est posé peu après 13h30 sur la piste 24 avant d'être «baptisé» par deux camions du service des incendies d'Aéroports de Montréal.

Ce jour en 2022 - Décès de Gilles Loiselle. Natif de Ville-Marie en Abitibi-Témiscamingue et diplômé de l'Université de Sudbury, il avait débuté comme journaliste au Droit d'Ottawa puis passé à Radio-Canada était devenu correspondant à Paris, participant en 1967 à l'organisation de la visite du général de Gaulle au Québec, pour ensuite devenir attaché de presse de la Délégation générale du Québec à Paris, puis consul général du Québec à Marseille. Délégué général du Québec à Londres de 1977 à 1982, il devint député du Parti progressiste-conservateur du Canada dans la circonscription de Langelier en 1988 et servit dans les cabinets de Brian Mulroney et Kim Campbell.

Avec l’identité québécoise, on s’est mis à croire qu’on ne pouvait avoir de légitimité comme peuple, à moins de fédérer toutes les autres ethnies du Québec autour des Canadiens-Français historiques.

Pourquoi, amis souverainistes, ne prenez-vous pas le temps de lire ou de relire la Charte des Nations Unies et ses déclarations sur le droit des peuples minoritaires ? Les Abénakis, les Malécites, toute différence prise en compte, et ce n’est pas mon intention de la nier, ont bien obtenu des droits robustes malgré leur petit nombre. Répondez-moi, les Canadiens-Français ne sont-ils pas admissibles à des droits parallèles ?
En fait, on a retranché du champ de l’analyse politique le passage ontologique qui a frappé les Canadiens-Français. La partie la plus visible et commune à tous les Canadiens-Français à partir de 1969, Québec compris, se mesure par le repli global.

Il faut trouver les moyens de cultiver la résilience collective des Canadiens-Français EN TANT QUE Canadiens-Français. Notre histoire bien comprise nous les donne, de nombreux exemples de gens qui ont combattu « pour la suite du monde » avec les armes à leur disposition à leur époque.

Dès les années 1970 l’économiste américain Lyndon H. LaRouche formulait la base scientifique d’une théorie économique dénonçant le capitalisme financier sauvage axé sur la maximisation de la rente au détriment des acteurs de la production de biens définissant l’économie réelle. Sa proposition de Banque de Développement Internationale aurait bien pu inspirer les BRICs.

Les référendums de 1980 et de 1995 sont fondés sur le même paradigme, la question, l’atmosphère, les résultats et les blocages qui en découlent sont en gros les mêmes, même si une analyse des résultats montre certaines différences. Si on met entre parenthèses les peuples autochtones, la stratégie référendaire a

Ravages du suprémacisme anglo-saxon « aryen » au Canada après le pacte confédératif de 1867. Cette idéologie associée à l' »Union Jack » (drapeau britannique) abandonné à regret par les « Old Stock Canadians » à la veille du centenaire demeurait le principal obstacle au renouvellement de la constitution du Canada proposé par Daniel Johnson en 1968. Un autre obstacle, qui nous appartient, fut le manque d’une élite politique capable de marcher dans les pas de Johnson.

Essai original de Marc Dunlay, membre de la FCF, sur l’hymne national des Canadiens-Français. Ce texte propose une réflexion multidimensionnelle sur l’œuvre écrite par Basile Routhier en 1880.

Pourquoi, amis souverainistes, ne prenez-vous pas le temps de lire ou de relire la Charte des Nations Unies et ses déclarations sur le droit des peuples minoritaires ? Les Abénakis, les Malécites, toute différence prise en compte, et ce n’est pas mon intention de la nier, ont bien obtenu des droits robustes malgré leur petit nombre. Répondez-moi, les Canadiens-Français ne sont-ils pas admissibles à des droits parallèles ?
En fait, on a retranché du champ de l’analyse politique le passage ontologique qui a frappé les Canadiens-Français. La partie la plus visible et commune à tous les Canadiens-Français à partir de 1969, Québec compris, se mesure par le repli global.

Il faut trouver les moyens de cultiver la résilience collective des Canadiens-Français EN TANT QUE Canadiens-Français. Notre histoire bien comprise nous les donne, de nombreux exemples de gens qui ont combattu « pour la suite du monde » avec les armes à leur disposition à leur époque.

