
Les Canadiens-Français à l’assaut du temps
Avec l’identité québécoise, on s’est mis à croire qu’on ne pouvait avoir de légitimité comme peuple, à moins de fédérer toutes les autres ethnies du Québec autour des Canadiens-Français historiques.

Ce jour en 1786 - Le Prince William effectue la première visite royale à Halifax. Troisième fils du roi George III et de la reine Charlotte et jeune officier de marine sous les ordres de l'amiral Horatio Nelson, il avait célébré son 21e anniversaire au large de Terre-Neuve sur la frégate Pegasus dont il est le capitaine. Au cours des deux années suivantes le futur roi William IV fera de longs séjours à Halifax et à Québec et sera grandement impressionné par l'étendue, la beauté et la fertilité du pays. Il aura ainsi pris conscience de l'importance du futur Canada dans l'empire qui sera bientôt le sien.

Ce jour en 1871 - Louis Riel exilé au Montana revient discrètement au Manitoba pour aider le lieutenant-gouverneur Archibald à contrer les incursions des Féniens, des Irlandais américains cherchant vengeance contre l'empire britannique qui avait brutalement conquis l'Irlande, affamant la population et exilant des milliers d'Irlandais vers l'esclavage dans les Caraïbes pour ensuit les déporter en masse vers l'Amérique entre 1845 et 1852 lors de la Grande famine irlandaise causée la le mildiou et ses politiques d'exploitation. Riel va prendre la tête d'une compagnie de cavalerie et Archibald va le remercier publiquement lors d'une revue des troupes à Saint-Boniface.

Ce jour en 1878 - Nomination du 4ème gouverneur du Canada Sir John Douglas Sutherland Campbell, marquis de Lorne, 33 ans. Il doit en partie cette fonction au fait d'être l'époux de la quatrième fille de la reine Victoria, la princesse Louise. Le couple va parcourir le pays pour rencontrer ses populations et favoriser la complétion du chemin de fer du Canadien Pacifique. Amant des arts et des lettres, Campbell va inaugurer l'Art Gallery de l'Art Association of Montreal (plus tard le Musée des beaux-arts de Montréal, fonder la Royal Society of Canada et l'Académie royale des arts du Canada en 1880, qui deviendra le Musée des beaux-arts du Canada.

Ce jour en 1924 - Décès de Joseph Vézina, qui avait dirigé la première exécution du Ô Canada le 24 juin 1880 et fondé en 1902 la Société symphonique de Québec. Initié à la musique par son père et par Callixa Lavallée, élève doué au Petit séminaire, il fut admis en 1866 au Collège militaire de Québec et intégra l'harmonie du 9ème Bataillon des Voltigeurs dont il fut directeur musicale de 1869 à 1879, passant ensuite à la direction du B Battery Band de la citadelle de Québec. Très actif dans le monde musical de Québec, il fut membre de l'Académie de musique du Québec et des premiers jurys du Prix d'Europe. Il termina sa carrière comme maître de chorale à la basilique Notre-Dame de Québec de 1912 à 1924.

Ce jour en 1945 - Décès de l'abbé Charles Charlebois, fondateur du quotidien Le Droit d'Ottawa. Oblat et ordonné prêtre à Ottawa en 1895, il y avait fondé en 1901 la paroisse Sainte-Famille, s'impliquant dans la lutte pour des écoles françaises en Ontario et devenant en 1910 directeur du secrétariat de l'Association canadienne-française d'éducation de l'Ontario (ACFÉO), nouant des liens avec l'abbé Lionel Groulx. Le clergé irlando-catholique contrarié, des pressions impliquant le père Gilles Marchand, recteur de l'Université d'Ottawa, et le nonce apostolique Mgr Andrea Cassulo le firent écarter du Droit par les Oblats qui l'évincèrent également en 1934 de l'ACFEO et de la région d'Ottawa. Il fut alors accueilli au scolasticat jésuite Sainte-Agathe, en devenant le supérieur en 1942.

Ce jour en 1947 - Création du Kominform à l'occasion de la conférence des partis communistes européens de Szklarska Poreba, en Basse Silésie polonaise. L'organisation va centraliser la liaison entre les partis communistes européens, renforçant l'influence soviétique sur ces derniers. C’est la réponse de Staline au plan Marshall américain, refusé par les démocraties populaires d'Europe de l'est sous la pression soviétique. Preuve de l'européocentrisme de l'organisation, les partis communistes chinois et vietnamien ne sont pas invités.

