
Les Canadiens-Français à l’assaut du temps
Avec l’identité québécoise, on s’est mis à croire qu’on ne pouvait avoir de légitimité comme peuple, à moins de fédérer toutes les autres ethnies du Québec autour des Canadiens-Français historiques.

Avec l’identité québécoise, on s’est mis à croire qu’on ne pouvait avoir de légitimité comme peuple, à moins de fédérer toutes les autres ethnies du Québec autour des Canadiens-Français historiques.

Ce jour en 81 - Décès victime de la peste de l'empereur romain Titus, qui règne depuis 79. Avant son avènement, Titus présentait une intempérance, une rapacité et une cruauté qui laissaient mal augurer du futur empereur. La mort de son père a dû profondément le marquer car du jour au lendemain ses défauts vont s’effacer devant des vertus mises en relief par une série de catastrophes qui vont survenir durant son court règne. L'aide qu'il fit apporter aux sinistrés de l'éruption du Vésuve le 24 août 79 fut exemplaire et c'est en se portant personnellement à l'aide des victimes de la peste à Rome qu'il fut lui-même contaminé.

Ce jour en 1657 - Louis d'Ailleboust de Coulonge une seconde fois nommé gouverneur de la Nouvelle-France. Ayant déjà été gouverneur de de 1648 à 1651, il n'exercera son mandat que jusqu'en juillet 1658. Né d'une famille noble et ingénieur militaire, il se joignit avec son épouse à la Société Notre-Dame de Montréal, jouant un rôle de premier plan dès son arrivée à Ville-Marie en 1643. Après avoir été nommé gouverneur en 1648, il avait en vain essayé d'empêcher les Iroquois d'annihiler la plupart des Hurons, alliés des français. Il s'éteindra à Montréal le 31 mai 1660.

Ce jour en 1758 - Bataille de Fort Duquesne. Parti de Pennsylvannie avec une force de 6,000 hommes, le genéral John Forbes avait procédé à une avance lente et méthodique. Avant hier, à l'approche du fort Duquesne, il avait déployé le major James Grant en avant avec 800 hommes. Arrivé à 3 km du fort, Grant a envoyé 50 hommes en reconnaissance, qui n'ont pas détecté les centaines de Français dans la forêt environnante. Grant décide de faire avancer son 77e bataillon au son des tambours pour attirer la garnison hors du fort, le reste de sa troupe en embuscade. Le capitaine Aubry opère une sortie, enfonce le 77e et renverse la situation avec ses hommes cachés dans la forêt. Grant perd 342 hommes et est lui-même fait prisonnier. Du côté français, les pertes sont de seulement 8 tués et 8 blessés.

Ce jour en 1759 - Bataille des plaines d'Abraham, à Québec. Wolfe a rassemblé au matin 5,140 de ses hommes sur les plaines d'Abraham et Montcalm s'est précipité, craignant que les Britanniques ne renforcent leurs positions. Wolfe mortellement atteint, les Britanniques ont fait feu à bout portant, refoulant les Français dans le désordre. Le contingent des Fraser's Highlanders, chargeant à l'épée et à la baïonnette a été spécialement impitoyable. Montcalm a ordonné la retraite vers la ville, retraite pendant laquelle il a lui aussi été mortellement atteint. Il va mourir demain.

Ce jour en 1832 - Décès à Détroit de l'abbé Gabriel Richard, premier délégué du Territoire du Michigan à la Chambre des représentants des États-Unis en 1823. Né en France en 1767, il avait été ordonné prêtre en 1790, puis était arrivé en 1792 à Baltimore, d'où on l'avait envoyé à Kaskakia, important poste de traite au pays des Illinois sur le Mississippi. Ensuite affecté à la paroisse Sainte-Anne de Détroit, il y ouvrit une école en 1805 et en 1809 la première imprimerie de la ville, publiant le périodique Essais du Michigan. Fortement anti-britannique, les Anglais l'emprisonnèrent à leur prise de Détroit durant la guerre de 1812. Cofondateur de l'Université du Michigan, il en fut le vice-président de 1871 à 1821.

