
Les Canadiens-Français à l’assaut du temps
Avec l’identité québécoise, on s’est mis à croire qu’on ne pouvait avoir de légitimité comme peuple, à moins de fédérer toutes les autres ethnies du Québec autour des Canadiens-Français historiques.

Ce jour en 1599 - Naissance à Tours de Marie Guyart, Mère Marie de l'Incarnation, fondatrice du couvent des Ursulines à Québec en 1642. Veuve à 19 ans, elle confiera son fils à sa soeur pour se joindre aux Ursulines. Arrivée à Québec en 1639 avec une riche bienfaitrice, Madame de la Peltrie, et cinq autres religieuses, elle se consacrera à l'éducation des jeunes filles françaises et amérindiennes jusqu’à son décès en 1672. Auteure d'une importante correspondance, notamment à son fils, elle témoignera durant trois décennies du développement de la Nouvelle-France. L'une des grandes mystiques du XVIIe siècle, elle sera canonisée en 2014.

Ce jour en 1628 - Louis XIII prend La Rochelle. Après plus d'un an de siège, La Rochelle, ravagée par la famine, capitule devant le roi de France. Richelieu exige la reddition des protestants sans condition. Il entrera dans la ville le lendemain. Le siège qui a débuté le 10 août 1627, a entraîné la mort de 19,000 Rochelais. (Le cardinal de Richelieu au siège de La Rochelle - Henri Motte, 1881)

Ce jour en 1864 - Fin de la Conférence de Québec, deuxième réunion tenue en 1864 pour discuter de la future confédération canadienne. Les délégués vont retourner dans leurs colonies respectives pour soumettre les 72 résolutions à leurs législatures. George-Étienne Cartier sera en grande partie responsable d'avoir convaincu les membres canadiens-français de la législature du Canada-Uni d'accepter les résolutions, même si lui-même ne prône pas un gouvernement fédéral fort.

Ce jour en 1929 - Le lundi noir (Black Monday). Effondrement des cours à la Bourse de New York, les spéculateurs sur marge contraints de liquider leurs positions. 9,25 millions de titres sont échangés et contrairement au jeudi précédent, les banques n’interviennent pas. L’indice Dow Jones perd 13%, les titres les plus prestigieux sont massacrés.

Ce jour en 1947 - Inauguration de l'École de médecine vétérinaire de Saint-Hyacinthe, mise sur pied par le gouvernement de Maurice Duplessis. Elle remplacera celle d'Oka qui existait depuis 1886. Le choix de Saint-Hyacinthe, un centre agricole d'importance, semble adéquat pour cette école qui accueille 90 élèves et donne du travail à 24 professeurs.

Ce jour en 1952 - Abolition du permis de radio au Canada. Précédemment, le Canada suivait le modèle britannique en imposant une taxe annuelle de $2,50 – équivalent de $30 en 2026 - pour utiliser chaque appareil radio. Alors que le Canada se modèle sur les États-Unis sous ce rapport, la taxation spécifique de l'utilisation des postes radio et télévision va perdurer en Europe.

Ce jour en 1956 - Radio-Canada présente la première de Point de mire, une émission consacrée aux actualités nationale et internationale réalisée par Claude Sylvestre et animée par le journaliste René Lévesque, fort d’un parcours commencé comme correspondant de guerre. L’émission est d’abord présentée le dimanche soir à 23 heures 15 et malgré cette heure tardive, qui changera au fil des ans, Lévesque, avec sa cigarette, son tableau noir et ses cartes géographiques, va rapidement s'impose comme une des figures les mieux connues de la télévision québécoise naissante.

Ce jour en 1962 - Profitant de la nomination de Montréal comme future hôtesse de l'Exposition universelle de 1967, porté par les nombreux projets en cours d'exécution, Jean Drapeau est réélu à la mairie de Montréal, obtenant une deuxième victoire consécutive de façon éclatante avec 130,207 voix contre 13,629 pour son principal adversaire, l'ex-maire Sarto Fournier. Le lieutenant-colonel Paul Lambert, candidat de la Ligue d'action civique, doit pour sa part se contenter d'une maigre récolte de 3,731 votes.

