
Les Canadiens-Français à l’assaut du temps
Avec l’identité québécoise, on s’est mis à croire qu’on ne pouvait avoir de légitimité comme peuple, à moins de fédérer toutes les autres ethnies du Québec autour des Canadiens-Français historiques.

Avec l’identité québécoise, on s’est mis à croire qu’on ne pouvait avoir de légitimité comme peuple, à moins de fédérer toutes les autres ethnies du Québec autour des Canadiens-Français historiques.

Ce jour en 1066 - Guillaume le Conquérant, puissant duc de Normandie, s'embarque pour l'Angleterre avec son armée. Héritier présomptif du roi anglais Édouard le Confesseur, fils de sa grande tante Emma de Normandie, il va débarquer dans la baie de Pevensey, Sussex, le lendemain et le 14 octobre défaire Harold à la bataille d'Hastings pour ensuite s'emparer du trône. (Événements ayant mené à la bataille d'Hastings dépeints sur la tapisserie de Bayeux)

Ce jour en 1396 - Le sultan ottoman Bayazid Ier inflige une écrasante défaite à Nicopolis aux croisés du roi de Hongrie Sigismond aidés des 10,000 chevaliers des barons français Jean sans Peur et Philippe d'Artois. La bataille de Nicopolis, sur le Danube au nord de la Bulgarie, est d'une extrême violence et les deux barons sont fait prisonniers Philippe décédera en prison. Les Turcs vont s'emparer de la Bulgarie et bientôt dominer tous les Balkans. Pour les puissances européennes, cette défaite met un terme aux croisades.

Ce jour en 1540 - Le pape Paul III reconnaît par la bulle Regimini militantis la Compagnie de Jésus, ordre catholique fondé par Ignace de Loyola, fils de converso espagnol, ses membres appellés Jésuites. En 1516, Ignace et six de ses amis étudiants à Paris, dont François Xavier, avaient fait vœu de pauvreté et de chasteté et fondé la Société de Jésus. Ils partirent en 1537 vers l'Italie pour obtenir la reconnaissance de leur ordre par le pape.

Ce jour en 1646 - Son escorte huronne l'ayant abandonné au fort Richelieu (Sorel), Isaac Jogues est refait prisonnier par les Iroquois, qui blâment les «Robes noires» pour l'épidémie de petite vérole et la famine. Ils l'avaient déjà capturé en 1642, alors en guerre avec la France. Torturé et réduit à l'esclavage dans un village près du fort Orange (Albany), des marchands hollandais lui avaient permis de s'échapper. De retour en France il était revenu en Nouvelle-France parmi les Hurons pour y négocier la paix avec les Iroquois.

Ce jour en 1660 - Mort de Saint Vincent de Paul. Né en 1581, ordonné prêtre à 19 ans, il était renommé pour la charité qu'il exerçait envers les galériens dont il était l'aumônier, puis les enfants trouvés et les paysans ignorants. Il avait fondé en 1625 la Congrégation des Lazaristes, vouée au service des pauvres des campagnes, puis en 1633, avec Louise de Marillac, la compagnie des Filles de la Charité. Louis XIII l'appela pour mourir dans ses bras.

Ce jour en 1701 - Décès de François Dollier de Casson. Entré chez les Sulpiciens à Paris après trois années de service militaire distingué, il avait été envoyé au Canada en 1666, pour y devenir aumônier militaire et ensuite curé à Trois-Rivières, avant d'entreprendre en 1669 une expédition missionnaire au sud des Grands Lacs. Nommé en 1670 supérieur des Sulpiciens et seigneur de Montréal, il se consacra à l'organisation de la ville, à la construction d'une église, et à la rédaction d'une Histoire de Montréal.

Ce jour en 1727 - Décès au Havre de Jean Bochart de Champigny, intendant de Nouvelle-France de 1687 à 1702, un des plus longs mandats avec ceux de Hocquart et Bégon. Il était arrivé à l'été 1686 avec le buste de Louis XIV qu'il installa sur la place du marché de Québec. Contrairement à de Meulles et Duchesneau, il s'entendit très bien avec le gouverneur de Denonville, ce qui favorisa la colonie dans sa lutte contre les Iroquois, ainsi que lors de la tentative d'invasion venue de Boston en 1690. Ses rapports furent beaucoup plus tendus avec Frontenac, de retour en 1689. Champigny voulut favoriser l'agriculture en limitant les congés pour la traite des fourrures mais dut instituer un programme d'emplois pour combattre la mendicité. Il connut par ailleurs des conflits avec les autorités religieuses et les Jésuites.

