
Les Canadiens-Français à l’assaut du temps
Avec l’identité québécoise, on s’est mis à croire qu’on ne pouvait avoir de légitimité comme peuple, à moins de fédérer toutes les autres ethnies du Québec autour des Canadiens-Français historiques.

Ce jour en 1756 - Décès de Roland-Michel Barrin de La Galissonière. Issu d'une puissante famille, il était devenu lieutenant-général des forces navales françaises. Il séjourna en Nouvelle-France du 19 septembre 1747 au 21 octobre 1749, y préconisant fortement la construction d'une série de forts dans la vallée de l'Ohio pour contenir les colonies anglaises établies sur la côte. Il se fit le promoteur enthousiaste des intérêts de la colonie, y voyant un atout économique rentable selon la conception mercantiliste classique, ainsi qu'une diversion militaire pour les Anglais.

Ce jour en 1768 - Guy Carleton, Baron de Dorchester, est nommé capitaine général et gouverneur en chef de la colonie britannique de Québec, succédant à James Murray. Blessé au cours de la bataille des plaines d'Abraham, il avait été nommé lieutenant-gouverneur et administrateur en avril 1766. Il prendra plusieurs décisions importantes, ses recommandations favorables aux Canadiens dans l'Acte de Québec de 1774, et servira jusqu'au 27 juin 1778.

Ce jour en 1774 - Le Congrès de Philadelphie invite les colonies canadiennes à joindre sa rébellion. Une lettre adressée aux habitants de la province de Québec traduite en français par Fleury Mesplet les invite à former le quatorzième état des futurs États-Unis. L'idée ne déplaît pas à un certain nombre de marchands anglais de Montréal qui ont du mal à accepter l'Acte de Québec, mais la grande majorité des Canadiens n'a aucune envie de participer à ce conflit entre Anglais, d'autant plus que l'Église s'y oppose absolument. Des centaines de jeunes Canadiens rejoindront toutefois les insurgés américains et participeront sous Lafayette à la victoire de Yorktown.

Ce jour en 1813 - Bataille de la Châteauguay, deuxième journée : De Salaberry stoppe l'envahisseur américain avec 300 hommes, à un contre dix. Dissimulé derrière des abattis, il fait sonner la charge dans toutes les directions. Aveuglés par la fumée de la bataille, les Américains réduisent leurs tirs, hésitent à donner l’assaut et se retirent dans le désordre. Leur commandant Hampton n’a pas le choix d’annoncer le retrait et n’attaquera plus. Les pertes des Américains sont dix fois plus élevées que celles des Canadiens.

Ce jour en 1825 - Ouverture à la navigation commerciale du Canal Érié , long de 584 km entre Albany sur le fleuve Hudson et Buffalo sur le lac Érié à l'ouest. Il permet de réduire de 90% les coûts de transport entre la côte et l'intérieur du continent et accélère le développement des villes de Buffalo, Rochester, Syracuse, Rome, Utica et Schenectady, contribuant également à l'expansion de la ville de New York, qui devient un port de premier plan, au détriment de Philadelphie, Boston, Baltimore et aussi Montréal.

Ce jour en 1876 - Décès de Pierre Falcon, poète et barde né en 1793 au fort Elbow (près de Swan River, Manitoba) dans la Terre de Rupert. D'origine métisse, il reçut son éducation à La Prairie au Bas-Canada, puis retourna en 1808 dans son village natal où il devint employé de la Compagnie du Nord-Ouest (1808-21) puis de la Compagnie de la Baie d'Hudson (1821-25) après la fusion de ces entreprises. En 1825, il se retira à Grantown (auj. Saint-François-Xavier, Man.) comme fermier puis magistrat en 1855. Il composa de nombreuses chansons sur des thèmes d'actualité, comme la célèbre bataille de la Grenouillère, ou la ballade de Lord Selkirk au Fort William. En 1869,, il rejoignit, malgré son grand âge, les troupes métisses commandées par Louis Riel lors de la Rébellion de la rivière Rouge.

