
Les Canadiens-Français à l’assaut du temps
Avec l’identité québécoise, on s’est mis à croire qu’on ne pouvait avoir de légitimité comme peuple, à moins de fédérer toutes les autres ethnies du Québec autour des Canadiens-Français historiques.

Ce jour en 1307 - Philippe le Bel fait arrêter et confisque les biens des Templiers, l'Ordre des chevaliers du Temple, fondé en 1119 pour protéger les pèlerins en Terre sainte libérée des Musulmans. L'Ordre est devenu aux yeux du roi de France trop riche et puissant, surtout qu'il lui doit beaucoup d'argent. Au matin du vendredi 13 octobre (de là la croyance de malchance associée au vendredi 13), dans toute la France des hommes d'arme du roi arrêtent les Templiers. Au concile de Vienne en 1312, cédant à la pression du roi, le pape Clément V prononcera la dissolution de l'Ordre.

Ce jour en 1710 - Fin du siège de Port-Royal par Francis Nicholson, venu de Boston, marquant la fin de la domination française en Acadie péninsulaire. Cette victoire dans le contexte de la guerre de Succession d'Espagne résulte de la troisième tentative réussie de capturer la capitale acadienne, après les échecs de 1707. Nicholson était arrivé le 5 octobre avec 2,000 à 3,500 soldats réguliers et provinciaux, débarquant simultanément au nord et au sud de la forteresse. De son côté, le commandant français Daniel d'Auger de Subercase n'a pour toute garnison qu'environ 150 soldats, 100 miliciens acadiens et des alliés Mi'kmaq. Subercase va capituler formellement le 16 octobre, permettant aux Britanniques d'occuper le fort sans effusion de sang majeure.

Ce jour en 1761 - François Bigot jeté à la Bastille. Intendant de la Nouvelle-France déjà accusé de fraudes et favoritisme en 1754, il avait cependant été renvoyé au Canada en 1755, alors que la guerre de Sept Ans allait gonfler par cinq en quatre ans les dépenses pour le Canada. Il est soupçonné d'avoir détourné une grande partie de ces fonds avec l'aide du marchand bordelais Abraham Gradis. Bigot et ses associés seront condamné à rembourser ces sommes. Condamné à mort, sa peine sera commuée en bannissement perpétuel et il décédera en janvier 1778 à Neuchâtel en Suisse.

Ce jour en 1866 - Première publication du journal Le Pionnier de Sherbrooke, premier journal de langue française de cette ville. Il a été fondé par deux avocats, Hubert Charon Cabana, qui a été le premier maire canadien-français de Sherbrooke, et Louis Charles Bélanger, qui deviendra également maire. En 1902, le journal se transportera à Montréal, cessant de paraître peu après. (L'édifice abritant les presses du journal Le Pionnier à Sherbrooke)

Ce jour en 1870 - Décès de Mgr Charles-François Baillargeon, archevêque de Québec depuis 1867. Ordonné prêtre en 1822, il devint curé de la basilique de Québec en 1831, poste qu'il occupa jusqu'en 1850, ayant à faire face à trois épidémies de choléra ainsi qu'au désastreux incendie de 1845 dans le quartier Saint-Roch, traduisant entre-temps la Bible en français, ce qui fut très apprécié de Pie IX. Son séjour à Rome en tant qu'agent des évêques canadiens lui démontra l’inutilité de tout demander à Rome, où on ne savait rien du Canada. Élu en octobre 1850 coadjuteur de Mgr Turgeon, il devint évêque à Rome en février 1851. Il manifesta toujours une volonté ferme de propager l’instruction, créant 110 écoles, considérant nécessaires les bibliothèques paroissiales.

Ce jour en 1940 - Tenue du congrès annuel de l'Union catholique des cultivateurs. Ses membres décident de s'affilier à la Fédération canadienne d'agriculture, qui regroupe toutes les grandes associations agricoles provinciales du Canada. Son mandat consiste à défendre les agriculteurs auprès des autorités fédérales.

Ce jour en 1941 - Première diffusion de l'émission Les Joyeux Troubadours à Radio-Canada, une des émissions de la société d'État qui connaîtra la plus grande longévité, prenant fin en 1977. Inspirée de The Happy Gang du réseau anglais de Radio-Canada qui avait débuté en 1937, l'émission de trente minutes en ondes du lundi au vendredi à 11 h 30 se consacre à des chansons humoristiques ou sentimentales, des pièces musicales ainsi que divers numéros de comédie. Elle réunit une imposante équipe de comédiens, de chanteurs et de musiciens.

