
Les Canadiens-Français à l’assaut du temps
Avec l’identité québécoise, on s’est mis à croire qu’on ne pouvait avoir de légitimité comme peuple, à moins de fédérer toutes les autres ethnies du Québec autour des Canadiens-Français historiques.

Ce jour en 1582 - Présentation du calendrier grégorien. Le lendemain, à la date corrigée du 15 octobre, il sera introduit dans les pays se trouvant sous l'influence du pape Grégoire XIII, comme l’Italie, la Pologne, le Portugal et l’Espagne ; c'est ce qui sera appelé l'Ajustement grégorien. Il corrige l’imprécision du calendrier julien en vigueur depuis la Rome antique en regard de la durée exacte de l’année solaire. Les autres pays adopteront ce calendrier petit à petit selon le bon vouloir de leurs gouvernements. Ainsi le Royaume-Uni et ses colonies l'adopteront en 1752, huit ans avant la prise du Canada par les Anglais.

Ce jour en 1666 - Pour mettre un terme aux raids iroquois dévastateurs en Nouvelle-France, en accord avec l'intendant Talon, Alexandre de Prouville, Marquis de Tracy, lieutenant-général de la Nouvelle-France, arrive avec 600 réguliers du régiment Carignan-Salières, 600 miliciens canadiens et 100 Hurons et Algonquins à bord de 300 canots et chaloupes en pays Agnier au sud du lac Champlain. Les Agniers les ont vu venir et ont abandonné leurs quatre villages, que Tracy fait détruire, ainsi que leurs champs de maïs.

Ce jour en 1830 - Indépendance de la Belgique proclamée par son gouvernement provisoire. Soutenu par des nations voisines, la révolte suivie de la sécession de plusieurs provinces du sud du Royaume uni des Pays-Bas contre le roi Guillaume Ier mène à la scission du royaume et à l'indépendance de la Belgique. Les 29 septembre les États généraux avaient accepté le principe de séparation administrative mais la répression subie les semaines précédentes par les insurgés les a définitivement détournés du roi des Pays Bas. Le nouveau pays réunis les populations catholiques francophone et néerlandophone de l’ancien royaume.

Ce jour en 1850 - Décès de Cyrille-Hector-Octave Côté, fondateur en 1838 aux États-Unis avec Robert Nelson - avec lequel il avait rédigé la Déclaration d'indépendance du Bas-Canada - de l'organisation patriotique secrète des Frères Chasseurs, qui en novembre avait pris possession du village de Napierville. Sans les armes promises, mis en déroute par des miliciens loyalistes, ils étaient retournés au sud de la frontière où Côté pratiqua la médecine. Il y devint baptiste en 1840 et revint au Canada en 1843 après l'amnistie, devenant pasteur à Saint-Pie et à Sainte-Marie-de-Monnoir. Membre du Parti patriote, il avait été élu en 1834 à l'Assemblée législative dans le comté de l'Acadie puis, membre des Fils de la Liberté en 1837, il avait dû fuir aux États-Unis.

Ce jour en 1864 - Décès de Jos Montferrand à l'âge de 61 ans, né Joseph Favre en 1802 à Montréal. À son époque, les Anglais, qui étaient les nouveaux maîtres du pays, provoquaient sans cesse les Canadiens-Français et de multiples bagarres en résultaient. Montferrand, un colosse, avait acquis sa réputation de redresseur de torts grâce à son adresse et à ses muscles mais aussi parce qu'il ne pouvait supporter qu'un Anglais méprisât ou insultât l'un des siens.

Ce jour en 1917 - Les prohibitionnistes remportent le référendum à Québec. Fouettés par les membres du clergé, les habitants de la ville accordent leur appui à la prohibition, sauf dans les quartiers Champlain et Saint-Pierre de la basse-ville. Ce vote met fin à une campagne houleuse à laquelle ont participé plusieurs personnalités du monde politique, dont les députés Louis Létourneau et Armand Lavergne. Il faudra attendre les années 20 avant que la prohibition ne soit abolie à Québec. Plusieurs villes canadiennes ont tenu un tel référendum.

