
Les Canadiens-Français à l’assaut du temps
Avec l’identité québécoise, on s’est mis à croire qu’on ne pouvait avoir de légitimité comme peuple, à moins de fédérer toutes les autres ethnies du Québec autour des Canadiens-Français historiques.

Avec l’identité québécoise, on s’est mis à croire qu’on ne pouvait avoir de légitimité comme peuple, à moins de fédérer toutes les autres ethnies du Québec autour des Canadiens-Français historiques.

Ce jour en 63 av. J.-C. - Naissance du premier empereur romain Auguste, d’abord nommé Octave, puis Octavien. Petit-neveu et fils adoptif par testament de Jules César, il va arriver au pouvoir dans les horreurs des proscriptions qui vont suivre l'assassinat de ce dernier puis l'élimination de ses propres rivaux. Il parviendra à laisser à la postérité l'image du restaurateur de la paix, de la prospérité et des traditions. L’influence de son ami Mécène sur son règne caractérisé par une floraison remarquable des arts et des lettres restera une référence culturelle mythique.

Ce jour en 1122 - À Worms, en Rhénanie, le pape Calixte II et l'empereur Henri V conviennent enfin que les évêques du Saint Empire ne seront plus désignés par l'empereur mais recevront une double investiture, spirituelle et laïque. Ce concordat met fin à la «Querelle des Investiture» et amorce en Occident une séparation entre affaires religieuses et affaires laïques. Un demi-siècle plus tôt, en 1075, le pape réformateur Grégoire VII avait publié 27 propositions sous l'intitulé Dictatus papae par lesquelles il tentait d'enlever aux souverains le droit de nommer des laïcs de leur choix à des fonctions d'évêque ou d'abbé.

Ce jour en 1647 - Charles Huault de Montmagny pose la première pierre de l'église de Notre-Dame-de-la-Paix, à Québec, en compagnie du père Lalemant. Trois ans plus tard le père Poncet pourra célébrer une première messe dans un édifice encore inachevé en forme de croix latine mesurant 24 mètres sur 12, terminé par une abside en hémicycle orientée vers l'est et comportant un seul étage doté de murs épais percés de fenêtres et coiffé d'une toiture en pignon. Un clocher surmonte la croisée.

Ce jour en 1675 - René-Robert Cavelier de La Salle achète le fort Cataraqui (Kingston) abandonné pour la somme de 15,000 livres qu’y avait investi Frontenac, avec promesse de le terminer et d’y maintenir une garnison, ce que Colbert accepte. Il nomme le fort Frontenac pour flatter son protecteur. La position stratégique du fort sur le lac Ontario lui permettra de contrôler le commerce des fourrures à l'ouest et au nord et d'être le lien avec les avant-postes français à venir dans les Grands Lacs et les régions du haut Mississippi.

Ce jour en 1686 - L'intendant Jacques de Meulles est relevé de ses fonctions par le Conseil souverain, le roi lui ordonnant de revenir en France. Durant son séjour de presqu'un an en Acadie pour y explorer les opportunités de commerce, le gouverneur de Denonville avait fait enquête suite à des accusations de malversations le concernant. De Meulles lui-même s'était plaint de l'incompétence du gouverneur précédent de La Barre à gérer le conflit avec les Iroquois. À la décharge de de Meulles, la colonie traversait une période très difficille, marquée par une épidémie, en partie due à l'incurie du marquis de Seignelay, le fils de Colbert maintenant chargé des affaires canadiennes. De Meulles introduisit la monnaie de carte pour payer les soldats et garda d'excellentes relations avec Mgr de Laval.

Ce jour en 1760 - Les habitants de Trois-Rivières remettent leurs armes aux Britanniques et prêtent serment de fidélité et de soumission au roi George II: "Je jure que je serai fidèle et que je me comporterai honnêtement envers Sa Sacrée Majesté George Second, par la grâce de Dieu, roi de la Grande-Bretagne de France et d’Irlande, défenseur de la Foi, et que je défendrai lui et les siens, dans ce pays, de tout mon pouvoir, contre tous ses ennemis ou les leurs, et ferai pays sous son gouvernement." Le gouverneur Vaudreuil avait signé la reddition de la colonie le 8 septembre à Montréal.

