
Les Canadiens-Français à l’assaut du temps
Avec l’identité québécoise, on s’est mis à croire qu’on ne pouvait avoir de légitimité comme peuple, à moins de fédérer toutes les autres ethnies du Québec autour des Canadiens-Français historiques.

Ce jour en 1646 - Décès d'Isaac Jogues, martyr canadien. Arrivé en 1636 avec le gouverneur Montmagny, il s'était rendu aux Grands Lacs avec le père Brébeuf. Capturé par les Agniers en 1642, il avait été torturé et réduit à l’esclavage dans un village près de fort Orange, qui deviendra Albany, puis des marchands hollandais facilitèrent son évasion et il retourna en France. Il revint en 1644 et retourna chez les Agniers à Ossernenon. Une mauvaise récolte lui vaut une accusation de sorcellerie et il est tué d’un coup de hache à la tête.

Ce jour en 1685 - Révocation de l'édit de Nantes. Voulant apparaître comme le champion du catholicisme, Louis XIV révoque totalement l'édit de tolérance signé par son grand-père Henri IV en 1598. S'ensuivent les “dragonnades” dans les demeures protestantes où “les missionnaires de l'armée” n'hésitent pas à piller, violer et parfois tuer les protestants. Cette révocation a des conséquences humaines dramatiques mais va aussi coûter cher en guerres et soulèvements armés de protestants. Après Louis XIV le protestantisme restera interdit, mais de façon progressivement moins militante. Les protestants de Nouvelle-France se feront discrets.

Ce jour en 1690 - William Phips essuie un échec. Il avait débarqué des troupes à Beauport et commencé à bombarder Québec de ses navires suite à la rebufade de de Frontenac, mais les coups portent peu et les batteries de la forteresse sur le cap ont l'avantage. Phips va se retirer après deux jours, ses troupes affaiblies par la maladie et sans préparations pour affronter l'hiver, ses navires vulnérables si immobilisés par les glaces.

Ce jour en 1748 - Signature du second traité d'Aix-la-Chapelle à l'issue d'un congrès réuni pour terminer la guerre de Succession d'Autriche. La France et la Grande-Bretagne sont les principales puissances influençant les négociations du traité, dont les termes sont notamment la restitution générale des conquêtes, incluant la forteresse de Louisbourg à la France, Madras à la Grande-Bretagne et les places fortes de la Barrière aux Pays-Bas, notamment Berg-op-Zoom et Maastricht. Cette guerre a vu des affrontements entre la Nouvelle-France et les colonies de Nouvelle-Angleterre.

Ce jour en 1807 - Arrivée de James Henry Craig, nouveau gouverneur en chef de l'Amérique du Nord britannique et gouverneur du Bas-Canada, le septième. La guerre entre les États-Unis et le Canada imminente, il fera renforcer les fortifications de Québec et des environs et cherchera à s'assurer de la neutralité des Indiens, sinon leur collaboration. Constatant que les Canadiens tiennent à leur langue et leurs coutumes, il tentera de les assimiler et préconisera la soumission de l'Église à la couronne anglaise, la mainmise sur l'éducation et la réunion des Bas et Haut-Canada. Il fera arrêter les auteurs du journal Le Canadien.

Ce jour en 1860 - Fin de la Seconde guerre de l'opium opposant La France et l'Angleterre à la Chine, le traité de Tianjin ratifié par le frère de l'empereur, le prince Gong, lors de la Convention de Pékin. Débutée en 1856, on considère cette guerre comme le prolongement de la première de 1849 à 1852. Le Palais d'été de l'empereur incendié par les Britanniques ne sera reconstruit qu'en 1950, symbolisant la fin du “Siècle d'humiliation” pour les Chinois, subjugation aux puissances occidentales et au Japon qui avait commencé en 1839.

Ce jour en 1867 - Les États-Unis prennent officiellement possession de l'Alaska, dont le traité d’acquisition a été signé avec la Russie le 30 mars. Le général américain Dowell H. Rousseau débarque à Sitka sur l'Île Baranof à la tête d'une petite unité et relève la garnison russe. Selon le traité signé, le Trésor russe doit percevoir 7,200,000 dollars-or. Les États-Unis et la Russie sont des puissances amies, la flotte russe ayant empêché le blocus des ports de l’Union par la flotte britannique alliée de la Confédération des états du Sud durant la Guerre de Sécession.