Ce jour en 1954 - L'imbroglio fédéral-provincial commence. Louis Saint-Laurent a convié Maurice Duplessis à une rencontre à huis clos à l'hôtel Windsor de Montréal. Il lui dira qu'il lui laisse le droit de percevoir des impôts sur le revenu des particuliers à condition d'enlever du préambule de la loi la mention de priorité du Québec dans ce domaine. Duplessis acceptera et son projet de loi va permettre au Québec de lever un impôt équivalant à 15 % de celui levé par le gouvernement fédéral, qui avait créé son impôt sur les revenus des particuliers en 1917 lors de la Première Guerre mondiale.

Ce jour en 1957 - Fin d’une grève de six mois à Murdochville. Le long conflit de travail qui paralysait la Gaspé Copper Mine depuis le 11 mars prend fin alors que les 1,000 syndiqués en grève illégale optent pour le retour au travail sans avoir eu gain de cause. Les mineurs avaient déclenché la grêve en protestation contre le congédiement de dirigeants syndicaux et d'une centaine de travailleurs syndicalement actifs. Le conflit a été ponctué d'actes de violence lors d'affrontements entre grévistes et policiers, faisant un mort et plusieurs blessés. Les ouvriers ayant constitué un nouveau syndicat affilié au Métallos, la compagnie notoirement anti-syndicale avait en sous-main fait obstruction au travail de la Commission des relations ouvrières, poussant ses employés à l'exaspération.

Ce jour en 1960 - La guerre nucléaire est évitée de justesse. À 04h17, un signal sur l'écran-radar du centre de NORAD émet une alerte qui grimpe jusqu'au niveau 5, signifiant une probabilité de 99,9% de détection d'une attaque de missile. Le maréchal de l'air canadien Roy Slemon, officier le plus haut gradé alors en poste, garde son sang froid et interdit toutes représailles immédiates. On constatera plus tard que l'équipement de surveillance du NORAD avait capté des réflexions sur la Lune. (Le maréchal de l'air Roy Slemon et le Général Laurence Kuter, responsables de NORAD ce jour-là.)

Ce jour en 1960 - Formation de la Commission royale d’enquête Salvas sur la moralité dans les dépenses publiques par le gouvernement de Jean Lesage, instituée afin de déterminer si corruption et favoritisme s'étaient effectivement produites sous Maurice Duplessis entre 1944 et 1960. Le gouvernement libéral Taschereau avait aussi dans son temps été accusé de corruption suite à la prise du pouvoir par l'Union nationale.

Ce jour en 1961 - Inauguration à Paris de la première délégation du Québec à l'étranger par le premier ministre Jean Lesage. La «Maison du Québec» à Paris, ouverte dès mars 1961 avec l'arrivée de Charles Lussier, devient la «Délégation générale du Québec à Paris». Ses titulaires prendront le titre de «délégué général» suite à l'adoption de la «Loi concernant les agents ou délégués généraux de la province». Les deux noms seront employés concurremment durant quelque temps.

Ce jour en 1970 - James Richard Cross, l'attaché commercial du haut-commissariat de la Grande-Bretagne à Montréal, est enlevé par des membres de la cellule Libération du Front de libération du Québec (FLQ). Le FLQ a des préoccupations sociales et politiques ; il les fera connaître dans le manifeste qui sera lu à la radio deux jours plus tard et à la télévision de Radio-Canada le lendemain. Cette “Crise d'octobre” va laisser une trace durable dans la vie politique du Québec.

Ce jour en 1977 - Décès à 65 ans de Jean-Charles Bonenfant, journaliste, bibliothécaire et professeur né en 1912 à Saint-Jean-de-l'Île-d'Orléans. Après des études classiques au Petit Séminaire de Québec et de droit à l’Université Laval, il était devenu journaliste, puis secrétaire du premier ministre Maurice Duplessis. Il quitta ce poste en 1939 pour entrer au service de l'Assemblée législative du Québec, où il devint éventuellement bibliothécaire en chef. Il devint ensuite en 1969 professeur à l'Université Laval.

