
Les Canadiens-Français à l’assaut du temps
Avec l’identité québécoise, on s’est mis à croire qu’on ne pouvait avoir de légitimité comme peuple, à moins de fédérer toutes les autres ethnies du Québec autour des Canadiens-Français historiques.

Avec l’identité québécoise, on s’est mis à croire qu’on ne pouvait avoir de légitimité comme peuple, à moins de fédérer toutes les autres ethnies du Québec autour des Canadiens-Français historiques.

Ce jour en 1653 - Arrivée à Québec de Marguerite Bourgeois avec de Maisonneuve revenant de France avec 100 soldats engagés pour défendre Montréal contre les Iroquois. Venue pour ouvrir une école, elle écrit qu’à Québec tout est si pauvre que cela fait pitié. À son arrivée à Montréal le 16 novembre, elle ne trouve pas d’enfants d’âge scolaire à cause de la forte mortalité infantile. Elle y passera ses premières années à enseigner aux femmes et à administrer la maison du gouverneur.

Ce jour en 1731 - Charles de La Boische, marquis de Beauharnois, fait construire le fort Saint-Frédéric (en face de Chimney Point, près de Port Henry, NY) aux sources du lac Champlain, afin d'empêcher les Britanniques de s'y établir. Son premier commandant sera François-Antoine Pécaudy de Contrecœur dont le père Antoine était officier du régiment de Carignan-Salières. Les Britanniques s’y attaqueront deux fois sans succès durant la guerre de 7 ans. Les Français le détruiront dans leur retraite en 1759 face à l’armée de 10,000 hommes d’Amherst.

Ce jour 1851 - La capitale du Canada est déplacée de Toronto vers Québec. À défaut d’une capitale « neutre », le Parlement du Canada uni, d’abord établi à Kingston dans le nouvel hôpital, se déplace périodiquement jusqu’à ce qu’il puisse définitivement s’installer en 1866 à Ottawa, la jeune capitale, dans son nouvel édifice, dont les travaux de l'énorme chantier ne seront terminés qu'en 1876. (hôpital de Kingston)

Ce jour en 1874 - Assermentation de Charles-E. Boucher de Boucherville comme premier ministre de la province de Québec suite à la démission de Gédéon Ouimet en raison d'un scandale financier. Reporté au pouvoir en 1875, il sera lui-même démis le 8 mars 1878, le lieutenant-gouverneur de Saint-Just refusant d'approuver une loi visant à forcer les municipalités à payer pour les chemins de fer. De Saint-Just fera alors appel au chef de l'opposition, Henri-Gustave Joly de Lotbinière, pour former un gouvernement.

Ce jour en 1877 - Première conversation téléphonique entre Montréal et Québec. Le premier téléphone a la forme d’un moule à beurre en bois. Le microphone sert aussi de haut-parleur, obligeant l'usager à le faire alterner de sa bouche à son oreille, une grande partie de la conversation perdue. Une cloche activée au moyen d'une manivelle signale l'initiation d'un appel. Les frais de location sont d'environ $40 par année, soit l'équivalent d'environ $1,500 en 2026.

Ce jour en 1932 - Le chef bédouin Ibn Séoud fonde le royaume d'Arabie saoudite au terme d'une longue guerre - pilotée par l'agent britannique Lawrence d'Arabie - qui, aux prix de 200,000 morts sur une population de 3 millions, a pris Médine et La Mecque en 1924 et unifié la péninsule arabique, à l'exception du Yémen et des émirats du Golfe persique. Sa famille règne sur le Nedjd, autour de l'oasis de Riyad, la nouvelle capitale au coeur de la péninsule arabe. Son ancêtre Mohammed s'était allié au milieu du XVIIIe siècle avec un illuminé du nom de Wahhab prêchant une obédience littérale et totale au Coran qu'il n'avait pas réussi à imposer aux tribus voisines, le dernier ibn Séoud devant se réfugier au Koweit. Mais son fils Abd el-Aziz III reprit Riyad en 1902 et se proclama émir de Nedjd.

Ce jour en 1929 - Le pont de Québec ouvert à la circulation automobile suite à la conversion de ses voies centrales de tramway en voie carrossable, qui n’est toutefois pas assez large pour que des véhicules lourds puissent s’y croiser ; des gardiens communiquant par téléphone doivent stopper la circulation à une extrémité du pont pour qu’un véhicule lourd puisse s’engager sur le pont à partir de l'autre rive. La vitesse sur le pont est limitée à 15 milles à l'heure, soit environ 24 kilomètres/heure.