Aujourd'hui en 1947 - Premier match des étoiles de l'histoire de la Ligue nationale de hockey, à l'époque avant le début de la saison régulière. Il y avait eu des rencontres semblables depuis 1930-31 mais elles étaient sporadiques et dans le but d'aider un joueur ou une famille d'un joueur blessé gravement. Lors du premier match officiel, l'équipe des Étoiles a raison des Maple Leafs de Toronto par le compte de 4 à 3.

Ce jour en 1961 - Décès de Télesphore Parizeau, fils de Damase Parizeau, qui avait été président de la Chambre de commerce de Montréal, et grand-père de Jacques Parizeau. Diplômé en médecine à Paris en 1896 et chirurgien à l'hôpital Notre-Dame de Montréal, où Il introduisit des techniques modernes, il fut de 1934 à 1938 doyen de la faculté de médecine de l'Université de Montréal. Connu par ses écrits et ses nombreuses allocutions, il contribua à l'essor de la carrière d'Armand Frappier, l'un des principaux scientifiques canadiens-français au 20e siècle. Son influence sur la pratique et l’enseignement de la médecine au Québec fut marquante.

Ce jour en 1966 - 150,000 ménagères de Montréal boycottent les supermarchés, protestant contre l’inflation.

Ce jour en 1970 - "Just Watch Me" lance Pierre Trudeau, interrogé par des journalistes sur l'utilisation des mesures de guerre au Québec pour mater le Front de Libéraion du Québec (FLQ). Il n’écarte pas l’idée de suspendre des droits civiques pour combattre les forces menaçant les représentants élus. Pendant ce temps à Montréal, le négociateur du gouvernement Robert Demers fait relâcher sur parole l'avocat Robert Lemieux qui représente le FLQ. Les négociations débutent mais Robert Lemieux annonce en soirée qu'elles sont rompues.

Ce jour en 1970 - Reconnaissance de la République populaire de Chine par le gouvernement canadien, contribuant à rompre l'isolement de la Chine communiste de Mao Zedong sur la scène internationale. Cet événement survient plus de 20 ans après l'avènement au pouvoir des communistes, un bouleversement majeur qui avait incité les nations occidentales à reconnaître le gouvernement de Taïwan, là où s'était réfugié le leader nationaliste Tchang Kaï-Chek, comme le véritable gouvernement de la Chine. (Rencontre entre le premier ministre Trudeau et Mao Zedong à Beijing en 1973)

Ce jour en 1979 - Premier affrontement entre les Nordiques de Québec et le Canadiens de Montréal. Pour la première fois depuis la dernière joute entre le Canadiens et les Maroons de Montréal en 1938, deux équipes du Québec se font face dans un match régulier de la Ligue nationale de hockey (LNH). Le match se solde par une victoire du Canadiens par la marque de 3-1. Deux semaines plus tard, le 28 octobre, les Nordiques rendront la politesse au Tricolore en le défaisant 5-4 au Colisée de Québec.

Ce jour en 1996 - Le nouveau jet d'affaires BD-700 Global Express de Bombardier effectue son premier vol de test. L'appareil a une autonomie intercontinentale (par exemple, de New York à Tokyo) sans ravitaillement ou entre deux points du monde avec une escale.

Ce jour en 1997 - La pire tragédie routière à s'être jamais produite au Québec, et même au Canada, cause la mort de 44 personnes, lorsqu'un autobus transportant des membres d'un club de l'âge d'or de Saint-Bernard de Beauce plonge dans un ravin longeant la Côte des Éboulements, dans Charlevoix ; quatre personnes seulement survivent à ce terrible accident.

Ce jour en 2005 - Décès d'Elizabeth LeFort, artiste acadienne née en 1914 à Chéticamp, sur la côte occidentale de l'île du Cap Breton en Nouvelle-Écosse. Elle réalisait déjà à vingt ans au crochet des tapis brodés de paysages inspirés de photos ou d'illustrations. Une de ses pièces était si belle qu'elle attira l'attention d'un galériste qui lui offrit d'acheter toute sa production. Son portrait du président Eisenhower lui fut présenté à la Maison-Blanche en 1957. Son art figure aussi au palais de Buckingham et au Vatican. Son œuvre la plus remarquable, La Dernière cène, compte 75,000 points de crochet et fut évaluée à plus de $100,000.

