
Les Canadiens-Français à l’assaut du temps
Avec l’identité québécoise, on s’est mis à croire qu’on ne pouvait avoir de légitimité comme peuple, à moins de fédérer toutes les autres ethnies du Québec autour des Canadiens-Français historiques.

Avec l’identité québécoise, on s’est mis à croire qu’on ne pouvait avoir de légitimité comme peuple, à moins de fédérer toutes les autres ethnies du Québec autour des Canadiens-Français historiques.

Ce jour en 46 avant. J.-C - Vercingétorix, chef arverne, assassiné dans sa prison de Rome sur ordre de Jules César. À cause de la supériorité de son ennemi et d'un manque d'entente des peuples et divers chefs gaulois, peu habitués à se battre ensemble, Vercingétorix s'était rendu à César en échange de la vie des 80,000 habitants d'Alésia. César l'emmène comme trophée de sa longue campagne militaire en Gaule en vue de son triomphe à Rome. Il le fait ensuite exécuter dans sa cellule avec un lacet étrangleur.

Ce jour en 1826 - La ville de Bytown obtient sa charte. Le lieutenant-colonel John By avait été chargé de superviser la construction de ce qui deviendra le canal Rideau. Il avait fait construire un hôpital ainsi que des baraquements pour loger ses hommes.La ville de près de 1,000 habitants obtient sa charte et prend le nom de son fondateur, Bytown. Elle sera rebaptisée Ottawa en 1855.

Ce jour en 1842 - Baldwin et La Fontaine sont appelés à former le premier Conseil des ministres libéral au Canada-Uni, leur but étant d'obtenir de Londres le gouvernement responsable. Cette alliance est si solide qu'en 1843, lorsque Baldwin est défait aux élections, La Fontaine lui offre le siège réformiste de Rimouski, comme Baldwin l'avait fait pour lui quelques années plus tôt. Ne pouvant travailler avec le nouveau gouverneur Metcalfe, les réformistes du Canada-Est et du Canada-Ouest démissionneront en bloc du gouvernement en novembre 1843.

Ce jour en 1902 - L'abbé Elphège Filiatrault, curé de la paroisse de Saint-Jude voisine de Saint-Hyacinthe, hisse pour la première fois sur son presbytère le drapeau Carillon, inspiré d'une bannière déployé lors de la bataille victorieuse de fort Carillon en 1758. Un groupe de Jésuites et de laïcs de Québec l'adoptera en 1903 en lui ajoutant un Sacré-Coeur orné. Le nouvel étendard va se répandre partout au Canada français et sera utilisé pendant plusieurs décennies. C'est le Carillon du curé Filiatrault qui flottera au mât du Parlement à Québec du 21 janvier au 2 février 1948 en attendant la version officielle de Burrough Pelletier plus conforme aux principes d'héraldique.

Ce jour en 1939 - La Grande-Bretagne demande au Canada de former les aviateurs du Commonwealth. Les premières recrues arrivée en avril 1940, le plan de formation et d'entraînement sera en opération jusqu'à mars 1945 dans 15 écoles de pilotage réparties sur 231 sites au Canada. Au Québec les principales installations du programme seront à Lachine, St-Hubert, Montréal, St-Jean-sur-Richelieu, Victoriaville, Windsor Mills, St-Xavier-de-Brompton, Cap-de-la-Madeleine, Québec, L'Ancienne-Lorette, Bagotville et Mont-Joli. En tout 104,113 personnes seront impliquées, personnel au sol, personnel volant et instructeurs, habilités sur l'un ou l'autre de 28 modèles d'avions.

Ce jour en 1963 - Première attaque de l’Armée de libération du Québec (ALQ), un vol à main armée dans une banque de Montréal pour financer ses activités. Elle en commettra jusqu’en avril 1964. Son chef François Schirm, réfugié politique d'origine hongroise en France après la guerre, avait combattu en Indochine et en Algérie avec la Légion étrangère française.

