
Les Canadiens-Français à l’assaut du temps
Avec l’identité québécoise, on s’est mis à croire qu’on ne pouvait avoir de légitimité comme peuple, à moins de fédérer toutes les autres ethnies du Québec autour des Canadiens-Français historiques.

Ce jour en 1671 - Radisson et Des Groseillers, qui ont fondé à Londres l'année précédente la Compagnie de la Baie d'Hudson sous la commandite du prince Rupert, font leur première vente aux enchères de fourrures ramenées du Canada. Mis à l'amende en Nouvelle-France en 1660 pour avoir quitté la colonie sans avoir obtenu de congé de traite, ils avaient dû à leur retour s'acquitter d'une forte amende et vu leur cargaison confisquée. Cherchant de nouveaux débouchés, ils avaient cherché sans succès des alliances commerciales en 1662 à Boston puis s'étaient rendus à Londres, Radisson s'y installant en 1665 et y publiant Voyages of Peter Esprit Radisson pour convaincre des investisseurs.

Ce jour en 1760 – À Louisbourg au Cap Breton, les sapeurs de John Byron (grand-père du poète George Byron) entament la démolition de la forteresse, qui prendra deux ans. C'est lui qui plus tôt dans l'année avait dû quitter Louisbourg le 19 juin à la recherche d'un convoi de ravitaillement français, qu'il avait pris en souricière au fond de la baie des Chaleurs, l'engageant le 8 juillet. Ce sera le dernier affrontement naval avec la France de la guerre de Sept Ans en Amérique, la bataille de la Restigouche. Après une expédition dans le Pacifique lui ayant fait faire le tour du monde, Byron sera de 1766 à 1772 gouverneur de Terre-Neuve.

Ce jour en 1868 - Décès de Laura Secord, héroïne du Haut Canada de la guerre de 1812. Elle avait marché 32 kilomètres en 18 heures de Queenston sur la rive canadienne de la rivière Niagara à Thorold, traversant champs, marais et forêts pour prévenir les forces armées britanniques d'une embuscade préparée par les américains à Beaver Dams après avoir surpris une conversation d'officiers américains qu'elle et son mari étaient forcés d'héberger dans leur maison. Cet acte de courage fut longtemps ignoré et ce n'est qu'à l’âge de quatre-vingt-cinq ans que son rôle fut officiellement reconnu, le prince de Galles lui remettant une récompense pécuniaire. Le grand public en fut saisi en 1887 par la pièce de théâtre intitulée Laura Secord : The Heroine of 1812 de Sarah Anne Curzon.

Ce jour en 1902 - Complétion de l'assemblage de la première Cadillac à Détroit, nommée en l’honneur du fondateur de la « Ville d'Étroit», Antoine de la Mothe-Cadillac, à l’occasion du bicentenaire de sa fondation en 1702. De nos jours, les modèles de la marque de prestige arborent toujours une version stylisée des armoiries de la famille Cadillac. Antoine avait aussi été gouverneur de la Louisiane de 1713 à 1716 et fut élevé au rang de Chevalier de l’ordre de St-Louis par Louis XIV. Ses droits sur sa seigneurie de Détroit reconnus, il la vendit au canadien Jacques Baudry de Lamarche.

Ce jour en 1903 - Publication du dernier numéro du journal The Quebec Mercury, le plus vieux journal de Québec, fondé en janvier 1805 par Thomas Cary. Le périodique tory dévoué à l’empire britannique défendait les intérêts économiques et politiques des marchands anglophones, prônait l'assimilation des Canadiens-Français et la défrancisation de la colonie, dénonçant avec virulence les actions des membres du Parti canadien. L'homme d'affaire George-Paschal Desbarats fut copropriétaire entre 1828 et 1848 du journal géré depuis 1823 par le fils de Carey et c'est durant cette période que se tempéra la haine envers les Canadiens-Français entretenue par le journal.

Ce jour en 1920 - D'un océan à l'autre en avion. Après avoir rejoint Ottawa, l'équipe de Robert Lecky, aviateur de la RAF détaché comme surintendant de la Flying Operations Branch de 1919 à 1922 pour diriger le développement de l'aéropostale au Canada, entreprend la prochaine étape d'Ottawa jusqu'à Winnipeg au Manitoba, puis de là vers Regina en Saskatchewan et finalement vers Richmond en Colombie-Britannique. Le temps de vol total sera de 45 heures et 20 minutes. Lecky reviendra au Canada durant la Deuxième Guerre mondiale pour superviser le Programme d’entraînement aérien du Commonwealth britannique (PEACB) de 1940 à 1944, transféré en 1942 à l’Aviation royale canadienne (ARC) dont il sera le chef d’état-major de 1944 à 1947.