Ce jour en 1748 - Suppression des galères en France. Une ordonnance de Louis XV redirige une partie des condamnés aux galères vers des bagnes, mettant un terme à cette peine de travaux forcés de temps de guerre. La galère a été le principal navire de combat sur la Méditerranée pendant des millénaires ; navire fin propulsé par des rameurs craignant les coups de vent, il ne peut être utilisé que par beau temps. La bataille de Lépante en 1571 avait été le dernier grand combat de galères, même si elles seront encore parfois utilisées. Dans les décennies précédentes, environ 250 malfaiteurs, la plupart des contrebandiers de sel contournant l'impôt de la gabelle, se sont vus épargner les galères en échange de trois ans de travaux en Nouvelle-France. Environ la moitié s'y sont ensuite établis.

Ce jour en 1913 - Bénédiction et pose de la pierre angulaire du nouvel hôpital Sainte-Justine, à sa troisième adresse angle St-Denis et Bellechasse à Montréal. Pendant plus de 40 ans, afin de répondre aux besoins de la population en constante augmentation, le bâtiment sera agrandi à cinq reprises par la construction de nouvelles ailes et l’achat ou la location de propriétés connexes, si bien que des 80 lits disponibles en 1914, l’hôpital en comptera 540 lors de son déménagement en 1957.

Ce jour en 1938 - Décès à l'Île d'Orléans d'Horatio Walker, né en 1858 à Listowel en Ontario. Paysagiste et peintre de moeurs, il était venu s'établir à l'Île d'Orléans en 1883, pour devenir vers 1900 le peintre le plus important d'Amérique, les Américains et les musées s'arrachant ses oeuvres. Sa peinture ayant perdu de sa popularité après la Première Guerre mondiale et les ventes déclinant, il est au bord de la faillite à son décès et c'est son ami Clarence Gagnon va s'occuper de régler sa succession.

Ce jour en 1941 - Naissance de Serge Ménard, qui sera bâtonnier du Québec avant de devenir Ministre de la Sécurité publique de 1994 à 1996 et de 1998 à 2002, de la Justice et Procureur général de 1997 à 1998 et des Transports de 2002 à 2003 dans les gouvernements péquistes de Jacques Parizeau, Lucien Bouchard et Bernard Landry. De 2004 à 2011 il sera député du Bloc québécois à Ottawa et présidera en 2013 la commission sur la révolte des étudiants en 2012 surnommée «Le printemps érable».

Ce jour en 1951 - Naissance à Montréal de Michel Rivard, membre fondateurs du groupe Beau Dommage. Comédien, chanteur et musicien dans la troupe de théâtre La quenouille bleue à l’Université du Québec à Montréal avec le parolier Pierre Huet et le pianiste Robert Léger, c’est avec eux qu’il avait lancé Beau Dommage, poursuivant sa carrière en solo dès 1977. Fils du comédien Robert Rivard, il composait des trames sonores et avait interprété des rôles dès son enfance à la télévision, puis adulte au cinéma et au théâtre.

Ce jour en 1964 - Après la parution de son livre Québec libre, le docteur René Jutras lance le Regroupement national (RN), formation politique prônant l’indépendance du Québec. Lui et quatre autres membres du Rassemblement pour l'indépendance nationale (RIN), dont Jean Garon, futur ministre de l'Agriculture dans le premier gouvernement du Parti québécois, viennent de quitter ce parti, le jugeant trop à gauche. Le nouveau mouvement deviendra le Ralliement national (RN) lorsqu'il fusionnera avec l’aile québécoise du Ralliement des créditistes dirigée par Laurent Legault, successeur de Réal Caouette. Le RN sera dirigé par Gilles Grégoire, un ancien député créditiste fédéral aux côtés de Réal Caouette.

