
Les Canadiens-Français à l’assaut du temps
Avec l’identité québécoise, on s’est mis à croire qu’on ne pouvait avoir de légitimité comme peuple, à moins de fédérer toutes les autres ethnies du Québec autour des Canadiens-Français historiques.

Avec l’identité québécoise, on s’est mis à croire qu’on ne pouvait avoir de légitimité comme peuple, à moins de fédérer toutes les autres ethnies du Québec autour des Canadiens-Français historiques.

Ce jour en 605 avant J.-C. - Nabuchodonosor II devient roi de Babylone, succédant à son père Nabopolassar. Huit ans après son avènement, il s'emparera de Jérusalem, allant jusqu'à déporter la famille royale et sa cour à Babylone. Il va décéder en -562. Quand, en -587, les habitants de Jérusalem se révolteront, toute la population hébraïque sera chassée de Palestine, devenant la première diaspora connue de l'Histoire.

Ce jour en 1749 - Décès à Québec de Thomas-Jacques Taschereau, père de Gabriel-Elzéar Taschereau. Fils de Christophe Taschereau, trésorier de la ville de Tours, il était arrivé à Québec en 1726 comme secrétaire du nouvel intendant Claude-Thomas Dupuy et épousa Marie-Claire de Fleury, petite-fille de Louis Jolliet et nièce de Pierre de Rigaud de Vaudreuil, devenant agent de trésorerie de la Marine au Canada en 1732 puis conseiller au Conseil souverain de la Nouvelle-France en 1735, une des plus hautes fonctions de la colonie. Il devint en 1736 l'un des propriétaires des Forges du Saint-Maurice et reçut la même année la seigneurie de Sainte-Marie, entreprenant le développement de la Nouvelle Beauce, qui comptera 262 habitants à l'automne 1739.

Ce jour en 1774 - Décès à New York de Jean-Baptiste Bradstreet, officier britannique né le 21 décembre 1714 à Annapolis Royal, fils d'Edward Bradstreet et d'Agathe de Saint-Étienne de La Tour, petite-fille d'un ancien gouverneur de l'Acadie. Fait prisonnier à Canseau lors de la guerre anglo-wabanaki, il séjourna un an à Louisbourg, et grâce à un échange pu se rendre à Boston à la tête de la garnison anglaise de Canseau. Il informa le gouverneur William Shirley des vulnérabilité de Louisbourg et participa à sa prise en 1745. Il était avec Edward Braddock lors de la défaite de la Monongahela en 1755. Envoyé la même année renforcer le fort Oswego, il ne put prévenir sa prise par Montcalm en 1756, mais prit par compte en 1758 le fort Frontenac et le rasat.

Ce jour en 1839 - 58 patriotes condamnés à l'exil quittent Québec à destination de l'Australie, la colonie pénitentiaire de l'empire britannique, à bord de la frégate anglaise Buffalo. Soumis aux travaux forcé, ils y seront transférés de la prison de Longbottom à Sidney en 1842 vers des camps à Canada Bay et recevront leur pardon entre 1843 et 1844. Tous reviendront au Canada, sauf Joseph Marceau et deux camarades décédés entre-temps. Une plaque commémorative sera installée à l'endroit où ils mirent pied à terre. Une descendante de Marceau en visite au Québec en 2025 participera aux fêtes de la St-Jean. (Le Patriote, par Henri Julien)

Ce jour en 1881 - Décès à l'âge de 48 ans d'Hubert LaRue. Médecin, il contribua toutefois pour une large part au mouvement littéraire des années 1860, contributeur assidu des revues et journaux de son temps, notamment Le Courrier du Canada, L'Événement, Les Soirées Canadiennes, Le Foyer Canadien et La Ruche littéraire, où il signait du nom Isidore de Méplats. Son étude publiée en 1863 sur les Chansons populaires et historiques du Canada fut très remarquée. Ses articles, études, conférences ont été réunis en deux volumes sous le titre collectif de Mélanges historiques, littéraires, et d'économie politique (1870 et 1881). Il a aussi publié en 1875 une Histoire populaire du Canada.