Ce jour en 1926 - Inauguration à Montréal du nouvel Hôpital du Sacré-Coeur sur le boulevard Gouin Ouest, l’un des six centres hospitaliers qui seront affiliés à l’Université de Montréal. Le traitement des tuberculeux sera la spécialité de l’établissement considéré comme un sanatorium, le plus important centre d'enseignement au Québec dans le domaine des maladies pulmonaires. Il a été précédé dans ce domaine par l'Hôpital des Incurables, fondé en 1897 dans le quartier Plateau Mont-Royal et repris par les Sœurs de la Providence de Montréal, puis celui du boulevard Décarie et détruit par les flammes en 1923.

Ce jour en 1954 - Inauguration de l'Université de Sherbrooke par le délégué apostolique au Canada Mgr Panico, selon la loi de l'Assemblée législative sanctionnée le 5 mars. Première université francophone au Québec hors des grandes villes de Montréal et Québec, elle est issue du Séminaire Saint-Charles-Borromée dont la transformation avait été parainnée par John Samuel “Johnny” Bourque, député de Sherbrooke et ministre influent du gouvernement de Maurice Duplessis. Le chancelier de la nouvelle université doit être l'archevêque catholique romain de Sherbrooke, actuellement Mgr Georges Cabana.

Ce jour en 1957 - Première présentation du téléroman Au chenal du moine, suite du Survenant, adaptation de son roman héponyme par Germaine Guèvremont. Cette série racontant l'histoire des habitants du Chenal-du-Moine après le départ du Survenant met notamment en vedette Ovila Légaré, Suzanne Langlois et Clément Latour. Tout comme l'arrivée du Survenant, son départ a bouleversé la famille Beauchemin, en particulier le père Didace. Radio-Canada en présentera 39 épisodes en 1957 et 1958.

Ce jour en 1969 - Sanction de la Loi de l'Office de radio-télédiffusion du Québec, qui aura pour objet d'établir un service de radio-télédiffusion désigné sous le nom de Radio-Québec. Radio-Québec avait été créée en février 1968 par la mise en vigueur d’une loi votée en 1945 par le gouvernement de Maurice Duplessis. Installée depuis février angle Fullum et Ste-Catherine à Montréal, la station d'État va commencer par produire la série radio En montant la rivière, sur l'histoire du Québec, et la série télé Les Oraliens, qui sera diffusée à la Télévision de Radio-Canada. Elle commencera en novembre 1972 la diffusion deux heures par jour sur câble dans les régions de Montréal et Québec et l'année suivante à Hull et Sherbrooke. Elle pourra commencer sa diffusion sur les ondes UHF en janvier 1975.

Ce jour en 1970 - Le ministre Pierre Laporte est retrouvé mort dans le coffre arrière d'une Chevrolet abandonnée près de l’ancienne base militaire de l’aéroport de Saint-Hubert en banlieu sud de Montréal suite à un appel anonyme reçu par la station de radio CKAC. Membre influent du cabinet libéral de Robert Bourassa depuis les élections du 12 mai jusqu'à son décès, il avait été son rival lors de la course à la direction du parti.

Ce jour en 1991 - Découverte à Rimouski du plus vieux site archéologique du Québec suite à des études d’impact précédant la construction d’une bretelle d’autoroute. Les fouilles ont révélé des traces des groupes Planos sur ce qui était une plage de la mer de Goldthwait il y a plus de 8,000 ans, époque à laquelle 75% du relèvement isostatique du continent soulagé par la déglaciation s'était déjà produit.

Ce jour en 1997 - La Cour suprême du Canada statue que plusieurs articles de la Loi référendaire du Québec concernant le contrôle des dépenses de campagne ne s'appliquent pas à l'extérieur du Québec, ce qui va conduire à l'abandon de ses poursuites par le Directeur général des élection du Québec (DGEQ). Des membres du Conseil de l'unité canadienne avaient créé un organisme semi-clandestin, Option Canada, qui aidait les citoyens ayant déjà habité le Québec à s'inscrire sur sa liste électorale. Des dépliants incluant le formulaire du DGEQ permettant de s'inscrire donnant un numéro d'assistance sans frais qui était celui du Conseil de l'unité canadienne. En 2006, Normand Lester et Robin Philpot, informés par un sonneur d'alerte, publieront Les Secrets d'Option Canada, décrivant les agissements et les ramifications de cet organisme.

