
Les Canadiens-Français à l’assaut du temps
Avec l’identité québécoise, on s’est mis à croire qu’on ne pouvait avoir de légitimité comme peuple, à moins de fédérer toutes les autres ethnies du Québec autour des Canadiens-Français historiques.

Ce jour en 1672 - l'intendant Jean Talon attribue la seigneurie de Verchères à François-Xavier Jarret, officier militaire français arrivé au Canada avec le régiment de Carignan-Salières en 1665 pour défendre la colonie contre les attaques iroquoises. Il a accepté au rappel de son régiment en France de s'établir dans la colonie. La seigneurie est dans un territoire particulièrement exposé aux raids ennemis, dont sa femme Marie Perrot défendra le fort pendant deux jours en 1690. Sa fille Madeleine le fera aussi héroïquement à l'âge de 14 ans en 1692, devenant une figure légendaire de l'histoire de la Nouvelle-France.

Ce jour en 1879 - Défait en Chambre, le premier ministre libéral Joly de Lotbinière demande la dissolution de son gouvernement. Cinq de ses députés se sont joints aux Conservateurs de Joseph-Adolphe Chapleau. Harcelé de requêtes par le lieutenant-gouverneur Robitaille, le Conseil législatif en révolte, la presse de plus en plus hostile, c'est le coup de grâce. Paralysé par une conjoncture défavorable et gêné par un gouvernement fédéral hostile, Joly n’a eu ni le temps ni l’appui nécessaires pour donner des orientations nouvelles à l’administration de la province.

Ce jour en 1887 - Auguste-Réal Angers devient le 6e lieutenant-gouverneur du Québec, fonction qu'il occupera jusqu’en décembre 1892. Les accusations de corruption à l'encontre d'Honoré Mercier en regard du scandale du chemin de fer de la Baie des Chaleurs l'amèneront en août 1891 à former une commission d'enquête qui exonérera Mercier. Le président de la commission s'étant toutefois dissocié de ses collègues, Angers décidera de démettre Mercier et conviera Boucher de Boucherville à former un nouveau gouvernement.

Ce jour en 1905 - Décès d'Étienne Desmarteau, emporté par la fièvre typhoïde, premier Canadien à remporter une médaille olympique avec sa médaille d'or pour le lancer du poids aux Jeux olympiques de St-Louis en 1904. C'est d'abord lors de compétitions entre corps policiers que ce constable de Montréal né en 1873 s'était distingué sur la scène sportive. Sa mémoire est immortalisée par un centre sportif de Montréal à son nom.

Ce jour en 1917 - Adoption par la Chambre des communes de la Loi créant le Bureau de l'Immigration et de la Colonisation, scindant cette fonction du département de l'Intérieur. Le gouvernement d'Union de Borden anticipe en effet une immigration à la hausse suite à la fin prochaine de la guerre.

Ce jour en 1925 - William Lyon Mackenzie King perd les élections mais reste au pouvoir grâce au soutien des 24 députés du Parti progressiste et de 6 Travaillistes. Les Libéraux ont remporté 99 sièges contre les 116 des Conservateurs d'Arthur Meighen. Peu après les Progressistes cesseront leur appui et King remettra sa démission. Il y aura de nouvelles élections en 1926.

Ce jour en 1929 - Le mardi noir. L'effondrement des cours à la Bourse de New York se poursuit. Le volume échangé atteint 16,4 millions de titres et les gains d'une année de hausse disparaissent. John Kenneth Galbraith écrira qu'il s'agit du «jour le plus dévastateur dans l'histoire de la Bourse de New York, et peut-être aussi dans toute l'histoire des Bourses.» Winston Churchill de passage à New York affirme avoir été témoin du suicide d'un spéculateur qui se serait jeté d'une fenêtre.

