
Les Canadiens-Français à l’assaut du temps
Avec l’identité québécoise, on s’est mis à croire qu’on ne pouvait avoir de légitimité comme peuple, à moins de fédérer toutes les autres ethnies du Québec autour des Canadiens-Français historiques.

Avec l’identité québécoise, on s’est mis à croire qu’on ne pouvait avoir de légitimité comme peuple, à moins de fédérer toutes les autres ethnies du Québec autour des Canadiens-Français historiques.

Ce jour en 1578 - Martin Frobisher revient en Angleterre, les cales de ses bateaux remplies de pyrite de quartz qu’il croit être de l’or, faisant la même erreur que Jacques Cartier en 1542. On dit qu’il croyait ramener assez d’or pour en paver les rues de Londres. Il était arrivé sur l’île de Baffin à la recherche d’or au printemps avec 15 bateaux et 400 hommes.

Ce jour en 1665 - Claude-Jean Allouez fonde une mission à Pointe du Saint Esprit. Jésuite arrivé à Québec en 1658 puis posté à Trois-Rivières, Mgr de Laval l'avait nommé en 1663 vicaire général du bassin des Grands Lacs. Après bien des tribulations, il érige près du lac Supérieur la première chapelle à l’ouest de Montréal. On estime qu’en 24 ans d'apostolat il va baptiser quelque dix mille néophytes, implantant solidement le christianisme au centre du continent. Il va décéder en 1689 chez les Miamis au Michigan.

Ce jour en 1674 - Le pape Clément X crée le diocèse de Québec et nomme François de Laval son premier évêque. L'hostilité de Louis XIV envers la papauté ayant poussé Rome à retarder la création du diocèse de Québec, Laval avait quitté le Canada en 1671 résolu à n'y revenir qu'avec le titre d'évêque de Québec. Son diocèse inclut tous les territoires français et les régions non explorées par les Européens en Amérique du Nord, à l'exception des colonies britanniques de Nouvelle-Angleterre et des colonies espagnoles de Floride, du Mexique et de Californie.

Ce jour en 1784 - Décès à Montréal du chevalier Luc de la Corne, fils de Jean-Louis de la Corne, militaire arrivé en Nouvelle-France en 1685. Lui et ses trois frères avaient fait fortune dans la traite de la fourrure et étaient également militaires. Les quatre prirent part à la guerre de Succession d'Autriche, notamment dans la région du lac Champlain, et à la guerre de Sept Ans, Luc décoré en 1759 de la Croix de Saint-Louis pour son courage à tête de ses amérindiens à Oswego et au fort William Henry, s'était chargé de missions de reconnaissance et d'embuscade pour le reste du conflit. Ayant participé à la bataille de Sainte-Foy en 1760 où il fut blessé, il était également présent lors de la reddition de Montréal.

Ce jour en 1800 - Le traité de San Idefonso restitue le territoire espagnol de la Louisiane à la France, qui l'avait possédée depuis que Cavelier de la Salle, venu de Nouvelle-France explorer le bassin du Mississippi jusqu'à son embouchure, avait donné à cet immense territoire, défini par les versants des tributaires des fleuves Missouri et Mississippi, le nom de Louisiane en l'honneur de Louis XIV. La France avait perdue la Louisiane en 1763 suite à la guerre de Sept Ans.

Ce jour en 1846 - James Bruce Lord Elgin est nommé gouverneur-général du Canada. C’est lui qui fera les premières concessions en faveur d’un gouvernement responsable au Canada, signant les lois proposées par Lafontaine et votées par le Parlement pour abolir le régime seigneurial et accorder l'amnistie aux chefs des Patriotes du Canada-Est qui avaient été exilés. Ce dernier projet de loi ne sera pas accepté par les loyalistes du Canada-Est qui protesteront violemment et incendieront le Parlement alors situé à Montréal.

