
Les Canadiens-Français à l’assaut du temps
Avec l’identité québécoise, on s’est mis à croire qu’on ne pouvait avoir de légitimité comme peuple, à moins de fédérer toutes les autres ethnies du Québec autour des Canadiens-Français historiques.

Ce jour en1659 - Décès de Jérôme Le Royer de la Dauversière. Né en 1597 à La Flèche en Anjou et père de cinq enfants, il est le fondateur dans cette ville de la communauté des Religieuses Hospitalières de Saint-Joseph qui participèrent à la fondation de l'Hôtel-Dieu de Montréal. Il a aussi fondé avec l'abbé Jean-Jacques Olier la Société Notre-Dame de Montréal et engagé Maisonneuve et Jeanne Mance. Instigateur de la fondation de Montréal, il ne viendra jamais en Nouvelle-France mais veillera de loin à la bonne marche de son projet. L'Église le déclarera Vénérable.

Ce jour en 1812 – Retraite de Russie. La rigueur du climat russe a raison de la Grande Armée de Napoléon qui le 18 octobre avait quitté Moscou, qu'il avait trouvée abandonnée et incendiée le 14 septembre. La première neige est tombée le 4 et le 9 il fera -15°C. Des milliers d'hommes et de chevaux vont succomber aux attaques des Cosaques et au froid. En décembre, à peine 5,000 des 100,000 hommes qui ont quitté Moscou seront encore vivants.

Ce jour en 1837 - Début de la révolte des Patriotes. Des centaines de Fils de la Liberté assemblés dans la cour d'une auberge de la rue Saint-Jacques à Montréal affrontent le Doric Club qui les attaque, ayant rallié ce jour à la Place d'Armes les Loyalistes pour écraser la rébellion dans l'oeuf. Des pierres tombent de tous les côtés, des coups de feu retentissent mais il n'y a pas de morts. Quelques jours plus tard les Canadiens prendront les armes pour s'opposer à l'arrestation de leurs chefs. (dessin d'Henri Julien)

Ce jour en 1879 - Le Parlement canadien décrète que le 6 novembre sera le jour de l'Action de grâce. À la suite de la Première Guerre mondiale, cette fête sera jumelée au jour de l'Armistice et se fêtera le lundi le plus proche du 11 novembre. Puis en 1931 le Parlement décréta deux fêtes séparées: le jour de l'Action de grâce et le jour du Souvenir. En 1957 il sera décidé que l'Action de grâce aura lieu le 2e lundi d'octobre.

Ce jour en 1895 - Décès à Trois-Rivières de Charles Gérin-Lajoie. Cousin d'Antoine Gérin-Lajoie, né comme lui à Yamachiche en 1824, et comme lui cousin d'Elzéar Gérin, il était le petit-fils de Charles Caron. Après ses études au Séminaire de Nicolet, il avait fait l'acquisition d'un moulin, puis d'une meunerie dans son village natal. Élu député dans Saint-Maurice pour le Parti rouge à l'Assemblée législative de la province du Canada en 1863, il s'était opposé à la confédération et ne s'était pas représenté en 1867, mais revint en politique à titre de député du Parti libéral du Canada en 1874, ne se représentant pas en 1878 pour devenir surintendant régional des Travaux publics, poste qu'il occupa jusqu'à son décès.

Ce jour 1917 - Début de la révolution d'octobre en Russie (24 octobre dans l'ancien calendrier julien, correspondant au 6 novembre). 10,000 bolcheviks commandés par le chef du comité militaire révolutionnaire Léon Trotski s'emparent des centres névralgiques de Saint-Petersbourg. Lénine et ses hommes pénètrent dans le palais d'hiver, prennent le contrôle de la Douma, le parlement russe, et proclament la fin de la monarchie. Au soir, le IIème Congrès des Soviets se réunit et crée le Conseil des commissaires du peuple, avec Lénine président, Trotski aux Affaires étrangères et Staline aux nationalités.