Ce jour en 1929 - Effondrement de la Bourse de Montréal. Dans le sillage de la chute de la Bourse de New York, la Bourse de Montréal connaît une journée difficile. Un nombre record de 382,521 actions est négocié, certains titres perdant jusqu'à 40 points. Cette chute spectaculaire met fin à une période de spéculation sans précédent. Même les gens ordinaires, les travailleurs, avaient acheté des parts à crédit, «sur marge», comptant rembourser à même des profits crus assurés.

Ce jour en 1930 - Création de la Commission Montpetit sur l'assurance sociale. Du nom de son président, le directeur de l'École des Sciences sociales de l'Université de Montréal Édouard Montpetit, cette commission créée par le gouvernement libéral Taschereau est composée de six autres membres provenant des milieux religieux, syndicaux, scientifiques et patronaux. Elle recommandera dans les septs rapports publiés entre 1930 et 1932 des mesures qui inspireront les premières politiques sociales québécoises.

Ce jour en 1942 - Maurice Richard joue son premier match avec le Canadiens de Montréal, deux jours après avoir signé son contrat. La rencontre oppose les Canadiens aux Bruins de Boston au Forum de Montréal et Richard inscrit son premier point sur une passe au bout de trente secondes de jeu. Il inscrira son premier but lors de son second match, contre les Rangers de New York le 8 novembre. On dit que Maurice Richard, de modeste origine, n'avait jamais vu jouer le Canadien avant d'être lui-même sur la glace.

Ce jour en 1961 - Marcel Chaput succède à André D'Allemagne à la tête du Rassemblement pour l'indépendance nationale (RIN) lors du congrès annuel de l'association à Montréal. Il quittera bientôt son emploi au gouvernement fédéral. Sous sa présidence le RIN se dotera d'un emblème, fondera son organe imprimé L'Indépendance et constituera un comité politique pour préparer le programme qui sera adopté par les membres lors du congrès annuel d'octobre 1962.

Ce jour en 1967 - Fermeture de l'Expo 67, après avoir attiré 50,306,408 visiteurs, en dépit d'une grève récente de presqu'un mois des transports en commun de Montréal. L’événement tenu sur les îles Notre-Dame et Sainte-Hélène ainsi qu’à la Cité du Havre marque aussi le centenaire de la confédération canadienne.

Ce jour en 1973 - Victoire du Parti libéral de Robert Bourassa qui remporte une écrasante victoire, raflant 102 sièges sur 110. Avec ses six sièges, le Parti québécois relativement nouveau fait mieux que l'Union nationale.

Ce jour en 1980 - Première présentation du téléroman Le temps d'une paix de Pierre Gauvreau et réalisé par Yvon Trudel, qui raconte l'histoire de familles rurales vivant dans la région de La Malbaie peu après la fin de la Première Guerre mondiale. Jusqu'au 1er décembre 1986, Radio-Canada présentera 161 épisodes de cette série, l'une des plus populaires de l'histoire de la télévision québécoise. (Nicole Leblanc et Pierre Dufresne).

Ce jour en 1989 - Décès des suites d'un cancer d'Alcide Ouellet, météorologue et vulgarisateur scientifique, pionnier de la météo en français au Canada et chroniqueur de la météo à La Première Chaîne radio de Radio-Canada pendant plus de 25 ans jusqu'en 1989. Entré au service météorologique en 1951, il en dirigea le bureau de Montréal de 1966 à 1972, date à laquelle il publia un ouvrage de vulgarisation. Déjà conseiller technique à Télé-Métropole depuis 1961, il devint chroniqueur météo pour le Journal de Montréal en 1974.

Ce jour en 2003 - Manifestation de producteurs bovins devant le Parlement à Québec. Malgré un temps pluvieux, quelques milliers de producteurs bovins se sont réunis pour demander aux élus de se pencher davantage sur leur situation, suite à l'éclosion au printemps de la crise dite de la «vache folle». L'embargo américain sur le boeuf canadien qui en a résulté leur a entraîné des pertes chiffrées à $150 millions. Les manifestants jugent insuffisants les plans d'urgence déjà adoptés.