Ce jour en 1066 - Bataille d'Hastings. Les armées saxonne et normande vont se rencontrer près de la future ville de Battle, loin de la côte. les Saxons ont pris position sur la colline de Senlac. L'action commence par un duel d'archers, causant de lourdes pertes de part et d'autres, Harold perdant ses deux frères Gyrth et Leofwine. Les Normands attaquent ensuite sur la droite puis font mine de reculer ; la ligne saxonne s'ébranle, pour être fauchée par la cavalerie normande.

Ce jour en 1642 - Charles Huault de Montmagny prend possession de l'île de Montréal pour de Maisonneuve. Ayant succédé à Champlain en 1636 comme gouverneur et lieutenant-général de la Nouvelle-France jusqu'en 1648, son principal souci est la défense de la colonie en développement. Il travaille à l'élaboration des plans de Québec et de ses fortifications, puis assure une certaine protection à Trois-Rivières. En 1641, après la quasi extermination des Hurons par les Iroquois, les guerres iroquoises éclatent et Montmagny construit le fort Richelieu - aujourd'hui, Sorel - pour parer au danger.

Ce jour en 1652 - Lambert Closse repousse les Iroquois et les chasse des alentours de Montréal. Les Iroquois semaient la terreur à Ville-Marie et leurs raids meurtriers ont décimé la population, réduite à une cinquantaine de Français. Le courage de Closse, sa détermination, ses qualités de stratège et de meneur d'hommes font en sorte que Ville-Marie résiste. On le surnommera « le sauveur de Montréal ». De 1655 à 1657, c'est lui qui commandera la colonie en l'absence de Maisonneuve.

Ce jour en 1698 - Résultats du recensement en Nouvelle-France : 13,815 habitants et 2,310 maisons (7,391 hommes et 6,424 femmes) répartis dans les régions de Québec : 8981 (1,460 maisons) ; Montréal : 3244 (639) ; Trois-Rivières : 1590 (211). 32, 524 arpent cultivés ; 10,209 bovins, 5,147 porcs, 994 moutons, 684 chevaux

Ce jour en 1798 - Décès à New York de Michel Chartier de Lotbinière. Jeune officier, de La Galissonière l'avait envoyé poursuivre une formation d'ingénieur à Paris. Chargé par son cousin Vaudreuil de la construction du fort Carillon, il fut ensuite son aide de camp lors du siège de Québec, puis en 1760 fortifia l'île-aux-Noix. Déporté en France après la capitulation, il dut y attendre 1763 pour revenir. À Londres en 1774 pour récupérer ses propriétés au sud de la frontière, il aurait influencé les rédacteurs de l'Acte de Québec. Revenu en France en 1777 après une mission pour Vergennes au Massachusetts, il fut décoré de l'Ordre de Saint-Louis, Louis XVI le faisant marquis en 1784. De retour aux États-Unis en 1787, isolé par la Révolution française, il revint à Montréal mais un différend avec son épouse le fit revenir à New York y finir ses jours.

Ce jour en 1886 - Le libéral Honoré Mercier, qui a regroupé sous le nom de Parti national les libéraux et des conservateurs mécontents pour faire campagne, fait élire 33 députés à Québec, contre 26 conservateurs, la pendaison de Louis Riel l'année précédente ayant fait chuter l'appui à John A. Macdonald et aux conservateurs. Le Parti conservateur de John Jones Ross tentera néanmoins de se maintenir au pouvoir avec un gouvernement minoritaire. Pour la première fois, l'autonomie de la province de Québec a été au cœur de la campagne électorale.

Ce jour en 1911 - La soprano canadienne Emma Albani, née Marie-Louise-Emma-Cécile Lajeunesse à Chambly en 1847, première cantatrice canadienne à devenir une célébrité internationale et qui a dominé la scène du Covent Garden à Londres de 1872 à 1896, donne son dernier récital au Royal Albert Hall. Peu après, de mauvais investissements de son mari réduiront le couple à une quasi pauvreté et Albani devra chanter dans les Music-Halls et donner des cours de chant. Son mari décédera en 1925 mais des concerts bénéfices amasseront assez d'argent pour lui permettre de vivre dans l'aisance jusqu'à sa mort en 1930, à l'âge de 82 ans.