Ce jour en 1922 - Le Grand feu dans le nord du Témiscamingue. Les villes de Haileybury et North Cobalt sont presqu’entièrement détruites. Des gens ont dû se jeter dans les eaux du lac Témiscamingue et d’autres se sont protégés avec une couverture mouillée pour être épargnés par le feu. Les communautés de Notre-Dame-du-Nord et de Nédelec sont aussi fortement touchées par ce grand feu qui survient à peine quelques années après la grippe espagnole.

Ce jour en 1933 - Maurice Duplessis est élu chef du Parti conservateur du Québec lors d'un congrès tenu à Sherbrooke, dans les Cantons de l'Est. Ce congrès a été rendu nécessaire par le départ en 1932 de l'ancien chef, Camillien Houde. (Maurice Duplessis (au centre) lors du congrès)

Ce jour en 1957 – Dévoilement publique de l'avion Arrow CF-105, premier appareil supersonique de fabrication canadienne, réussite la plus spectaculaire de l’industrie aéronautique du pays, pouvant atteindre les 1,200 milles à l'heure. La nouvelle est éclipsé dans la presse nationale par celle du lancement par les Soviétiques de leur satellite Spoutnik I, qui, annonçant l’arrivée des missiles balistiques, signe l’arrêt de mort des intercepteurs supersoniques de nouvelle génération comme le CF-105. (le prototype RL201 au cours de la présentation officielle de l’Arrow à l’usine Avro de Malton en banlieue de Toronto).

Ce jour en 1961 - Jean Lesage est reçu à l'Élysée par le président Charles de Gaulle à l’occasion de l’inauguration de la Maison du Québec à Paris. Ainsi, bien avant la visite de Daniel Johnson en 1966 et sa mémorable visite au Québec pour l’Expo 67, le général souligne qu’il considère le Québec comme un État. Normalement l’audience officielle aurait eu lieu avec le Premier ministre français. Le lendemain à la maison du Québec, ce sera le ministre de la Culture André Malraux qui représentera l’État français.

Ce jour en 1966 - Mise en chantier de la future Maison de Radio-Canada à Montréal. Le 23 septembre 1963, avant que Radio-Canada ne prenne possession du terrain du quartier Sainte-Marie où elle allait construire ses installations, 678 familles, soit près de 5,000 personnes, avaient été expulsées en vue de la destruction de près de 262 immeubles au cours de l'automne. Au début du XIXe siècle, ce quartier, territoire agricole peu peuplé alors situé en dehors des fortifications de la ville, était appelé Faubourg Québec. À partir de 1850, l'activité grandissante du port favorisa le développement industriel de ce secteur en bordure du fleuve.

Ce jour en 1968 - Congrès du Parti libéral du Québec, quelques jours après l'assermentation de Jean-Jacques Bertrand comme premier ministre suite au décès de Daniel Johnson. La cote de l'ex-premier ministre Jean Lesage avait baissé depuis sa défaite électorale de juin 1966, mais il livre un bon discours aux 2,000 délégués qui lui réitèrent leur appui. Sur le plan constitutionnel, ils se déclarent favorables au système fédéral et écartent la notion de statut particulier pour le Québec. Ce congrès précède d'un semaine celui au cours duquel sera fondé le Parti québécois de René Lévesque, journaliste et ex-ministre libéral.

Ce jour en 1975 - Inauguration officielle de l'aéroport international de Mirabel par les premiers ministres du Canada et du Québec Pierre Elliott Trudeau et Robert Bourassa, accompagnés du maire de Montréal Jean Drapeau. Aménagé au cœur d'un territoire de 88,000 acres, enclave fédérale en territoire québécois dépassant largement ses besoins, le nouvel aéroport est conçu pour répondre aux besoins anticipés du 21e siècle. La liaison ferroviaire projetée avec l’aéroport de Dorval désormais à vocation régionale ne sera toutefois jamais construite et Dorval redeviendra l'aéroport international de Montréal, Mirabel cessant d'accueillir des vols de passagers en 2004.

Ce jour en 1985 - Décès à l’âge de 80 ans de Rodolphe Dubé, connu sous son nom de plume François Hertel. Prêtre jésuite, poète, philosophe, essayiste, professeur et mémorialiste anticonformiste, membre de l'Académie canadienne-française, il est considéré comme l'une des éminentes figures littéraires canadiennes du XXe siècle. Il paya le prix de son anticonformisme en se faisant expulser de la Compagnie de Jésus en 1947, s’exilant en France pendant 40 ans après avoir enseigné dans plusieurs collèges, dont Jean-de-Brébeuf et André-Grasset.