Ce jour en 1893 - Prolongement du p'tit train du Nord jusqu'au village de Labelle dans les Laurentides et par la suite jusqu'à Mont-Laurier en 1909. Cette voie ferrée va permettre l'intensification des relations économiques avec la région montréalaise et le développement de l'industrie touristique de la région, notamment pour le ski, introduit par un ingénieur norvégien, Herman “Jack Rabbit” Smith Johannsen. L’engouement sera tel qu’en 1928 les Laurentides compteront 1,639 km de pistes de ski de fond et que le Canadien Pacifique devra offrir 30 trains par fin de semaine.

Ce jour en 1918 - Décès à l'age 36 ans de Cléophas Martel, des suites de blessures subies lors de la bataille de Douai. Forgeron de métier, il s'était enrôlé à Québec le 17 mars 1916. Parti pour le front avec le 57e Bataillon du Corps expéditionnaire canadien, il s'était joint au “Canadian Army Medical Corps” (C.A.M.C.), 12e unité médicale de campagne des ambulanciers. Il était l'époux de Marie-Adèle-Diane Boily, qui lui avait donné deux enfants : Marie-Adèle-Juliette, née le 2 novembre 1915 et Cléophas, décédé le 28 mai 1918 à l'âge de 1 an et 4 mois. Fils de Jean-Baptiste et Louise Martel (née Laroche) , il avait été baptisé le 2 août 1882 à la Basilique Notre-Dame de Québec. Sa dépouille repose au cimetière britannique de Douai.

Ce jour en 1926 - Le journal Le Matin de Montréal devient l'hebdomadaire Le Petit Journal, misant sur la popularité des tabloïds couvrant les faits divers locaux, divertissements culturels et affaires criminelles. Né en Angleterre au début du siècle, le format tabloïd s'adresse au lectorat urbain de la classe ouvrière alphabétisée mais peu scolarisée. Plus petit et facile à lire dans le tramway, il mise sur d'abondantes illustrations et des textes condensés au contenu superficiel. La popularité de ce genre de publication encouragera la création en 1930 du tabloïd quotidien L’Illustration, qui deviendra le Montréal-Matin en 1941.

Ce jour en 1956 - Décès de Joseph Saint-Charles, peintre qui s'est illustré à la fois dans la peinture religieuse, le paysage et le portrait. On lui doit notamment la décoration en 1890 de la chapelle du Sacré-Coeur de l'église Notre-Dame de Montréal et en 1905 La Présentation de la Vierge au Temple dans la chapelle du Grand Séminaire de Montréal. (Chapelle du Grand Séminaire de Montréal)

Ce jour en 1968 – Dissolution du Rassemblement pour l'indépendance nationale (RIN). Ses membres vont rejoindre le Parti québécois (PQ) né le 14 précédent et comptant déjà 16,000 membres. Le PQ défendra le double credo de son chef René Lévesque : l'indépendance du Québec assortie d'une association avec le reste du Canada.

Ce jour en 1972 - Construction d'une deuxième centrale nucléaire à Gentilly, financée par un prêt de $150 millions de l'Agence de l'énergie atomique du Canada à Hydro-Québec, remboursable sur 25 ans à partir de la mise en service de la centrale. La décision prise par le gouvernement fédéral découle du même principe de coopération que celui appliqué lorsqu'il a décidé de participer au financement de la première centrale commerciale de l'Ontario à Pickering.

Ce jour en 1987 - L'accord constitutionnel du lac Meech passe aux Communes par 242 voix contre 16 ; il sera définitivement rejeté en juin 1990 par la législature de Terre-Neuve. En plus de donner plus de pouvoirs et d’autonomie aux provinces, il reconnaît au Québec un statut de société distincte, d'ailleurs reconnu par la reine Élizabeth II en 1985 dans une allocution à Québec. L'accord avait été négocié entre le premier ministre Brian Mulroney et les premiers ministres provinciaux à la résidence secondaire officielle du premier ministre, au lac Meech. Le premier ministre Mulroney avait promis d'autres réformes après l'approbation de l'accord.

Ce jour en 1992 - Tenue d'un référendum national sur les accords de Charlottetown. L'entente constitutionnelle est rejetée par six provinces sur dix, dont le Québec. Sur l'ensemble du Canada, le «Non» l'emporte avec une claire majorité de 54,8 % tandis que le «Oui» recueille 45,2 % du vote. Brian Mulroney reconnaît que l'accord de Charlottetown est «mort» et prendra sa retraite de la politique peu après.