Ce jour en 1900 - Décès à Québec à l'âge de 68 ans de Félix-Gabriel Marchand, Premier ministre libéral de la province de Québec élu en mai 1897, précédemment chef de l'opposition depuis 1892. Sa tentative d'établir un ministère de l'Éducation fut défaite en chambre haute et sa politique d'exploitation des ressources naturelles permit d'éliminer le déficit de la province. Secrétaire provincial sous Joly de Lotbinière en 1878, Honoré Mercier l'avait nommé président de l'Assemblée législative en 1887. Il avait été journaliste au Canada français de Saint-Jean-sur-Richelieu et officier de milice.

Ce jour en 1933 - Décès de Pascal Poirier, premier Acadien à devenir sénateur en 1885. Né en 1852 à Shédiac, John A. MacDonald l'avait fait fait encore étudiant maître de poste de la Chambre des Communes. Poirier se lança dans des travaux de recherche historique et linguistique, écrivant dans les journaux et publiant même des ouvrages. Il s'investit dans la cause acadienne, faisant notamment partie de la délégation acadienne aux fêtes de la Saint-Jean-Baptiste à Québec en 1880, qui fut le point de départ de la création des Conventions nationales acadiennes. Il devint président puis secrétaire-général de la Société nationale l'Assomption et se battit pour la nomination d'un évêque acadien, qu'il obtint en 1912.

Ce jour en 1934 - Inauguration par les Jésuites du Collège Saint Charles-Garnier à Québec dans le cadre des célébrations du tricentenaire de la fondation du premier collège classique en Amérique, petit édifice de bois remplacé en 1648 par un bâtiment de pierre avant d'être agrandi en 1740. Fermé en 1776, ce bâtiment avait été utilisé comme caserne, dépôt d'archives et refuge avant d'être démoli en 1878. Charles Garnier est l'un des Saints martyrs canadiens canonisés le 29 juin 1930.

Ce jour en 1960 - Formation du Parti civique. Jean Drapeau fonde un nouveau parti politique à Montréal qui n'a rien à voir avec la Ligue d'action civique dont il faisait partie. Ce parti se veut complètement libre des autres formations politiques, qu'elles soient provinciales ou fédérales. (Jean Drapeau et le Comité exécutif du parti en 1960)

Ce jour en 1967 - Pierre Bourgault abandonne la direction du Rassemblement pour l'indépendance nationale (RIN) suite à un désaccord avec les autres dirigeants de la formation politique, qui veulent une fusion avec le Mouvement Souveraineté-Association (MSA) de René Lévesque. Ce dernier refusera cette fusion et le RIN se sabordera, ses membres devenant l'aile radicale du futur Parti Québécois. Bourgault déclarera plus tard que la sabordage du RIN aura été la plus grande erreur de sa vie.

Ce jour en 1968 - Daniel Johnson inaugure la centrale de Manic 5, à 240 km au nord de la ville de Baie-Comeau, en démarrant sa première génératrice complétée. Jean Lesage et René Lévesque sont également présent. Sa mise en service complétée en 1970, les huit turbines de Manic 5 auront une capacité de 1,596 Mégawatts, auxquels s'ajouteront en 1980 les 1,064 MW des quatre turbines supplémentaire de la centrale Manic5-PA sur la rive opposée. Le potentiel hydroélectrique de la région avait été identifié dès 1920 et la construction sur le site de Manic 5 débutée en 1959. (Manic 5, le plus haut barrage à voûtes multiples et contreforts au monde)

Ce jour en 1979 - Fermeture du quotidien Montreal Star, paru la première fois le 16 janvier 1869. Suite à l'exode vers l'Ontario de quelque 200,000 anglophones affolés par l'élection du Parti Québécois en 1976, les propriétaires considèrent qu'il n'y a plus de place à Montréal pour deux quotidiens de langue anglaise, l'autre étant The Gazette, qui prospérera.

Ce jour en 1989 - Robert Bourassa est reporté au pouvoir avec 92 sièges, contre 29 pour le Parti Québécois de Jacques Parizeau. Il va instaurer la TVQ, taxe de vente du Québec et affronter la crise d'Oka qui suivra l'échec de l'Accord du lac Meech. Il verra aussi le rejet par référendum de l'Accord de Charlottetown, avant d'annoncer son retrait de la politique en 1993, au prises avec un cancer qui aura finalement raison de lui en 1996. Daniel Johnson fils le remplacera jusqu'aux élections générales de 1994 qui reporteront Jacques Parizeau au pouvoir.

