
Les Canadiens-Français à l’assaut du temps
Avec l’identité québécoise, on s’est mis à croire qu’on ne pouvait avoir de légitimité comme peuple, à moins de fédérer toutes les autres ethnies du Québec autour des Canadiens-Français historiques.

Ce jour en 1671 - Une première brasserie est créée à Québec par Jean Talon. La colonie dépense 100,000 livres par an pour l'achat de vins et spiritueux et l'intendant désire voir cet argent demeurer dans la colonie, Talon va encourager l'établissement de brasseries en limitant les importations. Avant même qu'il fasse planter 6,000 plants de houblon dans les terres des Islets, les Jésuites cultivent déjà la plante pour subvenir à leur besoin.

Ce jour en 1757 - Décès à Québec de Louis Coulon de Villiers, 47 ans, fils de Nicolas-Antoine Coulon de Villiers et d’Angélique Jarret de Verchères. Il infligea à George Washington la seule défaite de sa carrière militaire. Son frère de Jumonville avait perdu la vie en Ohio suite à une embuscade tendue par Washington, alors que la France et la Grande-Bretagne n'étaient pas en guerre. Le commandant du fort Duquesne, Pécaudy de Contrecœur, avait alors permis à Louis de venger son frère en chassant les Britanniques de l'Ohio, lui confiant à cette fin 500 soldats. Louis entra en contact avec Washington à Fort Necessity, une redoute grossière, et lui infligea d'importantes pertes sous un feu nourri durant neuf heures, Washington acceptant les termes de reddition après des pertes importantes.

Ce jour en 1869 - Insurrection à la rivière Rouge. Avec sa troupe de 120 hommes, Louis Riel occupe Fort Garry à la colonie de la rivière Rouge pour empêcher la Compagnie de la Baie d'Hudson de céder les Territoires du Nord-Ouest au Canada. Alors que la Compagnie entretient une neutralité calculée, l'agitation des Métis oblige le gouvernement canadien à refuser de prendre le contrôle du territoire le 1er décembre, comme c'était prévu. Une convention des colons métis proclamera en décembre un gouvernement provisoire dirigé par Riel.

Ce jour en 1917 - Déclaration Balfour. Le comte Arthur James Balfour, ministre des Affaires étrangères britannique, envoie une lettre au baron Lionel Walter Rothschild, personnalité de la communauté juive britannique et financier du mouvement sioniste, qui représente l'Organisation sioniste mondiale fondée en 1897 par le père du sionisme Theodor Herzl, mort en 1904, lettre indiquant que la Couronne britannique approuve la création d'un « foyer national juif » en Palestine. Cet événement aura des conséquences géopolitiques majeures, car l'Organisation sioniste mondiale s'est en contrepartie secrètement engagée à susciter l'entrée dans la guerre en Europe des États-Unis, la défaite allemande ainsi scellée car elle est économiquement et politiquement épuisée.

Ce jour en 1935 - Assermentation au poste de gouverneur général du Canada de Sir John Buchan, 1er baron Tweedsmuir d'Elsfield, ennobli par le roi à cette fin. D'abord journaliste puis officier de renseignement, il est un écrivain prolifique et encourage le développement d'une culture véritablement canadienne. Encouragé par son épouse, il instituera en 1936 les Prix littéraires du Gouverneur général, qui demeureront la reconnaissance la plus prestigieuse du Canada en matière de mérite littéraire.

Ce jour en 1936 - Création de la Canadian Broadcasting Corporation (CBC) et de sa branche de langue française, la Société Radio-Canada, compagnies de la couronne modelées sur la BBC britannique et subventionnées dans le cadre d'une loi fédérale. Elle commencent à émettre simultanément du siège social de Montréal.

Ce jour en 1936 - Création de l’Association Catholique des Institutrices rurales (ACIR) du district d’inspection primaire de La Malbaie, dont l'instigatrice Laure Gaudreault est élue secrétaire. Cette association se donne notamment comme objectif d’obtenir un salaire minimum de $300 par année et d’abaisser à 20 ans le nombre d’années de service pour obtenir une pension de retraite. Le projet est ambitieux.