Ce jour en 1923 - Décès de l'architecte Georges-Émile Tanguay, qui laisse à ses contemporains près de 300 réalisations. Né en 1858, il était devenu apprenti de l'architecte J.-F. Peachy en 1876, puis associé tour à tour des N.-A. Vallée, J.-H. Lebon et R. Chênevert. La ville de Québec lui doit de nombreux bâtiments publics, dont notamment son Hôtel de ville, créant un style unique à cette ville. Ayant retenu de Peachy le style Second Empire, Tanguay il avait aussi contribué, comme Eugène-Étienne Taché, à la « refrancisation » de la capitale. C'est ensuite lui qui y avait introduit les styles de l’école de Chicago et Art nouveau. Ses plans d'une quarantaine d'églises renouvelèrent aussi l'architecture ecclésiastique canadienne-française.

Ce jour 1935 - Paul Gouin, président de l'Action libérale nationale, et Maurice Duplessis, chef du Parti conservateur provincial, s'entendent pour ne pas s'opposer aux prochaines élections. Gouin est le fils de Lomer Gouin et d'Éliza, fille d'Honoré Mercier. De retour de la guerre, Il avait pratiqué le droit et dirigé une maison d'édition avant d'être élu député, quittant en 1934 le Parti libéral de Taschereau pour former avec d'autres dissidents l'Action libérale nationale.(Duplessis et Gouin lors d'une réunion politique à Québec en 1935)

Ce jour en 1937 - Le premier match de hockey retransmis à la radio de Radio-Canada. La rencontre oppose les Bruins de Boston aux Maroons de Montréal, qui en sont à la dernière saison de leur histoire. Une semaine plus tard sera diffusé pour la première fois un match du Canadiens, qui accueillera alors les Red Wings de Détroit au Forum.

Ce jour en 1948 - Ouverture du cabaret Chez Gérard à Québec. À la fin de la Deuxième Guerre mondiale, Gérard Thibault commence à offrir des spectacles dans son restaurant de Québec, des repas-chantant. Charles Trenet, un jeune français de passage à Québec, lui propose de chanter quelques soirs dans sa boîte. Il y restera un mois et son succès contribuera à lancer le cabaret Chez Gérard, permettant l'éclosion de la chanson française au Québec. On y verra notamment Lucienne Boyer, Patachou et Georges Brassens.

Ce jour en 1987 - Décès à l'âge 87 ans de la poétesse Simone Routier. D'abord violoniste, son premier recueil de poèmes, L'immortel adolescent, lui a valu en 1029 le prix Athanase-David et le diplôme d'honneur de la Société des poètes canadiens-français. Deux ans plus tard, elle recevait l et la médaille Carrel du Lieutenant-gouverneur pour Ceux qui seront aimés. On lui doit trois autres recueils de poésies : Les tentations, Le long voyage et Les psaumes du jardin clos. Elle est devenue membre de l'Académie canadienne-française en 1947.

Ce jour en 1990 - Début de la Commission Bélanger-Campeau. La Commission sur l'avenir politique et constitutionnel du Québec, de son nom officiel, a été établie par l'Assemblée nationale du Québec à l'initiative du premier ministre Robert Bourassa après le rejet de l'Accord du lac Meech. Son rapport sera publié en 1991, recommandant la tenue d'un référendum sur la souveraineté-association en octobre 1992. Il sera révisé en 2002.

Ce jour 1990 - Décès à l'âge de 78 ans de l'abbé Gérard Dion, pionnier des relations du travail et artisan de la Révolution tranquille. Il s'engagea à la déconfessionnalisation de la CTCC (future CSN), à la réforme de notre système scolaire, à l'obtention du Code du travail en 1964 et du droit de grève dans le secteur public. Il a connu la célébrité en 1956 avec l'abbé Louis O'Neil en s'élevant farouchement contre l'immoralité électorale. La parution de leur livre Le Chrétien et les élections quelques mois avant l'arrivée de «l'équipe du tonnerre» de Jean Lesage fracassa des records avec 30,000 exemplaires vendus.

Ce jour en 1994 - Pierre Bourque élu à la mairie de Montréal, remplaçant Jean Doré à l'hôtel de ville. Précédemment administrateur publique pour la Ville de Montréal, il avait notamment été responsable du Jardin botanique. Il sera réélu quatre ans plus tard, mais sa politique de fusion des municipalités de l'Île de Montréal, représentée par le slogan “Une île, une ville”, lui coûtera son poste en 2001.

