
Les Canadiens-Français à l’assaut du temps
Avec l’identité québécoise, on s’est mis à croire qu’on ne pouvait avoir de légitimité comme peuple, à moins de fédérer toutes les autres ethnies du Québec autour des Canadiens-Français historiques.

Aujourd'hui la Toussaint, la fête des saints. La Toussaint est une fête catholique, en l'honneur de tous les saints du panthéon catholique, et non une fête chrétienne. Les protestants ne fêtent pas la Toussaint. Cette fête a été instituée en 610 par le pape Boniface IV afin d'honorer les martyrs romains. Cette fête n'est plus fériée au Canada mais elle l'est encore dans de nombreux pays.

Ce jour en 1733 - Les Forges du St-Maurice commencent leur production, premier établissement industriel au Canada, situé sur la rive sud-ouest de la rivière Saint-Maurice, au nord de la ville de Trois-Rivières. On y fabriquera de la fonte et de l'acier pour tous les usages du temps, notamment les poêles à bois à deux ponts permettant de mieux affronter l’hiver. Ces forges vont fonctionner durant plus de 150 ans au cours des XVIIIe et XIXe siècles et seront reconnues Lieu historique national le 28 octobre 1919.

Ce jour en 1809 - L'Accommodation, de John Molson, premier bateau à vapeur à relier Québec à Montréal, est mis en service. C'est le premier vapeur au Canada et le troisième en Amérique. Les billets coûtent $8 pour aller et $9 pour revenir, chaque passager ayant droit à une couchette, aux repas et à 60 livres de bagage. Sans phares ni bouées dans le fleuve, l'Accommodation ne naviguera que le jour et son premier voyage durera 66 heures, dont 30 à l'ancre.

Ce jour en 1843 - Montréal, première capitale de la province du Canada sous le régime de l'Union, étant son pôle économique, à la fois assez loin de la frontière avec les États-Unis et près de la ligne de démarcation qui séparait auparavant les Haut et Bas Canada. Montréal ne demeurera pas la capitale, déshonorée par l’incendie de son Hôtel du Parlement en 1849 par des émeutiers orangistes protestant contre les réparations octroyées aux Canadiens ayant subi des pertes lors du soulèvement des Patriotes en 1837. (Le marché où siégeait le Parlement à Montréal)

Ce jour en 1945 - Décès de Marie Lacoste Gérin-Lajoie. Née à Montréal en 1867, fille du juriste Alexandre Lacoste, elle participa en 1893 avec sa mère Marie-Louise Globensky à la fondation du Montreal Local Council of Women, futur Conseil des femmes de Montréal. Elle publia en 1902 un Traité de droit usuel adressé aux femmes et fut l'une des fondatrices en 1907 de la Fédération nationale Saint-Jean-Baptiste, dont elle fut secrétaire puis présidente de 1913 à 1933. Elle a aussi participé à la fondation du Comité provincial pour le suffrage féminin, conduisant en février 1922 une délégation de 400 femmes à l’Assemblée législative à Québec. Ses soeurs Justine et Thaïs furent aussi des féministes en vue et sa fille Marie est la fondatrice de l'Institut Notre-Dame-du-Bon-Conseil.

Ce jour en 1953 - Inauguration du Centre Le Boulevard, l’un des premiers centres commerciaux au Québec, situé dans un quartier résidentiel de l’est de Montréal et regroupant plusieurs magasins avec un immense stationnement. Les centres commerciaux sont liés au phénomène de l’expansion des banlieues résidentielles où posséder une voiture est indispensable, d'où les vastes terrains de stationnement attenants. Les Galeries Norgate de Ville Saint-Laurent, plus modestes, ont été ouvertes en décembre 1950. (Service à l'auto du supermarché Steinberg du Centre Boulevard)

Ce jour en 1968 - Création de l'Office franco-québécois pour la jeunesse (OFQJ), contribuant au rapprochement des jeunesses française et québécoise par la mise en œuvre de programmes de mobilité axés sur le développement et le perfectionnement professionnels dans les secteurs économique, culturel, académique et social, tout en favorisant les découvertes interculturelles et le maillage des réseaux. L’OFQJ s'adresse aux jeunes adultes de 18 à 35 ans dans leur projet de mobilité professionnelle outre-Atlantique.