Ce jour en 1927 - Affrontement entre les boxeurs Jack Delaney (Ovila Chapdelaine) et Jack Renault (Léonard Dumoulin), tous deux originaires du Québec, au Madison Square Garden de New York. La victoire de Delaney par décision en dix rounds devant une salle comble ne lui permettra toutefois pas de décrocher un match contre le champion mondial des poids lourds Gene Tunney et il se retirera l'année suivante. Pour sa part, Renault continuera à boxer jusqu'en 1935, mais sans jamais s'approcher à nouveau du titre mondial de sa catégorie.

Ce jour en 1937 - Création de La Bonne chanson par l'abbé Charles-Émile Gadbois dans le but de diffuser la chanson française et de contrer l'invasion massive de la chanson américaine. Il s'est rendu en France pour acquérir les droits d'édition de plusieurs centaines de chansons populaires et son recueil sera mis au programme de toutes les écoles primaires au Québec, aussi diffusé parmi toutes les populations francophones de l'Amérique du Nord. Sa pénétration sera telle qu'aucune autre entreprise d'éditions musicales ne pourra jamais battre ses records de vente.

Ce jour en 1942 - Le traversier SS Caribou frappé de plein fouet dans golfe St-Laurent au sud-ouest de Terre-Neuve tôt le matin, à 25 milles de Port-aux-Basques, sa destination finale. Il transportait 238 passagers, dont 117 étaient des soldats canadiens et américains. Pas moins de 136 personnes ont péri et le gouvernement canadien sera incapable d'étouffer l'affaire et décidera donc de s'en servir comme outil de propagande pour stimuler l'effort de guerre.

Ce jour en 1944 - La marine canadienne découvre avec horreur que les U-Boots allemands sont de retour dans le golfe Saint-Laurent lorsque la frégate HMCS Magog est torpillée au large de Pointe-des-Monts, à seulement 200 milles de Québec. La frégate a survécu sans faire naufrage mais le 2 novembre, ce sera le tour du cargo SS Fort Thompson, qui survivra également à l'attaque à 170 milles de Québec.

Ce jour en 1944 - Clarence Decatur « C. D. » Howe nommé à la tête du nouveau ministère de la Reconstruction. Il avait dirigé depuis 1940 le ministère des Munitions et des Approvisionnements avec mission de diriger le programme national de production de guerre, ce qu'il réussit brillamment. Il réussira à reconvertir l'économie canadienne au libéralisme avec une réglementation officielle minimale. Pendant les années 1950, il cherchera à développer certains secteurs comme celui de l'acier et stimuler le commerce canadien. C’est aussi sous son égide que sera lancé le programme de l'intercepteur supersonique Avro Arrow CF-105. (Au volant du 500 000e véhicule militaire produit par le Canada)

Ce jour en 1966 - Le métro de Montréal est mis en service après quatre ans de travaux, inauguré en grandes pompes par le maire Jean Drapeau, des dignitaires de la Commission de transport de Montréal et des gouvernements municipaux, provinciaux et fédéraux, sans oublier le cardinal Paul-Émile Léger et des représentants de la France, dont l'avance technologique dans ce domaine est ici mise en oeuvre. La foule est nombreuse en ce jour de porte-ouverte. Construit au coût de $213 millions, le réseau compte initialement 20 stations.

Ce jour en 1970 - Redoutant que la rigidité de P. E. Trudeau ne détériore la situation, une quinzaine de personnalités dont René Lévesque, Claude Ryan, Marcel Pepin, Louis Laberge, Yvon Charbonneau et Alfred Rouleau signent un manifeste appuyant de véritables négociations avec le Front de libération du Québec (FLQ) qui a capturé deux otages. Le pouvoir décrira ce genre de Comité de Salut public comme voulant remplacer le gouvernement Bourassa, l'ajoutant à la fausse rumeur de milices armées dans diverse régions du Québec prêtes à l'insurrection généralisée.