Ce jour en 1967 - Décès de John Lyman, cofondateur avec Borduas de la Société d'art contemporain. Il avait fait partie en 1941 de la Première exposition des Indépendants organisée par le dominicain Marie-Alain Couturier. Professeur à la Faculté des beaux-arts de l'Université McGill depuis 1951, il en avait pris sa retraite directeur en 1958. Arrivé adolescent de son Maine natal à Montréal, c'est à Paris en 1907 qu'il avait découvert Henri Matisse et le fauvisme. Sa première exposition solo en 1913 avait fait scandale chez les critiques, l'incitant à retourner à Paris. Revenu à Montréal en 1931, il avait fondé l'Atelier avec le Suisse André Bieler. C'est dans la période suivante que son admiration pour les tonalités douces de James Wilson Morrice se manifesta dans ses paysages. (autoportrait)

Ce jour en 1968 - Décès à l'âge de 53 ans de Daniel Johnson, victime d'une attaque cardiaque la nuit suivant l'inauguration du barrage de Manic-5. Élu chef de l’Union nationale en 1961, il dirigeait le Québec depuis 1966. Né en 1915 à Danville en Estrie, il est le père de Daniel fils et de Pierre Marc qui seront eux-mêmes premiers ministres du Québec, le premier pour le Parti Libéral et l'autre pour le Parti Québécois. Le barrage Manic-5 sera renommé Daniel-Johnson en son honneur au premier anniversaire de son décès.

Ce jour en 1974 - Sortie du film Les Ordres, de Michel Brault. Présenté en première à Montréal, le film produit par Bernard Lalonde et Guy L. Caron pose un regard critique sur les événements d'octobre 1970 au Québec, abordant l'emprisonnement et le mauvais traitement de citoyens innocents découlant de l'emploi par le gouvernement du Canada de la Loi sur les Mesures de guerre durant cette crise.

Ce jour en 1990 - Fin de la crise d'Oka. Le siège du Centre de désintoxication d'Oka prend fin dans la confusion la plus totale, alors que les militaires sont surpris par la sortie inattendue des 56 Mohawks confinés au périmètre depuis le 2 septembre. Les assiégés font leur sortie sur la route 344 là où les militaires ne les attendaient pas. Cette crise prend fin abruptement après avoir tenu le Québec en haleine durant 78 jours.

Ce jour en 1991 - Décès de Jean Lajeunesse, comédien, acteur au théâtre et présentateur. Il avait joué dans plusieurs séries télévisés, dont Les Belles Histoires des Pays d'en haut et Quelle famille!, dans cette dernière avec son épouse Janette Bertrand, formant avec elle à l'époque le couple modèle de la radio et de la télévision québécoise. Le couple avait aussi animé le quiz télévisé Adam ou Ève. Lajeunesse avait reçu recevra un prix d'interprétation pour son rôle dans le téléroman Grand-papa et pour deux prestations remarquées sur scène, Le Diable à quatre et Un simple soldat.

Ce jour en 1994 - Assermentation du premier ministre Jacques Parizeau et présentation de son Conseil des ministres à la suite de l'élection du 12 septembre qui a donné la victoire au Parti québécois. Quatorze députés sont nommés à des nouveaux postes de délégués régionaux. Il ne perdra pas de temps à lancer la mise en oeuvre d'un second référendum sur l'indépendance du Québec. Son ministre de la Santé Jean Rochond, technocrate en santé publique formé à Harvard, va implanter une réforme qui, sous prétexte de rationaliser l'usage des ressources, va implanter un programme massif de mise à la retraite anticipée de dizaines de milliers d'infirmières dont le système ne se relèvera jamais.

Ce jour en 1997 - Première édition des Journées de la culture au Québec, nées d'une initiative du milieu culturel mise de l'avant l'an dernier au Sommet sur l'économie et l'emploi. Durant trois jours, les Québécois pourront participer gratuitement à près de 700 événements culturels à travers la province.

Ce jour en 2001 - Décès à l'âge de 84 ans de Paul-Aimé Martin, clerc de Sainte-Croix et fondateur en 1937 des Éditions Fides qu’il a dirigées jusqu’en 1978. La maison d’édition a publié quelque 2,000 titres de près de 1,000 auteurs différents. Deux de ses réalisations les plus mémorables sont la revue Mes Fiches et le magazine de bandes dessinées Héraut.