Ce jour en 1887 - Décès de Louis-Adélard Senécal. Né à Varennes en 1829 il avait débuté dans le commerce de grain de son père, passant rapidement au cabotage le long du St-Laurent et vers le lac Champlain avec les barges qu'il construisait, en utilisant jusqu'à 89. Sans scrupule pour trouver des capitaux, il finança aussi les politiciens qui pouvaient l'avantager, contribuant à lancer la carrière de Wilfrid Laurier. L'un des grands hommes d'affaires du Québec, avec un chiffre d'affaires en 1867 de $3,000,000, il se lança dans la construction de chemins de fer dans les années 1870. En 1874, Alexander Mackenzie lui refusant un siège de sénateur, il s'était allié au Parti conservateur, était devenu l'ami de Joseph-Adolphe Chapleau et avait pris en charge la trésorerie du Parti conservateur du Québec.

Ce jour en 1924 - Fondation de l'Union catholique des cultivateurs. Plus de 2,000 cultivateurs réunis en congrès à Québec décident de former une association professionnelle dédiée à la défense de leurs intérêts communs.

Ce jour en 1932 - Première livraison d’électricité de la Beauharnois Light, Heat and Power, qui approvisionne initialement la Montreal Light, Heat and Power avec 25,000 chevaux-vapeur (18.6 MW), une capacité qui sera éventuellement portée à 500,000 chevaux (373 MW). Le potentiel maximum du site, de l’ordre de 2 millions de chevaux (1,490 MW), sera réalisé au début des années 60.

Ce jour en 1945 - Le Royal 22e régiment de retour d’Europe reçoit à Québec un accueil triomphal, s’étant particulièrement distingué en Sicile et en Italie. D’abord créé en 1914 comme 22th batallion (French-Canadian) du corps expéditionnaire canadien, sa valeur au combat lui avait mérité en 1921 l’épithète «Royal» accordé par Georges V et la francisation de son nom. En 1924, une fois convenue la construction d'un mémorial permanent, la France lui avait confié la croix érigée sur la crête de Vimy après la victoire des Canadiens en 1917

Ce jour en 1950 - Première de l'émission radiophonique le Chapelet en famille. diffusée depuis la cathédrale Marie-Reine-du-Monde. À l'occasion de l'Année Sainte, le cardinal Léger demande 15 minutes quotidiennes de temps d'antenne à la station CKAC pour le mois de la «Croisade du Rosaire». L’émission remporte un succès instantané, et le mois terminé, l'année terminée, elle se poursuivra jusqu'au premier octobre 1970, trois ans après le départ du cardinal Léger.

Ce jour en 1957 - Mise sur le marché de l'Allemagne de l'ouest de la Thalidomide. Ce médicament, bientôt en vente dans 46 pays, sera prescrit aux femmes enceintes dans le but d'enrayer les maux de coeur et autres malaises dus à la grossesse. Il fera plus de 10,000 enfants handicapés de toutes sortes : déformation, cécité, troubles mentaux, problèmes cardiaques…

Ce jour en 1983 - Mise en service de la centrale nucléaire de Gentilly II après dix ans de construction. Elle est du même modèle que celle de Pointe Lepreaux construite simultanément au Nouveau-Brunswick, celui qui sera exporté en Corée du Sud, en Argentine, en Roumanie et en Chine. Lors de sa dernière année d’exploitation en 2012, la centrale fournira 2% de la production d’électricité au Québec. Mise en démantèlement par le gouvernement péquiste de Pauline Marois, sa remise en service sera reconsidérée en 2023.

Ce jour en 1992 - Pierre Trudeau dénonce l’Accord de Charlottetown dans son "discours de la maison du Egg Roll" au 11e dîner de Cité Libre devant des militants libéraux, annonçant l'échec du référendum prochain sur cet accord. Suite à l’échec précédent de l’Accord du Lac Meech pour réintégrer le Québec dans la Constitution, le rapport de la Commission Bélanger-Campeau sur l’avenir du Québec avait amené les gouvernements du Canada à entériner l’Accord de Charlottetown diminuant les prérogatives du gouvernement fédéral, ce qui avait conduit le gouvernement du Québec à suspendre son nouveau projet de référendum sur l’indépendance.

Ce jour en 1998 - La compagnie Bombardier annonce qu'elle a conclu le plus important contrat de son histoire, la construction de 50 jets régionaux au coût de 1,5 milliard de dollars, qui entraînera l’embauche de 1,000 nouveaux employés. Deux mois plus tard elle annoncera la signature par sa filiale Bombardier Transport d'une entente s’élevant à $2,6 milliards de dollars dans le domaine ferroviaire avec la compagnie britannique Virgin Trains.