Ce jour en 2009 - Décès de Pierre Falardeau à l'age de 62 ans des suites d'un cancer. Né en 1946, le cinéaste, auteur et polémiste réputé pour ses prises de position radicales et son langage coloré, a réalisé des films satiriques comme ceux de la série Elvis Gratton et d'autres beaucoup plus sérieux comme 15 février 1839, mélangeant documentaires et fiction, ou Octobre, un long-métrage sur le Front de libération du Québec (FLQ) encensé par la critique en 1994.

Ce jour en 2010 - Selon le magazine Maclean's, le Québec est la province la plus corrompue du Canada. L'article vitriolique du magazine condamne la classe politique québécoise, soulignant notamment que les dernières accusations de favoritisme touchant le gouvernement Charest ne sont qu’un scandale de plus. Reprenant les derniers rebondissements de la Commission Bastarache, le journaliste affirme que les Québécois se fient davantage à la version de l’ancien ministre de la Justice Marc Bellemare, car ils ne croient plus leur gouvernement.

Ce jour en 2014 - Décès du maire d'Amos, Ulrick Chérubin, à l'âge de 70 ans. Originaire de Jacmel en Haïti, il était maire depuis 2002 et s’était fait connaître au Québec par sa participation au Banquier, le jeu télévisé de Julie Snyder, où il avait amassé plus de $200,000 pour la célébration du 100e anniversaire de sa ville. Chérubin était très respecté de tous, très près des citoyens, allant à pratiquement à tous les mariages et anniversaires de mariage, selon le directeur général de la Ville d’Amos, M. Nolet.

Avec l’identité québécoise, on s’est mis à croire qu’on ne pouvait avoir de légitimité comme peuple, à moins de fédérer toutes les autres ethnies du Québec autour des Canadiens-Français historiques.

Pourquoi, amis souverainistes, ne prenez-vous pas le temps de lire ou de relire la Charte des Nations Unies et ses déclarations sur le droit des peuples minoritaires ? Les Abénakis, les Malécites, toute différence prise en compte, et ce n’est pas mon intention de la nier, ont bien obtenu des droits robustes malgré leur petit nombre. Répondez-moi, les Canadiens-Français ne sont-ils pas admissibles à des droits parallèles ?
En fait, on a retranché du champ de l’analyse politique le passage ontologique qui a frappé les Canadiens-Français. La partie la plus visible et commune à tous les Canadiens-Français à partir de 1969, Québec compris, se mesure par le repli global.

Il faut trouver les moyens de cultiver la résilience collective des Canadiens-Français EN TANT QUE Canadiens-Français. Notre histoire bien comprise nous les donne, de nombreux exemples de gens qui ont combattu « pour la suite du monde » avec les armes à leur disposition à leur époque.

Dès les années 1970 l’économiste américain Lyndon H. LaRouche formulait la base scientifique d’une théorie économique dénonçant le capitalisme financier sauvage axé sur la maximisation de la rente au détriment des acteurs de la production de biens définissant l’économie réelle. Sa proposition de Banque de Développement Internationale aurait bien pu inspirer les BRICs.

Les référendums de 1980 et de 1995 sont fondés sur le même paradigme, la question, l’atmosphère, les résultats et les blocages qui en découlent sont en gros les mêmes, même si une analyse des résultats montre certaines différences. Si on met entre parenthèses les peuples autochtones, la stratégie référendaire a

Ravages du suprémacisme anglo-saxon « aryen » au Canada après le pacte confédératif de 1867. Cette idéologie associée à l' »Union Jack » (drapeau britannique) abandonné à regret par les « Old Stock Canadians » à la veille du centenaire demeurait le principal obstacle au renouvellement de la constitution du Canada proposé par Daniel Johnson en 1968. Un autre obstacle, qui nous appartient, fut le manque d’une élite politique capable de marcher dans les pas de Johnson.

Essai original de Marc Dunlay, membre de la FCF, sur l’hymne national des Canadiens-Français. Ce texte propose une réflexion multidimensionnelle sur l’œuvre écrite par Basile Routhier en 1880.

Pourquoi, amis souverainistes, ne prenez-vous pas le temps de lire ou de relire la Charte des Nations Unies et ses déclarations sur le droit des peuples minoritaires ? Les Abénakis, les Malécites, toute différence prise en compte, et ce n’est pas mon intention de la nier, ont bien obtenu des droits robustes malgré leur petit nombre. Répondez-moi, les Canadiens-Français ne sont-ils pas admissibles à des droits parallèles ?
En fait, on a retranché du champ de l’analyse politique le passage ontologique qui a frappé les Canadiens-Français. La partie la plus visible et commune à tous les Canadiens-Français à partir de 1969, Québec compris, se mesure par le repli global.