Ce jour en 1806 - Retour de l'expédition de Lewis et Clark, première expédition américaine à traverser les États-Unis jusqu'à l'océan Pacifique. Le président Thomas Jefferson avait convaincu le Congrès d'attribuer $2,500 au projet. Le succès de l'expédition qui avait d'abord remonté le cours du Missouri depuis St-Louis jusqu’à sa source est dû en grande partie à la participation de voyageurs canadiens, dont Toussaint Charbonneau et sa jeune épouse Sacagawea, une Shoshone qui avait servi d’interprète aux confins des territoires connus.

Ce jour en 1851 - Mère Émilie Tavernier-Gamelin décède à l'âge de 51 ans, victime du choléra. Denis-Benjamin Viger évoquera dans ses mémoires le secours qu'elle avait porté aux Patriotes incarcérés dans la prison du Pied-du-Courant. Elle avait ensuite fondé la communauté des Sœurs de la Providence et l'Asile de la Providence en 1843 au lieu où se trouve maintenant le parc Émilie-Gamelin qui lui est dédié. Elle sera béatifiée le 7 octobre 2001 par le pape Jean-Paul II.

Ce jour en 1871 - Décès à 84 ans de Louis-Joseph Papineau. Porté au pouvoir au Bas-Canada en 1834 avec 95 % des suffrages, des mandats d'arrestation avaient été émis en 1836 contre lui et ses collaborateurs. Suite au soulèvement des Patriotes en 1837, il s'était d'abord réfugié aux États-Unis, dont le gouvernement avait refusé de le soutenir, puis en France en 1839, où le régime n'avait pas eu plus d'intérêt pour la cause des Patriotes. De retour au Canada-Uni en 1845, suite à l'amnistie générale négociée par Louis-Hippolyte La Fontaine, il avait été élu à la législature en 1848 et avait combattu pour défaire l'union, se retirant de la politique en 1854.

Ce jour en 1912 - Mack Sennett sort son premier film. Il sera l'un des réalisateurs les plus importants du cinéma muet américain. Il lancera aux studio Keystone à Hollywood les carrières des Charlie Chaplin, Gloria Swanson et bien d'autres. Michael Sinnott, de son vrai nom, était né en 1880 à Danville, petit village des Cantons de l'Est où son père, immigré irlandais, était forgeron. La famille se déplaça à Lac-Mégantic en 1887, puis au Massachussetts en 1894. C'est incidemment à Danville que naîtra en 1915 Daniel Johnson, aussi de père d'ascendance irlandaise, chef du parti Union nationale dès 1962 et premier ministre du Québec de 1966 à 1968. Le patronyme Sinnott francisé en Sinnotte est porté par des Canadiens-Français.

Ce jour en 1918 - Apparition des premiers cas de grippe espagnole au Québec, à Victoriaville, Arthabaska, Trois-Rivières et Richmond. Qualifiée d’"espagnole" parce que c’est en Espagne qu’elle fut d’abord diagnostiquée, c’est plutôt dans les tranchées de Vimy ou d’ailleurs qu’elle fut contractée par des soldats canadiens. En effet, dès avant le 7 octobre, il y aura 34 morts et 622 malades parmi les militaires de la base de St-Jean d'Iberville.

Ce jour en 1958 - Décès de Jacob Nicol à l'âge de 82 ans. Fondateur en 1913 de La Tribune de Sherbrooke dont il a été propriétaire jusqu’en 1955, il a aussi possédé Le Soleil et L’Événement-Journal de Québec, Le Nouvelliste de Trois-Rivières et les stations de radio CHLT de Sherbrooke et CHLN de Trois-Rivières, en plus d’être président de plusieurs compagnies d’assurances. Élu député libéral de Richmond à l’Assemblée législative en 1921, il a été ministre des Affaires municipales de 1921 à 1924 et fut nommé sénateur en 1944.

Ce jour en 1961 - Daniel Johnson, député de Bagot depuis 1948, est élu chef de l’Union nationale, dans le cabinet de laquelle il a notamment été ministre des Ressources hydrauliques de 1958 à 1960. Il sera battu aux élections de 1962 par Jean Lesage mais reprendra le pouvoir aux élections générales de 1966 et poursuivra des politiques réformistes, y inclues constitutionnelles, établissant d'étroits rapports avec le président français Charles de Gaulle.