Ce jour en 1984 - Marc Garneau est le premier Canadien à aller dans l'espace, alors que la navette Challenger s'arrache de son pas de tir à Cap Canaveral. L'astronaute québécois sera responsable de dix expériences au cours du vol qui doit durer un peu plus de huit jours. Il aura entre autres la responsabilité de doter d’outils supplémentaires le bras manipulateur CanadArm déployé dans l’espace depuis 1981.

Ce jour en 2004 - Un feu éclate à bord du sous-marin NCSM Chicoutimi dans l'Atlantique à environ 180 km au nord-ouest de l'Irlande, quelques jour après sa livraison avec trois ans de retard dû à des problèmes de rouille et de pompe à air. Il fait partie d’un lot de quatre submersibles achetés de seconde main de la Marine britannique en 1998. Le feu, qui aurait pris naissance dans un panneau électrique, a fait une victime, l’ingénieur des systèmes de combat Chris Saunders. Selon le colonel à la retraite Michel Drapeau, le sous-marin n'était pas encore en état d'utilisation.

Ce jour en 2021 - Décès de l’humoriste Pierre Légaré, d'un cancer de la vessie. Détenteur d’une maîtrise en psychologie, il fut d’abord consultant en développement organisationnel en milieu scolaire avant de se tourner vers l’humour vers la fin des années 1970 comme scripteur et ensuite comme auteur pour divers artistes avant de monter lui-même sur scène de 1989 à 2000. Connu pour son interprétation de questions existentielles, son humour était basé sur le questionnement pour amener son auditoire à réfléchir. Au début des années 2000, ses textes ont été publiées et diffusées sur les ondes de TQS et de France Inter sous la forme de capsules d'une durée de quelques secondes.

















Avec l’identité québécoise, on s’est mis à croire qu’on ne pouvait avoir de légitimité comme peuple, à moins de fédérer toutes les autres ethnies du Québec autour des Canadiens-Français historiques.

Pourquoi, amis souverainistes, ne prenez-vous pas le temps de lire ou de relire la Charte des Nations Unies et ses déclarations sur le droit des peuples minoritaires ? Les Abénakis, les Malécites, toute différence prise en compte, et ce n’est pas mon intention de la nier, ont bien obtenu des droits robustes malgré leur petit nombre. Répondez-moi, les Canadiens-Français ne sont-ils pas admissibles à des droits parallèles ?
En fait, on a retranché du champ de l’analyse politique le passage ontologique qui a frappé les Canadiens-Français. La partie la plus visible et commune à tous les Canadiens-Français à partir de 1969, Québec compris, se mesure par le repli global.

Il faut trouver les moyens de cultiver la résilience collective des Canadiens-Français EN TANT QUE Canadiens-Français. Notre histoire bien comprise nous les donne, de nombreux exemples de gens qui ont combattu « pour la suite du monde » avec les armes à leur disposition à leur époque.

Dès les années 1970 l’économiste américain Lyndon H. LaRouche formulait la base scientifique d’une théorie économique dénonçant le capitalisme financier sauvage axé sur la maximisation de la rente au détriment des acteurs de la production de biens définissant l’économie réelle. Sa proposition de Banque de Développement Internationale aurait bien pu inspirer les BRICs.

Les référendums de 1980 et de 1995 sont fondés sur le même paradigme, la question, l’atmosphère, les résultats et les blocages qui en découlent sont en gros les mêmes, même si une analyse des résultats montre certaines différences. Si on met entre parenthèses les peuples autochtones, la stratégie référendaire a

Ravages du suprémacisme anglo-saxon « aryen » au Canada après le pacte confédératif de 1867. Cette idéologie associée à l' »Union Jack » (drapeau britannique) abandonné à regret par les « Old Stock Canadians » à la veille du centenaire demeurait le principal obstacle au renouvellement de la constitution du Canada proposé par Daniel Johnson en 1968. Un autre obstacle, qui nous appartient, fut le manque d’une élite politique capable de marcher dans les pas de Johnson.

Essai original de Marc Dunlay, membre de la FCF, sur l’hymne national des Canadiens-Français. Ce texte propose une réflexion multidimensionnelle sur l’œuvre écrite par Basile Routhier en 1880.