Ce jour en 1962 - Fin de la crise des missiles de Cuba : les Soviétiques rembarquent leurs missiles, démantèlent leurs bases de lancement et les Américains n'agresseront pas Cuba. On apprendra bien plus tard que Kennedy avait en contrepartie accepté de retirer de Turquie les missiles américains pointés vers l'Union soviétique.

Ce jour en 1969 - Plus de 20,000 étudiants protestent contre le projet de loi 63 dans les rues de Montréal en faveur de l'unilinguisme français. Le lendemain, Le Front commun des Comités d'ouvriers et de citoyens de Montréal organisera une manifestation qui réunira 25,000 personnes, les effigies du premier ministre Bertrand , du maire de Montréal Drapeau et de son second Lucien Saulnier incendiées. D'autres villes verront de semblables manifestations et le 31 octobre, une manifestation monstre conviera sur les plaines d'Abraham à Québec 50,000 étudiants de toute la province.

Ce jour en 1977 - Révélation d'opérations illégales commises par la GRC contre le PQ. Le solliciteur général du Canada, Francis Fox, révèle que la Gendarmerie royale du Canada s'est introduite la nuit du 8 au 9 janvier 1973 dans les locaux du Parti québécois pour s'emparer des listes informatisées de cette formation afin de les reproduire. Les actes illégaux commis par les services secrets de la GRC suite à la crise d’octobre 1970 ont fait l’objets de la Commission Keable au Québec et la Commission McDonald au Canada.

Ce jour en 1993 - Décès à 75 ans de Doris Lussier, comédien et humoriste, emportant avec lui le personnage du légendaire père Gédéon qu'il avait inventé. Comédien dirigeant la populaire revue annuelle Les Fridolinades dans les années 1940, il avait remporté un grand succès avec sa pièce Ti-Coq dans laquelle il tenait le rôle principal, et avait interprété à la télévision ce personnage de vieux Beauceron à la demande de Roger Lemelin, l’auteur du roman Les Plouffe. Il le développa ensuite et lui donna vie à la scène et sur disque. Il était aussi un ardent partisan de la souveraineté du Québec et du Parti québécois dans les années 1970 et 1980, auprès de René Lévesque.

Ce jour en 2001 - Décès du pionnier de l'informatique John Backus, qui avec son équipe chez IBM conçut le langage FORTRAN (mathematical FORmula TRANslating system) entre 1954 et 1957, consacré principalement aux sciences, alors que le COBOL (COmmon Business Oriented Language ) présenté en 1959 par un comité conjoint du monde des affaires et du gouvernement américain dirigé par l'amiral Grace Hopper le sera en gestion et comptabilité. FORTRAN ET COBOL auront été les deux langages de programmation de première génération associés aux ordinateurs “mainframe”.

Ce jour en 2005 - Signature d'une entente inter-gouvernementale sur les garderies. Le premier ministre canadien Paul Martin, son homologue québécois Jean Charest, et plusieurs ministres sont réunis à Montréal pour annoncer une entente sur les garderies. Elle prévoit le versement à Québec de 1,12 milliards de dollars sur une période de cinq ans. Le Québec ayant son propre programme de garderies, son gouvernement demandait que les sommes prévues par le programme fédéral lui soient versées sans conditions.

Ce jour en 2007 - 498 martyrs des "persécutions religieuses" de la guerre civile espagnole entre 1934 et 1937 sont béatifiés par le pape Benoît XVI au Vatican devant 30,000 fidèles. Ils furent pour la plupart sauvagement assassinés par les milices communistes au début du soulèvement des nationalistes du général Franco contre le gouvernement du Front populaire. Il s'agissait de deux évêques, 24 prêtres, 462 religieux, trois diacres ou séminaristes et sept laïcs. (La Révolution satanique en action : à Madrid, les miliciens rouges fusillent le Sacré-Cœur de Jésus au Cerro de Los Angeles)

Ce jour en 2008 - Décès à 89 ans de Clairette Oddera, chanteuse et comédienne née à Marseille en 1919, contemporaine de Fernandel et Pagnol, avec lesquels elle avait tourné. Arrivée en 1949 avec la troupe de Georges Guétary, elle se produisit de 1951 à 1954 à Broadway à New York, puis s'établit définitivement à Montréal en 1956 en travaillant tout d'abord avec Jacques Normand dans plusieurs cabarets montréalais. Elle devint animatrice au Café St-Jacques et ouvrit en 1959 la “Boite à Clairette” au centre-ville. Elle aura permis à plusieurs jeunes artistes de se faire connaître, notamment Sylvain Lelièvre, Robert Charlebois, Diane Dufresne et France Castel.