Il faut trouver les moyens de cultiver la résilience collective des Canadiens-Français EN TANT QUE Canadiens-Français. Notre histoire bien comprise nous les donne, de nombreux exemples de gens qui ont combattu « pour la suite du monde » avec les armes à leur disposition à leur époque.

Dès les années 1970 l’économiste américain Lyndon H. LaRouche formulait la base scientifique d’une théorie économique dénonçant le capitalisme financier sauvage axé sur la maximisation de la rente au détriment des acteurs de la production de biens définissant l’économie réelle. Sa proposition de Banque de Développement Internationale aurait bien pu inspirer les BRICs.

Les référendums de 1980 et de 1995 sont fondés sur le même paradigme, la question, l’atmosphère, les résultats et les blocages qui en découlent sont en gros les mêmes, même si une analyse des résultats montre certaines différences. Si on met entre parenthèses les peuples autochtones, la stratégie référendaire a

Ravages du suprémacisme anglo-saxon « aryen » au Canada après le pacte confédératif de 1867. Cette idéologie associée à l' »Union Jack » (drapeau britannique) abandonné à regret par les « Old Stock Canadians » à la veille du centenaire demeurait le principal obstacle au renouvellement de la constitution du Canada proposé par Daniel Johnson en 1968. Un autre obstacle, qui nous appartient, fut le manque d’une élite politique capable de marcher dans les pas de Johnson.

Essai original de Marc Dunlay, membre de la FCF, sur l’hymne national des Canadiens-Français. Ce texte propose une réflexion multidimensionnelle sur l’œuvre écrite par Basile Routhier en 1880.

Nous sommes en train de nous faire *ourrer par les Québécois encartés : l’immobilisme de la CAQ et le référendisme du Parti québécois, tous deux terrorisés par la « communauté aux droits consacrés »

Aujourd’hui, nous affirmons que la promotion d’une identité québécoise, explicitement amputée de notre personnalité canadienne-française historique, nous cause un préjudice au sein d’une population composée de groupes qui jouissent de droits spécifiques en raison de leurs attributions identitaires.

La FCF a déposé un mémoire sur le projet de loi 1 – Loi constitutionnelle de 2025 sur le Québec – présenté par le ministre Simon Jolin-Barette. Vous pouvez lire ce mémoire ici.

Revitaliser notre être collectif Écrire l’histoire en prenant pour fil la continuité historique des Canadiens-Français est une pratique qui s’est perdue. Avec la Révolution tranquille, une brisure s’est produite. Bien sûr, l’histoire écrite avant 1970 sera toujours accessible. Mais au goût d’aujourd’hui, elle ne serait plus que le témoignage d’un

Comment se fait-il que dans le même temps où l’on se battait le mieux pour un avenir enraciné, d’autres aient insisté pour que l’on renonce à l’identité canadienne-française ? C’est une étrange contradiction et, en regard de l’évolution du statut national, elle reste assez opaque encore aujourd’hui. On a bien dit que seule l’identité québécoise avait de l’avenir. Du coup, fallait-il effacer un passé canadien-français révolu ?

Alexandre Cormier-Denis a déposé en septembre un mémoire au Comité consultatif sur les enjeux constitutionnels du Québec au sein de la Fédération canadienne dont notre contributeur Gilles Verrier a trouvé opportun de livrer ici un synopsis critique. Ce mémoire intitulé Manifeste pour une reconnaissance du Québec comme État-nation du peuple canadiens-français est accessible, comme tous les autres mémoires déposés, sur le site web du Comité.

À la veille du 323e anniversaire, le 4 août prochain, de la signature de ce traité historique, la Fédération des Canadiens-Français estime que cet événement n’est pas commémoré à la hauteur et avec la clarté qu’il mérite. Laissé dans un ombre relatif, sous-évalué ou mal compris, nous avons demandé à trois auteurs de nous éclairer.

Communiqué de la FCF publié le 22 juin 2024 pour les 250 ans de l’Acte de Québec. Distribué à la Journée d’étude sur le même sujet, chapeautée par Droits collectifs Québec.