Ce jour en 1998 - Décès à Montréal de Pauline Julien, chanteuse et actrice née à Trois-Rivières en 1928. Grande passionara nationaliste, ses succès ont marqué les décennies 70 et 80, interprétant Raymond Lévesque, Gilles Vigneault, Claude Léveillée, Claude Gauthier, Georges d’Or et Jacques Blanchet. Ses interprétations de Jack Monoloy et La Complainte de La Manic sont célèbres. Tout autant le sont plusieurs de ses propres chansons, dont L'âme à la tendresse, Allez voir, vous avez des ailes, Parle-moué pus d'Matane, La Croqueuse de 222. Veuve du poète et politicien Gérald Godin, atteinte d'aphasie dégénérative et ne pouvant plus chanter, elle a choisi de mettre fin à ses jours à 70 ans.

Avec l’identité québécoise, on s’est mis à croire qu’on ne pouvait avoir de légitimité comme peuple, à moins de fédérer toutes les autres ethnies du Québec autour des Canadiens-Français historiques.

Pourquoi, amis souverainistes, ne prenez-vous pas le temps de lire ou de relire la Charte des Nations Unies et ses déclarations sur le droit des peuples minoritaires ? Les Abénakis, les Malécites, toute différence prise en compte, et ce n’est pas mon intention de la nier, ont bien obtenu des droits robustes malgré leur petit nombre. Répondez-moi, les Canadiens-Français ne sont-ils pas admissibles à des droits parallèles ?
En fait, on a retranché du champ de l’analyse politique le passage ontologique qui a frappé les Canadiens-Français. La partie la plus visible et commune à tous les Canadiens-Français à partir de 1969, Québec compris, se mesure par le repli global.

Il faut trouver les moyens de cultiver la résilience collective des Canadiens-Français EN TANT QUE Canadiens-Français. Notre histoire bien comprise nous les donne, de nombreux exemples de gens qui ont combattu « pour la suite du monde » avec les armes à leur disposition à leur époque.

Dès les années 1970 l’économiste américain Lyndon H. LaRouche formulait la base scientifique d’une théorie économique dénonçant le capitalisme financier sauvage axé sur la maximisation de la rente au détriment des acteurs de la production de biens définissant l’économie réelle. Sa proposition de Banque de Développement Internationale aurait bien pu inspirer les BRICs.

Les référendums de 1980 et de 1995 sont fondés sur le même paradigme, la question, l’atmosphère, les résultats et les blocages qui en découlent sont en gros les mêmes, même si une analyse des résultats montre certaines différences. Si on met entre parenthèses les peuples autochtones, la stratégie référendaire a

Ravages du suprémacisme anglo-saxon « aryen » au Canada après le pacte confédératif de 1867. Cette idéologie associée à l' »Union Jack » (drapeau britannique) abandonné à regret par les « Old Stock Canadians » à la veille du centenaire demeurait le principal obstacle au renouvellement de la constitution du Canada proposé par Daniel Johnson en 1968. Un autre obstacle, qui nous appartient, fut le manque d’une élite politique capable de marcher dans les pas de Johnson.

Essai original de Marc Dunlay, membre de la FCF, sur l’hymne national des Canadiens-Français. Ce texte propose une réflexion multidimensionnelle sur l’œuvre écrite par Basile Routhier en 1880.

Pourquoi, amis souverainistes, ne prenez-vous pas le temps de lire ou de relire la Charte des Nations Unies et ses déclarations sur le droit des peuples minoritaires ? Les Abénakis, les Malécites, toute différence prise en compte, et ce n’est pas mon intention de la nier, ont bien obtenu des droits robustes malgré leur petit nombre. Répondez-moi, les Canadiens-Français ne sont-ils pas admissibles à des droits parallèles ?
En fait, on a retranché du champ de l’analyse politique le passage ontologique qui a frappé les Canadiens-Français. La partie la plus visible et commune à tous les Canadiens-Français à partir de 1969, Québec compris, se mesure par le repli global.