Ce jour en 1943 - Baptême de la frégate HMCS Magog aux chantiers de la Canadian Vickers de Montréal, en présence du maire Thomas de Magog. Le navire basé à Halifax et affecté à l'escorte de convois entre l'Amérique et l'Angleterre sera torpillé le 14 octobre 1944 près de Pointe-des-Monts sur la côte nord de l'estuaire du fleuve Saint-Laurent par le sous-marin allemand U-1223, quelques heures après s'être joint au convoi ONS 33G. Ayant perdu 20 m. de sa poupe et trois marins, la frégate sera tirée à l'abri dans une baie par le HMCS Shawinigan, puis ensuite remorquée jusqu'à Québec où elle sera déclarée irréparable et son équipage commis au secret.

Ce jour en 1957 - François Duvalier, médecin ministre de la Santé publique, est élu président d'Haïti. Il va impose un régime dictatorial et répressif, se faisant nommer président à vie en 1964 et désignant son fils Jean-Claude comme successeur. Les Duvalier vont régner pendant 28 ans sur l'île, aidés par les «Tontons Macoutes», police aussi secrète que violente. “Baby Doc” sera encore plus détesté que son père François, auquel il succédera en 1971. En janvier 1986, émeutes et manifestations se succéderont, débouchant le 31 janvier sur l'état de siège qui causera plusieurs centaines de morts. La chasse aux 40,000 Tontons Macoutes sera déclarée et le tombeau du docteur Duvalier profané. Le 7 février, les États-Unis faciliteront la fuite de Jean-Claude Duvalier en France.(Life Magazine, 3 juin 1957)

Ce jour en 1968 - Première course de Formule 1 disputée au Québec au Circuit du Mont-Tremblant, remportée par le pilote néo-zélandais Dennis Hulme au volant d'une Ford-McLaren. La piste sera abandonnée après l'épreuve de l'année suivante car jugée trop éloignée des grands centres, autant pour des raisons de sécurité que de logistique. D’autres compétitions automobiles moins prestigieuses s’y produiront dans les années suivante.

Ce jour en 1969 - Marius Barbeau, célèbre ethnologue canadien-français décédé en février et considéré comme le fondateur de l'anthropologie canadienne et québécoise, se voit dédier le sommet le plus élevé de l'Arctique. Situé sur l'Île d'Ellesmere, le mont Barbeau (en anglais Barbeau Peak) est la plus haute montagne au Nunavut et à l'est des Montagnes Rocheuses en Amérique du Nord à 2,616 mètres. Barbeau tient sa réputation de son travail extensif de recension des traditions orales du Canada français, mais également de l'énorme documentation consacrée aux Amérindiens de l'Est, de l'Ouest et des Prairies.

Ce jour en 1971 - Bernard Lortie est reconnu coupable de l'enlèvement le 10 octobre 1970 du ministre du Travail Pierre Laporte, assassiné une semaine plus tard. Le jeune étudiant gaspésien issu d'une famille de sept enfants avait rencontré les frères Paul et Jacques Rose, ainsi que Francis Simard, à la Maison du Pêcheur à Percé en juillet 1969 et était devenu membre du Front de libération du Québec (FLQ). Il écope d'une sentence de 20 ans de prison mais sera libéré sur parole après sept ans.

Ce jour en 1978 - Inauguration de la centrale Outardes 2 par le premier ministre René Lévesque. D'une puissance de 523 mégawatt, sa mise en service sur le site d'une ancienne centrale de 61 MW de la Quebec North Shore Paper Company datant de 1937 complète l'aménagement du complexe hydroélectrique Manicouagan constitué de sept ouvrages sur les rivières Manicougan et aux Outardes totalisant une capacité installée de 7.567 mégawatts (7 millions de watts). Le potentiel hydroélectrique de la région était connu depuis 1920.