Le 5 février 1968, il y a 55 ans, Daniel Johnson prenait la parole devant tous les représentants du Canada anglais réunis. Il prononçait sans doute le discours le plus important de sa carrière d’homme d’État, un discours remarquable et percutant. Il plaidait un projet de réforme des institutions qui ne sera jamais repris avec la même hauteur par les premiers ministres du Québec qui suivront. Johnson incarnait alors une doctrine politique élaborée par les Canadiens-Français au cours des décennies précédentes, elle avait atteint le stade de sa maturité. Il parlait à l’occasion d’une conférence constitutionnelle qu’il avait lui-même réclamée.

Aujourd’hui, nous affirmons que la promotion d’une identité québécoise, explicitement amputée de notre personnalité canadienne-française historique, nous cause un préjudice au sein d’une population composée de groupes qui jouissent de droits spécifiques en raison de leurs attributions identitaires.

La FCF a déposé un mémoire sur le projet de loi 1 – Loi constitutionnelle de 2025 sur le Québec – présenté par le ministre Simon Jolin-Barette. Vous pouvez lire ce mémoire ici.

Revitaliser notre être collectif Écrire l’histoire en prenant pour fil la continuité historique des Canadiens-Français est une pratique qui s’est perdue. Avec la Révolution tranquille, une brisure s’est produite. Bien sûr, l’histoire écrite avant 1970 sera toujours accessible. Mais au goût d’aujourd’hui, elle ne serait plus que le témoignage d’un

Comment se fait-il que dans le même temps où l’on se battait le mieux pour un avenir enraciné, d’autres aient insisté pour que l’on renonce à l’identité canadienne-française ? C’est une étrange contradiction et, en regard de l’évolution du statut national, elle reste assez opaque encore aujourd’hui. On a bien dit que seule l’identité québécoise avait de l’avenir. Du coup, fallait-il effacer un passé canadien-français révolu ?

Alexandre Cormier-Denis a déposé en septembre un mémoire au Comité consultatif sur les enjeux constitutionnels du Québec au sein de la Fédération canadienne dont notre contributeur Gilles Verrier a trouvé opportun de livrer ici un synopsis critique. Ce mémoire intitulé Manifeste pour une reconnaissance du Québec comme État-nation du peuple canadiens-français est accessible, comme tous les autres mémoires déposés, sur le site web du Comité.

À la veille du 323e anniversaire, le 4 août prochain, de la signature de ce traité historique, la Fédération des Canadiens-Français estime que cet événement n’est pas commémoré à la hauteur et avec la clarté qu’il mérite. Laissé dans un ombre relatif, sous-évalué ou mal compris, nous avons demandé à trois auteurs de nous éclairer.

Communiqué de la FCF publié le 22 juin 2024 pour les 250 ans de l’Acte de Québec. Distribué à la Journée d’étude sur le même sujet, chapeautée par Droits collectifs Québec.