Ce jour en 1994 - En Suisse et à Morin Heights au Québec, 53 adeptes de la secte Ordre du temple solaire sont retrouvés morts. À 05h01 un appel téléphonique a déclenché l’incendie de maisons jumelées appartenant à Joseph Di Mambro et Luc Jouret, faisant cinq victimes asphyxiées dans leur sommeil. La même journée en Suisse trois bâtiments en deux endroits sont incendiés de la même façon, faisant 48 victimes, dont Di Mambro, Jouret et neuf Québécois, incluant une journaliste du Journal de Québec et le maire de Richelieu.

Ce jour en 2004 - Le premier ministre du Québec Jean Charest annonce que des investissements majeurs seront effectués en Gaspésie afin de permettre à la région de développer la production d’énergie éolienne. Le projet, qui pourrait atteindre deux milliards de dollars, prévoit la participation d’investisseurs privés. Après avoir mené des expériences pendant des années, Hydro-Québec restera à l’écart de cette filière au rendement aléatoire et beaucoup plus coûteuse à long terme. (prototype d’éolienne d’Hydro-Québec à Cap-Chat)

Avec l’identité québécoise, on s’est mis à croire qu’on ne pouvait avoir de légitimité comme peuple, à moins de fédérer toutes les autres ethnies du Québec autour des Canadiens-Français historiques.

Pourquoi, amis souverainistes, ne prenez-vous pas le temps de lire ou de relire la Charte des Nations Unies et ses déclarations sur le droit des peuples minoritaires ? Les Abénakis, les Malécites, toute différence prise en compte, et ce n’est pas mon intention de la nier, ont bien obtenu des droits robustes malgré leur petit nombre. Répondez-moi, les Canadiens-Français ne sont-ils pas admissibles à des droits parallèles ?
En fait, on a retranché du champ de l’analyse politique le passage ontologique qui a frappé les Canadiens-Français. La partie la plus visible et commune à tous les Canadiens-Français à partir de 1969, Québec compris, se mesure par le repli global.

Il faut trouver les moyens de cultiver la résilience collective des Canadiens-Français EN TANT QUE Canadiens-Français. Notre histoire bien comprise nous les donne, de nombreux exemples de gens qui ont combattu « pour la suite du monde » avec les armes à leur disposition à leur époque.

Dès les années 1970 l’économiste américain Lyndon H. LaRouche formulait la base scientifique d’une théorie économique dénonçant le capitalisme financier sauvage axé sur la maximisation de la rente au détriment des acteurs de la production de biens définissant l’économie réelle. Sa proposition de Banque de Développement Internationale aurait bien pu inspirer les BRICs.

Les référendums de 1980 et de 1995 sont fondés sur le même paradigme, la question, l’atmosphère, les résultats et les blocages qui en découlent sont en gros les mêmes, même si une analyse des résultats montre certaines différences. Si on met entre parenthèses les peuples autochtones, la stratégie référendaire a

Ravages du suprémacisme anglo-saxon « aryen » au Canada après le pacte confédératif de 1867. Cette idéologie associée à l' »Union Jack » (drapeau britannique) abandonné à regret par les « Old Stock Canadians » à la veille du centenaire demeurait le principal obstacle au renouvellement de la constitution du Canada proposé par Daniel Johnson en 1968. Un autre obstacle, qui nous appartient, fut le manque d’une élite politique capable de marcher dans les pas de Johnson.

Essai original de Marc Dunlay, membre de la FCF, sur l’hymne national des Canadiens-Français. Ce texte propose une réflexion multidimensionnelle sur l’œuvre écrite par Basile Routhier en 1880.

Pourquoi, amis souverainistes, ne prenez-vous pas le temps de lire ou de relire la Charte des Nations Unies et ses déclarations sur le droit des peuples minoritaires ? Les Abénakis, les Malécites, toute différence prise en compte, et ce n’est pas mon intention de la nier, ont bien obtenu des droits robustes malgré leur petit nombre. Répondez-moi, les Canadiens-Français ne sont-ils pas admissibles à des droits parallèles ?
En fait, on a retranché du champ de l’analyse politique le passage ontologique qui a frappé les Canadiens-Français. La partie la plus visible et commune à tous les Canadiens-Français à partir de 1969, Québec compris, se mesure par le repli global.