Ce jour en 1996 - Décès à Montréal du gérant d’artistes Jean Grimaldi. Né en Corse en 1898, il était arrivé en 1926 dans le quartier Centre-Sud de Montréal et avait en 1929 été engagé dans les productions musicales d'Hector Pellerin, La Bolduc lui demandant en 1931 de prendre la direction des tournées de son spectacle de vaudeville, ce qui lui permit de parrainer nombre d'artistes débutants. Il fit au début des années 1950 l'acquisition du Théâtre Gayety qu'il rebaptisa Radio Cité et y connut pendant quelques années un succès foudroyant, vendant en 1956 l’immeuble à Gratien Gélinas qui en fit la Comédie Canadienne. Il est le père de la chroniqueuse culturelle Francine Grimaldi. (En compagnie du chanteur et comédien Claude Blanchard)

Ce jour en 2023 - Décès de l'imprésario et producteur Guy Latraverse. Fondateur du gala de l'Association québécoise de l'industrie du disque, du spectacle et de la vidéo (ADISQ), il a été un pionnier de la promotion de la chanson, de l'humour, et des variétés au Québec, son premier client en 1962 Claude Léveillé qui fréquentait sa soeur Louise, qui devait devenir comédienne. Sa maison de production est à l'origine de milliers de spectacles mettant en vedette des artistes québécois.

Avec l’identité québécoise, on s’est mis à croire qu’on ne pouvait avoir de légitimité comme peuple, à moins de fédérer toutes les autres ethnies du Québec autour des Canadiens-Français historiques.

Pourquoi, amis souverainistes, ne prenez-vous pas le temps de lire ou de relire la Charte des Nations Unies et ses déclarations sur le droit des peuples minoritaires ? Les Abénakis, les Malécites, toute différence prise en compte, et ce n’est pas mon intention de la nier, ont bien obtenu des droits robustes malgré leur petit nombre. Répondez-moi, les Canadiens-Français ne sont-ils pas admissibles à des droits parallèles ?
En fait, on a retranché du champ de l’analyse politique le passage ontologique qui a frappé les Canadiens-Français. La partie la plus visible et commune à tous les Canadiens-Français à partir de 1969, Québec compris, se mesure par le repli global.

Il faut trouver les moyens de cultiver la résilience collective des Canadiens-Français EN TANT QUE Canadiens-Français. Notre histoire bien comprise nous les donne, de nombreux exemples de gens qui ont combattu « pour la suite du monde » avec les armes à leur disposition à leur époque.

Dès les années 1970 l’économiste américain Lyndon H. LaRouche formulait la base scientifique d’une théorie économique dénonçant le capitalisme financier sauvage axé sur la maximisation de la rente au détriment des acteurs de la production de biens définissant l’économie réelle. Sa proposition de Banque de Développement Internationale aurait bien pu inspirer les BRICs.

Les référendums de 1980 et de 1995 sont fondés sur le même paradigme, la question, l’atmosphère, les résultats et les blocages qui en découlent sont en gros les mêmes, même si une analyse des résultats montre certaines différences. Si on met entre parenthèses les peuples autochtones, la stratégie référendaire a

Ravages du suprémacisme anglo-saxon « aryen » au Canada après le pacte confédératif de 1867. Cette idéologie associée à l' »Union Jack » (drapeau britannique) abandonné à regret par les « Old Stock Canadians » à la veille du centenaire demeurait le principal obstacle au renouvellement de la constitution du Canada proposé par Daniel Johnson en 1968. Un autre obstacle, qui nous appartient, fut le manque d’une élite politique capable de marcher dans les pas de Johnson.

Essai original de Marc Dunlay, membre de la FCF, sur l’hymne national des Canadiens-Français. Ce texte propose une réflexion multidimensionnelle sur l’œuvre écrite par Basile Routhier en 1880.

Pourquoi, amis souverainistes, ne prenez-vous pas le temps de lire ou de relire la Charte des Nations Unies et ses déclarations sur le droit des peuples minoritaires ? Les Abénakis, les Malécites, toute différence prise en compte, et ce n’est pas mon intention de la nier, ont bien obtenu des droits robustes malgré leur petit nombre. Répondez-moi, les Canadiens-Français ne sont-ils pas admissibles à des droits parallèles ?
En fait, on a retranché du champ de l’analyse politique le passage ontologique qui a frappé les Canadiens-Français. La partie la plus visible et commune à tous les Canadiens-Français à partir de 1969, Québec compris, se mesure par le repli global.