Dès les années 1970 l’économiste américain Lyndon H. LaRouche formulait la base scientifique d’une théorie économique dénonçant le capitalisme financier sauvage axé sur la maximisation de la rente au détriment des acteurs de la production de biens définissant l’économie réelle. Sa proposition de Banque de Développement Internationale aurait bien pu inspirer les BRICs.

Les référendums de 1980 et de 1995 sont fondés sur le même paradigme, la question, l’atmosphère, les résultats et les blocages qui en découlent sont en gros les mêmes, même si une analyse des résultats montre certaines différences. Si on met entre parenthèses les peuples autochtones, la stratégie référendaire a

Ravages du suprémacisme anglo-saxon « aryen » au Canada après le pacte confédératif de 1867. Cette idéologie associée à l' »Union Jack » (drapeau britannique) abandonné à regret par les « Old Stock Canadians » à la veille du centenaire demeurait le principal obstacle au renouvellement de la constitution du Canada proposé par Daniel Johnson en 1968. Un autre obstacle, qui nous appartient, fut le manque d’une élite politique capable de marcher dans les pas de Johnson.

Essai original de Marc Dunlay, membre de la FCF, sur l’hymne national des Canadiens-Français. Ce texte propose une réflexion multidimensionnelle sur l’œuvre écrite par Basile Routhier en 1880.

Nous sommes en train de nous faire *ourrer par les Québécois encartés : l’immobilisme de la CAQ et le référendisme du Parti québécois, tous deux terrorisés par la « communauté aux droits consacrés »

Aujourd’hui, nous affirmons que la promotion d’une identité québécoise, explicitement amputée de notre personnalité canadienne-française historique, nous cause un préjudice au sein d’une population composée de groupes qui jouissent de droits spécifiques en raison de leurs attributions identitaires.

La FCF a déposé un mémoire sur le projet de loi 1 – Loi constitutionnelle de 2025 sur le Québec – présenté par le ministre Simon Jolin-Barette. Vous pouvez lire ce mémoire ici.

Revitaliser notre être collectif Écrire l’histoire en prenant pour fil la continuité historique des Canadiens-Français est une pratique qui s’est perdue. Avec la Révolution tranquille, une brisure s’est produite. Bien sûr, l’histoire écrite avant 1970 sera toujours accessible. Mais au goût d’aujourd’hui, elle ne serait plus que le témoignage d’un

Comment se fait-il que dans le même temps où l’on se battait le mieux pour un avenir enraciné, d’autres aient insisté pour que l’on renonce à l’identité canadienne-française ? C’est une étrange contradiction et, en regard de l’évolution du statut national, elle reste assez opaque encore aujourd’hui. On a bien dit que seule l’identité québécoise avait de l’avenir. Du coup, fallait-il effacer un passé canadien-français révolu ?

Alexandre Cormier-Denis a déposé en septembre un mémoire au Comité consultatif sur les enjeux constitutionnels du Québec au sein de la Fédération canadienne dont notre contributeur Gilles Verrier a trouvé opportun de livrer ici un synopsis critique. Ce mémoire intitulé Manifeste pour une reconnaissance du Québec comme État-nation du peuple canadiens-français est accessible, comme tous les autres mémoires déposés, sur le site web du Comité.

À la veille du 323e anniversaire, le 4 août prochain, de la signature de ce traité historique, la Fédération des Canadiens-Français estime que cet événement n’est pas commémoré à la hauteur et avec la clarté qu’il mérite. Laissé dans un ombre relatif, sous-évalué ou mal compris, nous avons demandé à trois auteurs de nous éclairer.

Communiqué de la FCF publié le 22 juin 2024 pour les 250 ans de l’Acte de Québec. Distribué à la Journée d’étude sur le même sujet, chapeautée par Droits collectifs Québec.