Ce jour en 1974 - Décès de Louis Even, connu pour avoir introduit le crédit social au Canada français. Frère de l'Instruction chrétienne arrivé au Québec à cause de la loi Combes, il avait enseigné de 1907 à 1911 avant d'être atteint de surdité. Devenu imprimeur, il collabora à la revue Le Moniteur et découvrit ainsi le crédit social dont il devint le prosélyte dans tout l'est du Canada, s'associant Gilberte Côté-Mercier et le maire de Québec J.-Ernest-Grégoire. Vinrent le journal Vers Demain, puis l'Institut d'Action politique et les Bérêts blancs s'inspirant de la doctrine sociale de l'Église. Even obtint après la guerre une certaine notoriété et fondit les Pèlerins de Saint Michel. La maladie l'affecta vers 1965 mais il continua sa mission, séjournant fréquemment à New York jusqu'à son décès.

Ce jour en 1977 - Charles Marion, le gérant d'une caisse populaire de Sherbrooke, est relâché après le versement d'une rançon de $50,000. Son enlèvement qui a duré 83 jours est le plus long de l'histoire canadienne. Enlevé à son chalet de Stoke en Estrie par Michel de Varennes et Claude Valence, il aurait deux fois attenté à sa vie durant sa captivité dans une cache souterraine à Gould. Marion ne réussira jamais à reprendre une vie normale et s’enlèvera la vie dans son chalet où tout avait commencé 22 ans après les événement.

Ce jour en 1998 - Fondation de Google dans la Silicon Valley en Californie par Larry Page et Sergey Brin, créateurs du moteur de recherche internet de Google. La société s'est donné comme mission «d'organiser l'information à l'échelle mondiale et de la rendre universellement accessible et utile». Début 2008, Google vaudra quelque 210 milliards de dollars à la Bourse de Wall Street et possédera le parc de serveurs le plus important du monde, avec environ 500,000 machines réparties sur 32 sites à travers le monde.

















Avec l’identité québécoise, on s’est mis à croire qu’on ne pouvait avoir de légitimité comme peuple, à moins de fédérer toutes les autres ethnies du Québec autour des Canadiens-Français historiques.

Pourquoi, amis souverainistes, ne prenez-vous pas le temps de lire ou de relire la Charte des Nations Unies et ses déclarations sur le droit des peuples minoritaires ? Les Abénakis, les Malécites, toute différence prise en compte, et ce n’est pas mon intention de la nier, ont bien obtenu des droits robustes malgré leur petit nombre. Répondez-moi, les Canadiens-Français ne sont-ils pas admissibles à des droits parallèles ?
En fait, on a retranché du champ de l’analyse politique le passage ontologique qui a frappé les Canadiens-Français. La partie la plus visible et commune à tous les Canadiens-Français à partir de 1969, Québec compris, se mesure par le repli global.

Il faut trouver les moyens de cultiver la résilience collective des Canadiens-Français EN TANT QUE Canadiens-Français. Notre histoire bien comprise nous les donne, de nombreux exemples de gens qui ont combattu « pour la suite du monde » avec les armes à leur disposition à leur époque.

Dès les années 1970 l’économiste américain Lyndon H. LaRouche formulait la base scientifique d’une théorie économique dénonçant le capitalisme financier sauvage axé sur la maximisation de la rente au détriment des acteurs de la production de biens définissant l’économie réelle. Sa proposition de Banque de Développement Internationale aurait bien pu inspirer les BRICs.

Les référendums de 1980 et de 1995 sont fondés sur le même paradigme, la question, l’atmosphère, les résultats et les blocages qui en découlent sont en gros les mêmes, même si une analyse des résultats montre certaines différences. Si on met entre parenthèses les peuples autochtones, la stratégie référendaire a

Ravages du suprémacisme anglo-saxon « aryen » au Canada après le pacte confédératif de 1867. Cette idéologie associée à l' »Union Jack » (drapeau britannique) abandonné à regret par les « Old Stock Canadians » à la veille du centenaire demeurait le principal obstacle au renouvellement de la constitution du Canada proposé par Daniel Johnson en 1968. Un autre obstacle, qui nous appartient, fut le manque d’une élite politique capable de marcher dans les pas de Johnson.

Essai original de Marc Dunlay, membre de la FCF, sur l’hymne national des Canadiens-Français. Ce texte propose une réflexion multidimensionnelle sur l’œuvre écrite par Basile Routhier en 1880.