Ce jour en 1970 - Le régime d'assurance-maladie public et universel entre en vigueur au Québec. Désormais, quelque 10,000 professionnels de la santé feront parvenir leurs comptes d'honoraires au gouvernement en jouant de la «castonguette», dispositif manuel d'impression des données d'identification des bénéficiaires embossées sur leur "carte-soleil", qui doit son nom au ministre de la Santé Claude Castonguay, responsable de la réforme.

Ce jour en 1974 - Le ‘week-end rouge’ débute à Montréal. Malgré le président de leur syndicat, environ 2,400 pompiers débrayent illégalement à Montréal. Pendant ce «week-end rouge», 25 incendies vont détruire 75 maisons. Le 3 novembre sera conclu entre le président du syndicat Jean L'Abbé, le maire de Montréal Jean Drapeau et le ministre du travail Jean Cournoyer un compromis comprenant notamment un montant forfaitaire pour les pompiers. Le pire pourra être évité à Montréal au cours de ces difficiles journées grâce à l'intervention de pompiers volontaires et de ceux de la banlieue.

Ce jour en 1987 -Décès de l'ex-premier ministre du Québec René Lévesque. Né en 1922 à New Carlisle en Gaspésie, il débuta sa carrière comme correspondant de guerre en Europe avec l’armée américaine. Journaliste et animateur pour Radio-Canada dans les années 1950, il fut élu à l’Assemblée nationale en 1960 et ministre des Ressources naturelles du cabinet Lesage lors de la seconde nationalisation de l’électricité, puis créa le Parti québécois qui le porta au pouvoir en 1976. Il avait quitté la politique en 1985 suite à des dissensions dans son parti et publié ses mémoire en 1986.

Ce jour en 1990 - Suite à l'échec de l'Accord du lac Meech, le premier ministre Brian Mulroney met en place le Groupe de consultation des citoyens sur l'avenir du Canada, présidé par Keith Spicer, élargissant le débat afin de satisfaire les demandes non seulement du Québec mais de toutes les provinces. Ces efforts aboutiront à un nouveau projet de réforme constitutionnelle soumis à un référendum en octobre 1992, l'Accord de Charlottetown.

Ce jour en 1990 - Le troisième épisode des Filles de Caleb bat tous les records à la télé francophone, avec un auditoire de 3,165,000 spectateurs. Autant dire que tout le Québec est rivé à l'écran. Le temps d'une paix détenait le précédent record avec 3,021,000 téléspectateurs.

Ce jour en 2000 - Début des États généraux sur la langue française au Québec, aussi connus sous le nom de Commission Larose, du nom de son président, mis sur pied par le gouvernement du Québec le 29 juin. Son mandat est d'identifier les tenants et aboutissants de la situation de la langue française au Québec et de présenter des recommandations visant son rayonnement et sa qualité. Quelque 300 organismes, experts et citoyens soumettront leurs opinions par écrit ou lors d'audiences publiques. Un rapport de 300 pages déposé en août 2001 énumérera 149 recommandations.

Ce jour en 2005 - Dépôt du rapport de la Commission Gomery sur le scandale du programme fédéral des commandites, dont le principal effet avait été de placarder le Québec de drapeaux du Canada dans le sillage du référendum de 1995. Après avoir entendu 184 témoins, le juge John Gomery met notamment au banc des accusés le trio politique composé de l'ancien premier ministre Jean Chrétien, de son chef de cabinet Jean Pelletier, et du ministre des Travaux publics Alfonso Gagliano.

Ce jour en 2005 - Pour un Québec solidaire. La gauche politique réplique au manifeste Pour un Québec lucide de Lucien Bouchard en publiant son propre manifeste Pour un Québec solidaire. Parmi les signataires, on retrouve Françoise David, d’Option citoyenne, Amir Khadir, de l’Union des forces progressistes et le chanteur Luck Mervil. Un parti du même nom verra le jour le 4 février 2006.