Ce jour en 2000 - Fusion entre Alcan, numéro 1 mondial de la production d'aluminium par électrolyse, et la suisse Algroup. Alcan a déboursé $5,7 milliards US pour réaliser cette fusion et prévoit des économies annuelles consolidées de $150 millions. Elle sera rachetée en 2007 par la britannique Rio Tinto pour former Rio Tinto Alcan. Sa première usine avait été construite à Shawinigan en 1901 par la Pittsburg Reduction Company, qui allait devenir Alcoa, que la loi antimonopole de 1929 força à se départir de ses actifs au Canada, qui devinrent Aluminum Limited, plus tard Aluminum Company of Canada, soit Alcan.

Ce jour en 2008 - Visite du président français Nicolas Sarkozy pour participer au 12e Sommet des chefs d’État de la Francophonie à Québec. Il a été accueilli par le premier ministre canadien Stephen Harper à sa descente d'avion, puis par le premier ministre Jean Charest au Parlement de Québec, où il a prononcé un long discours devant l'Assemblée nationale, suivi de la signature d'une entente France-Québec sur la mobilité de la main-d'oeuvre.

Ce jour en 2010 - Canonisation du frère André, humble religieux de Montréal dont les dons de guérisseur avaient fait courir les foules au siècle dernier, devant une foule de de 60,000 personnes venues assister Place Saint-Pierre de Rome à la proclamation de six saints par le pape Benoît XVI. Il est premier canadien-français canonisé, Marguerite d’Youville, fondatrice des Sœurs grises, étant la première canadienne à l'avoir été en 1990. Plusieurs milliers de Québécois étaient sur place, nombre d’entre eux arborant fièrement le drapeau du Québec.

Avec l’identité québécoise, on s’est mis à croire qu’on ne pouvait avoir de légitimité comme peuple, à moins de fédérer toutes les autres ethnies du Québec autour des Canadiens-Français historiques.

Pourquoi, amis souverainistes, ne prenez-vous pas le temps de lire ou de relire la Charte des Nations Unies et ses déclarations sur le droit des peuples minoritaires ? Les Abénakis, les Malécites, toute différence prise en compte, et ce n’est pas mon intention de la nier, ont bien obtenu des droits robustes malgré leur petit nombre. Répondez-moi, les Canadiens-Français ne sont-ils pas admissibles à des droits parallèles ?
En fait, on a retranché du champ de l’analyse politique le passage ontologique qui a frappé les Canadiens-Français. La partie la plus visible et commune à tous les Canadiens-Français à partir de 1969, Québec compris, se mesure par le repli global.

Il faut trouver les moyens de cultiver la résilience collective des Canadiens-Français EN TANT QUE Canadiens-Français. Notre histoire bien comprise nous les donne, de nombreux exemples de gens qui ont combattu « pour la suite du monde » avec les armes à leur disposition à leur époque.

Dès les années 1970 l’économiste américain Lyndon H. LaRouche formulait la base scientifique d’une théorie économique dénonçant le capitalisme financier sauvage axé sur la maximisation de la rente au détriment des acteurs de la production de biens définissant l’économie réelle. Sa proposition de Banque de Développement Internationale aurait bien pu inspirer les BRICs.

Les référendums de 1980 et de 1995 sont fondés sur le même paradigme, la question, l’atmosphère, les résultats et les blocages qui en découlent sont en gros les mêmes, même si une analyse des résultats montre certaines différences. Si on met entre parenthèses les peuples autochtones, la stratégie référendaire a

Ravages du suprémacisme anglo-saxon « aryen » au Canada après le pacte confédératif de 1867. Cette idéologie associée à l' »Union Jack » (drapeau britannique) abandonné à regret par les « Old Stock Canadians » à la veille du centenaire demeurait le principal obstacle au renouvellement de la constitution du Canada proposé par Daniel Johnson en 1968. Un autre obstacle, qui nous appartient, fut le manque d’une élite politique capable de marcher dans les pas de Johnson.

Essai original de Marc Dunlay, membre de la FCF, sur l’hymne national des Canadiens-Français. Ce texte propose une réflexion multidimensionnelle sur l’œuvre écrite par Basile Routhier en 1880.