Ce jour en 1997 - Jacques Villeneuve, premier Canadien champion du monde des pilotes de Formule 1, terminant 3e au Grand prix de Jerez en Espagne pour devancer Michael Schumacher par trois points au classement final. L’Allemand avait tenté de le sortir de la route en donnant un coup de volant mais Villeneuve a été en mesure de repartir et la FIFA a disqualifié Schumacher du classement final.

Ce jour en 2009 - La vaccination contre la grippe A (H1N1) débute, la plus importante campagne de vaccination de l'histoire du Québec. L'objectif du gouvernement québécois est que 75 à 80 % des citoyens soient vaccinés. Jamais on n’aura autant incité la population à recevoir un vaccin. Il sera plus tard établi que l’Organnisation mondiale de la santé (OMS) avait largement exagéré le risque associé à cette grippe au bénéfice de l’industrie pharmaceutique, qui dépense énormément en frais de promotion et de lobbying.

Avec l’identité québécoise, on s’est mis à croire qu’on ne pouvait avoir de légitimité comme peuple, à moins de fédérer toutes les autres ethnies du Québec autour des Canadiens-Français historiques.

Pourquoi, amis souverainistes, ne prenez-vous pas le temps de lire ou de relire la Charte des Nations Unies et ses déclarations sur le droit des peuples minoritaires ? Les Abénakis, les Malécites, toute différence prise en compte, et ce n’est pas mon intention de la nier, ont bien obtenu des droits robustes malgré leur petit nombre. Répondez-moi, les Canadiens-Français ne sont-ils pas admissibles à des droits parallèles ?
En fait, on a retranché du champ de l’analyse politique le passage ontologique qui a frappé les Canadiens-Français. La partie la plus visible et commune à tous les Canadiens-Français à partir de 1969, Québec compris, se mesure par le repli global.

Il faut trouver les moyens de cultiver la résilience collective des Canadiens-Français EN TANT QUE Canadiens-Français. Notre histoire bien comprise nous les donne, de nombreux exemples de gens qui ont combattu « pour la suite du monde » avec les armes à leur disposition à leur époque.

Dès les années 1970 l’économiste américain Lyndon H. LaRouche formulait la base scientifique d’une théorie économique dénonçant le capitalisme financier sauvage axé sur la maximisation de la rente au détriment des acteurs de la production de biens définissant l’économie réelle. Sa proposition de Banque de Développement Internationale aurait bien pu inspirer les BRICs.

Les référendums de 1980 et de 1995 sont fondés sur le même paradigme, la question, l’atmosphère, les résultats et les blocages qui en découlent sont en gros les mêmes, même si une analyse des résultats montre certaines différences. Si on met entre parenthèses les peuples autochtones, la stratégie référendaire a

Ravages du suprémacisme anglo-saxon « aryen » au Canada après le pacte confédératif de 1867. Cette idéologie associée à l' »Union Jack » (drapeau britannique) abandonné à regret par les « Old Stock Canadians » à la veille du centenaire demeurait le principal obstacle au renouvellement de la constitution du Canada proposé par Daniel Johnson en 1968. Un autre obstacle, qui nous appartient, fut le manque d’une élite politique capable de marcher dans les pas de Johnson.

Essai original de Marc Dunlay, membre de la FCF, sur l’hymne national des Canadiens-Français. Ce texte propose une réflexion multidimensionnelle sur l’œuvre écrite par Basile Routhier en 1880.

Pourquoi, amis souverainistes, ne prenez-vous pas le temps de lire ou de relire la Charte des Nations Unies et ses déclarations sur le droit des peuples minoritaires ? Les Abénakis, les Malécites, toute différence prise en compte, et ce n’est pas mon intention de la nier, ont bien obtenu des droits robustes malgré leur petit nombre. Répondez-moi, les Canadiens-Français ne sont-ils pas admissibles à des droits parallèles ?
En fait, on a retranché du champ de l’analyse politique le passage ontologique qui a frappé les Canadiens-Français. La partie la plus visible et commune à tous les Canadiens-Français à partir de 1969, Québec compris, se mesure par le repli global.