Ce jour en 2006 - Record Guinness pour Broue. Michel Côté, Marcel Gauthier et Marc Messier détiennent le record Guinness de longévité d'une pièce de théâtre jouée par la même distribution. D'autres pièces ont été jouées plus souvent que Broue, mais pas 2,726 fois en 27 ans par les mêmes comédiens. Ces derniers ont annoncé la présentation du spectacle pour leur première tournée d'adieu en 2008.

Ce jour en 2007 - Première du film J'ai serré la main du diable à Montréal avec Roy Dupuis dans le rôle principal, le personnage du général Roméo Dallaire. Le film réalisé par Roger Spottiswoode est adapté du livre primé du général racontant son mandat pour l'ONU au Rwanda lorsqu'il s'est retrouvé plongé au coeur d’un génocide lors d'une guerre civile dans ce pays.

Avec l’identité québécoise, on s’est mis à croire qu’on ne pouvait avoir de légitimité comme peuple, à moins de fédérer toutes les autres ethnies du Québec autour des Canadiens-Français historiques.

Pourquoi, amis souverainistes, ne prenez-vous pas le temps de lire ou de relire la Charte des Nations Unies et ses déclarations sur le droit des peuples minoritaires ? Les Abénakis, les Malécites, toute différence prise en compte, et ce n’est pas mon intention de la nier, ont bien obtenu des droits robustes malgré leur petit nombre. Répondez-moi, les Canadiens-Français ne sont-ils pas admissibles à des droits parallèles ?
En fait, on a retranché du champ de l’analyse politique le passage ontologique qui a frappé les Canadiens-Français. La partie la plus visible et commune à tous les Canadiens-Français à partir de 1969, Québec compris, se mesure par le repli global.

Il faut trouver les moyens de cultiver la résilience collective des Canadiens-Français EN TANT QUE Canadiens-Français. Notre histoire bien comprise nous les donne, de nombreux exemples de gens qui ont combattu « pour la suite du monde » avec les armes à leur disposition à leur époque.

Dès les années 1970 l’économiste américain Lyndon H. LaRouche formulait la base scientifique d’une théorie économique dénonçant le capitalisme financier sauvage axé sur la maximisation de la rente au détriment des acteurs de la production de biens définissant l’économie réelle. Sa proposition de Banque de Développement Internationale aurait bien pu inspirer les BRICs.

Les référendums de 1980 et de 1995 sont fondés sur le même paradigme, la question, l’atmosphère, les résultats et les blocages qui en découlent sont en gros les mêmes, même si une analyse des résultats montre certaines différences. Si on met entre parenthèses les peuples autochtones, la stratégie référendaire a

Ravages du suprémacisme anglo-saxon « aryen » au Canada après le pacte confédératif de 1867. Cette idéologie associée à l' »Union Jack » (drapeau britannique) abandonné à regret par les « Old Stock Canadians » à la veille du centenaire demeurait le principal obstacle au renouvellement de la constitution du Canada proposé par Daniel Johnson en 1968. Un autre obstacle, qui nous appartient, fut le manque d’une élite politique capable de marcher dans les pas de Johnson.

Essai original de Marc Dunlay, membre de la FCF, sur l’hymne national des Canadiens-Français. Ce texte propose une réflexion multidimensionnelle sur l’œuvre écrite par Basile Routhier en 1880.

Pourquoi, amis souverainistes, ne prenez-vous pas le temps de lire ou de relire la Charte des Nations Unies et ses déclarations sur le droit des peuples minoritaires ? Les Abénakis, les Malécites, toute différence prise en compte, et ce n’est pas mon intention de la nier, ont bien obtenu des droits robustes malgré leur petit nombre. Répondez-moi, les Canadiens-Français ne sont-ils pas admissibles à des droits parallèles ?
En fait, on a retranché du champ de l’analyse politique le passage ontologique qui a frappé les Canadiens-Français. La partie la plus visible et commune à tous les Canadiens-Français à partir de 1969, Québec compris, se mesure par le repli global.

Il faut trouver les moyens de cultiver la résilience collective des Canadiens-Français EN TANT QUE Canadiens-Français. Notre histoire bien comprise nous les donne, de nombreux exemples de gens qui ont combattu « pour la suite du monde » avec les armes à leur disposition à leur époque.