Ce jour en 1888 - Décès de Jean-Baptiste Pouliot. Devenu notaire à Rimouski en 1840, il pratiquera ensuite sa profession à Trois-Pistoles, Kamouraska, La Malbaie et finalement Fraserville (Rivière-du-Loup), ou il sera élu conseiller municipal. Élu à l'Assemblée législative de la province du Canada dans Témiscouata en 1863, il s'opposera au projet de confédération canadienne. Défait en 1872, il sera élu député du Parti libéral du Canada dans la circonscription fédérale de Témiscouata en 1874. Il décédera en 1888. Son fils Charles-Eugène et son petit-fils Jean-François Pouliot seront tous deux députés de la circonscription de Témiscouata respectivement de 1896 à 1897 et de 1924 à 1955.

Ce jour en 1899 - Le fondateur du futur quotidien Le Devoir, Henri Bourassa, démissionne de son poste de député fédéral en signe de protestation contre la participation du Canada à la guerre de l'Empire britannique contre les colons Boërs en Afrique du Sud.

Ce jour Ce jour en 1927 - Décès de l'aviateur français Jacques de Lesseps en Gaspésie. Fils aîné du constructeur du canal de Suez, vétéran de la Première Guerre mondiale et détenteur de plusieurs records mondiaux, premier en 1910 à survoler le centre-ville de Montréal, il avait été invité par le gouvernement du Québec à réaliser la reconnaissance aérienne de la péninsule gaspésienne, qu'il fut le premier à survoler pour la nouvelle Compagnie aérienne franco-canadienne, en photographiant plus de 80 000 km2. Parti de Gaspé dans son hydravion Schreck avec le cartographe Chichenko, ils ne sont jamais arrivés à leur destination de Val-Brillant. Les débris de l'appareil seront retrouvés sur le littoral le 22, et le corps de Lesseps près de Terre-Neuve le 4 décembre, celui de Chichenko disparu à jamais.

Ce jour en 1950 - Fondation de la Faculté de musique de l'Université de Montréal suite à une demande du cardinal Paul-Émile Léger, chancelier de l'Université de Montréal, de même qu'aux efforts déployés depuis 1939 par le recteur Mgr Olivier Maurault. En plus d'organiser et d'administrer ses programmes d'études et de recherche, la Faculté doit aussi coordonner les programmes d'études de ses écoles affiliées. Son programme d’enseignement en deux sections, musique profane et musique sacrée, sera complètement refondu suivant le rapport de la Commission Parent de 1966.

Ce jour en 1950 - Première visite des quintuplés Dionne à Montréal. En novembre 1943, leur père Oliva avait gagné une longue bataille juridique et les quintuplées alors âgées de neuf ans avaient pu quitter la nursery où jusqu'à 6,000 personnes par jour pouvaient venir les voir à certains moment de la journée pour rejoindre leur famille dans le manoir de Quintland, un parc d'attraction construit pour profiter des foules attirées par la publicité les entourant. Les cinq sœurs se mirent à apparaître dans différentes circonstances, dont cette visite à Montréal. (Les quintuplées en 1947)

Ce jour en 1954 - La compagnie Texas Instruments fait la démonstration de la première radio transistor, offerte dès novembre au coût de $49,95 l'équivalent de $360 en 2005. Ce n'est que dans les années 1960, quand le prix des transistors permettant de réduire la taille des appareils aura suffisamment chuté, que le radio à transistor deviendra populaire, surtout chez les jeunes épris de “Hit Parade”.

Ce jour en 1970 - La mort du ministre du Travail Pierre Laporte sème la consternation. La sympathie publique envers le Front de libération du Québec (FLQ) se refroidie soudainement alors que les réactions fusent de toutes parts. Pour Pierre Elliott Trudeau le FLQ est une «bande d’assassins», alors que pour René Lévesque, les meurtriers de Laporte sont «des êtres inhumains». À la conférence de presse : de gauche à droite, Fernand Daoust et Louis Laberge, de la Fédération des travailleurs du Québec (FTQ), René Lévesque, du Parti québécois, Marcel Pepin, de la Confédération des syndicats nationaux (CSN), et Matthias Rioux, de l'Alliance des professeurs de Montréal.

