
Les Canadiens-Français à l’assaut du temps
Avec l’identité québécoise, on s’est mis à croire qu’on ne pouvait avoir de légitimité comme peuple, à moins de fédérer toutes les autres ethnies du Québec autour des Canadiens-Français historiques.

Ce jour en 1565 - Exécution du capitaine Jean Ribaud par les espagnols en Floride. Ribaud avait été chargé en 1562 par l’amiral de Coligny d'établir une colonie protestante dans la région, ce qu'il fit près d'où s'érigera Jacksonville. La guerre civile en France l'empêcha de la ravitailler et la garnison l'abandonna. Une nouvelle colonie, Fort Caroline, fut établie en 1564, avec de piètres résultats, et de Coligny envoya Ribault y remédier. Arrivé en août 1556, sa flotte échappa de peu à une embuscade des espagnols. Ses hommes exténués, Ribaud pris ceux du fort Caroline pour attaquer les espagnols au fort St Augustine mais fit naufrage tandis que Ménedez marchait sur le fort Caroline, massacrant ses occupants et capturant Ribaud et ses hommes le 24 septembre.

Ce jour en 1682 - Décès de Jean-Felix Picard, dit l'abbé Picard, né en 1620 à La Flèche, astronome français considéré comme le fondateur de la géodésie moderne : il est en effet le premier à mesurer un arc de un degré de méridien terrestre par triangulation avec des instruments munis de lunettes astronomiques à réticule. Il en déduit le rayon de la Terre avec une exactitude jusque-là inégalée.

Ce jour en 1759 - Mgr de Pontbriand invite les fidèles à accepter la domination anglaise. Retiré chez les Sulpiciens à Montréal, toujours possession française après la chute de Québec en septembre 1759, il adopte une attitude conciliante envers le général anglais James Murray et incite son clergé à faire de même afin de ne pas compromettre les intérêts de l'Église du Canada, lesquels, à ses yeux, transcendent ceux de l'État.

Ce jour en 1899 – L’Empire britannique entre en guerre contre les Boers en Afrique du Sud. Les Canadiens anglais veulent aider la «mère patrie» tandis que les Canadiens-Français, qui se reconnaissent dans les Boers, refusent que le Canada se mêle d’une guerre qui ne les regarde pas. Henri Bourassa rejette l’impérialisme de la Grande-Bretagne, mais Wilfrid Laurier adopte un arrêté ministériel mettant 8,300 soldats à la disposition de la Grande-Bretagne et lui octroyant $3 millions. (Une troupe canadienne en Afrique)

Ce jour en 1917 - Annonce de la formation d'un cabinet d'Union à Ottawa par le Premier ministre conservateur Robert Borden qui permettra à des Libéraux d'occuper des fonctions ministérielles. Le cabinet Borden regroupera ainsi 13 Conservateurs, 9 Libéraux (ou indépendants) et 1 travailliste. Les élections de décembre donneront une solide majorité à ce gouvernement ralliant les forces conscriptionnistes du pays. Elles accentueront également les divisions déchirant les Libéraux.

Ce jour en 1917 - La La conscription est lancée au Canada. La proclamation appelle sous les armes les conscrits de la première classe, les célibataires âgés de 20 à 34 ans. Dans les campagnes du Québec, beaucoup d'hommes éligibles chercheront à s'y soustraire en "prenant le bois".

Ce jour en 1929 - Inauguration du site des travaux de la Beauharnois Light, Heat and Power sous l'égide du gouverneur général lord Willingdon ; Mgr Andrea Cassulo, délégué apostolique au Canada, bénit les lieux sous la pluie devant la foule. On prévoit dans une première phase creuser un canal long de 24 km, large de 1000 m et profond de 10 m. menant à la future centrale hydroélectrique au fil de l'eau. Le coût prévu est de $75 millions. (Chantier de la centrale de Beauharnois en 1931)

Ce jour en 1965 - Inauguration officielle de l'usine de General Motors de Boisbriand. Construite au coût de $65 millions de dollars, l'installation embauchera quelque 900 travailleurs la première année. Au milieu des années 1980, un maximum de plus de 3,500 personnes y travailleront. La dernière voiture produite à cette usine en sortira le 27 août 2002. L'usine sera ensuite reconvertie en méga-centre commercial.