Ce jour en 2005 - Le maire sortant de Montréal, Gérald Tremblay, est réélu par une forte majorité contre Pierre Bourque qui tentait de reprendre le pouvoir après quatre ans sur la touche. À Québec, Andrée P. Boucher retrouve son titre de mairesse avec 46 % des suffrages sur plus de 50% de participation des électeurs, battant de 25,000 voix le chef du RMQ Claude Larose, successeur de Jean-Paul l'Allier, tandis qu'à Lévis Danielle Roy-Marinelli de Force 10 bat le maire sortant Jean Garon.

Ce jour en 2006 - Décès à l'âge de 88 ans de Robert A. Boyd, pendant 38 ans à l'emploi d'Hydro-Québec et son pdg de 1978 à 1981, devenu son directeur général en 1965 à la suite de la seconde nationalisation de l'électricité et son champion de la francisation. Né en 1918 et gradué de l’École polytechnique de Montréal, au centre des pourparlers qui mèneront à la signature de l'achat à long terme de l'électricité de la centrale de Churchill Falls, il a aussi été le principal architecte du développement hydro-électrique de la Baie James.

Avec l’identité québécoise, on s’est mis à croire qu’on ne pouvait avoir de légitimité comme peuple, à moins de fédérer toutes les autres ethnies du Québec autour des Canadiens-Français historiques.

Pourquoi, amis souverainistes, ne prenez-vous pas le temps de lire ou de relire la Charte des Nations Unies et ses déclarations sur le droit des peuples minoritaires ? Les Abénakis, les Malécites, toute différence prise en compte, et ce n’est pas mon intention de la nier, ont bien obtenu des droits robustes malgré leur petit nombre. Répondez-moi, les Canadiens-Français ne sont-ils pas admissibles à des droits parallèles ?
En fait, on a retranché du champ de l’analyse politique le passage ontologique qui a frappé les Canadiens-Français. La partie la plus visible et commune à tous les Canadiens-Français à partir de 1969, Québec compris, se mesure par le repli global.

Il faut trouver les moyens de cultiver la résilience collective des Canadiens-Français EN TANT QUE Canadiens-Français. Notre histoire bien comprise nous les donne, de nombreux exemples de gens qui ont combattu « pour la suite du monde » avec les armes à leur disposition à leur époque.

Dès les années 1970 l’économiste américain Lyndon H. LaRouche formulait la base scientifique d’une théorie économique dénonçant le capitalisme financier sauvage axé sur la maximisation de la rente au détriment des acteurs de la production de biens définissant l’économie réelle. Sa proposition de Banque de Développement Internationale aurait bien pu inspirer les BRICs.

Les référendums de 1980 et de 1995 sont fondés sur le même paradigme, la question, l’atmosphère, les résultats et les blocages qui en découlent sont en gros les mêmes, même si une analyse des résultats montre certaines différences. Si on met entre parenthèses les peuples autochtones, la stratégie référendaire a

Ravages du suprémacisme anglo-saxon « aryen » au Canada après le pacte confédératif de 1867. Cette idéologie associée à l' »Union Jack » (drapeau britannique) abandonné à regret par les « Old Stock Canadians » à la veille du centenaire demeurait le principal obstacle au renouvellement de la constitution du Canada proposé par Daniel Johnson en 1968. Un autre obstacle, qui nous appartient, fut le manque d’une élite politique capable de marcher dans les pas de Johnson.

Essai original de Marc Dunlay, membre de la FCF, sur l’hymne national des Canadiens-Français. Ce texte propose une réflexion multidimensionnelle sur l’œuvre écrite par Basile Routhier en 1880.

Pourquoi, amis souverainistes, ne prenez-vous pas le temps de lire ou de relire la Charte des Nations Unies et ses déclarations sur le droit des peuples minoritaires ? Les Abénakis, les Malécites, toute différence prise en compte, et ce n’est pas mon intention de la nier, ont bien obtenu des droits robustes malgré leur petit nombre. Répondez-moi, les Canadiens-Français ne sont-ils pas admissibles à des droits parallèles ?
En fait, on a retranché du champ de l’analyse politique le passage ontologique qui a frappé les Canadiens-Français. La partie la plus visible et commune à tous les Canadiens-Français à partir de 1969, Québec compris, se mesure par le repli global.

