
Les Canadiens-Français à l’assaut du temps
Avec l’identité québécoise, on s’est mis à croire qu’on ne pouvait avoir de légitimité comme peuple, à moins de fédérer toutes les autres ethnies du Québec autour des Canadiens-Français historiques.

Avec l’identité québécoise, on s’est mis à croire qu’on ne pouvait avoir de légitimité comme peuple, à moins de fédérer toutes les autres ethnies du Québec autour des Canadiens-Français historiques.

Ce jour en 1503 - On utilise le nom de Terre-Neuve (Newfoundland) pour la première fois dans le Journal de Soldes du Roi. C'est le plus vieux toponyme d'origine européenne au Canada. Le havre de Saint-Jean est fréquenté par des pêcheurs, notamment anglais, basques et malouins, venant pêcher la morue abondante au sud de l'île, sur le fameux “Banc” de Terre-Neuve, bien avant l'intérêt des monarques européens pour une route de l'ouest vers la Chine ; Christophe Colomb avait amorcé son premier voyage transatlantique en 1492.

Ce jour en 1565 - Les Espagnols massacrent des Français en Caroline du Sud. Suite aux explorations de la côte est américaine par Verrazano en 1524, le chef des Huguenots, l'amiral Gaspard de Coligny, avait réussi à convaincre le roi Charles IX de fonder une colonie en Amérique. En 1562, il confiait cette mission à l'un des meilleurs navigateurs de France, Jean Ribault. Informés par des Amérindiens, les Espagnols fondent sur la colonie pendant l’absence des militaires partis explorer et massacrent les colons, Espagne et France étant alors en guerre.

Ce jour en 1603 - Arrivée de Samuel de Champlain à Honfleur. Il va présenter au roi une carte du Saint-Laurent, lui raconter ce qu’il a vu et publier sa Relation Des Sauvages, ou Voyage de Samuel Champlain, de Brouage, fait en la France nouvelle, l’an mil six cens trois. (Cette magnifique carte, type portulan, fut dessinée sur vellum par Champlain vers 1607. Destinée au roi de France, elle est aujourd'hui propriété de la Bibilothèque du Congrès à Washington, D.C.)

Ce jour en 1697 - Signature du premier Traité de Ryswick. Les traités signés à Rijswijk, ville hollandaise des faubourgs de La Haye, mettent fin à la Guerre de la ligue d'Augsbourg entre Louis XIV et la Grande Alliance. La France accepte aujourd'hui de reconnaître Guillaume III d'Orange-Nassau comme roi d'Angleterre sous le nom de Guillaume III. Elle reprend l'Acadie en échange de Terre-Neuve et de York Factory, poste de traite de la Compagnie de la Baie d'Hudson. Un second traité signé le 30 septembre prévoira la restitution de tous les autres postes de la Compagnie de la Baie d'Hudson saisis par Pierre le Moyne d'Iberville.

Ce jour en 1702 - Décès à Québec de Charles Aubert de La Chesnaye. Membre du Conseil souverain depuis 1695, il reposera au cimetière de l'Hôtel-Dieu, où deux de ses filles sont des Hospitalières. Homme le plus riche de la colonie, anobli par Louis XIV en 1693, ce fils de bourgeois né en 1622 était arrivé à Québec en 1655 à l'emploi de marchands de Rouen. Successivement négociant en fourrures à Tadoussac, commis général de la Compagnie française des Indes occidentales, exploitant forestier au lac St-Jean, achetant ensuite à La Rochelle des navires et y bâtissant son réseau commercial, il capta un temps le lucratif monopole des fourrures de castor. En plus des seigneuries de Percé et Rivière-du-Loup concédées par Jean Talon pour la pêche, il en consacra d'autres à l'agriculture en de nombreuses seigneuries.