Ce jour en 1968 - Ouverture du congrès du Crédit social à Sherbrooke réunissant quelques centaines de militants de tout le Canada. Des ouvertures sont faites aux Canadiens des autres provinces; on accepte le nom Social Credit Rally comme traduction de Crédit social, l'organe officiel Regards aura des pages en anglais et on souhaite la présence d'anglophones au sein de l'exécutif. Lors de la précédente élection, seul le Québec avait élu des députés créditistes à la Chambre des communes. Au moment du congrès, ils sont au nombre de 14.

Ce jour en 1970 - La crise de la prise d'otages évolue. Le Front de libération du Québec (FLQ) émet trois communiqués au cours de la journée, une lettre de James Cross est lue à la radio de CKLM, tandis que l'armée déploie des troupes à Ottawa pour protéger les bâtiments publics et que l'avocat Robert Demers est assigné à négocier avec le FLQ pour la libération des otages James Cross et Pierre Laporte.

Ce jour en 1978 - Décès à l'âge de 77 ans d'Alfred Desrochers, poète et père de la comédienne et humoriste Clémence Desrochers. Ayant exercé plusieurs métiers, il se signala au quotidien La Tribune de Sherbrooke entre 1925 et 1942 et de 1946 à 1952. Son recueil de poèmes publié en 1930, À l'ombre de l'Orford, reçut les prix de l'Association catholique de la jeunesse canadienne-française et d'Action intellectuelle. Mentor littéraire de Germaine Guèvremont, il inspira largement son personnage du Survenant de son roman éponyme. Qualifié de poète du terroir, ses poèmes parlent de la chasse, des récoltes, de la corvée, de l'abatis, du labour, de la débâcle, de l'embâcle etc.”

Ce jour en 1979 - Décès à l'âge de 54 ans de René Arthur Gagnon à Manchester, New-Hampshire, où il était né en 1925, l'un des six Marines qui hissèrent le drapeau américain lors de la bataille d'Iwo Jima, scène immortalisée par le photographe Joe Rosenthal et plus récemment en 2006 dans le film de Clint Eastwood Mémoires de nos pères, dans lequel l’acteur Jesse Bradford personnifie Gagnon, le fils unique d'Henri Gagnon et Irène Marcotte, arrivés ensemble du Québec et divorcés alors qu'il était en bas âge. Des dizaines d'autres jeunes Franco-Américains s'illustrèrent lors de la Seconde Guerre mondiale.

Ce jour en 1994 - Décès du poète Gérald Godin. Né en 1938, il avait été journaliste dans différents journaux, revues et organismes, et chargé de cours en journalisme à l'UQÀM. Soutenant les mouvements séparatistes, lui et sa compagne Pauline Julien furent arrêtés chez eux en pleine nuit par la police en octobre 1970. Il délogea en 1976 le premier ministre Robert Bourassa du comté de Mercier à Montréal, occupant ensuite plusieurs ministères jusqu'en 1994 avec le Parti québécois et se distingua par ses efforts à tenter de recruter des néo-québécois au projet d'indépendance du Québec. Pauline devenu aphasique lui survivra quatre ans avant de se donner la mort.

Ce jour en 2008 - Décès à Longueuil de Léo Major, modeste héros canadiens-français né en 1921 à New Bedford, Massachusetts mais qui a grandi à Montréal et servi dans les régiments de la Chaudière et Royal 22e de l'infanterie canadienne. Il s'est distingué par ses actes de bravoure tenant de la légende entre la Normandie et les Pays-Bas lors de la Seconde Guerre mondiale et de la guerre de Corée.

Ce jour en 2010 - Trois médailles d'or pour Alexandre Despatie aux Jeux du Commonwealth à New Delhi : parcours parfait le hissant parmi les plus grands athlètes dans l'histoire des Jeux du Commonwealth quand il a remporté la médaille d'or au tremplin de 3 mètres synchro avec son partenaire Reuben Ross. Il détient maintenant 11 médailles en quatre présences aux Jeux du Commonwealth, dont neuf d'or.