Avec l’identité québécoise, on s’est mis à croire qu’on ne pouvait avoir de légitimité comme peuple, à moins de fédérer toutes les autres ethnies du Québec autour des Canadiens-Français historiques.

Pourquoi, amis souverainistes, ne prenez-vous pas le temps de lire ou de relire la Charte des Nations Unies et ses déclarations sur le droit des peuples minoritaires ? Les Abénakis, les Malécites, toute différence prise en compte, et ce n’est pas mon intention de la nier, ont bien obtenu des droits robustes malgré leur petit nombre. Répondez-moi, les Canadiens-Français ne sont-ils pas admissibles à des droits parallèles ?
En fait, on a retranché du champ de l’analyse politique le passage ontologique qui a frappé les Canadiens-Français. La partie la plus visible et commune à tous les Canadiens-Français à partir de 1969, Québec compris, se mesure par le repli global.

Il faut trouver les moyens de cultiver la résilience collective des Canadiens-Français EN TANT QUE Canadiens-Français. Notre histoire bien comprise nous les donne, de nombreux exemples de gens qui ont combattu « pour la suite du monde » avec les armes à leur disposition à leur époque.

Dès les années 1970 l’économiste américain Lyndon H. LaRouche formulait la base scientifique d’une théorie économique dénonçant le capitalisme financier sauvage axé sur la maximisation de la rente au détriment des acteurs de la production de biens définissant l’économie réelle. Sa proposition de Banque de Développement Internationale aurait bien pu inspirer les BRICs.

Les référendums de 1980 et de 1995 sont fondés sur le même paradigme, la question, l’atmosphère, les résultats et les blocages qui en découlent sont en gros les mêmes, même si une analyse des résultats montre certaines différences. Si on met entre parenthèses les peuples autochtones, la stratégie référendaire a

Ravages du suprémacisme anglo-saxon « aryen » au Canada après le pacte confédératif de 1867. Cette idéologie associée à l' »Union Jack » (drapeau britannique) abandonné à regret par les « Old Stock Canadians » à la veille du centenaire demeurait le principal obstacle au renouvellement de la constitution du Canada proposé par Daniel Johnson en 1968. Un autre obstacle, qui nous appartient, fut le manque d’une élite politique capable de marcher dans les pas de Johnson.

Essai original de Marc Dunlay, membre de la FCF, sur l’hymne national des Canadiens-Français. Ce texte propose une réflexion multidimensionnelle sur l’œuvre écrite par Basile Routhier en 1880.

Pourquoi, amis souverainistes, ne prenez-vous pas le temps de lire ou de relire la Charte des Nations Unies et ses déclarations sur le droit des peuples minoritaires ? Les Abénakis, les Malécites, toute différence prise en compte, et ce n’est pas mon intention de la nier, ont bien obtenu des droits robustes malgré leur petit nombre. Répondez-moi, les Canadiens-Français ne sont-ils pas admissibles à des droits parallèles ?
En fait, on a retranché du champ de l’analyse politique le passage ontologique qui a frappé les Canadiens-Français. La partie la plus visible et commune à tous les Canadiens-Français à partir de 1969, Québec compris, se mesure par le repli global.

Il faut trouver les moyens de cultiver la résilience collective des Canadiens-Français EN TANT QUE Canadiens-Français. Notre histoire bien comprise nous les donne, de nombreux exemples de gens qui ont combattu « pour la suite du monde » avec les armes à leur disposition à leur époque.

Dès les années 1970 l’économiste américain Lyndon H. LaRouche formulait la base scientifique d’une théorie économique dénonçant le capitalisme financier sauvage axé sur la maximisation de la rente au détriment des acteurs de la production de biens définissant l’économie réelle. Sa proposition de Banque de Développement Internationale aurait bien pu inspirer les BRICs.