Ce jour en 1947 - Fin du rationnement alimentaire au Canada, commencé en janvier 1942 afin de soutenir l'effort de guerre. Il s'agissait de limiter le recours aux aliments importés et de réserver les vivres nécessaires aux militaires et alliés. On avait commencé par rationner le sucre, puis le café, le thé et le beurre ont suivi. Chaque personne recevait un livret de rationnement avec des coupons.

Ce jour en 1960 - Ouverture de l'École nationale de théâtre à Montréal au Monument national. Elle s’installera bientôt dans l’édifice de l’ancienne Cour provinciale du Bien-être social, au 5030, rue Saint-Denis. Elle offre une formation professionnelle en interprétation, en écriture dramatique, en mise en scène, en scénographie et en production, autant en français qu'en anglais , à des étudiants issus de tout le Canada. Quelques 150 étudiants s'y inscriront à chaque année.

Ce jour en 1968 - Inauguration du nouveau Forum de Montréal, rénovation rendant méconnaissable l'ancien Forum. Sa capacité est augmentée de 2,400 sièges pour un total de 16,500 spectateurs, il est doté d'escaliers mobiles et agrémenté de 14 boutiques.

Ce jour en 1977 - Le premier ministre du Québec René Lévesque effectue sa première visite officielle en France. Son arrivée à l'aéroport d'Orly est saluée avec un faste qui inquiète quelque peu les autorités fédérales canadiennes. Avant de participer à des cérémonies officielles, Lévesque se rendra à Colombey-les-Deux-Églises où il se recueillera devant la tombe de Charles de Gaulle. Avec son homologue français Raymond Barre, il conviendra de faire une tradition annuelle de ces rencontres entre premiers ministres, en alternant le pays hôte.

Ce jour en 1982 - Annonce par l'Iron Ore de la fermeture de ses installations de Schefferville, celles-là même que le premier ministre Duplessis visitait lors de son décès en septembre 1959. Selon son président Brian Mulroney, cette décision s'explique par la baisse de la demande mondiale en fer. Ce ralentissement était déjà perceptible à Schefferville où la production était en chute depuis quelques années. Dans les mois qui suivront, l'Iron Ore présentera à ses 285 employés et à leurs familles un plan de compensation qui recevra un accueil positif.

Ce jour en 1987 - Décès à Paris à l'âge 64 ans de Yoland Guérard. Né le 11 octobre 1923, il fut l'un des chanteurs d'opéra les plus renommés du Québec, avec une très belle voix basse, pouvant aussi bien interpréter un air d'opéra qu'une chanson populaire. Il avait été animateur aux émissions de télévision Femme d'aujourd'hui et Les Coqueluches de Radio-Canada. Il occupait le poste de directeur du Centre culturel canadien et de conseiller culturel auprès de l'ambassade du Canada à Paris.

Ce jour en 2001 - Décès de René Léger, 82 ans, cofondateur avec son épouse Hélène des Rôtisseries St-Hubert. C’est le 25 septembre 1951 qu’ils ont ouvert sur la rue St-Hubert à Montréal le premier restaurant d’une chaîne qui en comptait plus d'une centaine à la fin des années 1980. Après avoir tenté sans succès de s'implanter en Ontario et aux États-Unis, l'entreprise avait entrepris de moderniser sa prestation au Québec et diversifié ses produits et services. Elle sera rachetée en 2016 par le groupe ontarien Cara.

Ce jour en 2005 - La biographie autorisée En toutes lettres de l'ancien entraîneur du Canadiens Jacques Demers que lance le journaliste Mario Leclerc nous apprend que celui qui a mené le Canadiens à la Coupe Stanley en 1993 sait à peine lire et écrire, ce qu’il avait toujours su garder secret durant sa carrière. Journaliste sportif radiophonique depuis 1999, Demers sera nommé en 2009 au Sénat canadien par le premier ministre conservateur Stephen Harper.