Ce jour en 1940 - Le paquebot SS City of Benares quitte Liverpool pour se joindre au convoi OB213 vers le Canada. Il transporte 210 membres d'équipage, 199 passagers dont 90 enfants et neuf accompagnateurs. Il sera torpillé par le sous-marin allemand U48 quatre jours plus tard à 600 milles des côtes, quelques heures après que l'escorte de la Royal Navy se soit retirée. Seuls 57 passagers et 113 membres d'équipage survivront. Cette tragédie mettra un terme au projet d'évacuation d'enfants britanniques vers le Canada.

Ce jour en 1943 - À la mort du président chinois Lin Sen, Tchang Kaï-chek assure l'intérim. Il sera l'un des « quatre grands » des Alliés lors des conférences internationales et signera le 26 juillet 1945 la déclaration de Potsdam, par laquelle les Alliés demanderont la reddition inconditionnelle du Japon. Il sera élu président de la République chinoise par son parlement en avril 1948, mais sera bientôt renversé par les communistes soutenus par ses anciens alliés et se retranchera à Formose. Les États-Unis vont officieusement soutenir son régime en exil. (Conférence du Caire, le 25 novembre 1943)

Ce jour en 1956 - Invention du premier disque dur pour stockage de données informatiques réalisé par un laboratoire de la firme IBM ; composé de 50 disques rotatifs d'un diamètre de 24 pouces et pesant plus d'une tonne, l'appareil peut être loué pour $50,000 par année et sa capacité totale est de 5 Mgo.

Ce jour en 1962 - Le maire Jean Drapeau préside à l'inauguration de la Place Ville-Marie à Montréal. L'édifice de 45 étages, reconnu pour son gyrophare qui éclaire la ville à la nuit tombée, a été construit au coût de $80 millions et s'élève à 188 mètres au-dessus du niveau de la rue. Le complexe immobilier commercial a été construit entre 1958 et 1962 par le promoteur new-yorkais William Zeckendorf au-dessus de la tranchée des voies ferrées menant à la Gare Centrale du Canadien National.

Ce jour en 1967 - Expo'67 inaugurée le 28 avril accueille son 40 millionième visiteur sur ses îles du fleuve Saint-Laurent face à Montréal. 25 millions de tonnes de terre et de roc issues des travaux d'infrastructure occasionnés par la tenue de l'exposition, dont 20% du creusage du métro, ont augmenté à 600 hectares la superficie disponible en incluant l'île Sainte-Hélène elle même augmentée. Grâce à Expo'67, Les revenus annuels du tourisme au Canada auront augmenté de $400 millions cette année, effaçant le déficit opérationnel de $210 millions. L'Expo fermera ses portes le 27 octobre.

Ce jour en 1976 - Décès à Trois-Rivières à l'âge de 81 ans de Mgr Albert Tessier, prêtre, réalisateur et éducateur né à Sainte-Anne-de-la-Pérade en 1895. Considéré comme l’un des pionniers du cinéma québécois, il a réalisé plus de 70 documentaires en courts métrages sur différents sujets, défendant sa vie durant toutes les causes touchant le peuple canadien-français. Il a reçu le Prix de la langue française de l'Académie française et la Médaille de la ville de Paris en 1959 pour l'ensemble de son œuvre.

Ce jour en 1981 - Le club de hockey soviétique défait Équipe Canada 8-1 et gagne sa première Coupe Canada. Ses joueurs tenteront, sans succès, de sortir clandestinement la coupe hors du pays.

Aujourd'hui en 2003 - Mariage de Micheline Anne Hélène Montreuil et de Michèle Morgan. Micheline (Pierre) Montreuil, l'avocat de Québec qui a choisi de vivre en femme, officialise son union avec sa compagne des quatre dernières années au Pavillon des arts de la Grande Allée à Québec. Nous en étions rendus là il y a maintenant plus de vingt ans et les choses ne se sont pas améliorées…

Ce jour en 2006 - Fusillade au Collège Dawson de Montréal. À 12h42, Kimveer Gill, coupe mohawk, trenchcoat noir et bottes rangers, ouvre le feu avec une carabine Beretta CX4 aux portes de l'entrée située sur le boulevard de Maisonneuve. Après avoir tiré environ cinq fois, il entre dans l'établissement et ouvre le feu sur les étudiants dans la cafétéria. Il a le temps de tuer une personne et d'en blesser plusieurs autres avant de mettre lui-même fin à ses jours. L'examen des caméras de sécurité montrera qu'il avait visité l'endroit le 10 août précédent.