Ce jour en 2011 - Le Directeur général des élections du Québec autorise la création de la Coalition Avenir Québec, le nouveau parti de François Legault. L'ancien ministre péquiste et l'homme d'affaires Charles Sirois avaient déjà le 28 février publié leur manifeste. La coalition y dévoilait ses idées sur l'éducation et la santé, pour y ajouter plus tard la langue, la culture et l'économie. Le nouveau parti lancera sa plate-forme dix jours plus tard, ajoutant à ses priorités la lutte à la corruption.

Avec l’identité québécoise, on s’est mis à croire qu’on ne pouvait avoir de légitimité comme peuple, à moins de fédérer toutes les autres ethnies du Québec autour des Canadiens-Français historiques.

Pourquoi, amis souverainistes, ne prenez-vous pas le temps de lire ou de relire la Charte des Nations Unies et ses déclarations sur le droit des peuples minoritaires ? Les Abénakis, les Malécites, toute différence prise en compte, et ce n’est pas mon intention de la nier, ont bien obtenu des droits robustes malgré leur petit nombre. Répondez-moi, les Canadiens-Français ne sont-ils pas admissibles à des droits parallèles ?
En fait, on a retranché du champ de l’analyse politique le passage ontologique qui a frappé les Canadiens-Français. La partie la plus visible et commune à tous les Canadiens-Français à partir de 1969, Québec compris, se mesure par le repli global.

Il faut trouver les moyens de cultiver la résilience collective des Canadiens-Français EN TANT QUE Canadiens-Français. Notre histoire bien comprise nous les donne, de nombreux exemples de gens qui ont combattu « pour la suite du monde » avec les armes à leur disposition à leur époque.

Dès les années 1970 l’économiste américain Lyndon H. LaRouche formulait la base scientifique d’une théorie économique dénonçant le capitalisme financier sauvage axé sur la maximisation de la rente au détriment des acteurs de la production de biens définissant l’économie réelle. Sa proposition de Banque de Développement Internationale aurait bien pu inspirer les BRICs.

Les référendums de 1980 et de 1995 sont fondés sur le même paradigme, la question, l’atmosphère, les résultats et les blocages qui en découlent sont en gros les mêmes, même si une analyse des résultats montre certaines différences. Si on met entre parenthèses les peuples autochtones, la stratégie référendaire a

Ravages du suprémacisme anglo-saxon « aryen » au Canada après le pacte confédératif de 1867. Cette idéologie associée à l' »Union Jack » (drapeau britannique) abandonné à regret par les « Old Stock Canadians » à la veille du centenaire demeurait le principal obstacle au renouvellement de la constitution du Canada proposé par Daniel Johnson en 1968. Un autre obstacle, qui nous appartient, fut le manque d’une élite politique capable de marcher dans les pas de Johnson.

Essai original de Marc Dunlay, membre de la FCF, sur l’hymne national des Canadiens-Français. Ce texte propose une réflexion multidimensionnelle sur l’œuvre écrite par Basile Routhier en 1880.

Pourquoi, amis souverainistes, ne prenez-vous pas le temps de lire ou de relire la Charte des Nations Unies et ses déclarations sur le droit des peuples minoritaires ? Les Abénakis, les Malécites, toute différence prise en compte, et ce n’est pas mon intention de la nier, ont bien obtenu des droits robustes malgré leur petit nombre. Répondez-moi, les Canadiens-Français ne sont-ils pas admissibles à des droits parallèles ?
En fait, on a retranché du champ de l’analyse politique le passage ontologique qui a frappé les Canadiens-Français. La partie la plus visible et commune à tous les Canadiens-Français à partir de 1969, Québec compris, se mesure par le repli global.

Il faut trouver les moyens de cultiver la résilience collective des Canadiens-Français EN TANT QUE Canadiens-Français. Notre histoire bien comprise nous les donne, de nombreux exemples de gens qui ont combattu « pour la suite du monde » avec les armes à leur disposition à leur époque.