Le 5 février 1968, il y a 55 ans, Daniel Johnson prenait la parole devant tous les représentants du Canada anglais réunis. Il prononçait sans doute le discours le plus important de sa carrière d’homme d’État, un discours remarquable et percutant. Il plaidait un projet de réforme des institutions qui ne sera jamais repris avec la même hauteur par les premiers ministres du Québec qui suivront. Johnson incarnait alors une doctrine politique élaborée par les Canadiens-Français au cours des décennies précédentes, elle avait atteint le stade de sa maturité. Il parlait à l’occasion d’une conférence constitutionnelle qu’il avait lui-même réclamée.

Aujourd’hui, nous affirmons que la promotion d’une identité québécoise, explicitement amputée de notre personnalité canadienne-française historique, nous cause un préjudice au sein d’une population composée de groupes qui jouissent de droits spécifiques en raison de leurs attributions identitaires.

La FCF a déposé un mémoire sur le projet de loi 1 – Loi constitutionnelle de 2025 sur le Québec – présenté par le ministre Simon Jolin-Barette. Vous pouvez lire ce mémoire ici.

Revitaliser notre être collectif Écrire l’histoire en prenant pour fil la continuité historique des Canadiens-Français est une pratique qui s’est perdue. Avec la Révolution tranquille, une brisure s’est produite. Bien sûr, l’histoire écrite avant 1970 sera toujours accessible. Mais au goût d’aujourd’hui, elle ne serait plus que le témoignage d’un

Comment se fait-il que dans le même temps où l’on se battait le mieux pour un avenir enraciné, d’autres aient insisté pour que l’on renonce à l’identité canadienne-française ? C’est une étrange contradiction et, en regard de l’évolution du statut national, elle reste assez opaque encore aujourd’hui. On a bien dit que seule l’identité québécoise avait de l’avenir. Du coup, fallait-il effacer un passé canadien-français révolu ?

Alexandre Cormier-Denis a déposé en septembre un mémoire au Comité consultatif sur les enjeux constitutionnels du Québec au sein de la Fédération canadienne dont notre contributeur Gilles Verrier a trouvé opportun de livrer ici un synopsis critique. Ce mémoire intitulé Manifeste pour une reconnaissance du Québec comme État-nation du peuple canadiens-français est accessible, comme tous les autres mémoires déposés, sur le site web du Comité.

À la veille du 323e anniversaire, le 4 août prochain, de la signature de ce traité historique, la Fédération des Canadiens-Français estime que cet événement n’est pas commémoré à la hauteur et avec la clarté qu’il mérite. Laissé dans un ombre relatif, sous-évalué ou mal compris, nous avons demandé à trois auteurs de nous éclairer.

Communiqué de la FCF publié le 22 juin 2024 pour les 250 ans de l’Acte de Québec. Distribué à la Journée d’étude sur le même sujet, chapeautée par Droits collectifs Québec.