Ce jour en 2011 - Décès de Dennis Ritchie, pionnier de l'informatique de seconde génération par son invention du langage de programmation C et co-architecte avec Ken Thompson aux Laboratoires Bell du système d'exploitation Unix, dont la version ouverte Linux est devenue un pilier de l'Internet. Ritchie et Thompson ont été récompensés du prestigieux prix Turing de l'Association for Computing Machinery (ACM) en 1983. Rendu publique en 1978 par le livre The C Programming Language, le C offre une marge de contrôle importante sur la machine, notamment sur la gestion de la mémoire, et a de ce fait été utilisé pour réaliser les « fondations » (compilateurs, interpréteurs, …) de langages dérivés plus modernes : C++, Java, PHP, etc.

Avec l’identité québécoise, on s’est mis à croire qu’on ne pouvait avoir de légitimité comme peuple, à moins de fédérer toutes les autres ethnies du Québec autour des Canadiens-Français historiques.

Pourquoi, amis souverainistes, ne prenez-vous pas le temps de lire ou de relire la Charte des Nations Unies et ses déclarations sur le droit des peuples minoritaires ? Les Abénakis, les Malécites, toute différence prise en compte, et ce n’est pas mon intention de la nier, ont bien obtenu des droits robustes malgré leur petit nombre. Répondez-moi, les Canadiens-Français ne sont-ils pas admissibles à des droits parallèles ?
En fait, on a retranché du champ de l’analyse politique le passage ontologique qui a frappé les Canadiens-Français. La partie la plus visible et commune à tous les Canadiens-Français à partir de 1969, Québec compris, se mesure par le repli global.

Il faut trouver les moyens de cultiver la résilience collective des Canadiens-Français EN TANT QUE Canadiens-Français. Notre histoire bien comprise nous les donne, de nombreux exemples de gens qui ont combattu « pour la suite du monde » avec les armes à leur disposition à leur époque.

Dès les années 1970 l’économiste américain Lyndon H. LaRouche formulait la base scientifique d’une théorie économique dénonçant le capitalisme financier sauvage axé sur la maximisation de la rente au détriment des acteurs de la production de biens définissant l’économie réelle. Sa proposition de Banque de Développement Internationale aurait bien pu inspirer les BRICs.

Les référendums de 1980 et de 1995 sont fondés sur le même paradigme, la question, l’atmosphère, les résultats et les blocages qui en découlent sont en gros les mêmes, même si une analyse des résultats montre certaines différences. Si on met entre parenthèses les peuples autochtones, la stratégie référendaire a

Ravages du suprémacisme anglo-saxon « aryen » au Canada après le pacte confédératif de 1867. Cette idéologie associée à l' »Union Jack » (drapeau britannique) abandonné à regret par les « Old Stock Canadians » à la veille du centenaire demeurait le principal obstacle au renouvellement de la constitution du Canada proposé par Daniel Johnson en 1968. Un autre obstacle, qui nous appartient, fut le manque d’une élite politique capable de marcher dans les pas de Johnson.

Essai original de Marc Dunlay, membre de la FCF, sur l’hymne national des Canadiens-Français. Ce texte propose une réflexion multidimensionnelle sur l’œuvre écrite par Basile Routhier en 1880.

Pourquoi, amis souverainistes, ne prenez-vous pas le temps de lire ou de relire la Charte des Nations Unies et ses déclarations sur le droit des peuples minoritaires ? Les Abénakis, les Malécites, toute différence prise en compte, et ce n’est pas mon intention de la nier, ont bien obtenu des droits robustes malgré leur petit nombre. Répondez-moi, les Canadiens-Français ne sont-ils pas admissibles à des droits parallèles ?
En fait, on a retranché du champ de l’analyse politique le passage ontologique qui a frappé les Canadiens-Français. La partie la plus visible et commune à tous les Canadiens-Français à partir de 1969, Québec compris, se mesure par le repli global.

Il faut trouver les moyens de cultiver la résilience collective des Canadiens-Français EN TANT QUE Canadiens-Français. Notre histoire bien comprise nous les donne, de nombreux exemples de gens qui ont combattu « pour la suite du monde » avec les armes à leur disposition à leur époque.