Dès les années 1970 l’économiste américain Lyndon H. LaRouche formulait la base scientifique d’une théorie économique dénonçant le capitalisme financier sauvage axé sur la maximisation de la rente au détriment des acteurs de la production de biens définissant l’économie réelle. Sa proposition de Banque de Développement Internationale aurait bien pu inspirer les BRICs.

Les référendums de 1980 et de 1995 sont fondés sur le même paradigme, la question, l’atmosphère, les résultats et les blocages qui en découlent sont en gros les mêmes, même si une analyse des résultats montre certaines différences. Si on met entre parenthèses les peuples autochtones, la stratégie référendaire a

Ravages du suprémacisme anglo-saxon « aryen » au Canada après le pacte confédératif de 1867. Cette idéologie associée à l' »Union Jack » (drapeau britannique) abandonné à regret par les « Old Stock Canadians » à la veille du centenaire demeurait le principal obstacle au renouvellement de la constitution du Canada proposé par Daniel Johnson en 1968. Un autre obstacle, qui nous appartient, fut le manque d’une élite politique capable de marcher dans les pas de Johnson.

Essai original de Marc Dunlay, membre de la FCF, sur l’hymne national des Canadiens-Français. Ce texte propose une réflexion multidimensionnelle sur l’œuvre écrite par Basile Routhier en 1880.

Nous sommes en train de nous faire *ourrer par les Québécois encartés : l’immobilisme de la CAQ et le référendisme du Parti québécois, tous deux terrorisés par la « communauté aux droits consacrés »

Aujourd’hui, nous affirmons que la promotion d’une identité québécoise, explicitement amputée de notre personnalité canadienne-française historique, nous cause un préjudice au sein d’une population composée de groupes qui jouissent de droits spécifiques en raison de leurs attributions identitaires.

La FCF a déposé un mémoire sur le projet de loi 1 – Loi constitutionnelle de 2025 sur le Québec – présenté par le ministre Simon Jolin-Barette. Vous pouvez lire ce mémoire ici.

Revitaliser notre être collectif Écrire l’histoire en prenant pour fil la continuité historique des Canadiens-Français est une pratique qui s’est perdue. Avec la Révolution tranquille, une brisure s’est produite. Bien sûr, l’histoire écrite avant 1970 sera toujours accessible. Mais au goût d’aujourd’hui, elle ne serait plus que le témoignage d’un

Comment se fait-il que dans le même temps où l’on se battait le mieux pour un avenir enraciné, d’autres aient insisté pour que l’on renonce à l’identité canadienne-française ? C’est une étrange contradiction et, en regard de l’évolution du statut national, elle reste assez opaque encore aujourd’hui. On a bien dit que seule l’identité québécoise avait de l’avenir. Du coup, fallait-il effacer un passé canadien-français révolu ?

Alexandre Cormier-Denis a déposé en septembre un mémoire au Comité consultatif sur les enjeux constitutionnels du Québec au sein de la Fédération canadienne dont notre contributeur Gilles Verrier a trouvé opportun de livrer ici un synopsis critique. Ce mémoire intitulé Manifeste pour une reconnaissance du Québec comme État-nation du peuple canadiens-français est accessible, comme tous les autres mémoires déposés, sur le site web du Comité.

À la veille du 323e anniversaire, le 4 août prochain, de la signature de ce traité historique, la Fédération des Canadiens-Français estime que cet événement n’est pas commémoré à la hauteur et avec la clarté qu’il mérite. Laissé dans un ombre relatif, sous-évalué ou mal compris, nous avons demandé à trois auteurs de nous éclairer.

Communiqué de la FCF publié le 22 juin 2024 pour les 250 ans de l’Acte de Québec. Distribué à la Journée d’étude sur le même sujet, chapeautée par Droits collectifs Québec.

Le 5 février 1968, il y a 55 ans, Daniel Johnson prenait la parole devant tous les représentants du Canada anglais réunis. Il prononçait sans doute le discours le plus important de sa carrière d’homme d’État, un discours remarquable et percutant. Il plaidait un projet de réforme des institutions qui ne sera jamais repris avec la même hauteur par les premiers ministres du Québec qui suivront. Johnson incarnait alors une doctrine politique élaborée par les Canadiens-Français au cours des décennies précédentes, elle avait atteint le stade de sa maturité. Il parlait à l’occasion d’une conférence constitutionnelle qu’il avait lui-même réclamée.