Il faut trouver les moyens de cultiver la résilience collective des Canadiens-Français EN TANT QUE Canadiens-Français. Notre histoire bien comprise nous les donne, de nombreux exemples de gens qui ont combattu « pour la suite du monde » avec les armes à leur disposition à leur époque.

Dès les années 1970 l’économiste américain Lyndon H. LaRouche formulait la base scientifique d’une théorie économique dénonçant le capitalisme financier sauvage axé sur la maximisation de la rente au détriment des acteurs de la production de biens définissant l’économie réelle. Sa proposition de Banque de Développement Internationale aurait bien pu inspirer les BRICs.

Les référendums de 1980 et de 1995 sont fondés sur le même paradigme, la question, l’atmosphère, les résultats et les blocages qui en découlent sont en gros les mêmes, même si une analyse des résultats montre certaines différences. Si on met entre parenthèses les peuples autochtones, la stratégie référendaire a

Ravages du suprémacisme anglo-saxon « aryen » au Canada après le pacte confédératif de 1867. Cette idéologie associée à l' »Union Jack » (drapeau britannique) abandonné à regret par les « Old Stock Canadians » à la veille du centenaire demeurait le principal obstacle au renouvellement de la constitution du Canada proposé par Daniel Johnson en 1968. Un autre obstacle, qui nous appartient, fut le manque d’une élite politique capable de marcher dans les pas de Johnson.

Essai original de Marc Dunlay, membre de la FCF, sur l’hymne national des Canadiens-Français. Ce texte propose une réflexion multidimensionnelle sur l’œuvre écrite par Basile Routhier en 1880.

Nous sommes en train de nous faire *ourrer par les Québécois encartés : l’immobilisme de la CAQ et le référendisme du Parti québécois, tous deux terrorisés par la « communauté aux droits consacrés »

Aujourd’hui, nous affirmons que la promotion d’une identité québécoise, explicitement amputée de notre personnalité canadienne-française historique, nous cause un préjudice au sein d’une population composée de groupes qui jouissent de droits spécifiques en raison de leurs attributions identitaires.

La FCF a déposé un mémoire sur le projet de loi 1 – Loi constitutionnelle de 2025 sur le Québec – présenté par le ministre Simon Jolin-Barette. Vous pouvez lire ce mémoire ici.

Revitaliser notre être collectif Écrire l’histoire en prenant pour fil la continuité historique des Canadiens-Français est une pratique qui s’est perdue. Avec la Révolution tranquille, une brisure s’est produite. Bien sûr, l’histoire écrite avant 1970 sera toujours accessible. Mais au goût d’aujourd’hui, elle ne serait plus que le témoignage d’un

Comment se fait-il que dans le même temps où l’on se battait le mieux pour un avenir enraciné, d’autres aient insisté pour que l’on renonce à l’identité canadienne-française ? C’est une étrange contradiction et, en regard de l’évolution du statut national, elle reste assez opaque encore aujourd’hui. On a bien dit que seule l’identité québécoise avait de l’avenir. Du coup, fallait-il effacer un passé canadien-français révolu ?

Alexandre Cormier-Denis a déposé en septembre un mémoire au Comité consultatif sur les enjeux constitutionnels du Québec au sein de la Fédération canadienne dont notre contributeur Gilles Verrier a trouvé opportun de livrer ici un synopsis critique. Ce mémoire intitulé Manifeste pour une reconnaissance du Québec comme État-nation du peuple canadiens-français est accessible, comme tous les autres mémoires déposés, sur le site web du Comité.

À la veille du 323e anniversaire, le 4 août prochain, de la signature de ce traité historique, la Fédération des Canadiens-Français estime que cet événement n’est pas commémoré à la hauteur et avec la clarté qu’il mérite. Laissé dans un ombre relatif, sous-évalué ou mal compris, nous avons demandé à trois auteurs de nous éclairer.

Communiqué de la FCF publié le 22 juin 2024 pour les 250 ans de l’Acte de Québec. Distribué à la Journée d’étude sur le même sujet, chapeautée par Droits collectifs Québec.