Il faut trouver les moyens de cultiver la résilience collective des Canadiens-Français EN TANT QUE Canadiens-Français. Notre histoire bien comprise nous les donne, de nombreux exemples de gens qui ont combattu « pour la suite du monde » avec les armes à leur disposition à leur époque.

Dès les années 1970 l’économiste américain Lyndon H. LaRouche formulait la base scientifique d’une théorie économique dénonçant le capitalisme financier sauvage axé sur la maximisation de la rente au détriment des acteurs de la production de biens définissant l’économie réelle. Sa proposition de Banque de Développement Internationale aurait bien pu inspirer les BRICs.

Les référendums de 1980 et de 1995 sont fondés sur le même paradigme, la question, l’atmosphère, les résultats et les blocages qui en découlent sont en gros les mêmes, même si une analyse des résultats montre certaines différences. Si on met entre parenthèses les peuples autochtones, la stratégie référendaire a

Ravages du suprémacisme anglo-saxon « aryen » au Canada après le pacte confédératif de 1867. Cette idéologie associée à l' »Union Jack » (drapeau britannique) abandonné à regret par les « Old Stock Canadians » à la veille du centenaire demeurait le principal obstacle au renouvellement de la constitution du Canada proposé par Daniel Johnson en 1968. Un autre obstacle, qui nous appartient, fut le manque d’une élite politique capable de marcher dans les pas de Johnson.

Essai original de Marc Dunlay, membre de la FCF, sur l’hymne national des Canadiens-Français. Ce texte propose une réflexion multidimensionnelle sur l’œuvre écrite par Basile Routhier en 1880.

Nous sommes en train de nous faire *ourrer par les Québécois encartés : l’immobilisme de la CAQ et le référendisme du Parti québécois, tous deux terrorisés par la « communauté aux droits consacrés »

Aujourd’hui, nous affirmons que la promotion d’une identité québécoise, explicitement amputée de notre personnalité canadienne-française historique, nous cause un préjudice au sein d’une population composée de groupes qui jouissent de droits spécifiques en raison de leurs attributions identitaires.

La FCF a déposé un mémoire sur le projet de loi 1 – Loi constitutionnelle de 2025 sur le Québec – présenté par le ministre Simon Jolin-Barette. Vous pouvez lire ce mémoire ici.

Revitaliser notre être collectif Écrire l’histoire en prenant pour fil la continuité historique des Canadiens-Français est une pratique qui s’est perdue. Avec la Révolution tranquille, une brisure s’est produite. Bien sûr, l’histoire écrite avant 1970 sera toujours accessible. Mais au goût d’aujourd’hui, elle ne serait plus que le témoignage d’un

Comment se fait-il que dans le même temps où l’on se battait le mieux pour un avenir enraciné, d’autres aient insisté pour que l’on renonce à l’identité canadienne-française ? C’est une étrange contradiction et, en regard de l’évolution du statut national, elle reste assez opaque encore aujourd’hui. On a bien dit que seule l’identité québécoise avait de l’avenir. Du coup, fallait-il effacer un passé canadien-français révolu ?

Alexandre Cormier-Denis a déposé en septembre un mémoire au Comité consultatif sur les enjeux constitutionnels du Québec au sein de la Fédération canadienne dont notre contributeur Gilles Verrier a trouvé opportun de livrer ici un synopsis critique. Ce mémoire intitulé Manifeste pour une reconnaissance du Québec comme État-nation du peuple canadiens-français est accessible, comme tous les autres mémoires déposés, sur le site web du Comité.

À la veille du 323e anniversaire, le 4 août prochain, de la signature de ce traité historique, la Fédération des Canadiens-Français estime que cet événement n’est pas commémoré à la hauteur et avec la clarté qu’il mérite. Laissé dans un ombre relatif, sous-évalué ou mal compris, nous avons demandé à trois auteurs de nous éclairer.

Communiqué de la FCF publié le 22 juin 2024 pour les 250 ans de l’Acte de Québec. Distribué à la Journée d’étude sur le même sujet, chapeautée par Droits collectifs Québec.