Dès les années 1970 l’économiste américain Lyndon H. LaRouche formulait la base scientifique d’une théorie économique dénonçant le capitalisme financier sauvage axé sur la maximisation de la rente au détriment des acteurs de la production de biens définissant l’économie réelle. Sa proposition de Banque de Développement Internationale aurait bien pu inspirer les BRICs.

Les référendums de 1980 et de 1995 sont fondés sur le même paradigme, la question, l’atmosphère, les résultats et les blocages qui en découlent sont en gros les mêmes, même si une analyse des résultats montre certaines différences. Si on met entre parenthèses les peuples autochtones, la stratégie référendaire a

Ravages du suprémacisme anglo-saxon « aryen » au Canada après le pacte confédératif de 1867. Cette idéologie associée à l' »Union Jack » (drapeau britannique) abandonné à regret par les « Old Stock Canadians » à la veille du centenaire demeurait le principal obstacle au renouvellement de la constitution du Canada proposé par Daniel Johnson en 1968. Un autre obstacle, qui nous appartient, fut le manque d’une élite politique capable de marcher dans les pas de Johnson.

Essai original de Marc Dunlay, membre de la FCF, sur l’hymne national des Canadiens-Français. Ce texte propose une réflexion multidimensionnelle sur l’œuvre écrite par Basile Routhier en 1880.

Nous sommes en train de nous faire *ourrer par les Québécois encartés : l’immobilisme de la CAQ et le référendisme du Parti québécois, tous deux terrorisés par la « communauté aux droits consacrés »

Aujourd’hui, nous affirmons que la promotion d’une identité québécoise, explicitement amputée de notre personnalité canadienne-française historique, nous cause un préjudice au sein d’une population composée de groupes qui jouissent de droits spécifiques en raison de leurs attributions identitaires.

La FCF a déposé un mémoire sur le projet de loi 1 – Loi constitutionnelle de 2025 sur le Québec – présenté par le ministre Simon Jolin-Barette. Vous pouvez lire ce mémoire ici.

Revitaliser notre être collectif Écrire l’histoire en prenant pour fil la continuité historique des Canadiens-Français est une pratique qui s’est perdue. Avec la Révolution tranquille, une brisure s’est produite. Bien sûr, l’histoire écrite avant 1970 sera toujours accessible. Mais au goût d’aujourd’hui, elle ne serait plus que le témoignage d’un

Comment se fait-il que dans le même temps où l’on se battait le mieux pour un avenir enraciné, d’autres aient insisté pour que l’on renonce à l’identité canadienne-française ? C’est une étrange contradiction et, en regard de l’évolution du statut national, elle reste assez opaque encore aujourd’hui. On a bien dit que seule l’identité québécoise avait de l’avenir. Du coup, fallait-il effacer un passé canadien-français révolu ?

Alexandre Cormier-Denis a déposé en septembre un mémoire au Comité consultatif sur les enjeux constitutionnels du Québec au sein de la Fédération canadienne dont notre contributeur Gilles Verrier a trouvé opportun de livrer ici un synopsis critique. Ce mémoire intitulé Manifeste pour une reconnaissance du Québec comme État-nation du peuple canadiens-français est accessible, comme tous les autres mémoires déposés, sur le site web du Comité.

À la veille du 323e anniversaire, le 4 août prochain, de la signature de ce traité historique, la Fédération des Canadiens-Français estime que cet événement n’est pas commémoré à la hauteur et avec la clarté qu’il mérite. Laissé dans un ombre relatif, sous-évalué ou mal compris, nous avons demandé à trois auteurs de nous éclairer.

Communiqué de la FCF publié le 22 juin 2024 pour les 250 ans de l’Acte de Québec. Distribué à la Journée d’étude sur le même sujet, chapeautée par Droits collectifs Québec.

Le 5 février 1968, il y a 55 ans, Daniel Johnson prenait la parole devant tous les représentants du Canada anglais réunis. Il prononçait sans doute le discours le plus important de sa carrière d’homme d’État, un discours remarquable et percutant. Il plaidait un projet de réforme des institutions qui ne sera jamais repris avec la même hauteur par les premiers ministres du Québec qui suivront. Johnson incarnait alors une doctrine politique élaborée par les Canadiens-Français au cours des décennies précédentes, elle avait atteint le stade de sa maturité. Il parlait à l’occasion d’une conférence constitutionnelle qu’il avait lui-même réclamée.