Il faut trouver les moyens de cultiver la résilience collective des Canadiens-Français EN TANT QUE Canadiens-Français. Notre histoire bien comprise nous les donne, de nombreux exemples de gens qui ont combattu « pour la suite du monde » avec les armes à leur disposition à leur époque.

Dès les années 1970 l’économiste américain Lyndon H. LaRouche formulait la base scientifique d’une théorie économique dénonçant le capitalisme financier sauvage axé sur la maximisation de la rente au détriment des acteurs de la production de biens définissant l’économie réelle. Sa proposition de Banque de Développement Internationale aurait bien pu inspirer les BRICs.

Les référendums de 1980 et de 1995 sont fondés sur le même paradigme, la question, l’atmosphère, les résultats et les blocages qui en découlent sont en gros les mêmes, même si une analyse des résultats montre certaines différences. Si on met entre parenthèses les peuples autochtones, la stratégie référendaire a

Ravages du suprémacisme anglo-saxon « aryen » au Canada après le pacte confédératif de 1867. Cette idéologie associée à l' »Union Jack » (drapeau britannique) abandonné à regret par les « Old Stock Canadians » à la veille du centenaire demeurait le principal obstacle au renouvellement de la constitution du Canada proposé par Daniel Johnson en 1968. Un autre obstacle, qui nous appartient, fut le manque d’une élite politique capable de marcher dans les pas de Johnson.

Essai original de Marc Dunlay, membre de la FCF, sur l’hymne national des Canadiens-Français. Ce texte propose une réflexion multidimensionnelle sur l’œuvre écrite par Basile Routhier en 1880.

Nous sommes en train de nous faire *ourrer par les Québécois encartés : l’immobilisme de la CAQ et le référendisme du Parti québécois, tous deux terrorisés par la « communauté aux droits consacrés »

Aujourd’hui, nous affirmons que la promotion d’une identité québécoise, explicitement amputée de notre personnalité canadienne-française historique, nous cause un préjudice au sein d’une population composée de groupes qui jouissent de droits spécifiques en raison de leurs attributions identitaires.

La FCF a déposé un mémoire sur le projet de loi 1 – Loi constitutionnelle de 2025 sur le Québec – présenté par le ministre Simon Jolin-Barette. Vous pouvez lire ce mémoire ici.

Revitaliser notre être collectif Écrire l’histoire en prenant pour fil la continuité historique des Canadiens-Français est une pratique qui s’est perdue. Avec la Révolution tranquille, une brisure s’est produite. Bien sûr, l’histoire écrite avant 1970 sera toujours accessible. Mais au goût d’aujourd’hui, elle ne serait plus que le témoignage d’un

Comment se fait-il que dans le même temps où l’on se battait le mieux pour un avenir enraciné, d’autres aient insisté pour que l’on renonce à l’identité canadienne-française ? C’est une étrange contradiction et, en regard de l’évolution du statut national, elle reste assez opaque encore aujourd’hui. On a bien dit que seule l’identité québécoise avait de l’avenir. Du coup, fallait-il effacer un passé canadien-français révolu ?

Alexandre Cormier-Denis a déposé en septembre un mémoire au Comité consultatif sur les enjeux constitutionnels du Québec au sein de la Fédération canadienne dont notre contributeur Gilles Verrier a trouvé opportun de livrer ici un synopsis critique. Ce mémoire intitulé Manifeste pour une reconnaissance du Québec comme État-nation du peuple canadiens-français est accessible, comme tous les autres mémoires déposés, sur le site web du Comité.

À la veille du 323e anniversaire, le 4 août prochain, de la signature de ce traité historique, la Fédération des Canadiens-Français estime que cet événement n’est pas commémoré à la hauteur et avec la clarté qu’il mérite. Laissé dans un ombre relatif, sous-évalué ou mal compris, nous avons demandé à trois auteurs de nous éclairer.

Communiqué de la FCF publié le 22 juin 2024 pour les 250 ans de l’Acte de Québec. Distribué à la Journée d’étude sur le même sujet, chapeautée par Droits collectifs Québec.