Avec l’identité québécoise, on s’est mis à croire qu’on ne pouvait avoir de légitimité comme peuple, à moins de fédérer toutes les autres ethnies du Québec autour des Canadiens-Français historiques.

Pourquoi, amis souverainistes, ne prenez-vous pas le temps de lire ou de relire la Charte des Nations Unies et ses déclarations sur le droit des peuples minoritaires ? Les Abénakis, les Malécites, toute différence prise en compte, et ce n’est pas mon intention de la nier, ont bien obtenu des droits robustes malgré leur petit nombre. Répondez-moi, les Canadiens-Français ne sont-ils pas admissibles à des droits parallèles ?
En fait, on a retranché du champ de l’analyse politique le passage ontologique qui a frappé les Canadiens-Français. La partie la plus visible et commune à tous les Canadiens-Français à partir de 1969, Québec compris, se mesure par le repli global.

Il faut trouver les moyens de cultiver la résilience collective des Canadiens-Français EN TANT QUE Canadiens-Français. Notre histoire bien comprise nous les donne, de nombreux exemples de gens qui ont combattu « pour la suite du monde » avec les armes à leur disposition à leur époque.

Dès les années 1970 l’économiste américain Lyndon H. LaRouche formulait la base scientifique d’une théorie économique dénonçant le capitalisme financier sauvage axé sur la maximisation de la rente au détriment des acteurs de la production de biens définissant l’économie réelle. Sa proposition de Banque de Développement Internationale aurait bien pu inspirer les BRICs.

Les référendums de 1980 et de 1995 sont fondés sur le même paradigme, la question, l’atmosphère, les résultats et les blocages qui en découlent sont en gros les mêmes, même si une analyse des résultats montre certaines différences. Si on met entre parenthèses les peuples autochtones, la stratégie référendaire a

Ravages du suprémacisme anglo-saxon « aryen » au Canada après le pacte confédératif de 1867. Cette idéologie associée à l' »Union Jack » (drapeau britannique) abandonné à regret par les « Old Stock Canadians » à la veille du centenaire demeurait le principal obstacle au renouvellement de la constitution du Canada proposé par Daniel Johnson en 1968. Un autre obstacle, qui nous appartient, fut le manque d’une élite politique capable de marcher dans les pas de Johnson.

Essai original de Marc Dunlay, membre de la FCF, sur l’hymne national des Canadiens-Français. Ce texte propose une réflexion multidimensionnelle sur l’œuvre écrite par Basile Routhier en 1880.

Pourquoi, amis souverainistes, ne prenez-vous pas le temps de lire ou de relire la Charte des Nations Unies et ses déclarations sur le droit des peuples minoritaires ? Les Abénakis, les Malécites, toute différence prise en compte, et ce n’est pas mon intention de la nier, ont bien obtenu des droits robustes malgré leur petit nombre. Répondez-moi, les Canadiens-Français ne sont-ils pas admissibles à des droits parallèles ?
En fait, on a retranché du champ de l’analyse politique le passage ontologique qui a frappé les Canadiens-Français. La partie la plus visible et commune à tous les Canadiens-Français à partir de 1969, Québec compris, se mesure par le repli global.

Il faut trouver les moyens de cultiver la résilience collective des Canadiens-Français EN TANT QUE Canadiens-Français. Notre histoire bien comprise nous les donne, de nombreux exemples de gens qui ont combattu « pour la suite du monde » avec les armes à leur disposition à leur époque.