Ce jour en 1848 - Le Collège Sainte-Marie accueille ses 13 premiers élèves à Montréal, 6 Irlandais et 7 Canadiens-Français, ce qui indique l'importance de la présence anglophone dans la ville à cette époque. La première année, il n'y a que le Cours préparatoire (7e), les Éléments latins (8e), la Syntaxe (9e) et la Méthode (10e). En 1849 s'ajouteront la Versification (11e) et le cours commercial. En 1851, la Rhétorique (12e) sera offerte. L'institution prodiguera l'enseignement à des milliers d'élèves jusqu'en 1969. (Le premier édifice du collège Sainte-Marie tel qu'il apparaissait vers 1860)

Ce jour en 1910 - Ouverture au carré Viger de l'École des Hautes études commerciales (HEC) de Montréal, historiquement la première école de gestion des affaires au Canada et pendant longtemps l'une des plus importantes écoles de gestion en Amérique du Nord. La langue d'enseignement y est le français, bien que des cours et des programmes seront aussi offert en anglais et en espagnol à la fin du siècle.

Ce jour en 1917 - La travée centrale du pont de Québec est mise en place devant quelque 125,000 personnes pressées sur les berges avoisiantes. Le matin du 17 à 5h15 , la travée centrale flottait sur ses pontons, alignée avec le pont contre le courant par des remorqueurs. Ses extrémités fixées aux bras en porte-à-faux par des lames d’acier, les gigantesques crics commencèrent à la monter. Ce travail se fera au rythme de 30 à 40 pieds par jour. Huit boulons de dix pouces de diamètre fixent maintenant la travée au reste du pont.

Ce jour en 1917 - Le Parlement canadien adopte la Loi des élections en temps de guerre et la Loi des électeurs militaires. Le droit de vote est accordé à tous les sujets britanniques, hommes ou femmes, qui sont membres actifs ou retraités des Forces canadiennes, y compris les Indiens (au sens de la Loi sur les Indiens) et les personnes de moins de 21 ans. Environ 2,000 infirmières militaires, surnommées les «Bluebirds», sont les premières Canadiennes à exercer ce droit.

Ce jour en 1939 - Décès de Mgr Paul Bruchési, quatrième évêque et deuxième archevêque de Montréal, reconnu pour sa vive intelligence, son ouverture d’esprit, son éloquence et son amour de l’Église. C’est sous son épiscopat que l’Oratoire Saint-Joseph fut créé en 1904 et que se déroula en 1910 à Montréal le 20e Congrès eucharistique international, qui s’est avéré un succès remarquable. C’est encore sous sa gouverne que fut obtenu le statut d’autonomie pour l’Université de Montréal en 1919. Mgr Bruchési a aussi érigé 63 paroisses.

Ce jour en 1939 - Nomination de Mgr Georges Gauthier comme archevêque de Montréal, succédant à Mgr Paul Bruchési, dont il était le coadjuteur depuis 1923. Sulpicien ordonné prêtre en 1894 par Mgr Fabre, détenteur d'un doctorat en droit canonique obtenu à Rome, il a été recteur de l' Université de Montréal de 1920 à 1923, lui donnant un essor considérable, ainsi qu'à la création d'externats classiques pour garçons et filles. Il demeurera en poste jusqu'à son décès le 31 août 1940. Son successeur sera Mgr Joseph Charbonneau.

Ce jour en 1944 - Le Royal 22e Régiment prend la crête de San Fortunato sur la ligne de défense allemande Gothique. Arrivé devant Potenza après avoir talonné l’ennemi en retraite sur une distance de 192 kilomètres souvent sous son feu, il a reçu l'ordre d'occuper les hauteurs qui dominent le secteur. De 12h30 à 17h00, le Régiment lutte, gagne ses objectifs, s'y établit solidement et complète ainsi l'encerclement projeté. Des patrouilles de reconnaissance signalent alors que l'ennemi se replie. La vaillance des soldats engagés dans cette bataille vaudra au Royal 22e Régiment l'honneur de la bataille de San Fortunato. Cette victoire va rendre la défense de Rimini impossible aux Allemands

Ce jour en 1958 - Mort à l'âge de 66 ans d'Oscar O'Brien, né en 1882, folkloriste, compositeur, pianiste, organiste à la basilique Notre-Dame de Montréal à 16 ans et professeur qui a assuré la direction artistique du Quatuor Alouette de 1930 à 1945, lorsqu'il se joignit à l'Ordre de Saint-Benoît à Saint-Benoît-du-Lac, où il fut ordonné prêtre en 1952. Il avait été de 1915 à 1930 accompagnateur et arrangeur de Charles Marchand, sous l'influence duquel le folklore allait demeurer au centre de sa carrière musicale.