Il faut trouver les moyens de cultiver la résilience collective des Canadiens-Français EN TANT QUE Canadiens-Français. Notre histoire bien comprise nous les donne, de nombreux exemples de gens qui ont combattu « pour la suite du monde » avec les armes à leur disposition à leur époque.

Dès les années 1970 l’économiste américain Lyndon H. LaRouche formulait la base scientifique d’une théorie économique dénonçant le capitalisme financier sauvage axé sur la maximisation de la rente au détriment des acteurs de la production de biens définissant l’économie réelle. Sa proposition de Banque de Développement Internationale aurait bien pu inspirer les BRICs.

Les référendums de 1980 et de 1995 sont fondés sur le même paradigme, la question, l’atmosphère, les résultats et les blocages qui en découlent sont en gros les mêmes, même si une analyse des résultats montre certaines différences. Si on met entre parenthèses les peuples autochtones, la stratégie référendaire a

Ravages du suprémacisme anglo-saxon « aryen » au Canada après le pacte confédératif de 1867. Cette idéologie associée à l' »Union Jack » (drapeau britannique) abandonné à regret par les « Old Stock Canadians » à la veille du centenaire demeurait le principal obstacle au renouvellement de la constitution du Canada proposé par Daniel Johnson en 1968. Un autre obstacle, qui nous appartient, fut le manque d’une élite politique capable de marcher dans les pas de Johnson.

Essai original de Marc Dunlay, membre de la FCF, sur l’hymne national des Canadiens-Français. Ce texte propose une réflexion multidimensionnelle sur l’œuvre écrite par Basile Routhier en 1880.

Nous sommes en train de nous faire *ourrer par les Québécois encartés : l’immobilisme de la CAQ et le référendisme du Parti québécois, tous deux terrorisés par la « communauté aux droits consacrés »

Aujourd’hui, nous affirmons que la promotion d’une identité québécoise, explicitement amputée de notre personnalité canadienne-française historique, nous cause un préjudice au sein d’une population composée de groupes qui jouissent de droits spécifiques en raison de leurs attributions identitaires.

La FCF a déposé un mémoire sur le projet de loi 1 – Loi constitutionnelle de 2025 sur le Québec – présenté par le ministre Simon Jolin-Barette. Vous pouvez lire ce mémoire ici.

Revitaliser notre être collectif Écrire l’histoire en prenant pour fil la continuité historique des Canadiens-Français est une pratique qui s’est perdue. Avec la Révolution tranquille, une brisure s’est produite. Bien sûr, l’histoire écrite avant 1970 sera toujours accessible. Mais au goût d’aujourd’hui, elle ne serait plus que le témoignage d’un

Comment se fait-il que dans le même temps où l’on se battait le mieux pour un avenir enraciné, d’autres aient insisté pour que l’on renonce à l’identité canadienne-française ? C’est une étrange contradiction et, en regard de l’évolution du statut national, elle reste assez opaque encore aujourd’hui. On a bien dit que seule l’identité québécoise avait de l’avenir. Du coup, fallait-il effacer un passé canadien-français révolu ?

Alexandre Cormier-Denis a déposé en septembre un mémoire au Comité consultatif sur les enjeux constitutionnels du Québec au sein de la Fédération canadienne dont notre contributeur Gilles Verrier a trouvé opportun de livrer ici un synopsis critique. Ce mémoire intitulé Manifeste pour une reconnaissance du Québec comme État-nation du peuple canadiens-français est accessible, comme tous les autres mémoires déposés, sur le site web du Comité.

À la veille du 323e anniversaire, le 4 août prochain, de la signature de ce traité historique, la Fédération des Canadiens-Français estime que cet événement n’est pas commémoré à la hauteur et avec la clarté qu’il mérite. Laissé dans un ombre relatif, sous-évalué ou mal compris, nous avons demandé à trois auteurs de nous éclairer.

Communiqué de la FCF publié le 22 juin 2024 pour les 250 ans de l’Acte de Québec. Distribué à la Journée d’étude sur le même sujet, chapeautée par Droits collectifs Québec.