Pourquoi, amis souverainistes, ne prenez-vous pas le temps de lire ou de relire la Charte des Nations Unies et ses déclarations sur le droit des peuples minoritaires ? Les Abénakis, les Malécites, toute différence prise en compte, et ce n’est pas mon intention de la nier, ont bien obtenu des droits robustes malgré leur petit nombre. Répondez-moi, les Canadiens-Français ne sont-ils pas admissibles à des droits parallèles ?
En fait, on a retranché du champ de l’analyse politique le passage ontologique qui a frappé les Canadiens-Français. La partie la plus visible et commune à tous les Canadiens-Français à partir de 1969, Québec compris, se mesure par le repli global.

Il faut trouver les moyens de cultiver la résilience collective des Canadiens-Français EN TANT QUE Canadiens-Français. Notre histoire bien comprise nous les donne, de nombreux exemples de gens qui ont combattu « pour la suite du monde » avec les armes à leur disposition à leur époque.

Dès les années 1970 l’économiste américain Lyndon H. LaRouche formulait la base scientifique d’une théorie économique dénonçant le capitalisme financier sauvage axé sur la maximisation de la rente au détriment des acteurs de la production de biens définissant l’économie réelle. Sa proposition de Banque de Développement Internationale aurait bien pu inspirer les BRICs.

Les référendums de 1980 et de 1995 sont fondés sur le même paradigme, la question, l’atmosphère, les résultats et les blocages qui en découlent sont en gros les mêmes, même si une analyse des résultats montre certaines différences. Si on met entre parenthèses les peuples autochtones, la stratégie référendaire a

Ravages du suprémacisme anglo-saxon « aryen » au Canada après le pacte confédératif de 1867. Cette idéologie associée à l' »Union Jack » (drapeau britannique) abandonné à regret par les « Old Stock Canadians » à la veille du centenaire demeurait le principal obstacle au renouvellement de la constitution du Canada proposé par Daniel Johnson en 1968. Un autre obstacle, qui nous appartient, fut le manque d’une élite politique capable de marcher dans les pas de Johnson.

Essai original de Marc Dunlay, membre de la FCF, sur l’hymne national des Canadiens-Français. Ce texte propose une réflexion multidimensionnelle sur l’œuvre écrite par Basile Routhier en 1880.

Nous sommes en train de nous faire *ourrer par les Québécois encartés : l’immobilisme de la CAQ et le référendisme du Parti québécois, tous deux terrorisés par la « communauté aux droits consacrés »

Aujourd’hui, nous affirmons que la promotion d’une identité québécoise, explicitement amputée de notre personnalité canadienne-française historique, nous cause un préjudice au sein d’une population composée de groupes qui jouissent de droits spécifiques en raison de leurs attributions identitaires.

La FCF a déposé un mémoire sur le projet de loi 1 – Loi constitutionnelle de 2025 sur le Québec – présenté par le ministre Simon Jolin-Barette. Vous pouvez lire ce mémoire ici.

Revitaliser notre être collectif Écrire l’histoire en prenant pour fil la continuité historique des Canadiens-Français est une pratique qui s’est perdue. Avec la Révolution tranquille, une brisure s’est produite. Bien sûr, l’histoire écrite avant 1970 sera toujours accessible. Mais au goût d’aujourd’hui, elle ne serait plus que le témoignage d’un

Comment se fait-il que dans le même temps où l’on se battait le mieux pour un avenir enraciné, d’autres aient insisté pour que l’on renonce à l’identité canadienne-française ? C’est une étrange contradiction et, en regard de l’évolution du statut national, elle reste assez opaque encore aujourd’hui. On a bien dit que seule l’identité québécoise avait de l’avenir. Du coup, fallait-il effacer un passé canadien-français révolu ?

Alexandre Cormier-Denis a déposé en septembre un mémoire au Comité consultatif sur les enjeux constitutionnels du Québec au sein de la Fédération canadienne dont notre contributeur Gilles Verrier a trouvé opportun de livrer ici un synopsis critique. Ce mémoire intitulé Manifeste pour une reconnaissance du Québec comme État-nation du peuple canadiens-français est accessible, comme tous les autres mémoires déposés, sur le site web du Comité.

À la veille du 323e anniversaire, le 4 août prochain, de la signature de ce traité historique, la Fédération des Canadiens-Français estime que cet événement n’est pas commémoré à la hauteur et avec la clarté qu’il mérite. Laissé dans un ombre relatif, sous-évalué ou mal compris, nous avons demandé à trois auteurs de nous éclairer.

Communiqué de la FCF publié le 22 juin 2024 pour les 250 ans de l’Acte de Québec. Distribué à la Journée d’étude sur le même sujet, chapeautée par Droits collectifs Québec.