Le 5 février 1968, il y a 55 ans, Daniel Johnson prenait la parole devant tous les représentants du Canada anglais réunis. Il prononçait sans doute le discours le plus important de sa carrière d’homme d’État, un discours remarquable et percutant. Il plaidait un projet de réforme des institutions qui ne sera jamais repris avec la même hauteur par les premiers ministres du Québec qui suivront. Johnson incarnait alors une doctrine politique élaborée par les Canadiens-Français au cours des décennies précédentes, elle avait atteint le stade de sa maturité. Il parlait à l’occasion d’une conférence constitutionnelle qu’il avait lui-même réclamée.
Si vous êtes canadien-français hors-Québec, faites-nous signe à info@canadiens-francais.com. Nous aimerions vous connaître !
Car le discours indépendantiste avait à ce point insisté, dans la foulée de la Révolution tranquille, sur l’État et ses vertus qu’on en est presque venu à voir dans l’indépendance le triomphe de l’Etat plutôt que la consécration de la nation. C’est pourtant la nation qui aspire à l’indépendance et qui peut se réclamer légitimement du droit à l’autodétermination, non pas l’État-nation.
L’histoire n’est jamais finie. Tout est toujours à refaire et les remparts à relever. Les victoires comme les défaites n’ont qu’un temps. Ce qui persiste et permet de renaître est plus solide que toutes les murailles. C’est quelque chose d’immatériel et de fort, présent dans le coeur de chaque homme et de chaque femme d’une même communauté quand celle-ci a conscience de ce qu’elle a d’unique et d’essentiel. Les Japonais, les Juifs, les Hindous et d’autres peuples possèdent ce trésor qui leur a permis d’affronter les périls de l’histoire sans disparaître.
Nul n’ignore ici que le Canada français est actuellement profondément mécontent de sa place dans la confédération. Il y a à cela des raisons complexes d’inégales importances. J’ai dit et je répète aujourd’hui que la plupart de ces raisons sont parfaitement fondées.
Pour être Québécois, il suffit d’habiter le Québec ! Sans l’indépendance, les Canadiens-Français devront continuer de défendre âprement leur existence. Avec une indépendance trudeauiste, ils devront s’affirmer face à une diversité qui monte et braver la résistance des châteaux-forts anglo-saxons. Les deux perspectives commandent le retour politique des Canadiens-Français. Si vous avez compris qu’une identité de « Québécois francophones », provinciale et linguistique, a coupé le souffle de notre épopée, qu’elle supprime notre légitimité et nos droits historiques, vous avez compris l’essentiel.
Je souhaite montrer, dans l’essai qui va suivre, qu’entre les pensées trudeauiste et « néosouverainiste », les similitudes sont frappantes.
Et c’est au moment où nous nous préparons à résister aux armées d’invasion d’un puissant voisin qu’on nous enlève les libertés dont nous jouissons après les avoir gagnées par un siècle de luttes! Mais il me semble qu’on devrait plutôt nous donner de nouvelles garanties de sécurité pour nous engager à combattre des adversaires aguerris, dix fois plus nombreux, et dont l’organisation politique est moins hostile.
Comme notre constitution n’a rien prévu de tel parce qu’elle était une concession du conquérant aux Canadiens-Français, de la mère patrie aux coloniaux dans le cas des Canadiens anglais, nos États généraux sont indubitablement l’effort le plus systématique, le plus compréhensif, le
plus réussi qui ait jamais été tenté pour constituer une véritable Assemblée nationale du peuple canadien-français en vue d’établir sa constitution.
Lors de la campagne d’Italie à l’automne 1943, le 22e Régiment reçoit l’ordre de prendre la ferme Casa Berardi sur le flanc ouest du ravin d’Ortona. Le 14 décembre 1943, les compagnies C et D soutenues par les chars Sherman de l’Ontario Regiment passent à l’attaque.. Le capitaine Paul Triquet à la tête de la compagnie C avance sous un feu nourri avec ses 50 hommes soutenus par six chars Sherman de l’Ontario Regiment. À 1,500 mètres de la ferme, il a déjà perdu deux chars et vingt hommes. À 14 heures, Triquet et les 14 hommes restants sont à 200 mètres de la ferme. Grâce aux fumigènes lancés par les Shermans, la pognée d’homme atteint les murs de la ferme et en déloge les derniers Allemands à 15h30. Ils résisteront toute la nuit aux contre-attaques allemandes répétées jusqu’à l’arrivée des renforts le lendemain. Pour son leadership lors de cette attaque, Paul Triquet a été décoré de la Victoria Cross des mains du roi Georges VI le 27 mars 1944.
Le choix des membres
Pour informations supplémentaires, voir https://www.casavant.ca/histoire/
| Devant l’absence d’une loi encadrant les caisses populaires, Alphonse Desjardins reste prudent et fonde seulement trois autres caisses à proximité de son lieu de résidence et de travail, c’est-à-dire Lévis et Ottawa. |
| Cette caisse, comme près d’une cinquantaine d’autres fondées à l’époque d’Alphonse Desjardins, a fermé ses portes avant sa mort en 1920. |
| Il s’agit de la première caisse fondée après l’adoption d’une loi encadrant les caisses par l’Assemblée législative du Québec. Il s’agit également de la première caisse en milieu rural. |
| Au total, Alphonse Desjardins participe à la fondation de 136 caisses populaires au Québec, 18 en Ontario et 9 aux États-Unis. |
Nos remerciements à Pierre-Olivier Maheux, historien à la Société Desjardins.
Réf. : Aperçu historique sur les petits séminaires de la P. de Q., Bounadère, René, ptre, 1945
Il découvre et connaît ses racines :
Il chérit et cultive sa langue :
Il pratique le nationalisme économique :