Le 5 février 1968, il y a 55 ans, Daniel Johnson prenait la parole devant tous les représentants du Canada anglais réunis. Il prononçait sans doute le discours le plus important de sa carrière d’homme d’État, un discours remarquable et percutant. Il plaidait un projet de réforme des institutions qui ne sera jamais repris avec la même hauteur par les premiers ministres du Québec qui suivront. Johnson incarnait alors une doctrine politique élaborée par les Canadiens-Français au cours des décennies précédentes, elle avait atteint le stade de sa maturité. Il parlait à l’occasion d’une conférence constitutionnelle qu’il avait lui-même réclamée.

Aujourd’hui, nous affirmons que la promotion d’une identité québécoise, explicitement amputée de notre personnalité canadienne-française historique, nous cause un préjudice au sein d’une population composée de groupes qui jouissent de droits spécifiques en raison de leurs attributions identitaires.

La FCF a déposé un mémoire sur le projet de loi 1 – Loi constitutionnelle de 2025 sur le Québec – présenté par le ministre Simon Jolin-Barette. Vous pouvez lire ce mémoire ici.

Revitaliser notre être collectif Écrire l’histoire en prenant pour fil la continuité historique des Canadiens-Français est une pratique qui s’est perdue. Avec la Révolution tranquille, une brisure s’est produite. Bien sûr, l’histoire écrite avant 1970 sera toujours accessible. Mais au goût d’aujourd’hui, elle ne serait plus que le témoignage d’un

Comment se fait-il que dans le même temps où l’on se battait le mieux pour un avenir enraciné, d’autres aient insisté pour que l’on renonce à l’identité canadienne-française ? C’est une étrange contradiction et, en regard de l’évolution du statut national, elle reste assez opaque encore aujourd’hui. On a bien dit que seule l’identité québécoise avait de l’avenir. Du coup, fallait-il effacer un passé canadien-français révolu ?

Alexandre Cormier-Denis a déposé en septembre un mémoire au Comité consultatif sur les enjeux constitutionnels du Québec au sein de la Fédération canadienne dont notre contributeur Gilles Verrier a trouvé opportun de livrer ici un synopsis critique. Ce mémoire intitulé Manifeste pour une reconnaissance du Québec comme État-nation du peuple canadiens-français est accessible, comme tous les autres mémoires déposés, sur le site web du Comité.

À la veille du 323e anniversaire, le 4 août prochain, de la signature de ce traité historique, la Fédération des Canadiens-Français estime que cet événement n’est pas commémoré à la hauteur et avec la clarté qu’il mérite. Laissé dans un ombre relatif, sous-évalué ou mal compris, nous avons demandé à trois auteurs de nous éclairer.

Communiqué de la FCF publié le 22 juin 2024 pour les 250 ans de l’Acte de Québec. Distribué à la Journée d’étude sur le même sujet, chapeautée par Droits collectifs Québec.