Pourquoi, amis souverainistes, ne prenez-vous pas le temps de lire ou de relire la Charte des Nations Unies et ses déclarations sur le droit des peuples minoritaires ? Les Abénakis, les Malécites, toute différence prise en compte, et ce n’est pas mon intention de la nier, ont bien obtenu des droits robustes malgré leur petit nombre. Répondez-moi, les Canadiens-Français ne sont-ils pas admissibles à des droits parallèles ?
En fait, on a retranché du champ de l’analyse politique le passage ontologique qui a frappé les Canadiens-Français. La partie la plus visible et commune à tous les Canadiens-Français à partir de 1969, Québec compris, se mesure par le repli global.

Il faut trouver les moyens de cultiver la résilience collective des Canadiens-Français EN TANT QUE Canadiens-Français. Notre histoire bien comprise nous les donne, de nombreux exemples de gens qui ont combattu « pour la suite du monde » avec les armes à leur disposition à leur époque.

Dès les années 1970 l’économiste américain Lyndon H. LaRouche formulait la base scientifique d’une théorie économique dénonçant le capitalisme financier sauvage axé sur la maximisation de la rente au détriment des acteurs de la production de biens définissant l’économie réelle. Sa proposition de Banque de Développement Internationale aurait bien pu inspirer les BRICs.

Les référendums de 1980 et de 1995 sont fondés sur le même paradigme, la question, l’atmosphère, les résultats et les blocages qui en découlent sont en gros les mêmes, même si une analyse des résultats montre certaines différences. Si on met entre parenthèses les peuples autochtones, la stratégie référendaire a

Ravages du suprémacisme anglo-saxon « aryen » au Canada après le pacte confédératif de 1867. Cette idéologie associée à l' »Union Jack » (drapeau britannique) abandonné à regret par les « Old Stock Canadians » à la veille du centenaire demeurait le principal obstacle au renouvellement de la constitution du Canada proposé par Daniel Johnson en 1968. Un autre obstacle, qui nous appartient, fut le manque d’une élite politique capable de marcher dans les pas de Johnson.

Essai original de Marc Dunlay, membre de la FCF, sur l’hymne national des Canadiens-Français. Ce texte propose une réflexion multidimensionnelle sur l’œuvre écrite par Basile Routhier en 1880.

Nous sommes en train de nous faire *ourrer par les Québécois encartés : l’immobilisme de la CAQ et le référendisme du Parti québécois, tous deux terrorisés par la « communauté aux droits consacrés »

Aujourd’hui, nous affirmons que la promotion d’une identité québécoise, explicitement amputée de notre personnalité canadienne-française historique, nous cause un préjudice au sein d’une population composée de groupes qui jouissent de droits spécifiques en raison de leurs attributions identitaires.

La FCF a déposé un mémoire sur le projet de loi 1 – Loi constitutionnelle de 2025 sur le Québec – présenté par le ministre Simon Jolin-Barette. Vous pouvez lire ce mémoire ici.

Revitaliser notre être collectif Écrire l’histoire en prenant pour fil la continuité historique des Canadiens-Français est une pratique qui s’est perdue. Avec la Révolution tranquille, une brisure s’est produite. Bien sûr, l’histoire écrite avant 1970 sera toujours accessible. Mais au goût d’aujourd’hui, elle ne serait plus que le témoignage d’un

Comment se fait-il que dans le même temps où l’on se battait le mieux pour un avenir enraciné, d’autres aient insisté pour que l’on renonce à l’identité canadienne-française ? C’est une étrange contradiction et, en regard de l’évolution du statut national, elle reste assez opaque encore aujourd’hui. On a bien dit que seule l’identité québécoise avait de l’avenir. Du coup, fallait-il effacer un passé canadien-français révolu ?

Alexandre Cormier-Denis a déposé en septembre un mémoire au Comité consultatif sur les enjeux constitutionnels du Québec au sein de la Fédération canadienne dont notre contributeur Gilles Verrier a trouvé opportun de livrer ici un synopsis critique. Ce mémoire intitulé Manifeste pour une reconnaissance du Québec comme État-nation du peuple canadiens-français est accessible, comme tous les autres mémoires déposés, sur le site web du Comité.

À la veille du 323e anniversaire, le 4 août prochain, de la signature de ce traité historique, la Fédération des Canadiens-Français estime que cet événement n’est pas commémoré à la hauteur et avec la clarté qu’il mérite. Laissé dans un ombre relatif, sous-évalué ou mal compris, nous avons demandé à trois auteurs de nous éclairer.