Il faut trouver les moyens de cultiver la résilience collective des Canadiens-Français EN TANT QUE Canadiens-Français. Notre histoire bien comprise nous les donne, de nombreux exemples de gens qui ont combattu « pour la suite du monde » avec les armes à leur disposition à leur époque.

Dès les années 1970 l’économiste américain Lyndon H. LaRouche formulait la base scientifique d’une théorie économique dénonçant le capitalisme financier sauvage axé sur la maximisation de la rente au détriment des acteurs de la production de biens définissant l’économie réelle. Sa proposition de Banque de Développement Internationale aurait bien pu inspirer les BRICs.

Les référendums de 1980 et de 1995 sont fondés sur le même paradigme, la question, l’atmosphère, les résultats et les blocages qui en découlent sont en gros les mêmes, même si une analyse des résultats montre certaines différences. Si on met entre parenthèses les peuples autochtones, la stratégie référendaire a

Ravages du suprémacisme anglo-saxon « aryen » au Canada après le pacte confédératif de 1867. Cette idéologie associée à l' »Union Jack » (drapeau britannique) abandonné à regret par les « Old Stock Canadians » à la veille du centenaire demeurait le principal obstacle au renouvellement de la constitution du Canada proposé par Daniel Johnson en 1968. Un autre obstacle, qui nous appartient, fut le manque d’une élite politique capable de marcher dans les pas de Johnson.

Essai original de Marc Dunlay, membre de la FCF, sur l’hymne national des Canadiens-Français. Ce texte propose une réflexion multidimensionnelle sur l’œuvre écrite par Basile Routhier en 1880.

Nous sommes en train de nous faire *ourrer par les Québécois encartés : l’immobilisme de la CAQ et le référendisme du Parti québécois, tous deux terrorisés par la « communauté aux droits consacrés »

Aujourd’hui, nous affirmons que la promotion d’une identité québécoise, explicitement amputée de notre personnalité canadienne-française historique, nous cause un préjudice au sein d’une population composée de groupes qui jouissent de droits spécifiques en raison de leurs attributions identitaires.

La FCF a déposé un mémoire sur le projet de loi 1 – Loi constitutionnelle de 2025 sur le Québec – présenté par le ministre Simon Jolin-Barette. Vous pouvez lire ce mémoire ici.

Revitaliser notre être collectif Écrire l’histoire en prenant pour fil la continuité historique des Canadiens-Français est une pratique qui s’est perdue. Avec la Révolution tranquille, une brisure s’est produite. Bien sûr, l’histoire écrite avant 1970 sera toujours accessible. Mais au goût d’aujourd’hui, elle ne serait plus que le témoignage d’un

Comment se fait-il que dans le même temps où l’on se battait le mieux pour un avenir enraciné, d’autres aient insisté pour que l’on renonce à l’identité canadienne-française ? C’est une étrange contradiction et, en regard de l’évolution du statut national, elle reste assez opaque encore aujourd’hui. On a bien dit que seule l’identité québécoise avait de l’avenir. Du coup, fallait-il effacer un passé canadien-français révolu ?

Alexandre Cormier-Denis a déposé en septembre un mémoire au Comité consultatif sur les enjeux constitutionnels du Québec au sein de la Fédération canadienne dont notre contributeur Gilles Verrier a trouvé opportun de livrer ici un synopsis critique. Ce mémoire intitulé Manifeste pour une reconnaissance du Québec comme État-nation du peuple canadiens-français est accessible, comme tous les autres mémoires déposés, sur le site web du Comité.

À la veille du 323e anniversaire, le 4 août prochain, de la signature de ce traité historique, la Fédération des Canadiens-Français estime que cet événement n’est pas commémoré à la hauteur et avec la clarté qu’il mérite. Laissé dans un ombre relatif, sous-évalué ou mal compris, nous avons demandé à trois auteurs de nous éclairer.

Communiqué de la FCF publié le 22 juin 2024 pour les 250 ans de l’Acte de Québec. Distribué à la Journée d’étude sur le même sujet, chapeautée par Droits collectifs Québec.