Le 5 février 1968, il y a 55 ans, Daniel Johnson prenait la parole devant tous les représentants du Canada anglais réunis. Il prononçait sans doute le discours le plus important de sa carrière d’homme d’État, un discours remarquable et percutant. Il plaidait un projet de réforme des institutions qui ne sera jamais repris avec la même hauteur par les premiers ministres du Québec qui suivront. Johnson incarnait alors une doctrine politique élaborée par les Canadiens-Français au cours des décennies précédentes, elle avait atteint le stade de sa maturité. Il parlait à l’occasion d’une conférence constitutionnelle qu’il avait lui-même réclamée.
Si vous êtes canadien-français hors-Québec, faites-nous signe à info@canadiens-francais.com. Nous aimerions vous connaître !
Car le discours indépendantiste avait à ce point insisté, dans la foulée de la Révolution tranquille, sur l’État et ses vertus qu’on en est presque venu à voir dans l’indépendance le triomphe de l’Etat plutôt que la consécration de la nation. C’est pourtant la nation qui aspire à l’indépendance et qui peut se réclamer légitimement du droit à l’autodétermination, non pas l’État-nation.
L’histoire n’est jamais finie. Tout est toujours à refaire et les remparts à relever. Les victoires comme les défaites n’ont qu’un temps. Ce qui persiste et permet de renaître est plus solide que toutes les murailles. C’est quelque chose d’immatériel et de fort, présent dans le coeur de chaque homme et de chaque femme d’une même communauté quand celle-ci a conscience de ce qu’elle a d’unique et d’essentiel. Les Japonais, les Juifs, les Hindous et d’autres peuples possèdent ce trésor qui leur a permis d’affronter les périls de l’histoire sans disparaître.
Nul n’ignore ici que le Canada français est actuellement profondément mécontent de sa place dans la confédération. Il y a à cela des raisons complexes d’inégales importances. J’ai dit et je répète aujourd’hui que la plupart de ces raisons sont parfaitement fondées.
Pour être Québécois, il suffit d’habiter le Québec ! Sans l’indépendance, les Canadiens-Français devront continuer de défendre âprement leur existence. Avec une indépendance trudeauiste, ils devront s’affirmer face à une diversité qui monte et braver la résistance des châteaux-forts anglo-saxons. Les deux perspectives commandent le retour politique des Canadiens-Français. Si vous avez compris qu’une identité de « Québécois francophones », provinciale et linguistique, a coupé le souffle de notre épopée, qu’elle supprime notre légitimité et nos droits historiques, vous avez compris l’essentiel.
Je souhaite montrer, dans l’essai qui va suivre, qu’entre les pensées trudeauiste et « néosouverainiste », les similitudes sont frappantes.
Et c’est au moment où nous nous préparons à résister aux armées d’invasion d’un puissant voisin qu’on nous enlève les libertés dont nous jouissons après les avoir gagnées par un siècle de luttes! Mais il me semble qu’on devrait plutôt nous donner de nouvelles garanties de sécurité pour nous engager à combattre des adversaires aguerris, dix fois plus nombreux, et dont l’organisation politique est moins hostile.
Comme notre constitution n’a rien prévu de tel parce qu’elle était une concession du conquérant aux Canadiens-Français, de la mère patrie aux coloniaux dans le cas des Canadiens anglais, nos États généraux sont indubitablement l’effort le plus systématique, le plus compréhensif, le
plus réussi qui ait jamais été tenté pour constituer une véritable Assemblée nationale du peuple canadien-français en vue d’établir sa constitution.
Lors de la campagne d’Italie à l’automne 1943, le 22e Régiment reçoit l’ordre de prendre la ferme Casa Berardi sur le flanc ouest du ravin d’Ortona. Le 14 décembre 1943, les compagnies C et D soutenues par les chars Sherman de l’Ontario Regiment passent à l’attaque.. Le capitaine Paul Triquet à la tête de la compagnie C avance sous un feu nourri avec ses 50 hommes soutenus par six chars Sherman de l’Ontario Regiment. À 1,500 mètres de la ferme, il a déjà perdu deux chars et vingt hommes. À 14 heures, Triquet et les 14 hommes restants sont à 200 mètres de la ferme. Grâce aux fumigènes lancés par les Shermans, la pognée d’homme atteint les murs de la ferme et en déloge les derniers Allemands à 15h30. Ils résisteront toute la nuit aux contre-attaques allemandes répétées jusqu’à l’arrivée des renforts le lendemain. Pour son leadership lors de cette attaque, Paul Triquet a été décoré de la Victoria Cross des mains du roi Georges VI le 27 mars 1944.
Le choix des membres
Pour informations supplémentaires, voir https://www.casavant.ca/histoire/
| Devant l’absence d’une loi encadrant les caisses populaires, Alphonse Desjardins reste prudent et fonde seulement trois autres caisses à proximité de son lieu de résidence et de travail, c’est-à-dire Lévis et Ottawa. |
| Cette caisse, comme près d’une cinquantaine d’autres fondées à l’époque d’Alphonse Desjardins, a fermé ses portes avant sa mort en 1920. |
| Il s’agit de la première caisse fondée après l’adoption d’une loi encadrant les caisses par l’Assemblée législative du Québec. Il s’agit également de la première caisse en milieu rural. |
| Au total, Alphonse Desjardins participe à la fondation de 136 caisses populaires au Québec, 18 en Ontario et 9 aux États-Unis. |
Nos remerciements à Pierre-Olivier Maheux, historien à la Société Desjardins.
Réf. : Aperçu historique sur les petits séminaires de la P. de Q., Bounadère, René, ptre, 1945
Il découvre et connaît ses racines :
Il chérit et cultive sa langue :
Il pratique le nationalisme économique :