Ce jour en 2010 - Décès de Paul-Aimé Sauriol à l’âge de 79 ans, co-fondateur en 1957 de la firme Desjardins-Sauriol, comptant aujourd’hui sous le nom de Dessau plus de 5,000 employés et rayonnant sur la scène internationale. Parmi ses hauts faits d’armes, le projet de la route d'accès à la Baie James dans les années 1970 a marqué l'histoire du génie-conseil avec la construction de 450 milles de route en 450 jours. M. Sauriol a remporté plusieurs distinctions pour ses réalisations.

Ce jour en 2013 - David Savard-Gagnon est devenu le premier Québécois à remporter le Marathon de Montréal. Le coureur originaire de Baie-Saint-Paul a parcouru les 42 kilomètres en 2 h 30 15sec. Un nombre record de 32,000 coureurs ont participé à la 23e édition, l'événement affichant complet depuis juin dernier. Pas moins de 2,000 bénévoles en assuraient le bon fonctionnement.

Ce jour en 2013 - La route 175 entre Québec et Saguenay inaugurée officiellement. Autrefois l'une des plus meurtrières en raison de nombreux face à face mortels et de collisions avec des orignaux, c'est désormais une autoroute sécuritaire grâce à ses quatre voies aménagées au coût de $950 millions. La cérémonie s’est déroulée au kilomètre 218 en présence du ministre des Transports Sylvain Gaudreault, du président du Conseil du trésor Stéphane Bédard du gouvernement Marois et d’autres dignitaires concernés.

Avec l’identité québécoise, on s’est mis à croire qu’on ne pouvait avoir de légitimité comme peuple, à moins de fédérer toutes les autres ethnies du Québec autour des Canadiens-Français historiques.

Pourquoi, amis souverainistes, ne prenez-vous pas le temps de lire ou de relire la Charte des Nations Unies et ses déclarations sur le droit des peuples minoritaires ? Les Abénakis, les Malécites, toute différence prise en compte, et ce n’est pas mon intention de la nier, ont bien obtenu des droits robustes malgré leur petit nombre. Répondez-moi, les Canadiens-Français ne sont-ils pas admissibles à des droits parallèles ?
En fait, on a retranché du champ de l’analyse politique le passage ontologique qui a frappé les Canadiens-Français. La partie la plus visible et commune à tous les Canadiens-Français à partir de 1969, Québec compris, se mesure par le repli global.

Il faut trouver les moyens de cultiver la résilience collective des Canadiens-Français EN TANT QUE Canadiens-Français. Notre histoire bien comprise nous les donne, de nombreux exemples de gens qui ont combattu « pour la suite du monde » avec les armes à leur disposition à leur époque.

Dès les années 1970 l’économiste américain Lyndon H. LaRouche formulait la base scientifique d’une théorie économique dénonçant le capitalisme financier sauvage axé sur la maximisation de la rente au détriment des acteurs de la production de biens définissant l’économie réelle. Sa proposition de Banque de Développement Internationale aurait bien pu inspirer les BRICs.

Les référendums de 1980 et de 1995 sont fondés sur le même paradigme, la question, l’atmosphère, les résultats et les blocages qui en découlent sont en gros les mêmes, même si une analyse des résultats montre certaines différences. Si on met entre parenthèses les peuples autochtones, la stratégie référendaire a

Ravages du suprémacisme anglo-saxon « aryen » au Canada après le pacte confédératif de 1867. Cette idéologie associée à l' »Union Jack » (drapeau britannique) abandonné à regret par les « Old Stock Canadians » à la veille du centenaire demeurait le principal obstacle au renouvellement de la constitution du Canada proposé par Daniel Johnson en 1968. Un autre obstacle, qui nous appartient, fut le manque d’une élite politique capable de marcher dans les pas de Johnson.

Essai original de Marc Dunlay, membre de la FCF, sur l’hymne national des Canadiens-Français. Ce texte propose une réflexion multidimensionnelle sur l’œuvre écrite par Basile Routhier en 1880.

Pourquoi, amis souverainistes, ne prenez-vous pas le temps de lire ou de relire la Charte des Nations Unies et ses déclarations sur le droit des peuples minoritaires ? Les Abénakis, les Malécites, toute différence prise en compte, et ce n’est pas mon intention de la nier, ont bien obtenu des droits robustes malgré leur petit nombre. Répondez-moi, les Canadiens-Français ne sont-ils pas admissibles à des droits parallèles ?
En fait, on a retranché du champ de l’analyse politique le passage ontologique qui a frappé les Canadiens-Français. La partie la plus visible et commune à tous les Canadiens-Français à partir de 1969, Québec compris, se mesure par le repli global.