Dès les années 1970 l’économiste américain Lyndon H. LaRouche formulait la base scientifique d’une théorie économique dénonçant le capitalisme financier sauvage axé sur la maximisation de la rente au détriment des acteurs de la production de biens définissant l’économie réelle. Sa proposition de Banque de Développement Internationale aurait bien pu inspirer les BRICs.

Les référendums de 1980 et de 1995 sont fondés sur le même paradigme, la question, l’atmosphère, les résultats et les blocages qui en découlent sont en gros les mêmes, même si une analyse des résultats montre certaines différences. Si on met entre parenthèses les peuples autochtones, la stratégie référendaire a

Ravages du suprémacisme anglo-saxon « aryen » au Canada après le pacte confédératif de 1867. Cette idéologie associée à l' »Union Jack » (drapeau britannique) abandonné à regret par les « Old Stock Canadians » à la veille du centenaire demeurait le principal obstacle au renouvellement de la constitution du Canada proposé par Daniel Johnson en 1968. Un autre obstacle, qui nous appartient, fut le manque d’une élite politique capable de marcher dans les pas de Johnson.

Essai original de Marc Dunlay, membre de la FCF, sur l’hymne national des Canadiens-Français. Ce texte propose une réflexion multidimensionnelle sur l’œuvre écrite par Basile Routhier en 1880.

Nous sommes en train de nous faire *ourrer par les Québécois encartés : l’immobilisme de la CAQ et le référendisme du Parti québécois, tous deux terrorisés par la « communauté aux droits consacrés »

Aujourd’hui, nous affirmons que la promotion d’une identité québécoise, explicitement amputée de notre personnalité canadienne-française historique, nous cause un préjudice au sein d’une population composée de groupes qui jouissent de droits spécifiques en raison de leurs attributions identitaires.

La FCF a déposé un mémoire sur le projet de loi 1 – Loi constitutionnelle de 2025 sur le Québec – présenté par le ministre Simon Jolin-Barette. Vous pouvez lire ce mémoire ici.

Revitaliser notre être collectif Écrire l’histoire en prenant pour fil la continuité historique des Canadiens-Français est une pratique qui s’est perdue. Avec la Révolution tranquille, une brisure s’est produite. Bien sûr, l’histoire écrite avant 1970 sera toujours accessible. Mais au goût d’aujourd’hui, elle ne serait plus que le témoignage d’un

Comment se fait-il que dans le même temps où l’on se battait le mieux pour un avenir enraciné, d’autres aient insisté pour que l’on renonce à l’identité canadienne-française ? C’est une étrange contradiction et, en regard de l’évolution du statut national, elle reste assez opaque encore aujourd’hui. On a bien dit que seule l’identité québécoise avait de l’avenir. Du coup, fallait-il effacer un passé canadien-français révolu ?

Alexandre Cormier-Denis a déposé en septembre un mémoire au Comité consultatif sur les enjeux constitutionnels du Québec au sein de la Fédération canadienne dont notre contributeur Gilles Verrier a trouvé opportun de livrer ici un synopsis critique. Ce mémoire intitulé Manifeste pour une reconnaissance du Québec comme État-nation du peuple canadiens-français est accessible, comme tous les autres mémoires déposés, sur le site web du Comité.

À la veille du 323e anniversaire, le 4 août prochain, de la signature de ce traité historique, la Fédération des Canadiens-Français estime que cet événement n’est pas commémoré à la hauteur et avec la clarté qu’il mérite. Laissé dans un ombre relatif, sous-évalué ou mal compris, nous avons demandé à trois auteurs de nous éclairer.

Communiqué de la FCF publié le 22 juin 2024 pour les 250 ans de l’Acte de Québec. Distribué à la Journée d’étude sur le même sujet, chapeautée par Droits collectifs Québec.

Le 5 février 1968, il y a 55 ans, Daniel Johnson prenait la parole devant tous les représentants du Canada anglais réunis. Il prononçait sans doute le discours le plus important de sa carrière d’homme d’État, un discours remarquable et percutant. Il plaidait un projet de réforme des institutions qui ne sera jamais repris avec la même hauteur par les premiers ministres du Québec qui suivront. Johnson incarnait alors une doctrine politique élaborée par les Canadiens-Français au cours des décennies précédentes, elle avait atteint le stade de sa maturité. Il parlait à l’occasion d’une conférence constitutionnelle qu’il avait lui-même réclamée.