Ce jour en 1990 - Première présentation de la série télévisée Les filles de Caleb, réalisé par Jean Beaudin d'après le roman d'Arlette Cousture, racontant la vie amoureuse d'une institutrice de rang, Émilie Bordeleau, avec Ovila Pronovost, un aventurier qui aime les grands espaces. Cette série de 20 épisodes présentée par Radio-Canada et mettant en vedette Marina Orsini et Roy Dupuis obtiendra des cotes d’écoute de trois millions de téléspectateurs, en faisant un des plus grands succès de l’histoire de la télévision au Québec.

Ce jour en 2008 - Inauguration du Centre de la francophonie des Amériques à l’occasion du sommet réunissant les chefs d'États francophones du monde ; le président français Nicolas Sarkozy et le premier ministre québécois Jean Charest procèdent à l'ouverture officielle de ce Centre, à la rénovation duquel a participé la France à l’occasion du 400e anniversaire de Québec. Situé au Musée de l'Amérique française dans le Vieux-Québec, le Centre aura pour mission de permettre un plus grand rayonnement de la culture et de la langue française dans les Amériques.

Avec l’identité québécoise, on s’est mis à croire qu’on ne pouvait avoir de légitimité comme peuple, à moins de fédérer toutes les autres ethnies du Québec autour des Canadiens-Français historiques.

Pourquoi, amis souverainistes, ne prenez-vous pas le temps de lire ou de relire la Charte des Nations Unies et ses déclarations sur le droit des peuples minoritaires ? Les Abénakis, les Malécites, toute différence prise en compte, et ce n’est pas mon intention de la nier, ont bien obtenu des droits robustes malgré leur petit nombre. Répondez-moi, les Canadiens-Français ne sont-ils pas admissibles à des droits parallèles ?
En fait, on a retranché du champ de l’analyse politique le passage ontologique qui a frappé les Canadiens-Français. La partie la plus visible et commune à tous les Canadiens-Français à partir de 1969, Québec compris, se mesure par le repli global.

Il faut trouver les moyens de cultiver la résilience collective des Canadiens-Français EN TANT QUE Canadiens-Français. Notre histoire bien comprise nous les donne, de nombreux exemples de gens qui ont combattu « pour la suite du monde » avec les armes à leur disposition à leur époque.

Dès les années 1970 l’économiste américain Lyndon H. LaRouche formulait la base scientifique d’une théorie économique dénonçant le capitalisme financier sauvage axé sur la maximisation de la rente au détriment des acteurs de la production de biens définissant l’économie réelle. Sa proposition de Banque de Développement Internationale aurait bien pu inspirer les BRICs.

Les référendums de 1980 et de 1995 sont fondés sur le même paradigme, la question, l’atmosphère, les résultats et les blocages qui en découlent sont en gros les mêmes, même si une analyse des résultats montre certaines différences. Si on met entre parenthèses les peuples autochtones, la stratégie référendaire a

Ravages du suprémacisme anglo-saxon « aryen » au Canada après le pacte confédératif de 1867. Cette idéologie associée à l' »Union Jack » (drapeau britannique) abandonné à regret par les « Old Stock Canadians » à la veille du centenaire demeurait le principal obstacle au renouvellement de la constitution du Canada proposé par Daniel Johnson en 1968. Un autre obstacle, qui nous appartient, fut le manque d’une élite politique capable de marcher dans les pas de Johnson.

Essai original de Marc Dunlay, membre de la FCF, sur l’hymne national des Canadiens-Français. Ce texte propose une réflexion multidimensionnelle sur l’œuvre écrite par Basile Routhier en 1880.

Pourquoi, amis souverainistes, ne prenez-vous pas le temps de lire ou de relire la Charte des Nations Unies et ses déclarations sur le droit des peuples minoritaires ? Les Abénakis, les Malécites, toute différence prise en compte, et ce n’est pas mon intention de la nier, ont bien obtenu des droits robustes malgré leur petit nombre. Répondez-moi, les Canadiens-Français ne sont-ils pas admissibles à des droits parallèles ?
En fait, on a retranché du champ de l’analyse politique le passage ontologique qui a frappé les Canadiens-Français. La partie la plus visible et commune à tous les Canadiens-Français à partir de 1969, Québec compris, se mesure par le repli global.