Ce jour en 2009 - Les cadavres de trois mineurs portés disparus trois jours plus tôt sont retrouvés au fond de la mine d'or Lac Bachelor de Desmaraisville, dans le nord du Québec. Le 30 octobre les trois mineurs travaillaient à la réhabilitation du puits de la mine lorsque la cage dans laquelle ils se trouvaient fut immergée près du fond du puits.

Avec l’identité québécoise, on s’est mis à croire qu’on ne pouvait avoir de légitimité comme peuple, à moins de fédérer toutes les autres ethnies du Québec autour des Canadiens-Français historiques.

Pourquoi, amis souverainistes, ne prenez-vous pas le temps de lire ou de relire la Charte des Nations Unies et ses déclarations sur le droit des peuples minoritaires ? Les Abénakis, les Malécites, toute différence prise en compte, et ce n’est pas mon intention de la nier, ont bien obtenu des droits robustes malgré leur petit nombre. Répondez-moi, les Canadiens-Français ne sont-ils pas admissibles à des droits parallèles ?
En fait, on a retranché du champ de l’analyse politique le passage ontologique qui a frappé les Canadiens-Français. La partie la plus visible et commune à tous les Canadiens-Français à partir de 1969, Québec compris, se mesure par le repli global.

Il faut trouver les moyens de cultiver la résilience collective des Canadiens-Français EN TANT QUE Canadiens-Français. Notre histoire bien comprise nous les donne, de nombreux exemples de gens qui ont combattu « pour la suite du monde » avec les armes à leur disposition à leur époque.

Dès les années 1970 l’économiste américain Lyndon H. LaRouche formulait la base scientifique d’une théorie économique dénonçant le capitalisme financier sauvage axé sur la maximisation de la rente au détriment des acteurs de la production de biens définissant l’économie réelle. Sa proposition de Banque de Développement Internationale aurait bien pu inspirer les BRICs.

Les référendums de 1980 et de 1995 sont fondés sur le même paradigme, la question, l’atmosphère, les résultats et les blocages qui en découlent sont en gros les mêmes, même si une analyse des résultats montre certaines différences. Si on met entre parenthèses les peuples autochtones, la stratégie référendaire a

Ravages du suprémacisme anglo-saxon « aryen » au Canada après le pacte confédératif de 1867. Cette idéologie associée à l' »Union Jack » (drapeau britannique) abandonné à regret par les « Old Stock Canadians » à la veille du centenaire demeurait le principal obstacle au renouvellement de la constitution du Canada proposé par Daniel Johnson en 1968. Un autre obstacle, qui nous appartient, fut le manque d’une élite politique capable de marcher dans les pas de Johnson.

Essai original de Marc Dunlay, membre de la FCF, sur l’hymne national des Canadiens-Français. Ce texte propose une réflexion multidimensionnelle sur l’œuvre écrite par Basile Routhier en 1880.

Pourquoi, amis souverainistes, ne prenez-vous pas le temps de lire ou de relire la Charte des Nations Unies et ses déclarations sur le droit des peuples minoritaires ? Les Abénakis, les Malécites, toute différence prise en compte, et ce n’est pas mon intention de la nier, ont bien obtenu des droits robustes malgré leur petit nombre. Répondez-moi, les Canadiens-Français ne sont-ils pas admissibles à des droits parallèles ?
En fait, on a retranché du champ de l’analyse politique le passage ontologique qui a frappé les Canadiens-Français. La partie la plus visible et commune à tous les Canadiens-Français à partir de 1969, Québec compris, se mesure par le repli global.

Il faut trouver les moyens de cultiver la résilience collective des Canadiens-Français EN TANT QUE Canadiens-Français. Notre histoire bien comprise nous les donne, de nombreux exemples de gens qui ont combattu « pour la suite du monde » avec les armes à leur disposition à leur époque.

Dès les années 1970 l’économiste américain Lyndon H. LaRouche formulait la base scientifique d’une théorie économique dénonçant le capitalisme financier sauvage axé sur la maximisation de la rente au détriment des acteurs de la production de biens définissant l’économie réelle. Sa proposition de Banque de Développement Internationale aurait bien pu inspirer les BRICs.