Ce jour en 1987 - Jean-Claude Lauzon remporte le Prix de la critique du 12e Festival du film de Toronto pour Un zoo la nuit. 238 films ont été présentés à cette 12e édition du festival. Son second film, Leolo, fera en 1992 la sélection du Festival de Canne malgré un accueil domestique mitigé. Lauzon et sa conjointe Marie-Soleil Tougas perdront la vie à l'été 1997 lors d'un voyage de pêche en Ungava.

Ce jour en 1998 - Médaille d'or pour Alexandre Despatie, 13 ans. Le jeune homme de Laval devient le plus jeune médaillé d'or canadien de l'histoire des Jeux du Commonwealth, alors qu'il triomphe à Kuala Lumpur, en Malaisie, à l'épreuve de plongeon sur la tour de dix mètres. (Alexandre dans les bras de Toni Ali, d'Angleterre, médaillé de bronze au tremplin de 3 mètres)

Ce jour en 1998 - Le film Nô de Robert Lepage est couronné meilleur film canadien au 23e Festival du film de Toronto. Le Violon rouge de François Girard est complètement ignoré par le jury ; il sera pourtant internationalement acclamé et recevra neuf prix Jutra et huit prix Genie.

Avec l’identité québécoise, on s’est mis à croire qu’on ne pouvait avoir de légitimité comme peuple, à moins de fédérer toutes les autres ethnies du Québec autour des Canadiens-Français historiques.

Pourquoi, amis souverainistes, ne prenez-vous pas le temps de lire ou de relire la Charte des Nations Unies et ses déclarations sur le droit des peuples minoritaires ? Les Abénakis, les Malécites, toute différence prise en compte, et ce n’est pas mon intention de la nier, ont bien obtenu des droits robustes malgré leur petit nombre. Répondez-moi, les Canadiens-Français ne sont-ils pas admissibles à des droits parallèles ?
En fait, on a retranché du champ de l’analyse politique le passage ontologique qui a frappé les Canadiens-Français. La partie la plus visible et commune à tous les Canadiens-Français à partir de 1969, Québec compris, se mesure par le repli global.

Il faut trouver les moyens de cultiver la résilience collective des Canadiens-Français EN TANT QUE Canadiens-Français. Notre histoire bien comprise nous les donne, de nombreux exemples de gens qui ont combattu « pour la suite du monde » avec les armes à leur disposition à leur époque.

Dès les années 1970 l’économiste américain Lyndon H. LaRouche formulait la base scientifique d’une théorie économique dénonçant le capitalisme financier sauvage axé sur la maximisation de la rente au détriment des acteurs de la production de biens définissant l’économie réelle. Sa proposition de Banque de Développement Internationale aurait bien pu inspirer les BRICs.

Les référendums de 1980 et de 1995 sont fondés sur le même paradigme, la question, l’atmosphère, les résultats et les blocages qui en découlent sont en gros les mêmes, même si une analyse des résultats montre certaines différences. Si on met entre parenthèses les peuples autochtones, la stratégie référendaire a

Ravages du suprémacisme anglo-saxon « aryen » au Canada après le pacte confédératif de 1867. Cette idéologie associée à l' »Union Jack » (drapeau britannique) abandonné à regret par les « Old Stock Canadians » à la veille du centenaire demeurait le principal obstacle au renouvellement de la constitution du Canada proposé par Daniel Johnson en 1968. Un autre obstacle, qui nous appartient, fut le manque d’une élite politique capable de marcher dans les pas de Johnson.

Essai original de Marc Dunlay, membre de la FCF, sur l’hymne national des Canadiens-Français. Ce texte propose une réflexion multidimensionnelle sur l’œuvre écrite par Basile Routhier en 1880.

Pourquoi, amis souverainistes, ne prenez-vous pas le temps de lire ou de relire la Charte des Nations Unies et ses déclarations sur le droit des peuples minoritaires ? Les Abénakis, les Malécites, toute différence prise en compte, et ce n’est pas mon intention de la nier, ont bien obtenu des droits robustes malgré leur petit nombre. Répondez-moi, les Canadiens-Français ne sont-ils pas admissibles à des droits parallèles ?
En fait, on a retranché du champ de l’analyse politique le passage ontologique qui a frappé les Canadiens-Français. La partie la plus visible et commune à tous les Canadiens-Français à partir de 1969, Québec compris, se mesure par le repli global.