Le 5 février 1968, il y a 55 ans, Daniel Johnson prenait la parole devant tous les représentants du Canada anglais réunis. Il prononçait sans doute le discours le plus important de sa carrière d’homme d’État, un discours remarquable et percutant. Il plaidait un projet de réforme des institutions qui ne sera jamais repris avec la même hauteur par les premiers ministres du Québec qui suivront. Johnson incarnait alors une doctrine politique élaborée par les Canadiens-Français au cours des décennies précédentes, elle avait atteint le stade de sa maturité. Il parlait à l’occasion d’une conférence constitutionnelle qu’il avait lui-même réclamée.

Aujourd’hui, nous affirmons que la promotion d’une identité québécoise, explicitement amputée de notre personnalité canadienne-française historique, nous cause un préjudice au sein d’une population composée de groupes qui jouissent de droits spécifiques en raison de leurs attributions identitaires.

La FCF a déposé un mémoire sur le projet de loi 1 – Loi constitutionnelle de 2025 sur le Québec – présenté par le ministre Simon Jolin-Barette. Vous pouvez lire ce mémoire ici.

Revitaliser notre être collectif Écrire l’histoire en prenant pour fil la continuité historique des Canadiens-Français est une pratique qui s’est perdue. Avec la Révolution tranquille, une brisure s’est produite. Bien sûr, l’histoire écrite avant 1970 sera toujours accessible. Mais au goût d’aujourd’hui, elle ne serait plus que le témoignage d’un

Comment se fait-il que dans le même temps où l’on se battait le mieux pour un avenir enraciné, d’autres aient insisté pour que l’on renonce à l’identité canadienne-française ? C’est une étrange contradiction et, en regard de l’évolution du statut national, elle reste assez opaque encore aujourd’hui. On a bien dit que seule l’identité québécoise avait de l’avenir. Du coup, fallait-il effacer un passé canadien-français révolu ?

Alexandre Cormier-Denis a déposé en septembre un mémoire au Comité consultatif sur les enjeux constitutionnels du Québec au sein de la Fédération canadienne dont notre contributeur Gilles Verrier a trouvé opportun de livrer ici un synopsis critique. Ce mémoire intitulé Manifeste pour une reconnaissance du Québec comme État-nation du peuple canadiens-français est accessible, comme tous les autres mémoires déposés, sur le site web du Comité.

À la veille du 323e anniversaire, le 4 août prochain, de la signature de ce traité historique, la Fédération des Canadiens-Français estime que cet événement n’est pas commémoré à la hauteur et avec la clarté qu’il mérite. Laissé dans un ombre relatif, sous-évalué ou mal compris, nous avons demandé à trois auteurs de nous éclairer.

Communiqué de la FCF publié le 22 juin 2024 pour les 250 ans de l’Acte de Québec. Distribué à la Journée d’étude sur le même sujet, chapeautée par Droits collectifs Québec.