Ce jour en 1995 - Les quintuplées Dionne victimes d'abus. À l'occasion de la publication de leur biographie intitulée Secrets de famille, trois des célèbres quintuplées Dionne, Annette, Cécile et Yvonne, déclarent lors d'une entrevue télévisée qu'elles ont été abusées sexuellement par leur père. Les célèbre quintuplées avaient déjà été abusées d'une autre façon, séparées de leur famille durant leur neufs premières années et exploitées commercialement par le gouvernement ontarien et le médecin à qui elles avaient été confiées sous prétexte d'assurer leur bien-être.

Ce jour en 2002 - Sortie du fureteur libre Mozilla Firefox développé et distribué par la Fondation Mozilla aidée de centaines de bénévoles. Son code est "ouvert" au public et il est basé sur le fureteur Netscape créé par Marc Andreesen, l'un des membres de l'équipe d'étudiants de l'université de l'Illinois qui avait en 1993 développé Mosaïc, le premier navigateur web complet disponible pour les systèmes d'exploitation Mac OS, Windows et UNIX.

Ce jour en 2003 - Dévoilement d'un jugement dans le méga-procès des bandes de motards. Neuf membres des bandes criminalisées les Nomades - affiliés aux Hells Angels - et les Rockers, reçoivent des peines variant de 10 à 15 ans de prison. Ce verdict met fin à un procès très suivi commencé en janvier 2002. Le 1er mars 2004, neuf autres motards seront reconnus coupables au terme d'un autre procès qui mettra un point final au processus enclenché en septembre 2001.

Avec l’identité québécoise, on s’est mis à croire qu’on ne pouvait avoir de légitimité comme peuple, à moins de fédérer toutes les autres ethnies du Québec autour des Canadiens-Français historiques.

Pourquoi, amis souverainistes, ne prenez-vous pas le temps de lire ou de relire la Charte des Nations Unies et ses déclarations sur le droit des peuples minoritaires ? Les Abénakis, les Malécites, toute différence prise en compte, et ce n’est pas mon intention de la nier, ont bien obtenu des droits robustes malgré leur petit nombre. Répondez-moi, les Canadiens-Français ne sont-ils pas admissibles à des droits parallèles ?
En fait, on a retranché du champ de l’analyse politique le passage ontologique qui a frappé les Canadiens-Français. La partie la plus visible et commune à tous les Canadiens-Français à partir de 1969, Québec compris, se mesure par le repli global.

Il faut trouver les moyens de cultiver la résilience collective des Canadiens-Français EN TANT QUE Canadiens-Français. Notre histoire bien comprise nous les donne, de nombreux exemples de gens qui ont combattu « pour la suite du monde » avec les armes à leur disposition à leur époque.

Dès les années 1970 l’économiste américain Lyndon H. LaRouche formulait la base scientifique d’une théorie économique dénonçant le capitalisme financier sauvage axé sur la maximisation de la rente au détriment des acteurs de la production de biens définissant l’économie réelle. Sa proposition de Banque de Développement Internationale aurait bien pu inspirer les BRICs.

Les référendums de 1980 et de 1995 sont fondés sur le même paradigme, la question, l’atmosphère, les résultats et les blocages qui en découlent sont en gros les mêmes, même si une analyse des résultats montre certaines différences. Si on met entre parenthèses les peuples autochtones, la stratégie référendaire a

Ravages du suprémacisme anglo-saxon « aryen » au Canada après le pacte confédératif de 1867. Cette idéologie associée à l' »Union Jack » (drapeau britannique) abandonné à regret par les « Old Stock Canadians » à la veille du centenaire demeurait le principal obstacle au renouvellement de la constitution du Canada proposé par Daniel Johnson en 1968. Un autre obstacle, qui nous appartient, fut le manque d’une élite politique capable de marcher dans les pas de Johnson.

Essai original de Marc Dunlay, membre de la FCF, sur l’hymne national des Canadiens-Français. Ce texte propose une réflexion multidimensionnelle sur l’œuvre écrite par Basile Routhier en 1880.

Pourquoi, amis souverainistes, ne prenez-vous pas le temps de lire ou de relire la Charte des Nations Unies et ses déclarations sur le droit des peuples minoritaires ? Les Abénakis, les Malécites, toute différence prise en compte, et ce n’est pas mon intention de la nier, ont bien obtenu des droits robustes malgré leur petit nombre. Répondez-moi, les Canadiens-Français ne sont-ils pas admissibles à des droits parallèles ?
En fait, on a retranché du champ de l’analyse politique le passage ontologique qui a frappé les Canadiens-Français. La partie la plus visible et commune à tous les Canadiens-Français à partir de 1969, Québec compris, se mesure par le repli global.