Il faut trouver les moyens de cultiver la résilience collective des Canadiens-Français EN TANT QUE Canadiens-Français. Notre histoire bien comprise nous les donne, de nombreux exemples de gens qui ont combattu « pour la suite du monde » avec les armes à leur disposition à leur époque.

Dès les années 1970 l’économiste américain Lyndon H. LaRouche formulait la base scientifique d’une théorie économique dénonçant le capitalisme financier sauvage axé sur la maximisation de la rente au détriment des acteurs de la production de biens définissant l’économie réelle. Sa proposition de Banque de Développement Internationale aurait bien pu inspirer les BRICs.

Les référendums de 1980 et de 1995 sont fondés sur le même paradigme, la question, l’atmosphère, les résultats et les blocages qui en découlent sont en gros les mêmes, même si une analyse des résultats montre certaines différences. Si on met entre parenthèses les peuples autochtones, la stratégie référendaire a

Ravages du suprémacisme anglo-saxon « aryen » au Canada après le pacte confédératif de 1867. Cette idéologie associée à l' »Union Jack » (drapeau britannique) abandonné à regret par les « Old Stock Canadians » à la veille du centenaire demeurait le principal obstacle au renouvellement de la constitution du Canada proposé par Daniel Johnson en 1968. Un autre obstacle, qui nous appartient, fut le manque d’une élite politique capable de marcher dans les pas de Johnson.

Essai original de Marc Dunlay, membre de la FCF, sur l’hymne national des Canadiens-Français. Ce texte propose une réflexion multidimensionnelle sur l’œuvre écrite par Basile Routhier en 1880.

Nous sommes en train de nous faire *ourrer par les Québécois encartés : l’immobilisme de la CAQ et le référendisme du Parti québécois, tous deux terrorisés par la « communauté aux droits consacrés »

Aujourd’hui, nous affirmons que la promotion d’une identité québécoise, explicitement amputée de notre personnalité canadienne-française historique, nous cause un préjudice au sein d’une population composée de groupes qui jouissent de droits spécifiques en raison de leurs attributions identitaires.

La FCF a déposé un mémoire sur le projet de loi 1 – Loi constitutionnelle de 2025 sur le Québec – présenté par le ministre Simon Jolin-Barette. Vous pouvez lire ce mémoire ici.

Revitaliser notre être collectif Écrire l’histoire en prenant pour fil la continuité historique des Canadiens-Français est une pratique qui s’est perdue. Avec la Révolution tranquille, une brisure s’est produite. Bien sûr, l’histoire écrite avant 1970 sera toujours accessible. Mais au goût d’aujourd’hui, elle ne serait plus que le témoignage d’un

Comment se fait-il que dans le même temps où l’on se battait le mieux pour un avenir enraciné, d’autres aient insisté pour que l’on renonce à l’identité canadienne-française ? C’est une étrange contradiction et, en regard de l’évolution du statut national, elle reste assez opaque encore aujourd’hui. On a bien dit que seule l’identité québécoise avait de l’avenir. Du coup, fallait-il effacer un passé canadien-français révolu ?

Alexandre Cormier-Denis a déposé en septembre un mémoire au Comité consultatif sur les enjeux constitutionnels du Québec au sein de la Fédération canadienne dont notre contributeur Gilles Verrier a trouvé opportun de livrer ici un synopsis critique. Ce mémoire intitulé Manifeste pour une reconnaissance du Québec comme État-nation du peuple canadiens-français est accessible, comme tous les autres mémoires déposés, sur le site web du Comité.

À la veille du 323e anniversaire, le 4 août prochain, de la signature de ce traité historique, la Fédération des Canadiens-Français estime que cet événement n’est pas commémoré à la hauteur et avec la clarté qu’il mérite. Laissé dans un ombre relatif, sous-évalué ou mal compris, nous avons demandé à trois auteurs de nous éclairer.

Communiqué de la FCF publié le 22 juin 2024 pour les 250 ans de l’Acte de Québec. Distribué à la Journée d’étude sur le même sujet, chapeautée par Droits collectifs Québec.