Il faut trouver les moyens de cultiver la résilience collective des Canadiens-Français EN TANT QUE Canadiens-Français. Notre histoire bien comprise nous les donne, de nombreux exemples de gens qui ont combattu « pour la suite du monde » avec les armes à leur disposition à leur époque.

Dès les années 1970 l’économiste américain Lyndon H. LaRouche formulait la base scientifique d’une théorie économique dénonçant le capitalisme financier sauvage axé sur la maximisation de la rente au détriment des acteurs de la production de biens définissant l’économie réelle. Sa proposition de Banque de Développement Internationale aurait bien pu inspirer les BRICs.

Les référendums de 1980 et de 1995 sont fondés sur le même paradigme, la question, l’atmosphère, les résultats et les blocages qui en découlent sont en gros les mêmes, même si une analyse des résultats montre certaines différences. Si on met entre parenthèses les peuples autochtones, la stratégie référendaire a

Ravages du suprémacisme anglo-saxon « aryen » au Canada après le pacte confédératif de 1867. Cette idéologie associée à l' »Union Jack » (drapeau britannique) abandonné à regret par les « Old Stock Canadians » à la veille du centenaire demeurait le principal obstacle au renouvellement de la constitution du Canada proposé par Daniel Johnson en 1968. Un autre obstacle, qui nous appartient, fut le manque d’une élite politique capable de marcher dans les pas de Johnson.

Essai original de Marc Dunlay, membre de la FCF, sur l’hymne national des Canadiens-Français. Ce texte propose une réflexion multidimensionnelle sur l’œuvre écrite par Basile Routhier en 1880.

Nous sommes en train de nous faire *ourrer par les Québécois encartés : l’immobilisme de la CAQ et le référendisme du Parti québécois, tous deux terrorisés par la « communauté aux droits consacrés »

Aujourd’hui, nous affirmons que la promotion d’une identité québécoise, explicitement amputée de notre personnalité canadienne-française historique, nous cause un préjudice au sein d’une population composée de groupes qui jouissent de droits spécifiques en raison de leurs attributions identitaires.

La FCF a déposé un mémoire sur le projet de loi 1 – Loi constitutionnelle de 2025 sur le Québec – présenté par le ministre Simon Jolin-Barette. Vous pouvez lire ce mémoire ici.

Revitaliser notre être collectif Écrire l’histoire en prenant pour fil la continuité historique des Canadiens-Français est une pratique qui s’est perdue. Avec la Révolution tranquille, une brisure s’est produite. Bien sûr, l’histoire écrite avant 1970 sera toujours accessible. Mais au goût d’aujourd’hui, elle ne serait plus que le témoignage d’un

Comment se fait-il que dans le même temps où l’on se battait le mieux pour un avenir enraciné, d’autres aient insisté pour que l’on renonce à l’identité canadienne-française ? C’est une étrange contradiction et, en regard de l’évolution du statut national, elle reste assez opaque encore aujourd’hui. On a bien dit que seule l’identité québécoise avait de l’avenir. Du coup, fallait-il effacer un passé canadien-français révolu ?

Alexandre Cormier-Denis a déposé en septembre un mémoire au Comité consultatif sur les enjeux constitutionnels du Québec au sein de la Fédération canadienne dont notre contributeur Gilles Verrier a trouvé opportun de livrer ici un synopsis critique. Ce mémoire intitulé Manifeste pour une reconnaissance du Québec comme État-nation du peuple canadiens-français est accessible, comme tous les autres mémoires déposés, sur le site web du Comité.

À la veille du 323e anniversaire, le 4 août prochain, de la signature de ce traité historique, la Fédération des Canadiens-Français estime que cet événement n’est pas commémoré à la hauteur et avec la clarté qu’il mérite. Laissé dans un ombre relatif, sous-évalué ou mal compris, nous avons demandé à trois auteurs de nous éclairer.

Communiqué de la FCF publié le 22 juin 2024 pour les 250 ans de l’Acte de Québec. Distribué à la Journée d’étude sur le même sujet, chapeautée par Droits collectifs Québec.