Le 5 février 1968, il y a 55 ans, Daniel Johnson prenait la parole devant tous les représentants du Canada anglais réunis. Il prononçait sans doute le discours le plus important de sa carrière d’homme d’État, un discours remarquable et percutant. Il plaidait un projet de réforme des institutions qui ne sera jamais repris avec la même hauteur par les premiers ministres du Québec qui suivront. Johnson incarnait alors une doctrine politique élaborée par les Canadiens-Français au cours des décennies précédentes, elle avait atteint le stade de sa maturité. Il parlait à l’occasion d’une conférence constitutionnelle qu’il avait lui-même réclamée.

Aujourd’hui, nous affirmons que la promotion d’une identité québécoise, explicitement amputée de notre personnalité canadienne-française historique, nous cause un préjudice au sein d’une population composée de groupes qui jouissent de droits spécifiques en raison de leurs attributions identitaires.

La FCF a déposé un mémoire sur le projet de loi 1 – Loi constitutionnelle de 2025 sur le Québec – présenté par le ministre Simon Jolin-Barette. Vous pouvez lire ce mémoire ici.

Revitaliser notre être collectif Écrire l’histoire en prenant pour fil la continuité historique des Canadiens-Français est une pratique qui s’est perdue. Avec la Révolution tranquille, une brisure s’est produite. Bien sûr, l’histoire écrite avant 1970 sera toujours accessible. Mais au goût d’aujourd’hui, elle ne serait plus que le témoignage d’un

Comment se fait-il que dans le même temps où l’on se battait le mieux pour un avenir enraciné, d’autres aient insisté pour que l’on renonce à l’identité canadienne-française ? C’est une étrange contradiction et, en regard de l’évolution du statut national, elle reste assez opaque encore aujourd’hui. On a bien dit que seule l’identité québécoise avait de l’avenir. Du coup, fallait-il effacer un passé canadien-français révolu ?

Alexandre Cormier-Denis a déposé en septembre un mémoire au Comité consultatif sur les enjeux constitutionnels du Québec au sein de la Fédération canadienne dont notre contributeur Gilles Verrier a trouvé opportun de livrer ici un synopsis critique. Ce mémoire intitulé Manifeste pour une reconnaissance du Québec comme État-nation du peuple canadiens-français est accessible, comme tous les autres mémoires déposés, sur le site web du Comité.

À la veille du 323e anniversaire, le 4 août prochain, de la signature de ce traité historique, la Fédération des Canadiens-Français estime que cet événement n’est pas commémoré à la hauteur et avec la clarté qu’il mérite. Laissé dans un ombre relatif, sous-évalué ou mal compris, nous avons demandé à trois auteurs de nous éclairer.

Communiqué de la FCF publié le 22 juin 2024 pour les 250 ans de l’Acte de Québec. Distribué à la Journée d’étude sur le même sujet, chapeautée par Droits collectifs Québec.