Le 5 février 1968, il y a 55 ans, Daniel Johnson prenait la parole devant tous les représentants du Canada anglais réunis. Il prononçait sans doute le discours le plus important de sa carrière d’homme d’État, un discours remarquable et percutant. Il plaidait un projet de réforme des institutions qui ne sera jamais repris avec la même hauteur par les premiers ministres du Québec qui suivront. Johnson incarnait alors une doctrine politique élaborée par les Canadiens-Français au cours des décennies précédentes, elle avait atteint le stade de sa maturité. Il parlait à l’occasion d’une conférence constitutionnelle qu’il avait lui-même réclamée.

Aujourd’hui, nous affirmons que la promotion d’une identité québécoise, explicitement amputée de notre personnalité canadienne-française historique, nous cause un préjudice au sein d’une population composée de groupes qui jouissent de droits spécifiques en raison de leurs attributions identitaires.

La FCF a déposé un mémoire sur le projet de loi 1 – Loi constitutionnelle de 2025 sur le Québec – présenté par le ministre Simon Jolin-Barette. Vous pouvez lire ce mémoire ici.

Revitaliser notre être collectif Écrire l’histoire en prenant pour fil la continuité historique des Canadiens-Français est une pratique qui s’est perdue. Avec la Révolution tranquille, une brisure s’est produite. Bien sûr, l’histoire écrite avant 1970 sera toujours accessible. Mais au goût d’aujourd’hui, elle ne serait plus que le témoignage d’un

Comment se fait-il que dans le même temps où l’on se battait le mieux pour un avenir enraciné, d’autres aient insisté pour que l’on renonce à l’identité canadienne-française ? C’est une étrange contradiction et, en regard de l’évolution du statut national, elle reste assez opaque encore aujourd’hui. On a bien dit que seule l’identité québécoise avait de l’avenir. Du coup, fallait-il effacer un passé canadien-français révolu ?

Alexandre Cormier-Denis a déposé en septembre un mémoire au Comité consultatif sur les enjeux constitutionnels du Québec au sein de la Fédération canadienne dont notre contributeur Gilles Verrier a trouvé opportun de livrer ici un synopsis critique. Ce mémoire intitulé Manifeste pour une reconnaissance du Québec comme État-nation du peuple canadiens-français est accessible, comme tous les autres mémoires déposés, sur le site web du Comité.

À la veille du 323e anniversaire, le 4 août prochain, de la signature de ce traité historique, la Fédération des Canadiens-Français estime que cet événement n’est pas commémoré à la hauteur et avec la clarté qu’il mérite. Laissé dans un ombre relatif, sous-évalué ou mal compris, nous avons demandé à trois auteurs de nous éclairer.

Communiqué de la FCF publié le 22 juin 2024 pour les 250 ans de l’Acte de Québec. Distribué à la Journée d’étude sur le même sujet, chapeautée par Droits collectifs Québec.