Aujourd’hui, nous affirmons que la promotion d’une identité québécoise, explicitement amputée de notre personnalité canadienne-française historique, nous cause un préjudice au sein d’une population composée de groupes qui jouissent de droits spécifiques en raison de leurs attributions identitaires.

La FCF a déposé un mémoire sur le projet de loi 1 – Loi constitutionnelle de 2025 sur le Québec – présenté par le ministre Simon Jolin-Barette. Vous pouvez lire ce mémoire ici.

Revitaliser notre être collectif Écrire l’histoire en prenant pour fil la continuité historique des Canadiens-Français est une pratique qui s’est perdue. Avec la Révolution tranquille, une brisure s’est produite. Bien sûr, l’histoire écrite avant 1970 sera toujours accessible. Mais au goût d’aujourd’hui, elle ne serait plus que le témoignage d’un

Comment se fait-il que dans le même temps où l’on se battait le mieux pour un avenir enraciné, d’autres aient insisté pour que l’on renonce à l’identité canadienne-française ? C’est une étrange contradiction et, en regard de l’évolution du statut national, elle reste assez opaque encore aujourd’hui. On a bien dit que seule l’identité québécoise avait de l’avenir. Du coup, fallait-il effacer un passé canadien-français révolu ?

Alexandre Cormier-Denis a déposé en septembre un mémoire au Comité consultatif sur les enjeux constitutionnels du Québec au sein de la Fédération canadienne dont notre contributeur Gilles Verrier a trouvé opportun de livrer ici un synopsis critique. Ce mémoire intitulé Manifeste pour une reconnaissance du Québec comme État-nation du peuple canadiens-français est accessible, comme tous les autres mémoires déposés, sur le site web du Comité.

À la veille du 323e anniversaire, le 4 août prochain, de la signature de ce traité historique, la Fédération des Canadiens-Français estime que cet événement n’est pas commémoré à la hauteur et avec la clarté qu’il mérite. Laissé dans un ombre relatif, sous-évalué ou mal compris, nous avons demandé à trois auteurs de nous éclairer.

Communiqué de la FCF publié le 22 juin 2024 pour les 250 ans de l’Acte de Québec. Distribué à la Journée d’étude sur le même sujet, chapeautée par Droits collectifs Québec.