Aujourd’hui, nous affirmons que la promotion d’une identité québécoise, explicitement amputée de notre personnalité canadienne-française historique, nous cause un préjudice au sein d’une population composée de groupes qui jouissent de droits spécifiques en raison de leurs attributions identitaires.

La FCF a déposé un mémoire sur le projet de loi 1 – Loi constitutionnelle de 2025 sur le Québec – présenté par le ministre Simon Jolin-Barette. Vous pouvez lire ce mémoire ici.

Revitaliser notre être collectif Écrire l’histoire en prenant pour fil la continuité historique des Canadiens-Français est une pratique qui s’est perdue. Avec la Révolution tranquille, une brisure s’est produite. Bien sûr, l’histoire écrite avant 1970 sera toujours accessible. Mais au goût d’aujourd’hui, elle ne serait plus que le témoignage d’un

Comment se fait-il que dans le même temps où l’on se battait le mieux pour un avenir enraciné, d’autres aient insisté pour que l’on renonce à l’identité canadienne-française ? C’est une étrange contradiction et, en regard de l’évolution du statut national, elle reste assez opaque encore aujourd’hui. On a bien dit que seule l’identité québécoise avait de l’avenir. Du coup, fallait-il effacer un passé canadien-français révolu ?

Alexandre Cormier-Denis a déposé en septembre un mémoire au Comité consultatif sur les enjeux constitutionnels du Québec au sein de la Fédération canadienne dont notre contributeur Gilles Verrier a trouvé opportun de livrer ici un synopsis critique. Ce mémoire intitulé Manifeste pour une reconnaissance du Québec comme État-nation du peuple canadiens-français est accessible, comme tous les autres mémoires déposés, sur le site web du Comité.

À la veille du 323e anniversaire, le 4 août prochain, de la signature de ce traité historique, la Fédération des Canadiens-Français estime que cet événement n’est pas commémoré à la hauteur et avec la clarté qu’il mérite. Laissé dans un ombre relatif, sous-évalué ou mal compris, nous avons demandé à trois auteurs de nous éclairer.

Communiqué de la FCF publié le 22 juin 2024 pour les 250 ans de l’Acte de Québec. Distribué à la Journée d’étude sur le même sujet, chapeautée par Droits collectifs Québec.