Ce jour en 2009 - Le Marathon de Montréal a repris sa place au sein des grands marathons. Quelque 19,000 coureurs, dont 15,000 en provenance de 30 pays, participaient ce dimanche à ses diverses compétitions. Le Marathon a suscité un engouement sans précédent cette année, obligeant la direction à clore les inscriptions avant l'événement. La course a été remportée par le Kenyan Francis Kipketer Chesumei, qui a fait son entrée dans le stade olympique devant une foule enthousiaste après deux heures 16 minutes 10 secondes.

Ce jour en 2009 - Décès du soldat Patrick Lormand, 21 ans, tué par l'explosion d'une bombe artisanale sur une route de l'Afghanistan, second soldat canadien tombé en une semaine. Le membre du Royal 22e Régiment voyageait à bord d'un véhicule blindé dans le district de Dand, à environ 10 kilomètres au sud-ouest de Kandahar, lorsque la détonation fatale s'est produite. Il servait dans un groupe tactique chargé de sécuriser la région pour la population locale. Il en était à sa première mission outre-mer.

Avec l’identité québécoise, on s’est mis à croire qu’on ne pouvait avoir de légitimité comme peuple, à moins de fédérer toutes les autres ethnies du Québec autour des Canadiens-Français historiques.

Pourquoi, amis souverainistes, ne prenez-vous pas le temps de lire ou de relire la Charte des Nations Unies et ses déclarations sur le droit des peuples minoritaires ? Les Abénakis, les Malécites, toute différence prise en compte, et ce n’est pas mon intention de la nier, ont bien obtenu des droits robustes malgré leur petit nombre. Répondez-moi, les Canadiens-Français ne sont-ils pas admissibles à des droits parallèles ?
En fait, on a retranché du champ de l’analyse politique le passage ontologique qui a frappé les Canadiens-Français. La partie la plus visible et commune à tous les Canadiens-Français à partir de 1969, Québec compris, se mesure par le repli global.

Il faut trouver les moyens de cultiver la résilience collective des Canadiens-Français EN TANT QUE Canadiens-Français. Notre histoire bien comprise nous les donne, de nombreux exemples de gens qui ont combattu « pour la suite du monde » avec les armes à leur disposition à leur époque.

Dès les années 1970 l’économiste américain Lyndon H. LaRouche formulait la base scientifique d’une théorie économique dénonçant le capitalisme financier sauvage axé sur la maximisation de la rente au détriment des acteurs de la production de biens définissant l’économie réelle. Sa proposition de Banque de Développement Internationale aurait bien pu inspirer les BRICs.

Les référendums de 1980 et de 1995 sont fondés sur le même paradigme, la question, l’atmosphère, les résultats et les blocages qui en découlent sont en gros les mêmes, même si une analyse des résultats montre certaines différences. Si on met entre parenthèses les peuples autochtones, la stratégie référendaire a

Ravages du suprémacisme anglo-saxon « aryen » au Canada après le pacte confédératif de 1867. Cette idéologie associée à l' »Union Jack » (drapeau britannique) abandonné à regret par les « Old Stock Canadians » à la veille du centenaire demeurait le principal obstacle au renouvellement de la constitution du Canada proposé par Daniel Johnson en 1968. Un autre obstacle, qui nous appartient, fut le manque d’une élite politique capable de marcher dans les pas de Johnson.

Essai original de Marc Dunlay, membre de la FCF, sur l’hymne national des Canadiens-Français. Ce texte propose une réflexion multidimensionnelle sur l’œuvre écrite par Basile Routhier en 1880.

Pourquoi, amis souverainistes, ne prenez-vous pas le temps de lire ou de relire la Charte des Nations Unies et ses déclarations sur le droit des peuples minoritaires ? Les Abénakis, les Malécites, toute différence prise en compte, et ce n’est pas mon intention de la nier, ont bien obtenu des droits robustes malgré leur petit nombre. Répondez-moi, les Canadiens-Français ne sont-ils pas admissibles à des droits parallèles ?
En fait, on a retranché du champ de l’analyse politique le passage ontologique qui a frappé les Canadiens-Français. La partie la plus visible et commune à tous les Canadiens-Français à partir de 1969, Québec compris, se mesure par le repli global.