Le 5 février 1968, il y a 55 ans, Daniel Johnson prenait la parole devant tous les représentants du Canada anglais réunis. Il prononçait sans doute le discours le plus important de sa carrière d’homme d’État, un discours remarquable et percutant. Il plaidait un projet de réforme des institutions qui ne sera jamais repris avec la même hauteur par les premiers ministres du Québec qui suivront. Johnson incarnait alors une doctrine politique élaborée par les Canadiens-Français au cours des décennies précédentes, elle avait atteint le stade de sa maturité. Il parlait à l’occasion d’une conférence constitutionnelle qu’il avait lui-même réclamée.

Aujourd’hui, nous affirmons que la promotion d’une identité québécoise, explicitement amputée de notre personnalité canadienne-française historique, nous cause un préjudice au sein d’une population composée de groupes qui jouissent de droits spécifiques en raison de leurs attributions identitaires.

La FCF a déposé un mémoire sur le projet de loi 1 – Loi constitutionnelle de 2025 sur le Québec – présenté par le ministre Simon Jolin-Barette. Vous pouvez lire ce mémoire ici.

Revitaliser notre être collectif Écrire l’histoire en prenant pour fil la continuité historique des Canadiens-Français est une pratique qui s’est perdue. Avec la Révolution tranquille, une brisure s’est produite. Bien sûr, l’histoire écrite avant 1970 sera toujours accessible. Mais au goût d’aujourd’hui, elle ne serait plus que le témoignage d’un

Comment se fait-il que dans le même temps où l’on se battait le mieux pour un avenir enraciné, d’autres aient insisté pour que l’on renonce à l’identité canadienne-française ? C’est une étrange contradiction et, en regard de l’évolution du statut national, elle reste assez opaque encore aujourd’hui. On a bien dit que seule l’identité québécoise avait de l’avenir. Du coup, fallait-il effacer un passé canadien-français révolu ?

Alexandre Cormier-Denis a déposé en septembre un mémoire au Comité consultatif sur les enjeux constitutionnels du Québec au sein de la Fédération canadienne dont notre contributeur Gilles Verrier a trouvé opportun de livrer ici un synopsis critique. Ce mémoire intitulé Manifeste pour une reconnaissance du Québec comme État-nation du peuple canadiens-français est accessible, comme tous les autres mémoires déposés, sur le site web du Comité.

À la veille du 323e anniversaire, le 4 août prochain, de la signature de ce traité historique, la Fédération des Canadiens-Français estime que cet événement n’est pas commémoré à la hauteur et avec la clarté qu’il mérite. Laissé dans un ombre relatif, sous-évalué ou mal compris, nous avons demandé à trois auteurs de nous éclairer.

Communiqué de la FCF publié le 22 juin 2024 pour les 250 ans de l’Acte de Québec. Distribué à la Journée d’étude sur le même sujet, chapeautée par Droits collectifs Québec.