Le 5 février 1968, il y a 55 ans, Daniel Johnson prenait la parole devant tous les représentants du Canada anglais réunis. Il prononçait sans doute le discours le plus important de sa carrière d’homme d’État, un discours remarquable et percutant. Il plaidait un projet de réforme des institutions qui ne sera jamais repris avec la même hauteur par les premiers ministres du Québec qui suivront. Johnson incarnait alors une doctrine politique élaborée par les Canadiens-Français au cours des décennies précédentes, elle avait atteint le stade de sa maturité. Il parlait à l’occasion d’une conférence constitutionnelle qu’il avait lui-même réclamée.

Aujourd’hui, nous affirmons que la promotion d’une identité québécoise, explicitement amputée de notre personnalité canadienne-française historique, nous cause un préjudice au sein d’une population composée de groupes qui jouissent de droits spécifiques en raison de leurs attributions identitaires.

La FCF a déposé un mémoire sur le projet de loi 1 – Loi constitutionnelle de 2025 sur le Québec – présenté par le ministre Simon Jolin-Barette. Vous pouvez lire ce mémoire ici.

Revitaliser notre être collectif Écrire l’histoire en prenant pour fil la continuité historique des Canadiens-Français est une pratique qui s’est perdue. Avec la Révolution tranquille, une brisure s’est produite. Bien sûr, l’histoire écrite avant 1970 sera toujours accessible. Mais au goût d’aujourd’hui, elle ne serait plus que le témoignage d’un

Comment se fait-il que dans le même temps où l’on se battait le mieux pour un avenir enraciné, d’autres aient insisté pour que l’on renonce à l’identité canadienne-française ? C’est une étrange contradiction et, en regard de l’évolution du statut national, elle reste assez opaque encore aujourd’hui. On a bien dit que seule l’identité québécoise avait de l’avenir. Du coup, fallait-il effacer un passé canadien-français révolu ?

Alexandre Cormier-Denis a déposé en septembre un mémoire au Comité consultatif sur les enjeux constitutionnels du Québec au sein de la Fédération canadienne dont notre contributeur Gilles Verrier a trouvé opportun de livrer ici un synopsis critique. Ce mémoire intitulé Manifeste pour une reconnaissance du Québec comme État-nation du peuple canadiens-français est accessible, comme tous les autres mémoires déposés, sur le site web du Comité.

À la veille du 323e anniversaire, le 4 août prochain, de la signature de ce traité historique, la Fédération des Canadiens-Français estime que cet événement n’est pas commémoré à la hauteur et avec la clarté qu’il mérite. Laissé dans un ombre relatif, sous-évalué ou mal compris, nous avons demandé à trois auteurs de nous éclairer.

Communiqué de la FCF publié le 22 juin 2024 pour les 250 ans de l’Acte de Québec. Distribué à la Journée d’étude sur le même sujet, chapeautée par Droits collectifs Québec.