Il faut trouver les moyens de cultiver la résilience collective des Canadiens-Français EN TANT QUE Canadiens-Français. Notre histoire bien comprise nous les donne, de nombreux exemples de gens qui ont combattu « pour la suite du monde » avec les armes à leur disposition à leur époque.

Dès les années 1970 l’économiste américain Lyndon H. LaRouche formulait la base scientifique d’une théorie économique dénonçant le capitalisme financier sauvage axé sur la maximisation de la rente au détriment des acteurs de la production de biens définissant l’économie réelle. Sa proposition de Banque de Développement Internationale aurait bien pu inspirer les BRICs.

Les référendums de 1980 et de 1995 sont fondés sur le même paradigme, la question, l’atmosphère, les résultats et les blocages qui en découlent sont en gros les mêmes, même si une analyse des résultats montre certaines différences. Si on met entre parenthèses les peuples autochtones, la stratégie référendaire a

Ravages du suprémacisme anglo-saxon « aryen » au Canada après le pacte confédératif de 1867. Cette idéologie associée à l' »Union Jack » (drapeau britannique) abandonné à regret par les « Old Stock Canadians » à la veille du centenaire demeurait le principal obstacle au renouvellement de la constitution du Canada proposé par Daniel Johnson en 1968. Un autre obstacle, qui nous appartient, fut le manque d’une élite politique capable de marcher dans les pas de Johnson.

Essai original de Marc Dunlay, membre de la FCF, sur l’hymne national des Canadiens-Français. Ce texte propose une réflexion multidimensionnelle sur l’œuvre écrite par Basile Routhier en 1880.

Nous sommes en train de nous faire *ourrer par les Québécois encartés : l’immobilisme de la CAQ et le référendisme du Parti québécois, tous deux terrorisés par la « communauté aux droits consacrés »

Aujourd’hui, nous affirmons que la promotion d’une identité québécoise, explicitement amputée de notre personnalité canadienne-française historique, nous cause un préjudice au sein d’une population composée de groupes qui jouissent de droits spécifiques en raison de leurs attributions identitaires.

La FCF a déposé un mémoire sur le projet de loi 1 – Loi constitutionnelle de 2025 sur le Québec – présenté par le ministre Simon Jolin-Barette. Vous pouvez lire ce mémoire ici.

Revitaliser notre être collectif Écrire l’histoire en prenant pour fil la continuité historique des Canadiens-Français est une pratique qui s’est perdue. Avec la Révolution tranquille, une brisure s’est produite. Bien sûr, l’histoire écrite avant 1970 sera toujours accessible. Mais au goût d’aujourd’hui, elle ne serait plus que le témoignage d’un

Comment se fait-il que dans le même temps où l’on se battait le mieux pour un avenir enraciné, d’autres aient insisté pour que l’on renonce à l’identité canadienne-française ? C’est une étrange contradiction et, en regard de l’évolution du statut national, elle reste assez opaque encore aujourd’hui. On a bien dit que seule l’identité québécoise avait de l’avenir. Du coup, fallait-il effacer un passé canadien-français révolu ?

Alexandre Cormier-Denis a déposé en septembre un mémoire au Comité consultatif sur les enjeux constitutionnels du Québec au sein de la Fédération canadienne dont notre contributeur Gilles Verrier a trouvé opportun de livrer ici un synopsis critique. Ce mémoire intitulé Manifeste pour une reconnaissance du Québec comme État-nation du peuple canadiens-français est accessible, comme tous les autres mémoires déposés, sur le site web du Comité.

À la veille du 323e anniversaire, le 4 août prochain, de la signature de ce traité historique, la Fédération des Canadiens-Français estime que cet événement n’est pas commémoré à la hauteur et avec la clarté qu’il mérite. Laissé dans un ombre relatif, sous-évalué ou mal compris, nous avons demandé à trois auteurs de nous éclairer.

Communiqué de la FCF publié le 22 juin 2024 pour les 250 ans de l’Acte de Québec. Distribué à la Journée d’étude sur le même sujet, chapeautée par Droits collectifs Québec.