Le 5 février 1968, il y a 55 ans, Daniel Johnson prenait la parole devant tous les représentants du Canada anglais réunis. Il prononçait sans doute le discours le plus important de sa carrière d’homme d’État, un discours remarquable et percutant. Il plaidait un projet de réforme des institutions qui ne sera jamais repris avec la même hauteur par les premiers ministres du Québec qui suivront. Johnson incarnait alors une doctrine politique élaborée par les Canadiens-Français au cours des décennies précédentes, elle avait atteint le stade de sa maturité. Il parlait à l’occasion d’une conférence constitutionnelle qu’il avait lui-même réclamée.
Si vous êtes canadien-français hors-Québec, faites-nous signe à info@canadiens-francais.com. Nous aimerions vous connaître !
Car le discours indépendantiste avait à ce point insisté, dans la foulée de la Révolution tranquille, sur l’État et ses vertus qu’on en est presque venu à voir dans l’indépendance le triomphe de l’Etat plutôt que la consécration de la nation. C’est pourtant la nation qui aspire à l’indépendance et qui peut se réclamer légitimement du droit à l’autodétermination, non pas l’État-nation.
L’histoire n’est jamais finie. Tout est toujours à refaire et les remparts à relever. Les victoires comme les défaites n’ont qu’un temps. Ce qui persiste et permet de renaître est plus solide que toutes les murailles. C’est quelque chose d’immatériel et de fort, présent dans le coeur de chaque homme et de chaque femme d’une même communauté quand celle-ci a conscience de ce qu’elle a d’unique et d’essentiel. Les Japonais, les Juifs, les Hindous et d’autres peuples possèdent ce trésor qui leur a permis d’affronter les périls de l’histoire sans disparaître.
Nul n’ignore ici que le Canada français est actuellement profondément mécontent de sa place dans la confédération. Il y a à cela des raisons complexes d’inégales importances. J’ai dit et je répète aujourd’hui que la plupart de ces raisons sont parfaitement fondées.
Pour être Québécois, il suffit d’habiter le Québec ! Sans l’indépendance, les Canadiens-Français devront continuer de défendre âprement leur existence. Avec une indépendance trudeauiste, ils devront s’affirmer face à une diversité qui monte et braver la résistance des châteaux-forts anglo-saxons. Les deux perspectives commandent le retour politique des Canadiens-Français. Si vous avez compris qu’une identité de « Québécois francophones », provinciale et linguistique, a coupé le souffle de notre épopée, qu’elle supprime notre légitimité et nos droits historiques, vous avez compris l’essentiel.
Je souhaite montrer, dans l’essai qui va suivre, qu’entre les pensées trudeauiste et « néosouverainiste », les similitudes sont frappantes.
Et c’est au moment où nous nous préparons à résister aux armées d’invasion d’un puissant voisin qu’on nous enlève les libertés dont nous jouissons après les avoir gagnées par un siècle de luttes! Mais il me semble qu’on devrait plutôt nous donner de nouvelles garanties de sécurité pour nous engager à combattre des adversaires aguerris, dix fois plus nombreux, et dont l’organisation politique est moins hostile.
Comme notre constitution n’a rien prévu de tel parce qu’elle était une concession du conquérant aux Canadiens-Français, de la mère patrie aux coloniaux dans le cas des Canadiens anglais, nos États généraux sont indubitablement l’effort le plus systématique, le plus compréhensif, le
plus réussi qui ait jamais été tenté pour constituer une véritable Assemblée nationale du peuple canadien-français en vue d’établir sa constitution.
Lors de la campagne d’Italie à l’automne 1943, le 22e Régiment reçoit l’ordre de prendre la ferme Casa Berardi sur le flanc ouest du ravin d’Ortona. Le 14 décembre 1943, les compagnies C et D soutenues par les chars Sherman de l’Ontario Regiment passent à l’attaque.. Le capitaine Paul Triquet à la tête de la compagnie C avance sous un feu nourri avec ses 50 hommes soutenus par six chars Sherman de l’Ontario Regiment. À 1,500 mètres de la ferme, il a déjà perdu deux chars et vingt hommes. À 14 heures, Triquet et les 14 hommes restants sont à 200 mètres de la ferme. Grâce aux fumigènes lancés par les Shermans, la pognée d’homme atteint les murs de la ferme et en déloge les derniers Allemands à 15h30. Ils résisteront toute la nuit aux contre-attaques allemandes répétées jusqu’à l’arrivée des renforts le lendemain. Pour son leadership lors de cette attaque, Paul Triquet a été décoré de la Victoria Cross des mains du roi Georges VI le 27 mars 1944.
Le choix des membres
Pour informations supplémentaires, voir https://www.casavant.ca/histoire/
| Devant l’absence d’une loi encadrant les caisses populaires, Alphonse Desjardins reste prudent et fonde seulement trois autres caisses à proximité de son lieu de résidence et de travail, c’est-à-dire Lévis et Ottawa. |
| Cette caisse, comme près d’une cinquantaine d’autres fondées à l’époque d’Alphonse Desjardins, a fermé ses portes avant sa mort en 1920. |
| Il s’agit de la première caisse fondée après l’adoption d’une loi encadrant les caisses par l’Assemblée législative du Québec. Il s’agit également de la première caisse en milieu rural. |
| Au total, Alphonse Desjardins participe à la fondation de 136 caisses populaires au Québec, 18 en Ontario et 9 aux États-Unis. |
Nos remerciements à Pierre-Olivier Maheux, historien à la Société Desjardins.
Réf. : Aperçu historique sur les petits séminaires de la P. de Q., Bounadère, René, ptre, 1945
Il découvre et connaît ses racines :
Il chérit et cultive sa langue :
Il pratique le nationalisme économique :