Pourquoi, amis souverainistes, ne prenez-vous pas le temps de lire ou de relire la Charte des Nations Unies et ses déclarations sur le droit des peuples minoritaires ? Les Abénakis, les Malécites, toute différence prise en compte, et ce n’est pas mon intention de la nier, ont bien obtenu des droits robustes malgré leur petit nombre. Répondez-moi, les Canadiens-Français ne sont-ils pas admissibles à des droits parallèles ?
En fait, on a retranché du champ de l’analyse politique le passage ontologique qui a frappé les Canadiens-Français. La partie la plus visible et commune à tous les Canadiens-Français à partir de 1969, Québec compris, se mesure par le repli global.

Il faut trouver les moyens de cultiver la résilience collective des Canadiens-Français EN TANT QUE Canadiens-Français. Notre histoire bien comprise nous les donne, de nombreux exemples de gens qui ont combattu « pour la suite du monde » avec les armes à leur disposition à leur époque.

Dès les années 1970 l’économiste américain Lyndon H. LaRouche formulait la base scientifique d’une théorie économique dénonçant le capitalisme financier sauvage axé sur la maximisation de la rente au détriment des acteurs de la production de biens définissant l’économie réelle. Sa proposition de Banque de Développement Internationale aurait bien pu inspirer les BRICs.

Les référendums de 1980 et de 1995 sont fondés sur le même paradigme, la question, l’atmosphère, les résultats et les blocages qui en découlent sont en gros les mêmes, même si une analyse des résultats montre certaines différences. Si on met entre parenthèses les peuples autochtones, la stratégie référendaire a

Ravages du suprémacisme anglo-saxon « aryen » au Canada après le pacte confédératif de 1867. Cette idéologie associée à l' »Union Jack » (drapeau britannique) abandonné à regret par les « Old Stock Canadians » à la veille du centenaire demeurait le principal obstacle au renouvellement de la constitution du Canada proposé par Daniel Johnson en 1968. Un autre obstacle, qui nous appartient, fut le manque d’une élite politique capable de marcher dans les pas de Johnson.

Essai original de Marc Dunlay, membre de la FCF, sur l’hymne national des Canadiens-Français. Ce texte propose une réflexion multidimensionnelle sur l’œuvre écrite par Basile Routhier en 1880.

Nous sommes en train de nous faire *ourrer par les Québécois encartés : l’immobilisme de la CAQ et le référendisme du Parti québécois, tous deux terrorisés par la « communauté aux droits consacrés »

Aujourd’hui, nous affirmons que la promotion d’une identité québécoise, explicitement amputée de notre personnalité canadienne-française historique, nous cause un préjudice au sein d’une population composée de groupes qui jouissent de droits spécifiques en raison de leurs attributions identitaires.

La FCF a déposé un mémoire sur le projet de loi 1 – Loi constitutionnelle de 2025 sur le Québec – présenté par le ministre Simon Jolin-Barette. Vous pouvez lire ce mémoire ici.

Revitaliser notre être collectif Écrire l’histoire en prenant pour fil la continuité historique des Canadiens-Français est une pratique qui s’est perdue. Avec la Révolution tranquille, une brisure s’est produite. Bien sûr, l’histoire écrite avant 1970 sera toujours accessible. Mais au goût d’aujourd’hui, elle ne serait plus que le témoignage d’un

Comment se fait-il que dans le même temps où l’on se battait le mieux pour un avenir enraciné, d’autres aient insisté pour que l’on renonce à l’identité canadienne-française ? C’est une étrange contradiction et, en regard de l’évolution du statut national, elle reste assez opaque encore aujourd’hui. On a bien dit que seule l’identité québécoise avait de l’avenir. Du coup, fallait-il effacer un passé canadien-français révolu ?

Alexandre Cormier-Denis a déposé en septembre un mémoire au Comité consultatif sur les enjeux constitutionnels du Québec au sein de la Fédération canadienne dont notre contributeur Gilles Verrier a trouvé opportun de livrer ici un synopsis critique. Ce mémoire intitulé Manifeste pour une reconnaissance du Québec comme État-nation du peuple canadiens-français est accessible, comme tous les autres mémoires déposés, sur le site web du Comité.

À la veille du 323e anniversaire, le 4 août prochain, de la signature de ce traité historique, la Fédération des Canadiens-Français estime que cet événement n’est pas commémoré à la hauteur et avec la clarté qu’il mérite. Laissé dans un ombre relatif, sous-évalué ou mal compris, nous avons demandé à trois auteurs de nous éclairer.

Communiqué de la FCF publié le 22 juin 2024 pour les 250 ans de l’Acte de Québec. Distribué à la Journée d’étude sur le même sujet, chapeautée par Droits collectifs Québec.