Le 5 février 1968, il y a 55 ans, Daniel Johnson prenait la parole devant tous les représentants du Canada anglais réunis. Il prononçait sans doute le discours le plus important de sa carrière d’homme d’État, un discours remarquable et percutant. Il plaidait un projet de réforme des institutions qui ne sera jamais repris avec la même hauteur par les premiers ministres du Québec qui suivront. Johnson incarnait alors une doctrine politique élaborée par les Canadiens-Français au cours des décennies précédentes, elle avait atteint le stade de sa maturité. Il parlait à l’occasion d’une conférence constitutionnelle qu’il avait lui-même réclamée.
Si vous êtes canadien-français hors-Québec, faites-nous signe à info@canadiens-francais.com. Nous aimerions vous connaître !
Car le discours indépendantiste avait à ce point insisté, dans la foulée de la Révolution tranquille, sur l’État et ses vertus qu’on en est presque venu à voir dans l’indépendance le triomphe de l’Etat plutôt que la consécration de la nation. C’est pourtant la nation qui aspire à l’indépendance et qui peut se réclamer légitimement du droit à l’autodétermination, non pas l’État-nation.
L’histoire n’est jamais finie. Tout est toujours à refaire et les remparts à relever. Les victoires comme les défaites n’ont qu’un temps. Ce qui persiste et permet de renaître est plus solide que toutes les murailles. C’est quelque chose d’immatériel et de fort, présent dans le coeur de chaque homme et de chaque femme d’une même communauté quand celle-ci a conscience de ce qu’elle a d’unique et d’essentiel. Les Japonais, les Juifs, les Hindous et d’autres peuples possèdent ce trésor qui leur a permis d’affronter les périls de l’histoire sans disparaître.
Nul n’ignore ici que le Canada français est actuellement profondément mécontent de sa place dans la confédération. Il y a à cela des raisons complexes d’inégales importances. J’ai dit et je répète aujourd’hui que la plupart de ces raisons sont parfaitement fondées.
Pour être Québécois, il suffit d’habiter le Québec ! Sans l’indépendance, les Canadiens-Français devront continuer de défendre âprement leur existence. Avec une indépendance trudeauiste, ils devront s’affirmer face à une diversité qui monte et braver la résistance des châteaux-forts anglo-saxons. Les deux perspectives commandent le retour politique des Canadiens-Français. Si vous avez compris qu’une identité de « Québécois francophones », provinciale et linguistique, a coupé le souffle de notre épopée, qu’elle supprime notre légitimité et nos droits historiques, vous avez compris l’essentiel.
Je souhaite montrer, dans l’essai qui va suivre, qu’entre les pensées trudeauiste et « néosouverainiste », les similitudes sont frappantes.
Et c’est au moment où nous nous préparons à résister aux armées d’invasion d’un puissant voisin qu’on nous enlève les libertés dont nous jouissons après les avoir gagnées par un siècle de luttes! Mais il me semble qu’on devrait plutôt nous donner de nouvelles garanties de sécurité pour nous engager à combattre des adversaires aguerris, dix fois plus nombreux, et dont l’organisation politique est moins hostile.
Comme notre constitution n’a rien prévu de tel parce qu’elle était une concession du conquérant aux Canadiens-Français, de la mère patrie aux coloniaux dans le cas des Canadiens anglais, nos États généraux sont indubitablement l’effort le plus systématique, le plus compréhensif, le
plus réussi qui ait jamais été tenté pour constituer une véritable Assemblée nationale du peuple canadien-français en vue d’établir sa constitution.
Lors de la campagne d’Italie à l’automne 1943, le 22e Régiment reçoit l’ordre de prendre la ferme Casa Berardi sur le flanc ouest du ravin d’Ortona. Le 14 décembre 1943, les compagnies C et D soutenues par les chars Sherman de l’Ontario Regiment passent à l’attaque.. Le capitaine Paul Triquet à la tête de la compagnie C avance sous un feu nourri avec ses 50 hommes soutenus par six chars Sherman de l’Ontario Regiment. À 1,500 mètres de la ferme, il a déjà perdu deux chars et vingt hommes. À 14 heures, Triquet et les 14 hommes restants sont à 200 mètres de la ferme. Grâce aux fumigènes lancés par les Shermans, la pognée d’homme atteint les murs de la ferme et en déloge les derniers Allemands à 15h30. Ils résisteront toute la nuit aux contre-attaques allemandes répétées jusqu’à l’arrivée des renforts le lendemain. Pour son leadership lors de cette attaque, Paul Triquet a été décoré de la Victoria Cross des mains du roi Georges VI le 27 mars 1944.
Le choix des membres
Pour informations supplémentaires, voir https://www.casavant.ca/histoire/
| Devant l’absence d’une loi encadrant les caisses populaires, Alphonse Desjardins reste prudent et fonde seulement trois autres caisses à proximité de son lieu de résidence et de travail, c’est-à-dire Lévis et Ottawa. |
| Cette caisse, comme près d’une cinquantaine d’autres fondées à l’époque d’Alphonse Desjardins, a fermé ses portes avant sa mort en 1920. |
| Il s’agit de la première caisse fondée après l’adoption d’une loi encadrant les caisses par l’Assemblée législative du Québec. Il s’agit également de la première caisse en milieu rural. |
| Au total, Alphonse Desjardins participe à la fondation de 136 caisses populaires au Québec, 18 en Ontario et 9 aux États-Unis. |
Nos remerciements à Pierre-Olivier Maheux, historien à la Société Desjardins.
Réf. : Aperçu historique sur les petits séminaires de la P. de Q., Bounadère, René, ptre, 1945
Il découvre et connaît ses racines :
Il chérit et cultive sa langue :
Il pratique le nationalisme économique :