Dès les années 1970 l’économiste américain Lyndon H. LaRouche formulait la base scientifique d’une théorie économique dénonçant le capitalisme financier sauvage axé sur la maximisation de la rente au détriment des acteurs de la production de biens définissant l’économie réelle. Sa proposition de Banque de Développement Internationale aurait bien pu inspirer les BRICs.

Les référendums de 1980 et de 1995 sont fondés sur le même paradigme, la question, l’atmosphère, les résultats et les blocages qui en découlent sont en gros les mêmes, même si une analyse des résultats montre certaines différences. Si on met entre parenthèses les peuples autochtones, la stratégie référendaire a

Ravages du suprémacisme anglo-saxon « aryen » au Canada après le pacte confédératif de 1867. Cette idéologie associée à l' »Union Jack » (drapeau britannique) abandonné à regret par les « Old Stock Canadians » à la veille du centenaire demeurait le principal obstacle au renouvellement de la constitution du Canada proposé par Daniel Johnson en 1968. Un autre obstacle, qui nous appartient, fut le manque d’une élite politique capable de marcher dans les pas de Johnson.

Essai original de Marc Dunlay, membre de la FCF, sur l’hymne national des Canadiens-Français. Ce texte propose une réflexion multidimensionnelle sur l’œuvre écrite par Basile Routhier en 1880.

Nous sommes en train de nous faire *ourrer par les Québécois encartés : l’immobilisme de la CAQ et le référendisme du Parti québécois, tous deux terrorisés par la « communauté aux droits consacrés »

Aujourd’hui, nous affirmons que la promotion d’une identité québécoise, explicitement amputée de notre personnalité canadienne-française historique, nous cause un préjudice au sein d’une population composée de groupes qui jouissent de droits spécifiques en raison de leurs attributions identitaires.

La FCF a déposé un mémoire sur le projet de loi 1 – Loi constitutionnelle de 2025 sur le Québec – présenté par le ministre Simon Jolin-Barette. Vous pouvez lire ce mémoire ici.

Revitaliser notre être collectif Écrire l’histoire en prenant pour fil la continuité historique des Canadiens-Français est une pratique qui s’est perdue. Avec la Révolution tranquille, une brisure s’est produite. Bien sûr, l’histoire écrite avant 1970 sera toujours accessible. Mais au goût d’aujourd’hui, elle ne serait plus que le témoignage d’un

Comment se fait-il que dans le même temps où l’on se battait le mieux pour un avenir enraciné, d’autres aient insisté pour que l’on renonce à l’identité canadienne-française ? C’est une étrange contradiction et, en regard de l’évolution du statut national, elle reste assez opaque encore aujourd’hui. On a bien dit que seule l’identité québécoise avait de l’avenir. Du coup, fallait-il effacer un passé canadien-français révolu ?

Alexandre Cormier-Denis a déposé en septembre un mémoire au Comité consultatif sur les enjeux constitutionnels du Québec au sein de la Fédération canadienne dont notre contributeur Gilles Verrier a trouvé opportun de livrer ici un synopsis critique. Ce mémoire intitulé Manifeste pour une reconnaissance du Québec comme État-nation du peuple canadiens-français est accessible, comme tous les autres mémoires déposés, sur le site web du Comité.

À la veille du 323e anniversaire, le 4 août prochain, de la signature de ce traité historique, la Fédération des Canadiens-Français estime que cet événement n’est pas commémoré à la hauteur et avec la clarté qu’il mérite. Laissé dans un ombre relatif, sous-évalué ou mal compris, nous avons demandé à trois auteurs de nous éclairer.

Communiqué de la FCF publié le 22 juin 2024 pour les 250 ans de l’Acte de Québec. Distribué à la Journée d’étude sur le même sujet, chapeautée par Droits collectifs Québec.

Le 5 février 1968, il y a 55 ans, Daniel Johnson prenait la parole devant tous les représentants du Canada anglais réunis. Il prononçait sans doute le discours le plus important de sa carrière d’homme d’État, un discours remarquable et percutant. Il plaidait un projet de réforme des institutions qui ne sera jamais repris avec la même hauteur par les premiers ministres du Québec qui suivront. Johnson incarnait alors une doctrine politique élaborée par les Canadiens-Français au cours des décennies précédentes, elle avait atteint le stade de sa maturité. Il parlait à l’occasion d’une conférence constitutionnelle qu’il avait lui-même réclamée.