Les référendums de 1980 et de 1995 sont fondés sur le même paradigme, la question, l’atmosphère, les résultats et les blocages qui en découlent sont en gros les mêmes, même si une analyse des résultats montre certaines différences. Si on met entre parenthèses les peuples autochtones, la stratégie référendaire a

Ravages du suprémacisme anglo-saxon « aryen » au Canada après le pacte confédératif de 1867. Cette idéologie associée à l' »Union Jack » (drapeau britannique) abandonné à regret par les « Old Stock Canadians » à la veille du centenaire demeurait le principal obstacle au renouvellement de la constitution du Canada proposé par Daniel Johnson en 1968. Un autre obstacle, qui nous appartient, fut le manque d’une élite politique capable de marcher dans les pas de Johnson.

Essai original de Marc Dunlay, membre de la FCF, sur l’hymne national des Canadiens-Français. Ce texte propose une réflexion multidimensionnelle sur l’œuvre écrite par Basile Routhier en 1880.

Nous sommes en train de nous faire *ourrer par les Québécois encartés : l’immobilisme de la CAQ et le référendisme du Parti québécois, tous deux terrorisés par la « communauté aux droits consacrés »

Aujourd’hui, nous affirmons que la promotion d’une identité québécoise, explicitement amputée de notre personnalité canadienne-française historique, nous cause un préjudice au sein d’une population composée de groupes qui jouissent de droits spécifiques en raison de leurs attributions identitaires.

La FCF a déposé un mémoire sur le projet de loi 1 – Loi constitutionnelle de 2025 sur le Québec – présenté par le ministre Simon Jolin-Barette. Vous pouvez lire ce mémoire ici.

Revitaliser notre être collectif Écrire l’histoire en prenant pour fil la continuité historique des Canadiens-Français est une pratique qui s’est perdue. Avec la Révolution tranquille, une brisure s’est produite. Bien sûr, l’histoire écrite avant 1970 sera toujours accessible. Mais au goût d’aujourd’hui, elle ne serait plus que le témoignage d’un

Comment se fait-il que dans le même temps où l’on se battait le mieux pour un avenir enraciné, d’autres aient insisté pour que l’on renonce à l’identité canadienne-française ? C’est une étrange contradiction et, en regard de l’évolution du statut national, elle reste assez opaque encore aujourd’hui. On a bien dit que seule l’identité québécoise avait de l’avenir. Du coup, fallait-il effacer un passé canadien-français révolu ?

Alexandre Cormier-Denis a déposé en septembre un mémoire au Comité consultatif sur les enjeux constitutionnels du Québec au sein de la Fédération canadienne dont notre contributeur Gilles Verrier a trouvé opportun de livrer ici un synopsis critique. Ce mémoire intitulé Manifeste pour une reconnaissance du Québec comme État-nation du peuple canadiens-français est accessible, comme tous les autres mémoires déposés, sur le site web du Comité.

À la veille du 323e anniversaire, le 4 août prochain, de la signature de ce traité historique, la Fédération des Canadiens-Français estime que cet événement n’est pas commémoré à la hauteur et avec la clarté qu’il mérite. Laissé dans un ombre relatif, sous-évalué ou mal compris, nous avons demandé à trois auteurs de nous éclairer.

Communiqué de la FCF publié le 22 juin 2024 pour les 250 ans de l’Acte de Québec. Distribué à la Journée d’étude sur le même sujet, chapeautée par Droits collectifs Québec.

Le 5 février 1968, il y a 55 ans, Daniel Johnson prenait la parole devant tous les représentants du Canada anglais réunis. Il prononçait sans doute le discours le plus important de sa carrière d’homme d’État, un discours remarquable et percutant. Il plaidait un projet de réforme des institutions qui ne sera jamais repris avec la même hauteur par les premiers ministres du Québec qui suivront. Johnson incarnait alors une doctrine politique élaborée par les Canadiens-Français au cours des décennies précédentes, elle avait atteint le stade de sa maturité. Il parlait à l’occasion d’une conférence constitutionnelle qu’il avait lui-même réclamée.