Il faut trouver les moyens de cultiver la résilience collective des Canadiens-Français EN TANT QUE Canadiens-Français. Notre histoire bien comprise nous les donne, de nombreux exemples de gens qui ont combattu « pour la suite du monde » avec les armes à leur disposition à leur époque.

Dès les années 1970 l’économiste américain Lyndon H. LaRouche formulait la base scientifique d’une théorie économique dénonçant le capitalisme financier sauvage axé sur la maximisation de la rente au détriment des acteurs de la production de biens définissant l’économie réelle. Sa proposition de Banque de Développement Internationale aurait bien pu inspirer les BRICs.

Les référendums de 1980 et de 1995 sont fondés sur le même paradigme, la question, l’atmosphère, les résultats et les blocages qui en découlent sont en gros les mêmes, même si une analyse des résultats montre certaines différences. Si on met entre parenthèses les peuples autochtones, la stratégie référendaire a

Ravages du suprémacisme anglo-saxon « aryen » au Canada après le pacte confédératif de 1867. Cette idéologie associée à l' »Union Jack » (drapeau britannique) abandonné à regret par les « Old Stock Canadians » à la veille du centenaire demeurait le principal obstacle au renouvellement de la constitution du Canada proposé par Daniel Johnson en 1968. Un autre obstacle, qui nous appartient, fut le manque d’une élite politique capable de marcher dans les pas de Johnson.

Essai original de Marc Dunlay, membre de la FCF, sur l’hymne national des Canadiens-Français. Ce texte propose une réflexion multidimensionnelle sur l’œuvre écrite par Basile Routhier en 1880.

Nous sommes en train de nous faire *ourrer par les Québécois encartés : l’immobilisme de la CAQ et le référendisme du Parti québécois, tous deux terrorisés par la « communauté aux droits consacrés »

Aujourd’hui, nous affirmons que la promotion d’une identité québécoise, explicitement amputée de notre personnalité canadienne-française historique, nous cause un préjudice au sein d’une population composée de groupes qui jouissent de droits spécifiques en raison de leurs attributions identitaires.

La FCF a déposé un mémoire sur le projet de loi 1 – Loi constitutionnelle de 2025 sur le Québec – présenté par le ministre Simon Jolin-Barette. Vous pouvez lire ce mémoire ici.

Revitaliser notre être collectif Écrire l’histoire en prenant pour fil la continuité historique des Canadiens-Français est une pratique qui s’est perdue. Avec la Révolution tranquille, une brisure s’est produite. Bien sûr, l’histoire écrite avant 1970 sera toujours accessible. Mais au goût d’aujourd’hui, elle ne serait plus que le témoignage d’un

Comment se fait-il que dans le même temps où l’on se battait le mieux pour un avenir enraciné, d’autres aient insisté pour que l’on renonce à l’identité canadienne-française ? C’est une étrange contradiction et, en regard de l’évolution du statut national, elle reste assez opaque encore aujourd’hui. On a bien dit que seule l’identité québécoise avait de l’avenir. Du coup, fallait-il effacer un passé canadien-français révolu ?

Alexandre Cormier-Denis a déposé en septembre un mémoire au Comité consultatif sur les enjeux constitutionnels du Québec au sein de la Fédération canadienne dont notre contributeur Gilles Verrier a trouvé opportun de livrer ici un synopsis critique. Ce mémoire intitulé Manifeste pour une reconnaissance du Québec comme État-nation du peuple canadiens-français est accessible, comme tous les autres mémoires déposés, sur le site web du Comité.

À la veille du 323e anniversaire, le 4 août prochain, de la signature de ce traité historique, la Fédération des Canadiens-Français estime que cet événement n’est pas commémoré à la hauteur et avec la clarté qu’il mérite. Laissé dans un ombre relatif, sous-évalué ou mal compris, nous avons demandé à trois auteurs de nous éclairer.

Communiqué de la FCF publié le 22 juin 2024 pour les 250 ans de l’Acte de Québec. Distribué à la Journée d’étude sur le même sujet, chapeautée par Droits collectifs Québec.