Le 5 février 1968, il y a 55 ans, Daniel Johnson prenait la parole devant tous les représentants du Canada anglais réunis. Il prononçait sans doute le discours le plus important de sa carrière d’homme d’État, un discours remarquable et percutant. Il plaidait un projet de réforme des institutions qui ne sera jamais repris avec la même hauteur par les premiers ministres du Québec qui suivront. Johnson incarnait alors une doctrine politique élaborée par les Canadiens-Français au cours des décennies précédentes, elle avait atteint le stade de sa maturité. Il parlait à l’occasion d’une conférence constitutionnelle qu’il avait lui-même réclamée.

Aujourd’hui, nous affirmons que la promotion d’une identité québécoise, explicitement amputée de notre personnalité canadienne-française historique, nous cause un préjudice au sein d’une population composée de groupes qui jouissent de droits spécifiques en raison de leurs attributions identitaires.

La FCF a déposé un mémoire sur le projet de loi 1 – Loi constitutionnelle de 2025 sur le Québec – présenté par le ministre Simon Jolin-Barette. Vous pouvez lire ce mémoire ici.

Revitaliser notre être collectif Écrire l’histoire en prenant pour fil la continuité historique des Canadiens-Français est une pratique qui s’est perdue. Avec la Révolution tranquille, une brisure s’est produite. Bien sûr, l’histoire écrite avant 1970 sera toujours accessible. Mais au goût d’aujourd’hui, elle ne serait plus que le témoignage d’un

Comment se fait-il que dans le même temps où l’on se battait le mieux pour un avenir enraciné, d’autres aient insisté pour que l’on renonce à l’identité canadienne-française ? C’est une étrange contradiction et, en regard de l’évolution du statut national, elle reste assez opaque encore aujourd’hui. On a bien dit que seule l’identité québécoise avait de l’avenir. Du coup, fallait-il effacer un passé canadien-français révolu ?

Alexandre Cormier-Denis a déposé en septembre un mémoire au Comité consultatif sur les enjeux constitutionnels du Québec au sein de la Fédération canadienne dont notre contributeur Gilles Verrier a trouvé opportun de livrer ici un synopsis critique. Ce mémoire intitulé Manifeste pour une reconnaissance du Québec comme État-nation du peuple canadiens-français est accessible, comme tous les autres mémoires déposés, sur le site web du Comité.

À la veille du 323e anniversaire, le 4 août prochain, de la signature de ce traité historique, la Fédération des Canadiens-Français estime que cet événement n’est pas commémoré à la hauteur et avec la clarté qu’il mérite. Laissé dans un ombre relatif, sous-évalué ou mal compris, nous avons demandé à trois auteurs de nous éclairer.

Communiqué de la FCF publié le 22 juin 2024 pour les 250 ans de l’Acte de Québec. Distribué à la Journée d’étude sur le même sujet, chapeautée par Droits collectifs Québec.