Les référendums de 1980 et de 1995 sont fondés sur le même paradigme, la question, l’atmosphère, les résultats et les blocages qui en découlent sont en gros les mêmes, même si une analyse des résultats montre certaines différences. Si on met entre parenthèses les peuples autochtones, la stratégie référendaire a

Ravages du suprémacisme anglo-saxon « aryen » au Canada après le pacte confédératif de 1867. Cette idéologie associée à l' »Union Jack » (drapeau britannique) abandonné à regret par les « Old Stock Canadians » à la veille du centenaire demeurait le principal obstacle au renouvellement de la constitution du Canada proposé par Daniel Johnson en 1968. Un autre obstacle, qui nous appartient, fut le manque d’une élite politique capable de marcher dans les pas de Johnson.

Essai original de Marc Dunlay, membre de la FCF, sur l’hymne national des Canadiens-Français. Ce texte propose une réflexion multidimensionnelle sur l’œuvre écrite par Basile Routhier en 1880.

Nous sommes en train de nous faire *ourrer par les Québécois encartés : l’immobilisme de la CAQ et le référendisme du Parti québécois, tous deux terrorisés par la « communauté aux droits consacrés »

Aujourd’hui, nous affirmons que la promotion d’une identité québécoise, explicitement amputée de notre personnalité canadienne-française historique, nous cause un préjudice au sein d’une population composée de groupes qui jouissent de droits spécifiques en raison de leurs attributions identitaires.

La FCF a déposé un mémoire sur le projet de loi 1 – Loi constitutionnelle de 2025 sur le Québec – présenté par le ministre Simon Jolin-Barette. Vous pouvez lire ce mémoire ici.

Revitaliser notre être collectif Écrire l’histoire en prenant pour fil la continuité historique des Canadiens-Français est une pratique qui s’est perdue. Avec la Révolution tranquille, une brisure s’est produite. Bien sûr, l’histoire écrite avant 1970 sera toujours accessible. Mais au goût d’aujourd’hui, elle ne serait plus que le témoignage d’un

Comment se fait-il que dans le même temps où l’on se battait le mieux pour un avenir enraciné, d’autres aient insisté pour que l’on renonce à l’identité canadienne-française ? C’est une étrange contradiction et, en regard de l’évolution du statut national, elle reste assez opaque encore aujourd’hui. On a bien dit que seule l’identité québécoise avait de l’avenir. Du coup, fallait-il effacer un passé canadien-français révolu ?

Alexandre Cormier-Denis a déposé en septembre un mémoire au Comité consultatif sur les enjeux constitutionnels du Québec au sein de la Fédération canadienne dont notre contributeur Gilles Verrier a trouvé opportun de livrer ici un synopsis critique. Ce mémoire intitulé Manifeste pour une reconnaissance du Québec comme État-nation du peuple canadiens-français est accessible, comme tous les autres mémoires déposés, sur le site web du Comité.

À la veille du 323e anniversaire, le 4 août prochain, de la signature de ce traité historique, la Fédération des Canadiens-Français estime que cet événement n’est pas commémoré à la hauteur et avec la clarté qu’il mérite. Laissé dans un ombre relatif, sous-évalué ou mal compris, nous avons demandé à trois auteurs de nous éclairer.

Communiqué de la FCF publié le 22 juin 2024 pour les 250 ans de l’Acte de Québec. Distribué à la Journée d’étude sur le même sujet, chapeautée par Droits collectifs Québec.

Le 5 février 1968, il y a 55 ans, Daniel Johnson prenait la parole devant tous les représentants du Canada anglais réunis. Il prononçait sans doute le discours le plus important de sa carrière d’homme d’État, un discours remarquable et percutant. Il plaidait un projet de réforme des institutions qui ne sera jamais repris avec la même hauteur par les premiers ministres du Québec qui suivront. Johnson incarnait alors une doctrine politique élaborée par les Canadiens-Français au cours des décennies précédentes, elle avait atteint le stade de sa maturité. Il parlait à l’occasion d’une conférence constitutionnelle qu’il avait lui-même réclamée.