Le 5 février 1968, il y a 55 ans, Daniel Johnson prenait la parole devant tous les représentants du Canada anglais réunis. Il prononçait sans doute le discours le plus important de sa carrière d’homme d’État, un discours remarquable et percutant. Il plaidait un projet de réforme des institutions qui ne sera jamais repris avec la même hauteur par les premiers ministres du Québec qui suivront. Johnson incarnait alors une doctrine politique élaborée par les Canadiens-Français au cours des décennies précédentes, elle avait atteint le stade de sa maturité. Il parlait à l’occasion d’une conférence constitutionnelle qu’il avait lui-même réclamée.

Aujourd’hui, nous affirmons que la promotion d’une identité québécoise, explicitement amputée de notre personnalité canadienne-française historique, nous cause un préjudice au sein d’une population composée de groupes qui jouissent de droits spécifiques en raison de leurs attributions identitaires.

La FCF a déposé un mémoire sur le projet de loi 1 – Loi constitutionnelle de 2025 sur le Québec – présenté par le ministre Simon Jolin-Barette. Vous pouvez lire ce mémoire ici.

Revitaliser notre être collectif Écrire l’histoire en prenant pour fil la continuité historique des Canadiens-Français est une pratique qui s’est perdue. Avec la Révolution tranquille, une brisure s’est produite. Bien sûr, l’histoire écrite avant 1970 sera toujours accessible. Mais au goût d’aujourd’hui, elle ne serait plus que le témoignage d’un

Comment se fait-il que dans le même temps où l’on se battait le mieux pour un avenir enraciné, d’autres aient insisté pour que l’on renonce à l’identité canadienne-française ? C’est une étrange contradiction et, en regard de l’évolution du statut national, elle reste assez opaque encore aujourd’hui. On a bien dit que seule l’identité québécoise avait de l’avenir. Du coup, fallait-il effacer un passé canadien-français révolu ?

Alexandre Cormier-Denis a déposé en septembre un mémoire au Comité consultatif sur les enjeux constitutionnels du Québec au sein de la Fédération canadienne dont notre contributeur Gilles Verrier a trouvé opportun de livrer ici un synopsis critique. Ce mémoire intitulé Manifeste pour une reconnaissance du Québec comme État-nation du peuple canadiens-français est accessible, comme tous les autres mémoires déposés, sur le site web du Comité.

À la veille du 323e anniversaire, le 4 août prochain, de la signature de ce traité historique, la Fédération des Canadiens-Français estime que cet événement n’est pas commémoré à la hauteur et avec la clarté qu’il mérite. Laissé dans un ombre relatif, sous-évalué ou mal compris, nous avons demandé à trois auteurs de nous éclairer.

Communiqué de la FCF publié le 22 juin 2024 pour les 250 ans de l’Acte de Québec. Distribué à la Journée d’étude sur le même sujet, chapeautée par Droits collectifs Québec.