Le 5 février 1968, il y a 55 ans, Daniel Johnson prenait la parole devant tous les représentants du Canada anglais réunis. Il prononçait sans doute le discours le plus important de sa carrière d’homme d’État, un discours remarquable et percutant. Il plaidait un projet de réforme des institutions qui ne sera jamais repris avec la même hauteur par les premiers ministres du Québec qui suivront. Johnson incarnait alors une doctrine politique élaborée par les Canadiens-Français au cours des décennies précédentes, elle avait atteint le stade de sa maturité. Il parlait à l’occasion d’une conférence constitutionnelle qu’il avait lui-même réclamée.
Si vous êtes canadien-français hors-Québec, faites-nous signe à info@canadiens-francais.com. Nous aimerions vous connaître !
Car le discours indépendantiste avait à ce point insisté, dans la foulée de la Révolution tranquille, sur l’État et ses vertus qu’on en est presque venu à voir dans l’indépendance le triomphe de l’Etat plutôt que la consécration de la nation. C’est pourtant la nation qui aspire à l’indépendance et qui peut se réclamer légitimement du droit à l’autodétermination, non pas l’État-nation.
L’histoire n’est jamais finie. Tout est toujours à refaire et les remparts à relever. Les victoires comme les défaites n’ont qu’un temps. Ce qui persiste et permet de renaître est plus solide que toutes les murailles. C’est quelque chose d’immatériel et de fort, présent dans le coeur de chaque homme et de chaque femme d’une même communauté quand celle-ci a conscience de ce qu’elle a d’unique et d’essentiel. Les Japonais, les Juifs, les Hindous et d’autres peuples possèdent ce trésor qui leur a permis d’affronter les périls de l’histoire sans disparaître.
Nul n’ignore ici que le Canada français est actuellement profondément mécontent de sa place dans la confédération. Il y a à cela des raisons complexes d’inégales importances. J’ai dit et je répète aujourd’hui que la plupart de ces raisons sont parfaitement fondées.
Pour être Québécois, il suffit d’habiter le Québec ! Sans l’indépendance, les Canadiens-Français devront continuer de défendre âprement leur existence. Avec une indépendance trudeauiste, ils devront s’affirmer face à une diversité qui monte et braver la résistance des châteaux-forts anglo-saxons. Les deux perspectives commandent le retour politique des Canadiens-Français. Si vous avez compris qu’une identité de « Québécois francophones », provinciale et linguistique, a coupé le souffle de notre épopée, qu’elle supprime notre légitimité et nos droits historiques, vous avez compris l’essentiel.
Je souhaite montrer, dans l’essai qui va suivre, qu’entre les pensées trudeauiste et « néosouverainiste », les similitudes sont frappantes.
Et c’est au moment où nous nous préparons à résister aux armées d’invasion d’un puissant voisin qu’on nous enlève les libertés dont nous jouissons après les avoir gagnées par un siècle de luttes! Mais il me semble qu’on devrait plutôt nous donner de nouvelles garanties de sécurité pour nous engager à combattre des adversaires aguerris, dix fois plus nombreux, et dont l’organisation politique est moins hostile.
Comme notre constitution n’a rien prévu de tel parce qu’elle était une concession du conquérant aux Canadiens-Français, de la mère patrie aux coloniaux dans le cas des Canadiens anglais, nos États généraux sont indubitablement l’effort le plus systématique, le plus compréhensif, le
plus réussi qui ait jamais été tenté pour constituer une véritable Assemblée nationale du peuple canadien-français en vue d’établir sa constitution.
Lors de la campagne d’Italie à l’automne 1943, le 22e Régiment reçoit l’ordre de prendre la ferme Casa Berardi sur le flanc ouest du ravin d’Ortona. Le 14 décembre 1943, les compagnies C et D soutenues par les chars Sherman de l’Ontario Regiment passent à l’attaque.. Le capitaine Paul Triquet à la tête de la compagnie C avance sous un feu nourri avec ses 50 hommes soutenus par six chars Sherman de l’Ontario Regiment. À 1,500 mètres de la ferme, il a déjà perdu deux chars et vingt hommes. À 14 heures, Triquet et les 14 hommes restants sont à 200 mètres de la ferme. Grâce aux fumigènes lancés par les Shermans, la pognée d’homme atteint les murs de la ferme et en déloge les derniers Allemands à 15h30. Ils résisteront toute la nuit aux contre-attaques allemandes répétées jusqu’à l’arrivée des renforts le lendemain. Pour son leadership lors de cette attaque, Paul Triquet a été décoré de la Victoria Cross des mains du roi Georges VI le 27 mars 1944.
Le choix des membres
Pour informations supplémentaires, voir https://www.casavant.ca/histoire/
| Devant l’absence d’une loi encadrant les caisses populaires, Alphonse Desjardins reste prudent et fonde seulement trois autres caisses à proximité de son lieu de résidence et de travail, c’est-à-dire Lévis et Ottawa. |
| Cette caisse, comme près d’une cinquantaine d’autres fondées à l’époque d’Alphonse Desjardins, a fermé ses portes avant sa mort en 1920. |
| Il s’agit de la première caisse fondée après l’adoption d’une loi encadrant les caisses par l’Assemblée législative du Québec. Il s’agit également de la première caisse en milieu rural. |
| Au total, Alphonse Desjardins participe à la fondation de 136 caisses populaires au Québec, 18 en Ontario et 9 aux États-Unis. |
Nos remerciements à Pierre-Olivier Maheux, historien à la Société Desjardins.
Réf. : Aperçu historique sur les petits séminaires de la P. de Q., Bounadère, René, ptre, 1945
Il découvre et connaît ses racines :
Il chérit et cultive sa langue :
Il pratique le nationalisme économique :