Aujourd’hui, nous affirmons que la promotion d’une identité québécoise, explicitement amputée de notre personnalité canadienne-française historique, nous cause un préjudice au sein d’une population composée de groupes qui jouissent de droits spécifiques en raison de leurs attributions identitaires.

La FCF a déposé un mémoire sur le projet de loi 1 – Loi constitutionnelle de 2025 sur le Québec – présenté par le ministre Simon Jolin-Barette. Vous pouvez lire ce mémoire ici.

Revitaliser notre être collectif Écrire l’histoire en prenant pour fil la continuité historique des Canadiens-Français est une pratique qui s’est perdue. Avec la Révolution tranquille, une brisure s’est produite. Bien sûr, l’histoire écrite avant 1970 sera toujours accessible. Mais au goût d’aujourd’hui, elle ne serait plus que le témoignage d’un

Comment se fait-il que dans le même temps où l’on se battait le mieux pour un avenir enraciné, d’autres aient insisté pour que l’on renonce à l’identité canadienne-française ? C’est une étrange contradiction et, en regard de l’évolution du statut national, elle reste assez opaque encore aujourd’hui. On a bien dit que seule l’identité québécoise avait de l’avenir. Du coup, fallait-il effacer un passé canadien-français révolu ?

Alexandre Cormier-Denis a déposé en septembre un mémoire au Comité consultatif sur les enjeux constitutionnels du Québec au sein de la Fédération canadienne dont notre contributeur Gilles Verrier a trouvé opportun de livrer ici un synopsis critique. Ce mémoire intitulé Manifeste pour une reconnaissance du Québec comme État-nation du peuple canadiens-français est accessible, comme tous les autres mémoires déposés, sur le site web du Comité.

À la veille du 323e anniversaire, le 4 août prochain, de la signature de ce traité historique, la Fédération des Canadiens-Français estime que cet événement n’est pas commémoré à la hauteur et avec la clarté qu’il mérite. Laissé dans un ombre relatif, sous-évalué ou mal compris, nous avons demandé à trois auteurs de nous éclairer.

Communiqué de la FCF publié le 22 juin 2024 pour les 250 ans de l’Acte de Québec. Distribué à la Journée d’étude sur le même sujet, chapeautée par Droits collectifs Québec.