Aujourd’hui, nous affirmons que la promotion d’une identité québécoise, explicitement amputée de notre personnalité canadienne-française historique, nous cause un préjudice au sein d’une population composée de groupes qui jouissent de droits spécifiques en raison de leurs attributions identitaires.

La FCF a déposé un mémoire sur le projet de loi 1 – Loi constitutionnelle de 2025 sur le Québec – présenté par le ministre Simon Jolin-Barette. Vous pouvez lire ce mémoire ici.

Revitaliser notre être collectif Écrire l’histoire en prenant pour fil la continuité historique des Canadiens-Français est une pratique qui s’est perdue. Avec la Révolution tranquille, une brisure s’est produite. Bien sûr, l’histoire écrite avant 1970 sera toujours accessible. Mais au goût d’aujourd’hui, elle ne serait plus que le témoignage d’un

Comment se fait-il que dans le même temps où l’on se battait le mieux pour un avenir enraciné, d’autres aient insisté pour que l’on renonce à l’identité canadienne-française ? C’est une étrange contradiction et, en regard de l’évolution du statut national, elle reste assez opaque encore aujourd’hui. On a bien dit que seule l’identité québécoise avait de l’avenir. Du coup, fallait-il effacer un passé canadien-français révolu ?

Alexandre Cormier-Denis a déposé en septembre un mémoire au Comité consultatif sur les enjeux constitutionnels du Québec au sein de la Fédération canadienne dont notre contributeur Gilles Verrier a trouvé opportun de livrer ici un synopsis critique. Ce mémoire intitulé Manifeste pour une reconnaissance du Québec comme État-nation du peuple canadiens-français est accessible, comme tous les autres mémoires déposés, sur le site web du Comité.

À la veille du 323e anniversaire, le 4 août prochain, de la signature de ce traité historique, la Fédération des Canadiens-Français estime que cet événement n’est pas commémoré à la hauteur et avec la clarté qu’il mérite. Laissé dans un ombre relatif, sous-évalué ou mal compris, nous avons demandé à trois auteurs de nous éclairer.

Communiqué de la FCF publié le 22 juin 2024 pour les 250 ans de l’Acte de Québec. Distribué à la Journée d’étude sur le même sujet, chapeautée par Droits collectifs Québec.