Le 5 février 1968, il y a 55 ans, Daniel Johnson prenait la parole devant tous les représentants du Canada anglais réunis. Il prononçait sans doute le discours le plus important de sa carrière d’homme d’État, un discours remarquable et percutant. Il plaidait un projet de réforme des institutions qui ne sera jamais repris avec la même hauteur par les premiers ministres du Québec qui suivront. Johnson incarnait alors une doctrine politique élaborée par les Canadiens-Français au cours des décennies précédentes, elle avait atteint le stade de sa maturité. Il parlait à l’occasion d’une conférence constitutionnelle qu’il avait lui-même réclamée.

Aujourd’hui, nous affirmons que la promotion d’une identité québécoise, explicitement amputée de notre personnalité canadienne-française historique, nous cause un préjudice au sein d’une population composée de groupes qui jouissent de droits spécifiques en raison de leurs attributions identitaires.

La FCF a déposé un mémoire sur le projet de loi 1 – Loi constitutionnelle de 2025 sur le Québec – présenté par le ministre Simon Jolin-Barette. Vous pouvez lire ce mémoire ici.

Revitaliser notre être collectif Écrire l’histoire en prenant pour fil la continuité historique des Canadiens-Français est une pratique qui s’est perdue. Avec la Révolution tranquille, une brisure s’est produite. Bien sûr, l’histoire écrite avant 1970 sera toujours accessible. Mais au goût d’aujourd’hui, elle ne serait plus que le témoignage d’un

Comment se fait-il que dans le même temps où l’on se battait le mieux pour un avenir enraciné, d’autres aient insisté pour que l’on renonce à l’identité canadienne-française ? C’est une étrange contradiction et, en regard de l’évolution du statut national, elle reste assez opaque encore aujourd’hui. On a bien dit que seule l’identité québécoise avait de l’avenir. Du coup, fallait-il effacer un passé canadien-français révolu ?

Alexandre Cormier-Denis a déposé en septembre un mémoire au Comité consultatif sur les enjeux constitutionnels du Québec au sein de la Fédération canadienne dont notre contributeur Gilles Verrier a trouvé opportun de livrer ici un synopsis critique. Ce mémoire intitulé Manifeste pour une reconnaissance du Québec comme État-nation du peuple canadiens-français est accessible, comme tous les autres mémoires déposés, sur le site web du Comité.

À la veille du 323e anniversaire, le 4 août prochain, de la signature de ce traité historique, la Fédération des Canadiens-Français estime que cet événement n’est pas commémoré à la hauteur et avec la clarté qu’il mérite. Laissé dans un ombre relatif, sous-évalué ou mal compris, nous avons demandé à trois auteurs de nous éclairer.

Communiqué de la FCF publié le 22 juin 2024 pour les 250 ans de l’Acte de Québec. Distribué à la Journée d’étude sur le même sujet, chapeautée par Droits collectifs Québec.