Aujourd’hui, nous affirmons que la promotion d’une identité québécoise, explicitement amputée de notre personnalité canadienne-française historique, nous cause un préjudice au sein d’une population composée de groupes qui jouissent de droits spécifiques en raison de leurs attributions identitaires.

La FCF a déposé un mémoire sur le projet de loi 1 – Loi constitutionnelle de 2025 sur le Québec – présenté par le ministre Simon Jolin-Barette. Vous pouvez lire ce mémoire ici.

Revitaliser notre être collectif Écrire l’histoire en prenant pour fil la continuité historique des Canadiens-Français est une pratique qui s’est perdue. Avec la Révolution tranquille, une brisure s’est produite. Bien sûr, l’histoire écrite avant 1970 sera toujours accessible. Mais au goût d’aujourd’hui, elle ne serait plus que le témoignage d’un

Comment se fait-il que dans le même temps où l’on se battait le mieux pour un avenir enraciné, d’autres aient insisté pour que l’on renonce à l’identité canadienne-française ? C’est une étrange contradiction et, en regard de l’évolution du statut national, elle reste assez opaque encore aujourd’hui. On a bien dit que seule l’identité québécoise avait de l’avenir. Du coup, fallait-il effacer un passé canadien-français révolu ?

Alexandre Cormier-Denis a déposé en septembre un mémoire au Comité consultatif sur les enjeux constitutionnels du Québec au sein de la Fédération canadienne dont notre contributeur Gilles Verrier a trouvé opportun de livrer ici un synopsis critique. Ce mémoire intitulé Manifeste pour une reconnaissance du Québec comme État-nation du peuple canadiens-français est accessible, comme tous les autres mémoires déposés, sur le site web du Comité.

À la veille du 323e anniversaire, le 4 août prochain, de la signature de ce traité historique, la Fédération des Canadiens-Français estime que cet événement n’est pas commémoré à la hauteur et avec la clarté qu’il mérite. Laissé dans un ombre relatif, sous-évalué ou mal compris, nous avons demandé à trois auteurs de nous éclairer.

Communiqué de la FCF publié le 22 juin 2024 pour les 250 ans de l’Acte de Québec. Distribué à la Journée d’étude sur le même sujet, chapeautée par Droits collectifs Québec.