Communiqué de la FCF publié le 22 juin 2024 pour les 250 ans de l’Acte de Québec. Distribué à la Journée d’étude sur le même sujet, chapeautée par Droits collectifs Québec.

Le 5 février 1968, il y a 55 ans, Daniel Johnson prenait la parole devant tous les représentants du Canada anglais réunis. Il prononçait sans doute le discours le plus important de sa carrière d’homme d’État, un discours remarquable et percutant. Il plaidait un projet de réforme des institutions qui ne sera jamais repris avec la même hauteur par les premiers ministres du Québec qui suivront. Johnson incarnait alors une doctrine politique élaborée par les Canadiens-Français au cours des décennies précédentes, elle avait atteint le stade de sa maturité. Il parlait à l’occasion d’une conférence constitutionnelle qu’il avait lui-même réclamée.

Aujourd’hui, nous affirmons que la promotion d’une identité québécoise, explicitement amputée de notre personnalité canadienne-française historique, nous cause un préjudice au sein d’une population composée de groupes qui jouissent de droits spécifiques en raison de leurs attributions identitaires.

La FCF a déposé un mémoire sur le projet de loi 1 – Loi constitutionnelle de 2025 sur le Québec – présenté par le ministre Simon Jolin-Barette. Vous pouvez lire ce mémoire ici.

Revitaliser notre être collectif Écrire l’histoire en prenant pour fil la continuité historique des Canadiens-Français est une pratique qui s’est perdue. Avec la Révolution tranquille, une brisure s’est produite. Bien sûr, l’histoire écrite avant 1970 sera toujours accessible. Mais au goût d’aujourd’hui, elle ne serait plus que le témoignage d’un

Comment se fait-il que dans le même temps où l’on se battait le mieux pour un avenir enraciné, d’autres aient insisté pour que l’on renonce à l’identité canadienne-française ? C’est une étrange contradiction et, en regard de l’évolution du statut national, elle reste assez opaque encore aujourd’hui. On a bien dit que seule l’identité québécoise avait de l’avenir. Du coup, fallait-il effacer un passé canadien-français révolu ?

Alexandre Cormier-Denis a déposé en septembre un mémoire au Comité consultatif sur les enjeux constitutionnels du Québec au sein de la Fédération canadienne dont notre contributeur Gilles Verrier a trouvé opportun de livrer ici un synopsis critique. Ce mémoire intitulé Manifeste pour une reconnaissance du Québec comme État-nation du peuple canadiens-français est accessible, comme tous les autres mémoires déposés, sur le site web du Comité.

À la veille du 323e anniversaire, le 4 août prochain, de la signature de ce traité historique, la Fédération des Canadiens-Français estime que cet événement n’est pas commémoré à la hauteur et avec la clarté qu’il mérite. Laissé dans un ombre relatif, sous-évalué ou mal compris, nous avons demandé à trois auteurs de nous éclairer.

Communiqué de la FCF publié le 22 juin 2024 pour les 250 ans de l’Acte de Québec. Distribué à la Journée d’étude sur le même sujet, chapeautée par Droits collectifs Québec.