Le 5 février 1968, il y a 55 ans, Daniel Johnson prenait la parole devant tous les représentants du Canada anglais réunis. Il prononçait sans doute le discours le plus important de sa carrière d’homme d’État, un discours remarquable et percutant. Il plaidait un projet de réforme des institutions qui ne sera jamais repris avec la même hauteur par les premiers ministres du Québec qui suivront. Johnson incarnait alors une doctrine politique élaborée par les Canadiens-Français au cours des décennies précédentes, elle avait atteint le stade de sa maturité. Il parlait à l’occasion d’une conférence constitutionnelle qu’il avait lui-même réclamée.
Si vous êtes canadien-français hors-Québec, faites-nous signe à info@canadiens-francais.com. Nous aimerions vous connaître !
Car le discours indépendantiste avait à ce point insisté, dans la foulée de la Révolution tranquille, sur l’État et ses vertus qu’on en est presque venu à voir dans l’indépendance le triomphe de l’Etat plutôt que la consécration de la nation. C’est pourtant la nation qui aspire à l’indépendance et qui peut se réclamer légitimement du droit à l’autodétermination, non pas l’État-nation.
L’histoire n’est jamais finie. Tout est toujours à refaire et les remparts à relever. Les victoires comme les défaites n’ont qu’un temps. Ce qui persiste et permet de renaître est plus solide que toutes les murailles. C’est quelque chose d’immatériel et de fort, présent dans le coeur de chaque homme et de chaque femme d’une même communauté quand celle-ci a conscience de ce qu’elle a d’unique et d’essentiel. Les Japonais, les Juifs, les Hindous et d’autres peuples possèdent ce trésor qui leur a permis d’affronter les périls de l’histoire sans disparaître.
Nul n’ignore ici que le Canada français est actuellement profondément mécontent de sa place dans la confédération. Il y a à cela des raisons complexes d’inégales importances. J’ai dit et je répète aujourd’hui que la plupart de ces raisons sont parfaitement fondées.
Pour être Québécois, il suffit d’habiter le Québec ! Sans l’indépendance, les Canadiens-Français devront continuer de défendre âprement leur existence. Avec une indépendance trudeauiste, ils devront s’affirmer face à une diversité qui monte et braver la résistance des châteaux-forts anglo-saxons. Les deux perspectives commandent le retour politique des Canadiens-Français. Si vous avez compris qu’une identité de « Québécois francophones », provinciale et linguistique, a coupé le souffle de notre épopée, qu’elle supprime notre légitimité et nos droits historiques, vous avez compris l’essentiel.
Je souhaite montrer, dans l’essai qui va suivre, qu’entre les pensées trudeauiste et « néosouverainiste », les similitudes sont frappantes.
Et c’est au moment où nous nous préparons à résister aux armées d’invasion d’un puissant voisin qu’on nous enlève les libertés dont nous jouissons après les avoir gagnées par un siècle de luttes! Mais il me semble qu’on devrait plutôt nous donner de nouvelles garanties de sécurité pour nous engager à combattre des adversaires aguerris, dix fois plus nombreux, et dont l’organisation politique est moins hostile.
Comme notre constitution n’a rien prévu de tel parce qu’elle était une concession du conquérant aux Canadiens-Français, de la mère patrie aux coloniaux dans le cas des Canadiens anglais, nos États généraux sont indubitablement l’effort le plus systématique, le plus compréhensif, le
plus réussi qui ait jamais été tenté pour constituer une véritable Assemblée nationale du peuple canadien-français en vue d’établir sa constitution.
Lors de la campagne d’Italie à l’automne 1943, le 22e Régiment reçoit l’ordre de prendre la ferme Casa Berardi sur le flanc ouest du ravin d’Ortona. Le 14 décembre 1943, les compagnies C et D soutenues par les chars Sherman de l’Ontario Regiment passent à l’attaque.. Le capitaine Paul Triquet à la tête de la compagnie C avance sous un feu nourri avec ses 50 hommes soutenus par six chars Sherman de l’Ontario Regiment. À 1,500 mètres de la ferme, il a déjà perdu deux chars et vingt hommes. À 14 heures, Triquet et les 14 hommes restants sont à 200 mètres de la ferme. Grâce aux fumigènes lancés par les Shermans, la pognée d’homme atteint les murs de la ferme et en déloge les derniers Allemands à 15h30. Ils résisteront toute la nuit aux contre-attaques allemandes répétées jusqu’à l’arrivée des renforts le lendemain. Pour son leadership lors de cette attaque, Paul Triquet a été décoré de la Victoria Cross des mains du roi Georges VI le 27 mars 1944.
Le choix des membres
Pour informations supplémentaires, voir https://www.casavant.ca/histoire/
| Devant l’absence d’une loi encadrant les caisses populaires, Alphonse Desjardins reste prudent et fonde seulement trois autres caisses à proximité de son lieu de résidence et de travail, c’est-à-dire Lévis et Ottawa. |
| Cette caisse, comme près d’une cinquantaine d’autres fondées à l’époque d’Alphonse Desjardins, a fermé ses portes avant sa mort en 1920. |
| Il s’agit de la première caisse fondée après l’adoption d’une loi encadrant les caisses par l’Assemblée législative du Québec. Il s’agit également de la première caisse en milieu rural. |
| Au total, Alphonse Desjardins participe à la fondation de 136 caisses populaires au Québec, 18 en Ontario et 9 aux États-Unis. |
Nos remerciements à Pierre-Olivier Maheux, historien à la Société Desjardins.
Réf. : Aperçu historique sur les petits séminaires de la P. de Q., Bounadère, René, ptre, 1945
Il découvre et connaît ses racines :
Il chérit et cultive sa langue :
Il pratique le nationalisme économique :