Le 5 février 1968, il y a 55 ans, Daniel Johnson prenait la parole devant tous les représentants du Canada anglais réunis. Il prononçait sans doute le discours le plus important de sa carrière d’homme d’État, un discours remarquable et percutant. Il plaidait un projet de réforme des institutions qui ne sera jamais repris avec la même hauteur par les premiers ministres du Québec qui suivront. Johnson incarnait alors une doctrine politique élaborée par les Canadiens-Français au cours des décennies précédentes, elle avait atteint le stade de sa maturité. Il parlait à l’occasion d’une conférence constitutionnelle qu’il avait lui-même réclamée.
Si vous êtes canadien-français hors-Québec, faites-nous signe à info@canadiens-francais.com. Nous aimerions vous connaître !
Car le discours indépendantiste avait à ce point insisté, dans la foulée de la Révolution tranquille, sur l’État et ses vertus qu’on en est presque venu à voir dans l’indépendance le triomphe de l’Etat plutôt que la consécration de la nation. C’est pourtant la nation qui aspire à l’indépendance et qui peut se réclamer légitimement du droit à l’autodétermination, non pas l’État-nation.
L’histoire n’est jamais finie. Tout est toujours à refaire et les remparts à relever. Les victoires comme les défaites n’ont qu’un temps. Ce qui persiste et permet de renaître est plus solide que toutes les murailles. C’est quelque chose d’immatériel et de fort, présent dans le coeur de chaque homme et de chaque femme d’une même communauté quand celle-ci a conscience de ce qu’elle a d’unique et d’essentiel. Les Japonais, les Juifs, les Hindous et d’autres peuples possèdent ce trésor qui leur a permis d’affronter les périls de l’histoire sans disparaître.
Nul n’ignore ici que le Canada français est actuellement profondément mécontent de sa place dans la confédération. Il y a à cela des raisons complexes d’inégales importances. J’ai dit et je répète aujourd’hui que la plupart de ces raisons sont parfaitement fondées.
Pour être Québécois, il suffit d’habiter le Québec ! Sans l’indépendance, les Canadiens-Français devront continuer de défendre âprement leur existence. Avec une indépendance trudeauiste, ils devront s’affirmer face à une diversité qui monte et braver la résistance des châteaux-forts anglo-saxons. Les deux perspectives commandent le retour politique des Canadiens-Français. Si vous avez compris qu’une identité de « Québécois francophones », provinciale et linguistique, a coupé le souffle de notre épopée, qu’elle supprime notre légitimité et nos droits historiques, vous avez compris l’essentiel.
Je souhaite montrer, dans l’essai qui va suivre, qu’entre les pensées trudeauiste et « néosouverainiste », les similitudes sont frappantes.
Et c’est au moment où nous nous préparons à résister aux armées d’invasion d’un puissant voisin qu’on nous enlève les libertés dont nous jouissons après les avoir gagnées par un siècle de luttes! Mais il me semble qu’on devrait plutôt nous donner de nouvelles garanties de sécurité pour nous engager à combattre des adversaires aguerris, dix fois plus nombreux, et dont l’organisation politique est moins hostile.
Comme notre constitution n’a rien prévu de tel parce qu’elle était une concession du conquérant aux Canadiens-Français, de la mère patrie aux coloniaux dans le cas des Canadiens anglais, nos États généraux sont indubitablement l’effort le plus systématique, le plus compréhensif, le
plus réussi qui ait jamais été tenté pour constituer une véritable Assemblée nationale du peuple canadien-français en vue d’établir sa constitution.
Lors de la campagne d’Italie à l’automne 1943, le 22e Régiment reçoit l’ordre de prendre la ferme Casa Berardi sur le flanc ouest du ravin d’Ortona. Le 14 décembre 1943, les compagnies C et D soutenues par les chars Sherman de l’Ontario Regiment passent à l’attaque.. Le capitaine Paul Triquet à la tête de la compagnie C avance sous un feu nourri avec ses 50 hommes soutenus par six chars Sherman de l’Ontario Regiment. À 1,500 mètres de la ferme, il a déjà perdu deux chars et vingt hommes. À 14 heures, Triquet et les 14 hommes restants sont à 200 mètres de la ferme. Grâce aux fumigènes lancés par les Shermans, la pognée d’homme atteint les murs de la ferme et en déloge les derniers Allemands à 15h30. Ils résisteront toute la nuit aux contre-attaques allemandes répétées jusqu’à l’arrivée des renforts le lendemain. Pour son leadership lors de cette attaque, Paul Triquet a été décoré de la Victoria Cross des mains du roi Georges VI le 27 mars 1944.
Le choix des membres
Pour informations supplémentaires, voir https://www.casavant.ca/histoire/
| Devant l’absence d’une loi encadrant les caisses populaires, Alphonse Desjardins reste prudent et fonde seulement trois autres caisses à proximité de son lieu de résidence et de travail, c’est-à-dire Lévis et Ottawa. |
| Cette caisse, comme près d’une cinquantaine d’autres fondées à l’époque d’Alphonse Desjardins, a fermé ses portes avant sa mort en 1920. |
| Il s’agit de la première caisse fondée après l’adoption d’une loi encadrant les caisses par l’Assemblée législative du Québec. Il s’agit également de la première caisse en milieu rural. |
| Au total, Alphonse Desjardins participe à la fondation de 136 caisses populaires au Québec, 18 en Ontario et 9 aux États-Unis. |
Nos remerciements à Pierre-Olivier Maheux, historien à la Société Desjardins.
Réf. : Aperçu historique sur les petits séminaires de la P. de Q., Bounadère, René, ptre, 1945
Il découvre et connaît ses racines :
Il chérit et cultive sa langue :
Il pratique le nationalisme économique :