Il faut trouver les moyens de cultiver la résilience collective des Canadiens-Français EN TANT QUE Canadiens-Français. Notre histoire bien comprise nous les donne, de nombreux exemples de gens qui ont combattu « pour la suite du monde » avec les armes à leur disposition à leur époque.

Dès les années 1970 l’économiste américain Lyndon H. LaRouche formulait la base scientifique d’une théorie économique dénonçant le capitalisme financier sauvage axé sur la maximisation de la rente au détriment des acteurs de la production de biens définissant l’économie réelle. Sa proposition de Banque de Développement Internationale aurait bien pu inspirer les BRICs.

Les référendums de 1980 et de 1995 sont fondés sur le même paradigme, la question, l’atmosphère, les résultats et les blocages qui en découlent sont en gros les mêmes, même si une analyse des résultats montre certaines différences. Si on met entre parenthèses les peuples autochtones, la stratégie référendaire a

Ravages du suprémacisme anglo-saxon « aryen » au Canada après le pacte confédératif de 1867. Cette idéologie associée à l' »Union Jack » (drapeau britannique) abandonné à regret par les « Old Stock Canadians » à la veille du centenaire demeurait le principal obstacle au renouvellement de la constitution du Canada proposé par Daniel Johnson en 1968. Un autre obstacle, qui nous appartient, fut le manque d’une élite politique capable de marcher dans les pas de Johnson.

Essai original de Marc Dunlay, membre de la FCF, sur l’hymne national des Canadiens-Français. Ce texte propose une réflexion multidimensionnelle sur l’œuvre écrite par Basile Routhier en 1880.

Nous sommes en train de nous faire *ourrer par les Québécois encartés : l’immobilisme de la CAQ et le référendisme du Parti québécois, tous deux terrorisés par la « communauté aux droits consacrés »

Aujourd’hui, nous affirmons que la promotion d’une identité québécoise, explicitement amputée de notre personnalité canadienne-française historique, nous cause un préjudice au sein d’une population composée de groupes qui jouissent de droits spécifiques en raison de leurs attributions identitaires.

La FCF a déposé un mémoire sur le projet de loi 1 – Loi constitutionnelle de 2025 sur le Québec – présenté par le ministre Simon Jolin-Barette. Vous pouvez lire ce mémoire ici.

Revitaliser notre être collectif Écrire l’histoire en prenant pour fil la continuité historique des Canadiens-Français est une pratique qui s’est perdue. Avec la Révolution tranquille, une brisure s’est produite. Bien sûr, l’histoire écrite avant 1970 sera toujours accessible. Mais au goût d’aujourd’hui, elle ne serait plus que le témoignage d’un

Comment se fait-il que dans le même temps où l’on se battait le mieux pour un avenir enraciné, d’autres aient insisté pour que l’on renonce à l’identité canadienne-française ? C’est une étrange contradiction et, en regard de l’évolution du statut national, elle reste assez opaque encore aujourd’hui. On a bien dit que seule l’identité québécoise avait de l’avenir. Du coup, fallait-il effacer un passé canadien-français révolu ?

Alexandre Cormier-Denis a déposé en septembre un mémoire au Comité consultatif sur les enjeux constitutionnels du Québec au sein de la Fédération canadienne dont notre contributeur Gilles Verrier a trouvé opportun de livrer ici un synopsis critique. Ce mémoire intitulé Manifeste pour une reconnaissance du Québec comme État-nation du peuple canadiens-français est accessible, comme tous les autres mémoires déposés, sur le site web du Comité.

À la veille du 323e anniversaire, le 4 août prochain, de la signature de ce traité historique, la Fédération des Canadiens-Français estime que cet événement n’est pas commémoré à la hauteur et avec la clarté qu’il mérite. Laissé dans un ombre relatif, sous-évalué ou mal compris, nous avons demandé à trois auteurs de nous éclairer.

Communiqué de la FCF publié le 22 juin 2024 pour les 250 ans de l’Acte de Québec. Distribué à la Journée d’étude sur le même sujet, chapeautée par Droits collectifs Québec.