Le 5 février 1968, il y a 55 ans, Daniel Johnson prenait la parole devant tous les représentants du Canada anglais réunis. Il prononçait sans doute le discours le plus important de sa carrière d’homme d’État, un discours remarquable et percutant. Il plaidait un projet de réforme des institutions qui ne sera jamais repris avec la même hauteur par les premiers ministres du Québec qui suivront. Johnson incarnait alors une doctrine politique élaborée par les Canadiens-Français au cours des décennies précédentes, elle avait atteint le stade de sa maturité. Il parlait à l’occasion d’une conférence constitutionnelle qu’il avait lui-même réclamée.
Si vous êtes canadien-français hors-Québec, faites-nous signe à info@canadiens-francais.com. Nous aimerions vous connaître !
Car le discours indépendantiste avait à ce point insisté, dans la foulée de la Révolution tranquille, sur l’État et ses vertus qu’on en est presque venu à voir dans l’indépendance le triomphe de l’Etat plutôt que la consécration de la nation. C’est pourtant la nation qui aspire à l’indépendance et qui peut se réclamer légitimement du droit à l’autodétermination, non pas l’État-nation.
L’histoire n’est jamais finie. Tout est toujours à refaire et les remparts à relever. Les victoires comme les défaites n’ont qu’un temps. Ce qui persiste et permet de renaître est plus solide que toutes les murailles. C’est quelque chose d’immatériel et de fort, présent dans le coeur de chaque homme et de chaque femme d’une même communauté quand celle-ci a conscience de ce qu’elle a d’unique et d’essentiel. Les Japonais, les Juifs, les Hindous et d’autres peuples possèdent ce trésor qui leur a permis d’affronter les périls de l’histoire sans disparaître.
Nul n’ignore ici que le Canada français est actuellement profondément mécontent de sa place dans la confédération. Il y a à cela des raisons complexes d’inégales importances. J’ai dit et je répète aujourd’hui que la plupart de ces raisons sont parfaitement fondées.
Pour être Québécois, il suffit d’habiter le Québec ! Sans l’indépendance, les Canadiens-Français devront continuer de défendre âprement leur existence. Avec une indépendance trudeauiste, ils devront s’affirmer face à une diversité qui monte et braver la résistance des châteaux-forts anglo-saxons. Les deux perspectives commandent le retour politique des Canadiens-Français. Si vous avez compris qu’une identité de « Québécois francophones », provinciale et linguistique, a coupé le souffle de notre épopée, qu’elle supprime notre légitimité et nos droits historiques, vous avez compris l’essentiel.
Je souhaite montrer, dans l’essai qui va suivre, qu’entre les pensées trudeauiste et « néosouverainiste », les similitudes sont frappantes.
Et c’est au moment où nous nous préparons à résister aux armées d’invasion d’un puissant voisin qu’on nous enlève les libertés dont nous jouissons après les avoir gagnées par un siècle de luttes! Mais il me semble qu’on devrait plutôt nous donner de nouvelles garanties de sécurité pour nous engager à combattre des adversaires aguerris, dix fois plus nombreux, et dont l’organisation politique est moins hostile.
Comme notre constitution n’a rien prévu de tel parce qu’elle était une concession du conquérant aux Canadiens-Français, de la mère patrie aux coloniaux dans le cas des Canadiens anglais, nos États généraux sont indubitablement l’effort le plus systématique, le plus compréhensif, le
plus réussi qui ait jamais été tenté pour constituer une véritable Assemblée nationale du peuple canadien-français en vue d’établir sa constitution.
Lors de la campagne d’Italie à l’automne 1943, le 22e Régiment reçoit l’ordre de prendre la ferme Casa Berardi sur le flanc ouest du ravin d’Ortona. Le 14 décembre 1943, les compagnies C et D soutenues par les chars Sherman de l’Ontario Regiment passent à l’attaque.. Le capitaine Paul Triquet à la tête de la compagnie C avance sous un feu nourri avec ses 50 hommes soutenus par six chars Sherman de l’Ontario Regiment. À 1,500 mètres de la ferme, il a déjà perdu deux chars et vingt hommes. À 14 heures, Triquet et les 14 hommes restants sont à 200 mètres de la ferme. Grâce aux fumigènes lancés par les Shermans, la pognée d’homme atteint les murs de la ferme et en déloge les derniers Allemands à 15h30. Ils résisteront toute la nuit aux contre-attaques allemandes répétées jusqu’à l’arrivée des renforts le lendemain. Pour son leadership lors de cette attaque, Paul Triquet a été décoré de la Victoria Cross des mains du roi Georges VI le 27 mars 1944.
Le choix des membres
Pour informations supplémentaires, voir https://www.casavant.ca/histoire/
| Devant l’absence d’une loi encadrant les caisses populaires, Alphonse Desjardins reste prudent et fonde seulement trois autres caisses à proximité de son lieu de résidence et de travail, c’est-à-dire Lévis et Ottawa. |
| Cette caisse, comme près d’une cinquantaine d’autres fondées à l’époque d’Alphonse Desjardins, a fermé ses portes avant sa mort en 1920. |
| Il s’agit de la première caisse fondée après l’adoption d’une loi encadrant les caisses par l’Assemblée législative du Québec. Il s’agit également de la première caisse en milieu rural. |
| Au total, Alphonse Desjardins participe à la fondation de 136 caisses populaires au Québec, 18 en Ontario et 9 aux États-Unis. |
Nos remerciements à Pierre-Olivier Maheux, historien à la Société Desjardins.
Réf. : Aperçu historique sur les petits séminaires de la P. de Q., Bounadère, René, ptre, 1945
Il découvre et connaît ses racines :
Il chérit et cultive sa langue :
Il pratique le nationalisme économique :