Le 5 février 1968, il y a 55 ans, Daniel Johnson prenait la parole devant tous les représentants du Canada anglais réunis. Il prononçait sans doute le discours le plus important de sa carrière d’homme d’État, un discours remarquable et percutant. Il plaidait un projet de réforme des institutions qui ne sera jamais repris avec la même hauteur par les premiers ministres du Québec qui suivront. Johnson incarnait alors une doctrine politique élaborée par les Canadiens-Français au cours des décennies précédentes, elle avait atteint le stade de sa maturité. Il parlait à l’occasion d’une conférence constitutionnelle qu’il avait lui-même réclamée.

Aujourd’hui, nous affirmons que la promotion d’une identité québécoise, explicitement amputée de notre personnalité canadienne-française historique, nous cause un préjudice au sein d’une population composée de groupes qui jouissent de droits spécifiques en raison de leurs attributions identitaires.

La FCF a déposé un mémoire sur le projet de loi 1 – Loi constitutionnelle de 2025 sur le Québec – présenté par le ministre Simon Jolin-Barette. Vous pouvez lire ce mémoire ici.

Revitaliser notre être collectif Écrire l’histoire en prenant pour fil la continuité historique des Canadiens-Français est une pratique qui s’est perdue. Avec la Révolution tranquille, une brisure s’est produite. Bien sûr, l’histoire écrite avant 1970 sera toujours accessible. Mais au goût d’aujourd’hui, elle ne serait plus que le témoignage d’un

Comment se fait-il que dans le même temps où l’on se battait le mieux pour un avenir enraciné, d’autres aient insisté pour que l’on renonce à l’identité canadienne-française ? C’est une étrange contradiction et, en regard de l’évolution du statut national, elle reste assez opaque encore aujourd’hui. On a bien dit que seule l’identité québécoise avait de l’avenir. Du coup, fallait-il effacer un passé canadien-français révolu ?

Alexandre Cormier-Denis a déposé en septembre un mémoire au Comité consultatif sur les enjeux constitutionnels du Québec au sein de la Fédération canadienne dont notre contributeur Gilles Verrier a trouvé opportun de livrer ici un synopsis critique. Ce mémoire intitulé Manifeste pour une reconnaissance du Québec comme État-nation du peuple canadiens-français est accessible, comme tous les autres mémoires déposés, sur le site web du Comité.

À la veille du 323e anniversaire, le 4 août prochain, de la signature de ce traité historique, la Fédération des Canadiens-Français estime que cet événement n’est pas commémoré à la hauteur et avec la clarté qu’il mérite. Laissé dans un ombre relatif, sous-évalué ou mal compris, nous avons demandé à trois auteurs de nous éclairer.

Communiqué de la FCF publié le 22 juin 2024 pour les 250 ans de l’Acte de Québec. Distribué à la Journée d’étude sur le même sujet, chapeautée par Droits collectifs Québec.