Le 5 février 1968, il y a 55 ans, Daniel Johnson prenait la parole devant tous les représentants du Canada anglais réunis. Il prononçait sans doute le discours le plus important de sa carrière d’homme d’État, un discours remarquable et percutant. Il plaidait un projet de réforme des institutions qui ne sera jamais repris avec la même hauteur par les premiers ministres du Québec qui suivront. Johnson incarnait alors une doctrine politique élaborée par les Canadiens-Français au cours des décennies précédentes, elle avait atteint le stade de sa maturité. Il parlait à l’occasion d’une conférence constitutionnelle qu’il avait lui-même réclamée.
Si vous êtes canadien-français hors-Québec, faites-nous signe à info@canadiens-francais.com. Nous aimerions vous connaître !
Car le discours indépendantiste avait à ce point insisté, dans la foulée de la Révolution tranquille, sur l’État et ses vertus qu’on en est presque venu à voir dans l’indépendance le triomphe de l’Etat plutôt que la consécration de la nation. C’est pourtant la nation qui aspire à l’indépendance et qui peut se réclamer légitimement du droit à l’autodétermination, non pas l’État-nation.
L’histoire n’est jamais finie. Tout est toujours à refaire et les remparts à relever. Les victoires comme les défaites n’ont qu’un temps. Ce qui persiste et permet de renaître est plus solide que toutes les murailles. C’est quelque chose d’immatériel et de fort, présent dans le coeur de chaque homme et de chaque femme d’une même communauté quand celle-ci a conscience de ce qu’elle a d’unique et d’essentiel. Les Japonais, les Juifs, les Hindous et d’autres peuples possèdent ce trésor qui leur a permis d’affronter les périls de l’histoire sans disparaître.
Nul n’ignore ici que le Canada français est actuellement profondément mécontent de sa place dans la confédération. Il y a à cela des raisons complexes d’inégales importances. J’ai dit et je répète aujourd’hui que la plupart de ces raisons sont parfaitement fondées.
Pour être Québécois, il suffit d’habiter le Québec ! Sans l’indépendance, les Canadiens-Français devront continuer de défendre âprement leur existence. Avec une indépendance trudeauiste, ils devront s’affirmer face à une diversité qui monte et braver la résistance des châteaux-forts anglo-saxons. Les deux perspectives commandent le retour politique des Canadiens-Français. Si vous avez compris qu’une identité de « Québécois francophones », provinciale et linguistique, a coupé le souffle de notre épopée, qu’elle supprime notre légitimité et nos droits historiques, vous avez compris l’essentiel.
Je souhaite montrer, dans l’essai qui va suivre, qu’entre les pensées trudeauiste et « néosouverainiste », les similitudes sont frappantes.
Et c’est au moment où nous nous préparons à résister aux armées d’invasion d’un puissant voisin qu’on nous enlève les libertés dont nous jouissons après les avoir gagnées par un siècle de luttes! Mais il me semble qu’on devrait plutôt nous donner de nouvelles garanties de sécurité pour nous engager à combattre des adversaires aguerris, dix fois plus nombreux, et dont l’organisation politique est moins hostile.
Comme notre constitution n’a rien prévu de tel parce qu’elle était une concession du conquérant aux Canadiens-Français, de la mère patrie aux coloniaux dans le cas des Canadiens anglais, nos États généraux sont indubitablement l’effort le plus systématique, le plus compréhensif, le
plus réussi qui ait jamais été tenté pour constituer une véritable Assemblée nationale du peuple canadien-français en vue d’établir sa constitution.
Lors de la campagne d’Italie à l’automne 1943, le 22e Régiment reçoit l’ordre de prendre la ferme Casa Berardi sur le flanc ouest du ravin d’Ortona. Le 14 décembre 1943, les compagnies C et D soutenues par les chars Sherman de l’Ontario Regiment passent à l’attaque.. Le capitaine Paul Triquet à la tête de la compagnie C avance sous un feu nourri avec ses 50 hommes soutenus par six chars Sherman de l’Ontario Regiment. À 1,500 mètres de la ferme, il a déjà perdu deux chars et vingt hommes. À 14 heures, Triquet et les 14 hommes restants sont à 200 mètres de la ferme. Grâce aux fumigènes lancés par les Shermans, la pognée d’homme atteint les murs de la ferme et en déloge les derniers Allemands à 15h30. Ils résisteront toute la nuit aux contre-attaques allemandes répétées jusqu’à l’arrivée des renforts le lendemain. Pour son leadership lors de cette attaque, Paul Triquet a été décoré de la Victoria Cross des mains du roi Georges VI le 27 mars 1944.
Le choix des membres
Pour informations supplémentaires, voir https://www.casavant.ca/histoire/
| Devant l’absence d’une loi encadrant les caisses populaires, Alphonse Desjardins reste prudent et fonde seulement trois autres caisses à proximité de son lieu de résidence et de travail, c’est-à-dire Lévis et Ottawa. |
| Cette caisse, comme près d’une cinquantaine d’autres fondées à l’époque d’Alphonse Desjardins, a fermé ses portes avant sa mort en 1920. |
| Il s’agit de la première caisse fondée après l’adoption d’une loi encadrant les caisses par l’Assemblée législative du Québec. Il s’agit également de la première caisse en milieu rural. |
| Au total, Alphonse Desjardins participe à la fondation de 136 caisses populaires au Québec, 18 en Ontario et 9 aux États-Unis. |
Nos remerciements à Pierre-Olivier Maheux, historien à la Société Desjardins.
Réf. : Aperçu historique sur les petits séminaires de la P. de Q., Bounadère, René, ptre, 1945
Il découvre et connaît ses racines :
Il chérit et cultive sa langue :
Il pratique le nationalisme économique :