Le 5 février 1968, il y a 55 ans, Daniel Johnson prenait la parole devant tous les représentants du Canada anglais réunis. Il prononçait sans doute le discours le plus important de sa carrière d’homme d’État, un discours remarquable et percutant. Il plaidait un projet de réforme des institutions qui ne sera jamais repris avec la même hauteur par les premiers ministres du Québec qui suivront. Johnson incarnait alors une doctrine politique élaborée par les Canadiens-Français au cours des décennies précédentes, elle avait atteint le stade de sa maturité. Il parlait à l’occasion d’une conférence constitutionnelle qu’il avait lui-même réclamée.
Si vous êtes canadien-français hors-Québec, faites-nous signe à info@canadiens-francais.com. Nous aimerions vous connaître !
Car le discours indépendantiste avait à ce point insisté, dans la foulée de la Révolution tranquille, sur l’État et ses vertus qu’on en est presque venu à voir dans l’indépendance le triomphe de l’Etat plutôt que la consécration de la nation. C’est pourtant la nation qui aspire à l’indépendance et qui peut se réclamer légitimement du droit à l’autodétermination, non pas l’État-nation.
L’histoire n’est jamais finie. Tout est toujours à refaire et les remparts à relever. Les victoires comme les défaites n’ont qu’un temps. Ce qui persiste et permet de renaître est plus solide que toutes les murailles. C’est quelque chose d’immatériel et de fort, présent dans le coeur de chaque homme et de chaque femme d’une même communauté quand celle-ci a conscience de ce qu’elle a d’unique et d’essentiel. Les Japonais, les Juifs, les Hindous et d’autres peuples possèdent ce trésor qui leur a permis d’affronter les périls de l’histoire sans disparaître.
Nul n’ignore ici que le Canada français est actuellement profondément mécontent de sa place dans la confédération. Il y a à cela des raisons complexes d’inégales importances. J’ai dit et je répète aujourd’hui que la plupart de ces raisons sont parfaitement fondées.
Pour être Québécois, il suffit d’habiter le Québec ! Sans l’indépendance, les Canadiens-Français devront continuer de défendre âprement leur existence. Avec une indépendance trudeauiste, ils devront s’affirmer face à une diversité qui monte et braver la résistance des châteaux-forts anglo-saxons. Les deux perspectives commandent le retour politique des Canadiens-Français. Si vous avez compris qu’une identité de « Québécois francophones », provinciale et linguistique, a coupé le souffle de notre épopée, qu’elle supprime notre légitimité et nos droits historiques, vous avez compris l’essentiel.
Je souhaite montrer, dans l’essai qui va suivre, qu’entre les pensées trudeauiste et « néosouverainiste », les similitudes sont frappantes.
Et c’est au moment où nous nous préparons à résister aux armées d’invasion d’un puissant voisin qu’on nous enlève les libertés dont nous jouissons après les avoir gagnées par un siècle de luttes! Mais il me semble qu’on devrait plutôt nous donner de nouvelles garanties de sécurité pour nous engager à combattre des adversaires aguerris, dix fois plus nombreux, et dont l’organisation politique est moins hostile.
Comme notre constitution n’a rien prévu de tel parce qu’elle était une concession du conquérant aux Canadiens-Français, de la mère patrie aux coloniaux dans le cas des Canadiens anglais, nos États généraux sont indubitablement l’effort le plus systématique, le plus compréhensif, le
plus réussi qui ait jamais été tenté pour constituer une véritable Assemblée nationale du peuple canadien-français en vue d’établir sa constitution.
Lors de la campagne d’Italie à l’automne 1943, le 22e Régiment reçoit l’ordre de prendre la ferme Casa Berardi sur le flanc ouest du ravin d’Ortona. Le 14 décembre 1943, les compagnies C et D soutenues par les chars Sherman de l’Ontario Regiment passent à l’attaque.. Le capitaine Paul Triquet à la tête de la compagnie C avance sous un feu nourri avec ses 50 hommes soutenus par six chars Sherman de l’Ontario Regiment. À 1,500 mètres de la ferme, il a déjà perdu deux chars et vingt hommes. À 14 heures, Triquet et les 14 hommes restants sont à 200 mètres de la ferme. Grâce aux fumigènes lancés par les Shermans, la pognée d’homme atteint les murs de la ferme et en déloge les derniers Allemands à 15h30. Ils résisteront toute la nuit aux contre-attaques allemandes répétées jusqu’à l’arrivée des renforts le lendemain. Pour son leadership lors de cette attaque, Paul Triquet a été décoré de la Victoria Cross des mains du roi Georges VI le 27 mars 1944.
Le choix des membres
Pour informations supplémentaires, voir https://www.casavant.ca/histoire/
| Devant l’absence d’une loi encadrant les caisses populaires, Alphonse Desjardins reste prudent et fonde seulement trois autres caisses à proximité de son lieu de résidence et de travail, c’est-à-dire Lévis et Ottawa. |
| Cette caisse, comme près d’une cinquantaine d’autres fondées à l’époque d’Alphonse Desjardins, a fermé ses portes avant sa mort en 1920. |
| Il s’agit de la première caisse fondée après l’adoption d’une loi encadrant les caisses par l’Assemblée législative du Québec. Il s’agit également de la première caisse en milieu rural. |
| Au total, Alphonse Desjardins participe à la fondation de 136 caisses populaires au Québec, 18 en Ontario et 9 aux États-Unis. |
Nos remerciements à Pierre-Olivier Maheux, historien à la Société Desjardins.
Réf. : Aperçu historique sur les petits séminaires de la P. de Q., Bounadère, René, ptre, 1945
Il découvre et connaît ses racines :
Il chérit et cultive sa langue :
Il pratique le nationalisme économique :