Le 5 février 1968, il y a 55 ans, Daniel Johnson prenait la parole devant tous les représentants du Canada anglais réunis. Il prononçait sans doute le discours le plus important de sa carrière d’homme d’État, un discours remarquable et percutant. Il plaidait un projet de réforme des institutions qui ne sera jamais repris avec la même hauteur par les premiers ministres du Québec qui suivront. Johnson incarnait alors une doctrine politique élaborée par les Canadiens-Français au cours des décennies précédentes, elle avait atteint le stade de sa maturité. Il parlait à l’occasion d’une conférence constitutionnelle qu’il avait lui-même réclamée.
Si vous êtes canadien-français hors-Québec, faites-nous signe à info@canadiens-francais.com. Nous aimerions vous connaître !
Car le discours indépendantiste avait à ce point insisté, dans la foulée de la Révolution tranquille, sur l’État et ses vertus qu’on en est presque venu à voir dans l’indépendance le triomphe de l’Etat plutôt que la consécration de la nation. C’est pourtant la nation qui aspire à l’indépendance et qui peut se réclamer légitimement du droit à l’autodétermination, non pas l’État-nation.
L’histoire n’est jamais finie. Tout est toujours à refaire et les remparts à relever. Les victoires comme les défaites n’ont qu’un temps. Ce qui persiste et permet de renaître est plus solide que toutes les murailles. C’est quelque chose d’immatériel et de fort, présent dans le coeur de chaque homme et de chaque femme d’une même communauté quand celle-ci a conscience de ce qu’elle a d’unique et d’essentiel. Les Japonais, les Juifs, les Hindous et d’autres peuples possèdent ce trésor qui leur a permis d’affronter les périls de l’histoire sans disparaître.
Nul n’ignore ici que le Canada français est actuellement profondément mécontent de sa place dans la confédération. Il y a à cela des raisons complexes d’inégales importances. J’ai dit et je répète aujourd’hui que la plupart de ces raisons sont parfaitement fondées.
Pour être Québécois, il suffit d’habiter le Québec ! Sans l’indépendance, les Canadiens-Français devront continuer de défendre âprement leur existence. Avec une indépendance trudeauiste, ils devront s’affirmer face à une diversité qui monte et braver la résistance des châteaux-forts anglo-saxons. Les deux perspectives commandent le retour politique des Canadiens-Français. Si vous avez compris qu’une identité de « Québécois francophones », provinciale et linguistique, a coupé le souffle de notre épopée, qu’elle supprime notre légitimité et nos droits historiques, vous avez compris l’essentiel.
Je souhaite montrer, dans l’essai qui va suivre, qu’entre les pensées trudeauiste et « néosouverainiste », les similitudes sont frappantes.
Et c’est au moment où nous nous préparons à résister aux armées d’invasion d’un puissant voisin qu’on nous enlève les libertés dont nous jouissons après les avoir gagnées par un siècle de luttes! Mais il me semble qu’on devrait plutôt nous donner de nouvelles garanties de sécurité pour nous engager à combattre des adversaires aguerris, dix fois plus nombreux, et dont l’organisation politique est moins hostile.
Comme notre constitution n’a rien prévu de tel parce qu’elle était une concession du conquérant aux Canadiens-Français, de la mère patrie aux coloniaux dans le cas des Canadiens anglais, nos États généraux sont indubitablement l’effort le plus systématique, le plus compréhensif, le
plus réussi qui ait jamais été tenté pour constituer une véritable Assemblée nationale du peuple canadien-français en vue d’établir sa constitution.
Lors de la campagne d’Italie à l’automne 1943, le 22e Régiment reçoit l’ordre de prendre la ferme Casa Berardi sur le flanc ouest du ravin d’Ortona. Le 14 décembre 1943, les compagnies C et D soutenues par les chars Sherman de l’Ontario Regiment passent à l’attaque.. Le capitaine Paul Triquet à la tête de la compagnie C avance sous un feu nourri avec ses 50 hommes soutenus par six chars Sherman de l’Ontario Regiment. À 1,500 mètres de la ferme, il a déjà perdu deux chars et vingt hommes. À 14 heures, Triquet et les 14 hommes restants sont à 200 mètres de la ferme. Grâce aux fumigènes lancés par les Shermans, la pognée d’homme atteint les murs de la ferme et en déloge les derniers Allemands à 15h30. Ils résisteront toute la nuit aux contre-attaques allemandes répétées jusqu’à l’arrivée des renforts le lendemain. Pour son leadership lors de cette attaque, Paul Triquet a été décoré de la Victoria Cross des mains du roi Georges VI le 27 mars 1944.
Le choix des membres
Pour informations supplémentaires, voir https://www.casavant.ca/histoire/
| Devant l’absence d’une loi encadrant les caisses populaires, Alphonse Desjardins reste prudent et fonde seulement trois autres caisses à proximité de son lieu de résidence et de travail, c’est-à-dire Lévis et Ottawa. |
| Cette caisse, comme près d’une cinquantaine d’autres fondées à l’époque d’Alphonse Desjardins, a fermé ses portes avant sa mort en 1920. |
| Il s’agit de la première caisse fondée après l’adoption d’une loi encadrant les caisses par l’Assemblée législative du Québec. Il s’agit également de la première caisse en milieu rural. |
| Au total, Alphonse Desjardins participe à la fondation de 136 caisses populaires au Québec, 18 en Ontario et 9 aux États-Unis. |
Nos remerciements à Pierre-Olivier Maheux, historien à la Société Desjardins.
Réf. : Aperçu historique sur les petits séminaires de la P. de Q., Bounadère, René, ptre, 1945
Il découvre et connaît ses racines :
Il chérit et cultive sa langue :
Il pratique le nationalisme économique :