Le 5 février 1968, il y a 55 ans, Daniel Johnson prenait la parole devant tous les représentants du Canada anglais réunis. Il prononçait sans doute le discours le plus important de sa carrière d’homme d’État, un discours remarquable et percutant. Il plaidait un projet de réforme des institutions qui ne sera jamais repris avec la même hauteur par les premiers ministres du Québec qui suivront. Johnson incarnait alors une doctrine politique élaborée par les Canadiens-Français au cours des décennies précédentes, elle avait atteint le stade de sa maturité. Il parlait à l’occasion d’une conférence constitutionnelle qu’il avait lui-même réclamée.
Si vous êtes canadien-français hors-Québec, faites-nous signe à info@canadiens-francais.com. Nous aimerions vous connaître !
Car le discours indépendantiste avait à ce point insisté, dans la foulée de la Révolution tranquille, sur l’État et ses vertus qu’on en est presque venu à voir dans l’indépendance le triomphe de l’Etat plutôt que la consécration de la nation. C’est pourtant la nation qui aspire à l’indépendance et qui peut se réclamer légitimement du droit à l’autodétermination, non pas l’État-nation.
L’histoire n’est jamais finie. Tout est toujours à refaire et les remparts à relever. Les victoires comme les défaites n’ont qu’un temps. Ce qui persiste et permet de renaître est plus solide que toutes les murailles. C’est quelque chose d’immatériel et de fort, présent dans le coeur de chaque homme et de chaque femme d’une même communauté quand celle-ci a conscience de ce qu’elle a d’unique et d’essentiel. Les Japonais, les Juifs, les Hindous et d’autres peuples possèdent ce trésor qui leur a permis d’affronter les périls de l’histoire sans disparaître.
Nul n’ignore ici que le Canada français est actuellement profondément mécontent de sa place dans la confédération. Il y a à cela des raisons complexes d’inégales importances. J’ai dit et je répète aujourd’hui que la plupart de ces raisons sont parfaitement fondées.
Pour être Québécois, il suffit d’habiter le Québec ! Sans l’indépendance, les Canadiens-Français devront continuer de défendre âprement leur existence. Avec une indépendance trudeauiste, ils devront s’affirmer face à une diversité qui monte et braver la résistance des châteaux-forts anglo-saxons. Les deux perspectives commandent le retour politique des Canadiens-Français. Si vous avez compris qu’une identité de « Québécois francophones », provinciale et linguistique, a coupé le souffle de notre épopée, qu’elle supprime notre légitimité et nos droits historiques, vous avez compris l’essentiel.
Je souhaite montrer, dans l’essai qui va suivre, qu’entre les pensées trudeauiste et « néosouverainiste », les similitudes sont frappantes.
Et c’est au moment où nous nous préparons à résister aux armées d’invasion d’un puissant voisin qu’on nous enlève les libertés dont nous jouissons après les avoir gagnées par un siècle de luttes! Mais il me semble qu’on devrait plutôt nous donner de nouvelles garanties de sécurité pour nous engager à combattre des adversaires aguerris, dix fois plus nombreux, et dont l’organisation politique est moins hostile.
Comme notre constitution n’a rien prévu de tel parce qu’elle était une concession du conquérant aux Canadiens-Français, de la mère patrie aux coloniaux dans le cas des Canadiens anglais, nos États généraux sont indubitablement l’effort le plus systématique, le plus compréhensif, le
plus réussi qui ait jamais été tenté pour constituer une véritable Assemblée nationale du peuple canadien-français en vue d’établir sa constitution.
Lors de la campagne d’Italie à l’automne 1943, le 22e Régiment reçoit l’ordre de prendre la ferme Casa Berardi sur le flanc ouest du ravin d’Ortona. Le 14 décembre 1943, les compagnies C et D soutenues par les chars Sherman de l’Ontario Regiment passent à l’attaque.. Le capitaine Paul Triquet à la tête de la compagnie C avance sous un feu nourri avec ses 50 hommes soutenus par six chars Sherman de l’Ontario Regiment. À 1,500 mètres de la ferme, il a déjà perdu deux chars et vingt hommes. À 14 heures, Triquet et les 14 hommes restants sont à 200 mètres de la ferme. Grâce aux fumigènes lancés par les Shermans, la pognée d’homme atteint les murs de la ferme et en déloge les derniers Allemands à 15h30. Ils résisteront toute la nuit aux contre-attaques allemandes répétées jusqu’à l’arrivée des renforts le lendemain. Pour son leadership lors de cette attaque, Paul Triquet a été décoré de la Victoria Cross des mains du roi Georges VI le 27 mars 1944.
Le choix des membres
Pour informations supplémentaires, voir https://www.casavant.ca/histoire/
| Devant l’absence d’une loi encadrant les caisses populaires, Alphonse Desjardins reste prudent et fonde seulement trois autres caisses à proximité de son lieu de résidence et de travail, c’est-à-dire Lévis et Ottawa. |
| Cette caisse, comme près d’une cinquantaine d’autres fondées à l’époque d’Alphonse Desjardins, a fermé ses portes avant sa mort en 1920. |
| Il s’agit de la première caisse fondée après l’adoption d’une loi encadrant les caisses par l’Assemblée législative du Québec. Il s’agit également de la première caisse en milieu rural. |
| Au total, Alphonse Desjardins participe à la fondation de 136 caisses populaires au Québec, 18 en Ontario et 9 aux États-Unis. |
Nos remerciements à Pierre-Olivier Maheux, historien à la Société Desjardins.
Réf. : Aperçu historique sur les petits séminaires de la P. de Q., Bounadère, René, ptre, 1945
Il découvre et connaît ses racines :
Il chérit et cultive sa langue :
Il pratique le nationalisme économique :