Le 5 février 1968, il y a 55 ans, Daniel Johnson prenait la parole devant tous les représentants du Canada anglais réunis. Il prononçait sans doute le discours le plus important de sa carrière d’homme d’État, un discours remarquable et percutant. Il plaidait un projet de réforme des institutions qui ne sera jamais repris avec la même hauteur par les premiers ministres du Québec qui suivront. Johnson incarnait alors une doctrine politique élaborée par les Canadiens-Français au cours des décennies précédentes, elle avait atteint le stade de sa maturité. Il parlait à l’occasion d’une conférence constitutionnelle qu’il avait lui-même réclamée.
Si vous êtes canadien-français hors-Québec, faites-nous signe à info@canadiens-francais.com. Nous aimerions vous connaître !
Car le discours indépendantiste avait à ce point insisté, dans la foulée de la Révolution tranquille, sur l’État et ses vertus qu’on en est presque venu à voir dans l’indépendance le triomphe de l’Etat plutôt que la consécration de la nation. C’est pourtant la nation qui aspire à l’indépendance et qui peut se réclamer légitimement du droit à l’autodétermination, non pas l’État-nation.
L’histoire n’est jamais finie. Tout est toujours à refaire et les remparts à relever. Les victoires comme les défaites n’ont qu’un temps. Ce qui persiste et permet de renaître est plus solide que toutes les murailles. C’est quelque chose d’immatériel et de fort, présent dans le coeur de chaque homme et de chaque femme d’une même communauté quand celle-ci a conscience de ce qu’elle a d’unique et d’essentiel. Les Japonais, les Juifs, les Hindous et d’autres peuples possèdent ce trésor qui leur a permis d’affronter les périls de l’histoire sans disparaître.
Nul n’ignore ici que le Canada français est actuellement profondément mécontent de sa place dans la confédération. Il y a à cela des raisons complexes d’inégales importances. J’ai dit et je répète aujourd’hui que la plupart de ces raisons sont parfaitement fondées.
Pour être Québécois, il suffit d’habiter le Québec ! Sans l’indépendance, les Canadiens-Français devront continuer de défendre âprement leur existence. Avec une indépendance trudeauiste, ils devront s’affirmer face à une diversité qui monte et braver la résistance des châteaux-forts anglo-saxons. Les deux perspectives commandent le retour politique des Canadiens-Français. Si vous avez compris qu’une identité de « Québécois francophones », provinciale et linguistique, a coupé le souffle de notre épopée, qu’elle supprime notre légitimité et nos droits historiques, vous avez compris l’essentiel.
Je souhaite montrer, dans l’essai qui va suivre, qu’entre les pensées trudeauiste et « néosouverainiste », les similitudes sont frappantes.
Et c’est au moment où nous nous préparons à résister aux armées d’invasion d’un puissant voisin qu’on nous enlève les libertés dont nous jouissons après les avoir gagnées par un siècle de luttes! Mais il me semble qu’on devrait plutôt nous donner de nouvelles garanties de sécurité pour nous engager à combattre des adversaires aguerris, dix fois plus nombreux, et dont l’organisation politique est moins hostile.
Comme notre constitution n’a rien prévu de tel parce qu’elle était une concession du conquérant aux Canadiens-Français, de la mère patrie aux coloniaux dans le cas des Canadiens anglais, nos États généraux sont indubitablement l’effort le plus systématique, le plus compréhensif, le
plus réussi qui ait jamais été tenté pour constituer une véritable Assemblée nationale du peuple canadien-français en vue d’établir sa constitution.
Lors de la campagne d’Italie à l’automne 1943, le 22e Régiment reçoit l’ordre de prendre la ferme Casa Berardi sur le flanc ouest du ravin d’Ortona. Le 14 décembre 1943, les compagnies C et D soutenues par les chars Sherman de l’Ontario Regiment passent à l’attaque.. Le capitaine Paul Triquet à la tête de la compagnie C avance sous un feu nourri avec ses 50 hommes soutenus par six chars Sherman de l’Ontario Regiment. À 1,500 mètres de la ferme, il a déjà perdu deux chars et vingt hommes. À 14 heures, Triquet et les 14 hommes restants sont à 200 mètres de la ferme. Grâce aux fumigènes lancés par les Shermans, la pognée d’homme atteint les murs de la ferme et en déloge les derniers Allemands à 15h30. Ils résisteront toute la nuit aux contre-attaques allemandes répétées jusqu’à l’arrivée des renforts le lendemain. Pour son leadership lors de cette attaque, Paul Triquet a été décoré de la Victoria Cross des mains du roi Georges VI le 27 mars 1944.
Le choix des membres
Pour informations supplémentaires, voir https://www.casavant.ca/histoire/
| Devant l’absence d’une loi encadrant les caisses populaires, Alphonse Desjardins reste prudent et fonde seulement trois autres caisses à proximité de son lieu de résidence et de travail, c’est-à-dire Lévis et Ottawa. |
| Cette caisse, comme près d’une cinquantaine d’autres fondées à l’époque d’Alphonse Desjardins, a fermé ses portes avant sa mort en 1920. |
| Il s’agit de la première caisse fondée après l’adoption d’une loi encadrant les caisses par l’Assemblée législative du Québec. Il s’agit également de la première caisse en milieu rural. |
| Au total, Alphonse Desjardins participe à la fondation de 136 caisses populaires au Québec, 18 en Ontario et 9 aux États-Unis. |
Nos remerciements à Pierre-Olivier Maheux, historien à la Société Desjardins.
Réf. : Aperçu historique sur les petits séminaires de la P. de Q., Bounadère, René, ptre, 1945
Il découvre et connaît ses racines :
Il chérit et cultive sa langue :
Il pratique le nationalisme économique :