Le 5 février 1968, il y a 55 ans, Daniel Johnson prenait la parole devant tous les représentants du Canada anglais réunis. Il prononçait sans doute le discours le plus important de sa carrière d’homme d’État, un discours remarquable et percutant. Il plaidait un projet de réforme des institutions qui ne sera jamais repris avec la même hauteur par les premiers ministres du Québec qui suivront. Johnson incarnait alors une doctrine politique élaborée par les Canadiens-Français au cours des décennies précédentes, elle avait atteint le stade de sa maturité. Il parlait à l’occasion d’une conférence constitutionnelle qu’il avait lui-même réclamée.
Si vous êtes canadien-français hors-Québec, faites-nous signe à info@canadiens-francais.com. Nous aimerions vous connaître !
Car le discours indépendantiste avait à ce point insisté, dans la foulée de la Révolution tranquille, sur l’État et ses vertus qu’on en est presque venu à voir dans l’indépendance le triomphe de l’Etat plutôt que la consécration de la nation. C’est pourtant la nation qui aspire à l’indépendance et qui peut se réclamer légitimement du droit à l’autodétermination, non pas l’État-nation.
L’histoire n’est jamais finie. Tout est toujours à refaire et les remparts à relever. Les victoires comme les défaites n’ont qu’un temps. Ce qui persiste et permet de renaître est plus solide que toutes les murailles. C’est quelque chose d’immatériel et de fort, présent dans le coeur de chaque homme et de chaque femme d’une même communauté quand celle-ci a conscience de ce qu’elle a d’unique et d’essentiel. Les Japonais, les Juifs, les Hindous et d’autres peuples possèdent ce trésor qui leur a permis d’affronter les périls de l’histoire sans disparaître.
Nul n’ignore ici que le Canada français est actuellement profondément mécontent de sa place dans la confédération. Il y a à cela des raisons complexes d’inégales importances. J’ai dit et je répète aujourd’hui que la plupart de ces raisons sont parfaitement fondées.
Pour être Québécois, il suffit d’habiter le Québec ! Sans l’indépendance, les Canadiens-Français devront continuer de défendre âprement leur existence. Avec une indépendance trudeauiste, ils devront s’affirmer face à une diversité qui monte et braver la résistance des châteaux-forts anglo-saxons. Les deux perspectives commandent le retour politique des Canadiens-Français. Si vous avez compris qu’une identité de « Québécois francophones », provinciale et linguistique, a coupé le souffle de notre épopée, qu’elle supprime notre légitimité et nos droits historiques, vous avez compris l’essentiel.
Je souhaite montrer, dans l’essai qui va suivre, qu’entre les pensées trudeauiste et « néosouverainiste », les similitudes sont frappantes.
Et c’est au moment où nous nous préparons à résister aux armées d’invasion d’un puissant voisin qu’on nous enlève les libertés dont nous jouissons après les avoir gagnées par un siècle de luttes! Mais il me semble qu’on devrait plutôt nous donner de nouvelles garanties de sécurité pour nous engager à combattre des adversaires aguerris, dix fois plus nombreux, et dont l’organisation politique est moins hostile.
Comme notre constitution n’a rien prévu de tel parce qu’elle était une concession du conquérant aux Canadiens-Français, de la mère patrie aux coloniaux dans le cas des Canadiens anglais, nos États généraux sont indubitablement l’effort le plus systématique, le plus compréhensif, le
plus réussi qui ait jamais été tenté pour constituer une véritable Assemblée nationale du peuple canadien-français en vue d’établir sa constitution.
Lors de la campagne d’Italie à l’automne 1943, le 22e Régiment reçoit l’ordre de prendre la ferme Casa Berardi sur le flanc ouest du ravin d’Ortona. Le 14 décembre 1943, les compagnies C et D soutenues par les chars Sherman de l’Ontario Regiment passent à l’attaque.. Le capitaine Paul Triquet à la tête de la compagnie C avance sous un feu nourri avec ses 50 hommes soutenus par six chars Sherman de l’Ontario Regiment. À 1,500 mètres de la ferme, il a déjà perdu deux chars et vingt hommes. À 14 heures, Triquet et les 14 hommes restants sont à 200 mètres de la ferme. Grâce aux fumigènes lancés par les Shermans, la pognée d’homme atteint les murs de la ferme et en déloge les derniers Allemands à 15h30. Ils résisteront toute la nuit aux contre-attaques allemandes répétées jusqu’à l’arrivée des renforts le lendemain. Pour son leadership lors de cette attaque, Paul Triquet a été décoré de la Victoria Cross des mains du roi Georges VI le 27 mars 1944.
Le choix des membres
Pour informations supplémentaires, voir https://www.casavant.ca/histoire/
| Devant l’absence d’une loi encadrant les caisses populaires, Alphonse Desjardins reste prudent et fonde seulement trois autres caisses à proximité de son lieu de résidence et de travail, c’est-à-dire Lévis et Ottawa. |
| Cette caisse, comme près d’une cinquantaine d’autres fondées à l’époque d’Alphonse Desjardins, a fermé ses portes avant sa mort en 1920. |
| Il s’agit de la première caisse fondée après l’adoption d’une loi encadrant les caisses par l’Assemblée législative du Québec. Il s’agit également de la première caisse en milieu rural. |
| Au total, Alphonse Desjardins participe à la fondation de 136 caisses populaires au Québec, 18 en Ontario et 9 aux États-Unis. |
Nos remerciements à Pierre-Olivier Maheux, historien à la Société Desjardins.
Réf. : Aperçu historique sur les petits séminaires de la P. de Q., Bounadère, René, ptre, 1945
Il découvre et connaît ses racines :
Il chérit et cultive sa langue :
Il pratique le nationalisme économique :