Le 5 février 1968, il y a 55 ans, Daniel Johnson prenait la parole devant tous les représentants du Canada anglais réunis. Il prononçait sans doute le discours le plus important de sa carrière d’homme d’État, un discours remarquable et percutant. Il plaidait un projet de réforme des institutions qui ne sera jamais repris avec la même hauteur par les premiers ministres du Québec qui suivront. Johnson incarnait alors une doctrine politique élaborée par les Canadiens-Français au cours des décennies précédentes, elle avait atteint le stade de sa maturité. Il parlait à l’occasion d’une conférence constitutionnelle qu’il avait lui-même réclamée.
Si vous êtes canadien-français hors-Québec, faites-nous signe à info@canadiens-francais.com. Nous aimerions vous connaître !
Car le discours indépendantiste avait à ce point insisté, dans la foulée de la Révolution tranquille, sur l’État et ses vertus qu’on en est presque venu à voir dans l’indépendance le triomphe de l’Etat plutôt que la consécration de la nation. C’est pourtant la nation qui aspire à l’indépendance et qui peut se réclamer légitimement du droit à l’autodétermination, non pas l’État-nation.
L’histoire n’est jamais finie. Tout est toujours à refaire et les remparts à relever. Les victoires comme les défaites n’ont qu’un temps. Ce qui persiste et permet de renaître est plus solide que toutes les murailles. C’est quelque chose d’immatériel et de fort, présent dans le coeur de chaque homme et de chaque femme d’une même communauté quand celle-ci a conscience de ce qu’elle a d’unique et d’essentiel. Les Japonais, les Juifs, les Hindous et d’autres peuples possèdent ce trésor qui leur a permis d’affronter les périls de l’histoire sans disparaître.
Nul n’ignore ici que le Canada français est actuellement profondément mécontent de sa place dans la confédération. Il y a à cela des raisons complexes d’inégales importances. J’ai dit et je répète aujourd’hui que la plupart de ces raisons sont parfaitement fondées.
Pour être Québécois, il suffit d’habiter le Québec ! Sans l’indépendance, les Canadiens-Français devront continuer de défendre âprement leur existence. Avec une indépendance trudeauiste, ils devront s’affirmer face à une diversité qui monte et braver la résistance des châteaux-forts anglo-saxons. Les deux perspectives commandent le retour politique des Canadiens-Français. Si vous avez compris qu’une identité de « Québécois francophones », provinciale et linguistique, a coupé le souffle de notre épopée, qu’elle supprime notre légitimité et nos droits historiques, vous avez compris l’essentiel.
Je souhaite montrer, dans l’essai qui va suivre, qu’entre les pensées trudeauiste et « néosouverainiste », les similitudes sont frappantes.
Et c’est au moment où nous nous préparons à résister aux armées d’invasion d’un puissant voisin qu’on nous enlève les libertés dont nous jouissons après les avoir gagnées par un siècle de luttes! Mais il me semble qu’on devrait plutôt nous donner de nouvelles garanties de sécurité pour nous engager à combattre des adversaires aguerris, dix fois plus nombreux, et dont l’organisation politique est moins hostile.
Comme notre constitution n’a rien prévu de tel parce qu’elle était une concession du conquérant aux Canadiens-Français, de la mère patrie aux coloniaux dans le cas des Canadiens anglais, nos États généraux sont indubitablement l’effort le plus systématique, le plus compréhensif, le
plus réussi qui ait jamais été tenté pour constituer une véritable Assemblée nationale du peuple canadien-français en vue d’établir sa constitution.
Lors de la campagne d’Italie à l’automne 1943, le 22e Régiment reçoit l’ordre de prendre la ferme Casa Berardi sur le flanc ouest du ravin d’Ortona. Le 14 décembre 1943, les compagnies C et D soutenues par les chars Sherman de l’Ontario Regiment passent à l’attaque.. Le capitaine Paul Triquet à la tête de la compagnie C avance sous un feu nourri avec ses 50 hommes soutenus par six chars Sherman de l’Ontario Regiment. À 1,500 mètres de la ferme, il a déjà perdu deux chars et vingt hommes. À 14 heures, Triquet et les 14 hommes restants sont à 200 mètres de la ferme. Grâce aux fumigènes lancés par les Shermans, la pognée d’homme atteint les murs de la ferme et en déloge les derniers Allemands à 15h30. Ils résisteront toute la nuit aux contre-attaques allemandes répétées jusqu’à l’arrivée des renforts le lendemain. Pour son leadership lors de cette attaque, Paul Triquet a été décoré de la Victoria Cross des mains du roi Georges VI le 27 mars 1944.
Le choix des membres
Pour informations supplémentaires, voir https://www.casavant.ca/histoire/
| Devant l’absence d’une loi encadrant les caisses populaires, Alphonse Desjardins reste prudent et fonde seulement trois autres caisses à proximité de son lieu de résidence et de travail, c’est-à-dire Lévis et Ottawa. |
| Cette caisse, comme près d’une cinquantaine d’autres fondées à l’époque d’Alphonse Desjardins, a fermé ses portes avant sa mort en 1920. |
| Il s’agit de la première caisse fondée après l’adoption d’une loi encadrant les caisses par l’Assemblée législative du Québec. Il s’agit également de la première caisse en milieu rural. |
| Au total, Alphonse Desjardins participe à la fondation de 136 caisses populaires au Québec, 18 en Ontario et 9 aux États-Unis. |
Nos remerciements à Pierre-Olivier Maheux, historien à la Société Desjardins.
Réf. : Aperçu historique sur les petits séminaires de la P. de Q., Bounadère, René, ptre, 1945
Il découvre et connaît ses racines :
Il chérit et cultive sa langue :
Il pratique le nationalisme économique :