Aujourd’hui, nous affirmons que la promotion d’une identité québécoise, explicitement amputée de notre personnalité canadienne-française historique, nous cause un préjudice au sein d’une population composée de groupes qui jouissent de droits spécifiques en raison de leurs attributions identitaires.

La FCF a déposé un mémoire sur le projet de loi 1 – Loi constitutionnelle de 2025 sur le Québec – présenté par le ministre Simon Jolin-Barette. Vous pouvez lire ce mémoire ici.

Revitaliser notre être collectif Écrire l’histoire en prenant pour fil la continuité historique des Canadiens-Français est une pratique qui s’est perdue. Avec la Révolution tranquille, une brisure s’est produite. Bien sûr, l’histoire écrite avant 1970 sera toujours accessible. Mais au goût d’aujourd’hui, elle ne serait plus que le témoignage d’un

Comment se fait-il que dans le même temps où l’on se battait le mieux pour un avenir enraciné, d’autres aient insisté pour que l’on renonce à l’identité canadienne-française ? C’est une étrange contradiction et, en regard de l’évolution du statut national, elle reste assez opaque encore aujourd’hui. On a bien dit que seule l’identité québécoise avait de l’avenir. Du coup, fallait-il effacer un passé canadien-français révolu ?

Alexandre Cormier-Denis a déposé en septembre un mémoire au Comité consultatif sur les enjeux constitutionnels du Québec au sein de la Fédération canadienne dont notre contributeur Gilles Verrier a trouvé opportun de livrer ici un synopsis critique. Ce mémoire intitulé Manifeste pour une reconnaissance du Québec comme État-nation du peuple canadiens-français est accessible, comme tous les autres mémoires déposés, sur le site web du Comité.

À la veille du 323e anniversaire, le 4 août prochain, de la signature de ce traité historique, la Fédération des Canadiens-Français estime que cet événement n’est pas commémoré à la hauteur et avec la clarté qu’il mérite. Laissé dans un ombre relatif, sous-évalué ou mal compris, nous avons demandé à trois auteurs de nous éclairer.

Communiqué de la FCF publié le 22 juin 2024 pour les 250 ans de l’Acte de Québec. Distribué à la Journée d’étude sur le même sujet, chapeautée par Droits collectifs Québec.