Le 5 février 1968, il y a 55 ans, Daniel Johnson prenait la parole devant tous les représentants du Canada anglais réunis. Il prononçait sans doute le discours le plus important de sa carrière d’homme d’État, un discours remarquable et percutant. Il plaidait un projet de réforme des institutions qui ne sera jamais repris avec la même hauteur par les premiers ministres du Québec qui suivront. Johnson incarnait alors une doctrine politique élaborée par les Canadiens-Français au cours des décennies précédentes, elle avait atteint le stade de sa maturité. Il parlait à l’occasion d’une conférence constitutionnelle qu’il avait lui-même réclamée.
Si vous êtes canadien-français hors-Québec, faites-nous signe à info@canadiens-francais.com. Nous aimerions vous connaître !
Car le discours indépendantiste avait à ce point insisté, dans la foulée de la Révolution tranquille, sur l’État et ses vertus qu’on en est presque venu à voir dans l’indépendance le triomphe de l’Etat plutôt que la consécration de la nation. C’est pourtant la nation qui aspire à l’indépendance et qui peut se réclamer légitimement du droit à l’autodétermination, non pas l’État-nation.
L’histoire n’est jamais finie. Tout est toujours à refaire et les remparts à relever. Les victoires comme les défaites n’ont qu’un temps. Ce qui persiste et permet de renaître est plus solide que toutes les murailles. C’est quelque chose d’immatériel et de fort, présent dans le coeur de chaque homme et de chaque femme d’une même communauté quand celle-ci a conscience de ce qu’elle a d’unique et d’essentiel. Les Japonais, les Juifs, les Hindous et d’autres peuples possèdent ce trésor qui leur a permis d’affronter les périls de l’histoire sans disparaître.
Nul n’ignore ici que le Canada français est actuellement profondément mécontent de sa place dans la confédération. Il y a à cela des raisons complexes d’inégales importances. J’ai dit et je répète aujourd’hui que la plupart de ces raisons sont parfaitement fondées.
Pour être Québécois, il suffit d’habiter le Québec ! Sans l’indépendance, les Canadiens-Français devront continuer de défendre âprement leur existence. Avec une indépendance trudeauiste, ils devront s’affirmer face à une diversité qui monte et braver la résistance des châteaux-forts anglo-saxons. Les deux perspectives commandent le retour politique des Canadiens-Français. Si vous avez compris qu’une identité de « Québécois francophones », provinciale et linguistique, a coupé le souffle de notre épopée, qu’elle supprime notre légitimité et nos droits historiques, vous avez compris l’essentiel.
Je souhaite montrer, dans l’essai qui va suivre, qu’entre les pensées trudeauiste et « néosouverainiste », les similitudes sont frappantes.
Et c’est au moment où nous nous préparons à résister aux armées d’invasion d’un puissant voisin qu’on nous enlève les libertés dont nous jouissons après les avoir gagnées par un siècle de luttes! Mais il me semble qu’on devrait plutôt nous donner de nouvelles garanties de sécurité pour nous engager à combattre des adversaires aguerris, dix fois plus nombreux, et dont l’organisation politique est moins hostile.
Comme notre constitution n’a rien prévu de tel parce qu’elle était une concession du conquérant aux Canadiens-Français, de la mère patrie aux coloniaux dans le cas des Canadiens anglais, nos États généraux sont indubitablement l’effort le plus systématique, le plus compréhensif, le
plus réussi qui ait jamais été tenté pour constituer une véritable Assemblée nationale du peuple canadien-français en vue d’établir sa constitution.
Lors de la campagne d’Italie à l’automne 1943, le 22e Régiment reçoit l’ordre de prendre la ferme Casa Berardi sur le flanc ouest du ravin d’Ortona. Le 14 décembre 1943, les compagnies C et D soutenues par les chars Sherman de l’Ontario Regiment passent à l’attaque.. Le capitaine Paul Triquet à la tête de la compagnie C avance sous un feu nourri avec ses 50 hommes soutenus par six chars Sherman de l’Ontario Regiment. À 1,500 mètres de la ferme, il a déjà perdu deux chars et vingt hommes. À 14 heures, Triquet et les 14 hommes restants sont à 200 mètres de la ferme. Grâce aux fumigènes lancés par les Shermans, la pognée d’homme atteint les murs de la ferme et en déloge les derniers Allemands à 15h30. Ils résisteront toute la nuit aux contre-attaques allemandes répétées jusqu’à l’arrivée des renforts le lendemain. Pour son leadership lors de cette attaque, Paul Triquet a été décoré de la Victoria Cross des mains du roi Georges VI le 27 mars 1944.
Le choix des membres
Pour informations supplémentaires, voir https://www.casavant.ca/histoire/
| Devant l’absence d’une loi encadrant les caisses populaires, Alphonse Desjardins reste prudent et fonde seulement trois autres caisses à proximité de son lieu de résidence et de travail, c’est-à-dire Lévis et Ottawa. |
| Cette caisse, comme près d’une cinquantaine d’autres fondées à l’époque d’Alphonse Desjardins, a fermé ses portes avant sa mort en 1920. |
| Il s’agit de la première caisse fondée après l’adoption d’une loi encadrant les caisses par l’Assemblée législative du Québec. Il s’agit également de la première caisse en milieu rural. |
| Au total, Alphonse Desjardins participe à la fondation de 136 caisses populaires au Québec, 18 en Ontario et 9 aux États-Unis. |
Nos remerciements à Pierre-Olivier Maheux, historien à la Société Desjardins.
Réf. : Aperçu historique sur les petits séminaires de la P. de Q., Bounadère, René, ptre, 1945
Il découvre et connaît ses racines :
Il chérit et cultive sa langue :
Il pratique le nationalisme économique :