Le 5 février 1968, il y a 55 ans, Daniel Johnson prenait la parole devant tous les représentants du Canada anglais réunis. Il prononçait sans doute le discours le plus important de sa carrière d’homme d’État, un discours remarquable et percutant. Il plaidait un projet de réforme des institutions qui ne sera jamais repris avec la même hauteur par les premiers ministres du Québec qui suivront. Johnson incarnait alors une doctrine politique élaborée par les Canadiens-Français au cours des décennies précédentes, elle avait atteint le stade de sa maturité. Il parlait à l’occasion d’une conférence constitutionnelle qu’il avait lui-même réclamée.

Aujourd’hui, nous affirmons que la promotion d’une identité québécoise, explicitement amputée de notre personnalité canadienne-française historique, nous cause un préjudice au sein d’une population composée de groupes qui jouissent de droits spécifiques en raison de leurs attributions identitaires.

La FCF a déposé un mémoire sur le projet de loi 1 – Loi constitutionnelle de 2025 sur le Québec – présenté par le ministre Simon Jolin-Barette. Vous pouvez lire ce mémoire ici.

Revitaliser notre être collectif Écrire l’histoire en prenant pour fil la continuité historique des Canadiens-Français est une pratique qui s’est perdue. Avec la Révolution tranquille, une brisure s’est produite. Bien sûr, l’histoire écrite avant 1970 sera toujours accessible. Mais au goût d’aujourd’hui, elle ne serait plus que le témoignage d’un

Comment se fait-il que dans le même temps où l’on se battait le mieux pour un avenir enraciné, d’autres aient insisté pour que l’on renonce à l’identité canadienne-française ? C’est une étrange contradiction et, en regard de l’évolution du statut national, elle reste assez opaque encore aujourd’hui. On a bien dit que seule l’identité québécoise avait de l’avenir. Du coup, fallait-il effacer un passé canadien-français révolu ?

Alexandre Cormier-Denis a déposé en septembre un mémoire au Comité consultatif sur les enjeux constitutionnels du Québec au sein de la Fédération canadienne dont notre contributeur Gilles Verrier a trouvé opportun de livrer ici un synopsis critique. Ce mémoire intitulé Manifeste pour une reconnaissance du Québec comme État-nation du peuple canadiens-français est accessible, comme tous les autres mémoires déposés, sur le site web du Comité.

À la veille du 323e anniversaire, le 4 août prochain, de la signature de ce traité historique, la Fédération des Canadiens-Français estime que cet événement n’est pas commémoré à la hauteur et avec la clarté qu’il mérite. Laissé dans un ombre relatif, sous-évalué ou mal compris, nous avons demandé à trois auteurs de nous éclairer.

Communiqué de la FCF publié le 22 juin 2024 pour les 250 ans de l’Acte de Québec. Distribué à la Journée d’étude sur le même sujet, chapeautée par Droits collectifs Québec.