Le 5 février 1968, il y a 55 ans, Daniel Johnson prenait la parole devant tous les représentants du Canada anglais réunis. Il prononçait sans doute le discours le plus important de sa carrière d’homme d’État, un discours remarquable et percutant. Il plaidait un projet de réforme des institutions qui ne sera jamais repris avec la même hauteur par les premiers ministres du Québec qui suivront. Johnson incarnait alors une doctrine politique élaborée par les Canadiens-Français au cours des décennies précédentes, elle avait atteint le stade de sa maturité. Il parlait à l’occasion d’une conférence constitutionnelle qu’il avait lui-même réclamée.
Si vous êtes canadien-français hors-Québec, faites-nous signe à info@canadiens-francais.com. Nous aimerions vous connaître !
Car le discours indépendantiste avait à ce point insisté, dans la foulée de la Révolution tranquille, sur l’État et ses vertus qu’on en est presque venu à voir dans l’indépendance le triomphe de l’Etat plutôt que la consécration de la nation. C’est pourtant la nation qui aspire à l’indépendance et qui peut se réclamer légitimement du droit à l’autodétermination, non pas l’État-nation.
L’histoire n’est jamais finie. Tout est toujours à refaire et les remparts à relever. Les victoires comme les défaites n’ont qu’un temps. Ce qui persiste et permet de renaître est plus solide que toutes les murailles. C’est quelque chose d’immatériel et de fort, présent dans le coeur de chaque homme et de chaque femme d’une même communauté quand celle-ci a conscience de ce qu’elle a d’unique et d’essentiel. Les Japonais, les Juifs, les Hindous et d’autres peuples possèdent ce trésor qui leur a permis d’affronter les périls de l’histoire sans disparaître.
Nul n’ignore ici que le Canada français est actuellement profondément mécontent de sa place dans la confédération. Il y a à cela des raisons complexes d’inégales importances. J’ai dit et je répète aujourd’hui que la plupart de ces raisons sont parfaitement fondées.
Pour être Québécois, il suffit d’habiter le Québec ! Sans l’indépendance, les Canadiens-Français devront continuer de défendre âprement leur existence. Avec une indépendance trudeauiste, ils devront s’affirmer face à une diversité qui monte et braver la résistance des châteaux-forts anglo-saxons. Les deux perspectives commandent le retour politique des Canadiens-Français. Si vous avez compris qu’une identité de « Québécois francophones », provinciale et linguistique, a coupé le souffle de notre épopée, qu’elle supprime notre légitimité et nos droits historiques, vous avez compris l’essentiel.
Je souhaite montrer, dans l’essai qui va suivre, qu’entre les pensées trudeauiste et « néosouverainiste », les similitudes sont frappantes.
Et c’est au moment où nous nous préparons à résister aux armées d’invasion d’un puissant voisin qu’on nous enlève les libertés dont nous jouissons après les avoir gagnées par un siècle de luttes! Mais il me semble qu’on devrait plutôt nous donner de nouvelles garanties de sécurité pour nous engager à combattre des adversaires aguerris, dix fois plus nombreux, et dont l’organisation politique est moins hostile.
Comme notre constitution n’a rien prévu de tel parce qu’elle était une concession du conquérant aux Canadiens-Français, de la mère patrie aux coloniaux dans le cas des Canadiens anglais, nos États généraux sont indubitablement l’effort le plus systématique, le plus compréhensif, le
plus réussi qui ait jamais été tenté pour constituer une véritable Assemblée nationale du peuple canadien-français en vue d’établir sa constitution.
Lors de la campagne d’Italie à l’automne 1943, le 22e Régiment reçoit l’ordre de prendre la ferme Casa Berardi sur le flanc ouest du ravin d’Ortona. Le 14 décembre 1943, les compagnies C et D soutenues par les chars Sherman de l’Ontario Regiment passent à l’attaque.. Le capitaine Paul Triquet à la tête de la compagnie C avance sous un feu nourri avec ses 50 hommes soutenus par six chars Sherman de l’Ontario Regiment. À 1,500 mètres de la ferme, il a déjà perdu deux chars et vingt hommes. À 14 heures, Triquet et les 14 hommes restants sont à 200 mètres de la ferme. Grâce aux fumigènes lancés par les Shermans, la pognée d’homme atteint les murs de la ferme et en déloge les derniers Allemands à 15h30. Ils résisteront toute la nuit aux contre-attaques allemandes répétées jusqu’à l’arrivée des renforts le lendemain. Pour son leadership lors de cette attaque, Paul Triquet a été décoré de la Victoria Cross des mains du roi Georges VI le 27 mars 1944.
Le choix des membres
Pour informations supplémentaires, voir https://www.casavant.ca/histoire/
| Devant l’absence d’une loi encadrant les caisses populaires, Alphonse Desjardins reste prudent et fonde seulement trois autres caisses à proximité de son lieu de résidence et de travail, c’est-à-dire Lévis et Ottawa. |
| Cette caisse, comme près d’une cinquantaine d’autres fondées à l’époque d’Alphonse Desjardins, a fermé ses portes avant sa mort en 1920. |
| Il s’agit de la première caisse fondée après l’adoption d’une loi encadrant les caisses par l’Assemblée législative du Québec. Il s’agit également de la première caisse en milieu rural. |
| Au total, Alphonse Desjardins participe à la fondation de 136 caisses populaires au Québec, 18 en Ontario et 9 aux États-Unis. |
Nos remerciements à Pierre-Olivier Maheux, historien à la Société Desjardins.
Réf. : Aperçu historique sur les petits séminaires de la P. de Q., Bounadère, René, ptre, 1945
Il découvre et connaît ses racines :
Il chérit et cultive sa langue :
Il pratique le nationalisme économique :