Le 5 février 1968, il y a 55 ans, Daniel Johnson prenait la parole devant tous les représentants du Canada anglais réunis. Il prononçait sans doute le discours le plus important de sa carrière d’homme d’État, un discours remarquable et percutant. Il plaidait un projet de réforme des institutions qui ne sera jamais repris avec la même hauteur par les premiers ministres du Québec qui suivront. Johnson incarnait alors une doctrine politique élaborée par les Canadiens-Français au cours des décennies précédentes, elle avait atteint le stade de sa maturité. Il parlait à l’occasion d’une conférence constitutionnelle qu’il avait lui-même réclamée.
Si vous êtes canadien-français hors-Québec, faites-nous signe à info@canadiens-francais.com. Nous aimerions vous connaître !
Car le discours indépendantiste avait à ce point insisté, dans la foulée de la Révolution tranquille, sur l’État et ses vertus qu’on en est presque venu à voir dans l’indépendance le triomphe de l’Etat plutôt que la consécration de la nation. C’est pourtant la nation qui aspire à l’indépendance et qui peut se réclamer légitimement du droit à l’autodétermination, non pas l’État-nation.
L’histoire n’est jamais finie. Tout est toujours à refaire et les remparts à relever. Les victoires comme les défaites n’ont qu’un temps. Ce qui persiste et permet de renaître est plus solide que toutes les murailles. C’est quelque chose d’immatériel et de fort, présent dans le coeur de chaque homme et de chaque femme d’une même communauté quand celle-ci a conscience de ce qu’elle a d’unique et d’essentiel. Les Japonais, les Juifs, les Hindous et d’autres peuples possèdent ce trésor qui leur a permis d’affronter les périls de l’histoire sans disparaître.
Nul n’ignore ici que le Canada français est actuellement profondément mécontent de sa place dans la confédération. Il y a à cela des raisons complexes d’inégales importances. J’ai dit et je répète aujourd’hui que la plupart de ces raisons sont parfaitement fondées.
Pour être Québécois, il suffit d’habiter le Québec ! Sans l’indépendance, les Canadiens-Français devront continuer de défendre âprement leur existence. Avec une indépendance trudeauiste, ils devront s’affirmer face à une diversité qui monte et braver la résistance des châteaux-forts anglo-saxons. Les deux perspectives commandent le retour politique des Canadiens-Français. Si vous avez compris qu’une identité de « Québécois francophones », provinciale et linguistique, a coupé le souffle de notre épopée, qu’elle supprime notre légitimité et nos droits historiques, vous avez compris l’essentiel.
Je souhaite montrer, dans l’essai qui va suivre, qu’entre les pensées trudeauiste et « néosouverainiste », les similitudes sont frappantes.
Et c’est au moment où nous nous préparons à résister aux armées d’invasion d’un puissant voisin qu’on nous enlève les libertés dont nous jouissons après les avoir gagnées par un siècle de luttes! Mais il me semble qu’on devrait plutôt nous donner de nouvelles garanties de sécurité pour nous engager à combattre des adversaires aguerris, dix fois plus nombreux, et dont l’organisation politique est moins hostile.
Comme notre constitution n’a rien prévu de tel parce qu’elle était une concession du conquérant aux Canadiens-Français, de la mère patrie aux coloniaux dans le cas des Canadiens anglais, nos États généraux sont indubitablement l’effort le plus systématique, le plus compréhensif, le
plus réussi qui ait jamais été tenté pour constituer une véritable Assemblée nationale du peuple canadien-français en vue d’établir sa constitution.
Lors de la campagne d’Italie à l’automne 1943, le 22e Régiment reçoit l’ordre de prendre la ferme Casa Berardi sur le flanc ouest du ravin d’Ortona. Le 14 décembre 1943, les compagnies C et D soutenues par les chars Sherman de l’Ontario Regiment passent à l’attaque.. Le capitaine Paul Triquet à la tête de la compagnie C avance sous un feu nourri avec ses 50 hommes soutenus par six chars Sherman de l’Ontario Regiment. À 1,500 mètres de la ferme, il a déjà perdu deux chars et vingt hommes. À 14 heures, Triquet et les 14 hommes restants sont à 200 mètres de la ferme. Grâce aux fumigènes lancés par les Shermans, la pognée d’homme atteint les murs de la ferme et en déloge les derniers Allemands à 15h30. Ils résisteront toute la nuit aux contre-attaques allemandes répétées jusqu’à l’arrivée des renforts le lendemain. Pour son leadership lors de cette attaque, Paul Triquet a été décoré de la Victoria Cross des mains du roi Georges VI le 27 mars 1944.
Le choix des membres
Pour informations supplémentaires, voir https://www.casavant.ca/histoire/
| Devant l’absence d’une loi encadrant les caisses populaires, Alphonse Desjardins reste prudent et fonde seulement trois autres caisses à proximité de son lieu de résidence et de travail, c’est-à-dire Lévis et Ottawa. |
| Cette caisse, comme près d’une cinquantaine d’autres fondées à l’époque d’Alphonse Desjardins, a fermé ses portes avant sa mort en 1920. |
| Il s’agit de la première caisse fondée après l’adoption d’une loi encadrant les caisses par l’Assemblée législative du Québec. Il s’agit également de la première caisse en milieu rural. |
| Au total, Alphonse Desjardins participe à la fondation de 136 caisses populaires au Québec, 18 en Ontario et 9 aux États-Unis. |
Nos remerciements à Pierre-Olivier Maheux, historien à la Société Desjardins.
Réf. : Aperçu historique sur les petits séminaires de la P. de Q., Bounadère, René, ptre, 1945
Il découvre et connaît ses racines :
Il chérit et cultive sa langue :
Il pratique le nationalisme économique :