Le 5 février 1968, il y a 55 ans, Daniel Johnson prenait la parole devant tous les représentants du Canada anglais réunis. Il prononçait sans doute le discours le plus important de sa carrière d’homme d’État, un discours remarquable et percutant. Il plaidait un projet de réforme des institutions qui ne sera jamais repris avec la même hauteur par les premiers ministres du Québec qui suivront. Johnson incarnait alors une doctrine politique élaborée par les Canadiens-Français au cours des décennies précédentes, elle avait atteint le stade de sa maturité. Il parlait à l’occasion d’une conférence constitutionnelle qu’il avait lui-même réclamée.
Si vous êtes canadien-français hors-Québec, faites-nous signe à info@canadiens-francais.com. Nous aimerions vous connaître !
Car le discours indépendantiste avait à ce point insisté, dans la foulée de la Révolution tranquille, sur l’État et ses vertus qu’on en est presque venu à voir dans l’indépendance le triomphe de l’Etat plutôt que la consécration de la nation. C’est pourtant la nation qui aspire à l’indépendance et qui peut se réclamer légitimement du droit à l’autodétermination, non pas l’État-nation.
L’histoire n’est jamais finie. Tout est toujours à refaire et les remparts à relever. Les victoires comme les défaites n’ont qu’un temps. Ce qui persiste et permet de renaître est plus solide que toutes les murailles. C’est quelque chose d’immatériel et de fort, présent dans le coeur de chaque homme et de chaque femme d’une même communauté quand celle-ci a conscience de ce qu’elle a d’unique et d’essentiel. Les Japonais, les Juifs, les Hindous et d’autres peuples possèdent ce trésor qui leur a permis d’affronter les périls de l’histoire sans disparaître.
Nul n’ignore ici que le Canada français est actuellement profondément mécontent de sa place dans la confédération. Il y a à cela des raisons complexes d’inégales importances. J’ai dit et je répète aujourd’hui que la plupart de ces raisons sont parfaitement fondées.
Pour être Québécois, il suffit d’habiter le Québec ! Sans l’indépendance, les Canadiens-Français devront continuer de défendre âprement leur existence. Avec une indépendance trudeauiste, ils devront s’affirmer face à une diversité qui monte et braver la résistance des châteaux-forts anglo-saxons. Les deux perspectives commandent le retour politique des Canadiens-Français. Si vous avez compris qu’une identité de « Québécois francophones », provinciale et linguistique, a coupé le souffle de notre épopée, qu’elle supprime notre légitimité et nos droits historiques, vous avez compris l’essentiel.
Je souhaite montrer, dans l’essai qui va suivre, qu’entre les pensées trudeauiste et « néosouverainiste », les similitudes sont frappantes.
Et c’est au moment où nous nous préparons à résister aux armées d’invasion d’un puissant voisin qu’on nous enlève les libertés dont nous jouissons après les avoir gagnées par un siècle de luttes! Mais il me semble qu’on devrait plutôt nous donner de nouvelles garanties de sécurité pour nous engager à combattre des adversaires aguerris, dix fois plus nombreux, et dont l’organisation politique est moins hostile.
Comme notre constitution n’a rien prévu de tel parce qu’elle était une concession du conquérant aux Canadiens-Français, de la mère patrie aux coloniaux dans le cas des Canadiens anglais, nos États généraux sont indubitablement l’effort le plus systématique, le plus compréhensif, le
plus réussi qui ait jamais été tenté pour constituer une véritable Assemblée nationale du peuple canadien-français en vue d’établir sa constitution.
Lors de la campagne d’Italie à l’automne 1943, le 22e Régiment reçoit l’ordre de prendre la ferme Casa Berardi sur le flanc ouest du ravin d’Ortona. Le 14 décembre 1943, les compagnies C et D soutenues par les chars Sherman de l’Ontario Regiment passent à l’attaque.. Le capitaine Paul Triquet à la tête de la compagnie C avance sous un feu nourri avec ses 50 hommes soutenus par six chars Sherman de l’Ontario Regiment. À 1,500 mètres de la ferme, il a déjà perdu deux chars et vingt hommes. À 14 heures, Triquet et les 14 hommes restants sont à 200 mètres de la ferme. Grâce aux fumigènes lancés par les Shermans, la pognée d’homme atteint les murs de la ferme et en déloge les derniers Allemands à 15h30. Ils résisteront toute la nuit aux contre-attaques allemandes répétées jusqu’à l’arrivée des renforts le lendemain. Pour son leadership lors de cette attaque, Paul Triquet a été décoré de la Victoria Cross des mains du roi Georges VI le 27 mars 1944.
Le choix des membres
Pour informations supplémentaires, voir https://www.casavant.ca/histoire/
| Devant l’absence d’une loi encadrant les caisses populaires, Alphonse Desjardins reste prudent et fonde seulement trois autres caisses à proximité de son lieu de résidence et de travail, c’est-à-dire Lévis et Ottawa. |
| Cette caisse, comme près d’une cinquantaine d’autres fondées à l’époque d’Alphonse Desjardins, a fermé ses portes avant sa mort en 1920. |
| Il s’agit de la première caisse fondée après l’adoption d’une loi encadrant les caisses par l’Assemblée législative du Québec. Il s’agit également de la première caisse en milieu rural. |
| Au total, Alphonse Desjardins participe à la fondation de 136 caisses populaires au Québec, 18 en Ontario et 9 aux États-Unis. |
Nos remerciements à Pierre-Olivier Maheux, historien à la Société Desjardins.
Réf. : Aperçu historique sur les petits séminaires de la P. de Q., Bounadère, René, ptre, 1945
Il découvre et connaît ses racines :
Il chérit et cultive sa langue :
Il pratique le nationalisme économique :