Le 5 février 1968, il y a 55 ans, Daniel Johnson prenait la parole devant tous les représentants du Canada anglais réunis. Il prononçait sans doute le discours le plus important de sa carrière d’homme d’État, un discours remarquable et percutant. Il plaidait un projet de réforme des institutions qui ne sera jamais repris avec la même hauteur par les premiers ministres du Québec qui suivront. Johnson incarnait alors une doctrine politique élaborée par les Canadiens-Français au cours des décennies précédentes, elle avait atteint le stade de sa maturité. Il parlait à l’occasion d’une conférence constitutionnelle qu’il avait lui-même réclamée.

Aujourd’hui, nous affirmons que la promotion d’une identité québécoise, explicitement amputée de notre personnalité canadienne-française historique, nous cause un préjudice au sein d’une population composée de groupes qui jouissent de droits spécifiques en raison de leurs attributions identitaires.

La FCF a déposé un mémoire sur le projet de loi 1 – Loi constitutionnelle de 2025 sur le Québec – présenté par le ministre Simon Jolin-Barette. Vous pouvez lire ce mémoire ici.

Revitaliser notre être collectif Écrire l’histoire en prenant pour fil la continuité historique des Canadiens-Français est une pratique qui s’est perdue. Avec la Révolution tranquille, une brisure s’est produite. Bien sûr, l’histoire écrite avant 1970 sera toujours accessible. Mais au goût d’aujourd’hui, elle ne serait plus que le témoignage d’un

Comment se fait-il que dans le même temps où l’on se battait le mieux pour un avenir enraciné, d’autres aient insisté pour que l’on renonce à l’identité canadienne-française ? C’est une étrange contradiction et, en regard de l’évolution du statut national, elle reste assez opaque encore aujourd’hui. On a bien dit que seule l’identité québécoise avait de l’avenir. Du coup, fallait-il effacer un passé canadien-français révolu ?

Alexandre Cormier-Denis a déposé en septembre un mémoire au Comité consultatif sur les enjeux constitutionnels du Québec au sein de la Fédération canadienne dont notre contributeur Gilles Verrier a trouvé opportun de livrer ici un synopsis critique. Ce mémoire intitulé Manifeste pour une reconnaissance du Québec comme État-nation du peuple canadiens-français est accessible, comme tous les autres mémoires déposés, sur le site web du Comité.

À la veille du 323e anniversaire, le 4 août prochain, de la signature de ce traité historique, la Fédération des Canadiens-Français estime que cet événement n’est pas commémoré à la hauteur et avec la clarté qu’il mérite. Laissé dans un ombre relatif, sous-évalué ou mal compris, nous avons demandé à trois auteurs de nous éclairer.

Communiqué de la FCF publié le 22 juin 2024 pour les 250 ans de l’Acte de Québec. Distribué à la Journée d’étude sur le même sujet, chapeautée par Droits collectifs Québec.