Le 5 février 1968, il y a 55 ans, Daniel Johnson prenait la parole devant tous les représentants du Canada anglais réunis. Il prononçait sans doute le discours le plus important de sa carrière d’homme d’État, un discours remarquable et percutant. Il plaidait un projet de réforme des institutions qui ne sera jamais repris avec la même hauteur par les premiers ministres du Québec qui suivront. Johnson incarnait alors une doctrine politique élaborée par les Canadiens-Français au cours des décennies précédentes, elle avait atteint le stade de sa maturité. Il parlait à l’occasion d’une conférence constitutionnelle qu’il avait lui-même réclamée.
Si vous êtes canadien-français hors-Québec, faites-nous signe à info@canadiens-francais.com. Nous aimerions vous connaître !
Car le discours indépendantiste avait à ce point insisté, dans la foulée de la Révolution tranquille, sur l’État et ses vertus qu’on en est presque venu à voir dans l’indépendance le triomphe de l’Etat plutôt que la consécration de la nation. C’est pourtant la nation qui aspire à l’indépendance et qui peut se réclamer légitimement du droit à l’autodétermination, non pas l’État-nation.
L’histoire n’est jamais finie. Tout est toujours à refaire et les remparts à relever. Les victoires comme les défaites n’ont qu’un temps. Ce qui persiste et permet de renaître est plus solide que toutes les murailles. C’est quelque chose d’immatériel et de fort, présent dans le coeur de chaque homme et de chaque femme d’une même communauté quand celle-ci a conscience de ce qu’elle a d’unique et d’essentiel. Les Japonais, les Juifs, les Hindous et d’autres peuples possèdent ce trésor qui leur a permis d’affronter les périls de l’histoire sans disparaître.
Nul n’ignore ici que le Canada français est actuellement profondément mécontent de sa place dans la confédération. Il y a à cela des raisons complexes d’inégales importances. J’ai dit et je répète aujourd’hui que la plupart de ces raisons sont parfaitement fondées.
Pour être Québécois, il suffit d’habiter le Québec ! Sans l’indépendance, les Canadiens-Français devront continuer de défendre âprement leur existence. Avec une indépendance trudeauiste, ils devront s’affirmer face à une diversité qui monte et braver la résistance des châteaux-forts anglo-saxons. Les deux perspectives commandent le retour politique des Canadiens-Français. Si vous avez compris qu’une identité de « Québécois francophones », provinciale et linguistique, a coupé le souffle de notre épopée, qu’elle supprime notre légitimité et nos droits historiques, vous avez compris l’essentiel.
Je souhaite montrer, dans l’essai qui va suivre, qu’entre les pensées trudeauiste et « néosouverainiste », les similitudes sont frappantes.
Et c’est au moment où nous nous préparons à résister aux armées d’invasion d’un puissant voisin qu’on nous enlève les libertés dont nous jouissons après les avoir gagnées par un siècle de luttes! Mais il me semble qu’on devrait plutôt nous donner de nouvelles garanties de sécurité pour nous engager à combattre des adversaires aguerris, dix fois plus nombreux, et dont l’organisation politique est moins hostile.
Comme notre constitution n’a rien prévu de tel parce qu’elle était une concession du conquérant aux Canadiens-Français, de la mère patrie aux coloniaux dans le cas des Canadiens anglais, nos États généraux sont indubitablement l’effort le plus systématique, le plus compréhensif, le
plus réussi qui ait jamais été tenté pour constituer une véritable Assemblée nationale du peuple canadien-français en vue d’établir sa constitution.
Lors de la campagne d’Italie à l’automne 1943, le 22e Régiment reçoit l’ordre de prendre la ferme Casa Berardi sur le flanc ouest du ravin d’Ortona. Le 14 décembre 1943, les compagnies C et D soutenues par les chars Sherman de l’Ontario Regiment passent à l’attaque.. Le capitaine Paul Triquet à la tête de la compagnie C avance sous un feu nourri avec ses 50 hommes soutenus par six chars Sherman de l’Ontario Regiment. À 1,500 mètres de la ferme, il a déjà perdu deux chars et vingt hommes. À 14 heures, Triquet et les 14 hommes restants sont à 200 mètres de la ferme. Grâce aux fumigènes lancés par les Shermans, la pognée d’homme atteint les murs de la ferme et en déloge les derniers Allemands à 15h30. Ils résisteront toute la nuit aux contre-attaques allemandes répétées jusqu’à l’arrivée des renforts le lendemain. Pour son leadership lors de cette attaque, Paul Triquet a été décoré de la Victoria Cross des mains du roi Georges VI le 27 mars 1944.
Le choix des membres
Pour informations supplémentaires, voir https://www.casavant.ca/histoire/
| Devant l’absence d’une loi encadrant les caisses populaires, Alphonse Desjardins reste prudent et fonde seulement trois autres caisses à proximité de son lieu de résidence et de travail, c’est-à-dire Lévis et Ottawa. |
| Cette caisse, comme près d’une cinquantaine d’autres fondées à l’époque d’Alphonse Desjardins, a fermé ses portes avant sa mort en 1920. |
| Il s’agit de la première caisse fondée après l’adoption d’une loi encadrant les caisses par l’Assemblée législative du Québec. Il s’agit également de la première caisse en milieu rural. |
| Au total, Alphonse Desjardins participe à la fondation de 136 caisses populaires au Québec, 18 en Ontario et 9 aux États-Unis. |
Nos remerciements à Pierre-Olivier Maheux, historien à la Société Desjardins.
Réf. : Aperçu historique sur les petits séminaires de la P. de Q., Bounadère, René, ptre, 1945
Il découvre et connaît ses racines :
Il chérit et cultive sa langue :
Il pratique le nationalisme économique :