Le 5 février 1968, il y a 55 ans, Daniel Johnson prenait la parole devant tous les représentants du Canada anglais réunis. Il prononçait sans doute le discours le plus important de sa carrière d’homme d’État, un discours remarquable et percutant. Il plaidait un projet de réforme des institutions qui ne sera jamais repris avec la même hauteur par les premiers ministres du Québec qui suivront. Johnson incarnait alors une doctrine politique élaborée par les Canadiens-Français au cours des décennies précédentes, elle avait atteint le stade de sa maturité. Il parlait à l’occasion d’une conférence constitutionnelle qu’il avait lui-même réclamée.
Si vous êtes canadien-français hors-Québec, faites-nous signe à info@canadiens-francais.com. Nous aimerions vous connaître !
Car le discours indépendantiste avait à ce point insisté, dans la foulée de la Révolution tranquille, sur l’État et ses vertus qu’on en est presque venu à voir dans l’indépendance le triomphe de l’Etat plutôt que la consécration de la nation. C’est pourtant la nation qui aspire à l’indépendance et qui peut se réclamer légitimement du droit à l’autodétermination, non pas l’État-nation.
L’histoire n’est jamais finie. Tout est toujours à refaire et les remparts à relever. Les victoires comme les défaites n’ont qu’un temps. Ce qui persiste et permet de renaître est plus solide que toutes les murailles. C’est quelque chose d’immatériel et de fort, présent dans le coeur de chaque homme et de chaque femme d’une même communauté quand celle-ci a conscience de ce qu’elle a d’unique et d’essentiel. Les Japonais, les Juifs, les Hindous et d’autres peuples possèdent ce trésor qui leur a permis d’affronter les périls de l’histoire sans disparaître.
Nul n’ignore ici que le Canada français est actuellement profondément mécontent de sa place dans la confédération. Il y a à cela des raisons complexes d’inégales importances. J’ai dit et je répète aujourd’hui que la plupart de ces raisons sont parfaitement fondées.
Pour être Québécois, il suffit d’habiter le Québec ! Sans l’indépendance, les Canadiens-Français devront continuer de défendre âprement leur existence. Avec une indépendance trudeauiste, ils devront s’affirmer face à une diversité qui monte et braver la résistance des châteaux-forts anglo-saxons. Les deux perspectives commandent le retour politique des Canadiens-Français. Si vous avez compris qu’une identité de « Québécois francophones », provinciale et linguistique, a coupé le souffle de notre épopée, qu’elle supprime notre légitimité et nos droits historiques, vous avez compris l’essentiel.
Je souhaite montrer, dans l’essai qui va suivre, qu’entre les pensées trudeauiste et « néosouverainiste », les similitudes sont frappantes.
Et c’est au moment où nous nous préparons à résister aux armées d’invasion d’un puissant voisin qu’on nous enlève les libertés dont nous jouissons après les avoir gagnées par un siècle de luttes! Mais il me semble qu’on devrait plutôt nous donner de nouvelles garanties de sécurité pour nous engager à combattre des adversaires aguerris, dix fois plus nombreux, et dont l’organisation politique est moins hostile.
Comme notre constitution n’a rien prévu de tel parce qu’elle était une concession du conquérant aux Canadiens-Français, de la mère patrie aux coloniaux dans le cas des Canadiens anglais, nos États généraux sont indubitablement l’effort le plus systématique, le plus compréhensif, le
plus réussi qui ait jamais été tenté pour constituer une véritable Assemblée nationale du peuple canadien-français en vue d’établir sa constitution.
Lors de la campagne d’Italie à l’automne 1943, le 22e Régiment reçoit l’ordre de prendre la ferme Casa Berardi sur le flanc ouest du ravin d’Ortona. Le 14 décembre 1943, les compagnies C et D soutenues par les chars Sherman de l’Ontario Regiment passent à l’attaque.. Le capitaine Paul Triquet à la tête de la compagnie C avance sous un feu nourri avec ses 50 hommes soutenus par six chars Sherman de l’Ontario Regiment. À 1,500 mètres de la ferme, il a déjà perdu deux chars et vingt hommes. À 14 heures, Triquet et les 14 hommes restants sont à 200 mètres de la ferme. Grâce aux fumigènes lancés par les Shermans, la pognée d’homme atteint les murs de la ferme et en déloge les derniers Allemands à 15h30. Ils résisteront toute la nuit aux contre-attaques allemandes répétées jusqu’à l’arrivée des renforts le lendemain. Pour son leadership lors de cette attaque, Paul Triquet a été décoré de la Victoria Cross des mains du roi Georges VI le 27 mars 1944.
Le choix des membres
Pour informations supplémentaires, voir https://www.casavant.ca/histoire/
| Devant l’absence d’une loi encadrant les caisses populaires, Alphonse Desjardins reste prudent et fonde seulement trois autres caisses à proximité de son lieu de résidence et de travail, c’est-à-dire Lévis et Ottawa. |
| Cette caisse, comme près d’une cinquantaine d’autres fondées à l’époque d’Alphonse Desjardins, a fermé ses portes avant sa mort en 1920. |
| Il s’agit de la première caisse fondée après l’adoption d’une loi encadrant les caisses par l’Assemblée législative du Québec. Il s’agit également de la première caisse en milieu rural. |
| Au total, Alphonse Desjardins participe à la fondation de 136 caisses populaires au Québec, 18 en Ontario et 9 aux États-Unis. |
Nos remerciements à Pierre-Olivier Maheux, historien à la Société Desjardins.
Réf. : Aperçu historique sur les petits séminaires de la P. de Q., Bounadère, René, ptre, 1945
Il découvre et connaît ses racines :
Il chérit et cultive sa langue :
Il pratique le nationalisme économique :