
Les Canadiens-Français à l’assaut du temps
Avec l’identité québécoise, on s’est mis à croire qu’on ne pouvait avoir de légitimité comme peuple, à moins de fédérer toutes les autres ethnies du Québec autour des Canadiens-Français historiques.

Avec l’identité québécoise, on s’est mis à croire qu’on ne pouvait avoir de légitimité comme peuple, à moins de fédérer toutes les autres ethnies du Québec autour des Canadiens-Français historiques.

Ce jour en 1321 - Décès de Dante Alighieri, poète italien de la Renaissance. Aussi homme politique florentin, il est le premier grand poète de langue italienne et son oeuvre La Divine Comédie est considéré comme l'un des grands chefs-d’œuvre de la littérature universelle, dont notamment les sept cercles de l'enfer qu'il y décrit hiérarchisant les turpitudes humaines sont souvent cités.

Ce jour en 1535 - Jacques Cartier de retour au Canada avec Domagaya et Taignoagny qui reviennent dans leur pays après un séjour d'un an en France. Il rencontre leur père le chef Donnacona à Stadaconé, qui le salue par les mots 'Kanata' ou 'Cantha', ce qui veut dire groupement de huttes. C'est le premier usage attesté du nom Kanata qui deviendra Canada.

Ce jour en 1699 - Louis-Hector de Callière devient gouverneur de la Nouvelle-France suite au décès de Frontenac et exercera son mandat jusqu'à son propre décès en mai 1703. Militaire ayant succédé en 1684 à François-Marie Perrot au poste de gouverneur de Montréal, il s'était illustré l'année suivante contre les Iroquois Tsonnontouans alliés aux Anglais. Durant la guerre de la Ligue d'Augsbourg, il avait dès 1689 fait fortifier la ville de Montréal et fait construire des palissades autour de chaque seigneurie de la région.

Ce jour en 1759 - Décès de Louis-Joseph, marquis de Montcalm, 47 ans. Il succombe aux blessures subies la veille dans la bataille des Plaines d’Abraham, quelques heures après que son rival, le général James Wolfe, ait subi le même sort. Il avait été nommé en 1756 commandant en chef des troupes régulières françaises en Nouvelle-France, avec le rang de major général. Ses premières campagnes contre les Britanniques avaient été des succès majeurs et il avait augmenté les défenses du fort Carillon au sud du lac Champlain, capturant et détruisant le fort Oswego sur le lac Ontario en 1756.

Ce jour en 1811 - George Prévost est nommé administrateur du Bas-Canada. Il avait reçu le grade de lieutenant-général le lendemain de son arrivée à Québec en juillet. Il sera nommé gouverneur en chef de l'Amérique du Nord britannique en octobre et prêtera le serment d'office en juillet 1812, année où il assumera le commandement des forces britanniques en Amérique du Nord durant la guerre dite de 1812. Il quittera Québec le 3 avril 1815.

Ce jour en 1852 - Inauguration d’un service régulier de trains de voyageur entre Longueuil et Sherbrooke par la St.Lawrence & Atlantic Railroad, qui dès 1847 reliait Longueuil à Saint-Hyacinthe deux fois par jour, puis maintenant à Sherbrooke. Le train fait des arrêts aux stations suivantes : Saint-Hilaire, Saint-Hyacinthe, Upton, Acton Vale, Durham, Richmond, Windsor et Sherbrooke.

Ce jour en 1894 - Décès à Québec de Narcisse-Fortunat Belleau, né dans la même ville en 1808. D'abord maire de Québec, il fut brièvement ministre de l'Agriculture et des Statistiques en 1862. Il appuya le projet de confédération en 1865 et devint premier ministre du Canada-Uni conjointement avec John A. Macdonald de 1865 jusqu'à la Confédération de 1867. Il devint ensuite le premier lieutenant-gouverneur de la province de Québec, poste qu'il occupa jusqu'en 1873.

Ce jour en 1915 - Décès de Mgr Zotique Racicot, qui sera inhumé le 17 dans la crypte de la cathédrale Saint-Jacques, à Montréal. Évêque auxiliaire sous les archevêques Fabre et Bruchési et doyen de la Faculté des arts de l'Université Laval à Montréal de 1905 à son décès, la maladie l'avait prostré ces dernières années. Prêtre très connu et aimé de la population et du clergé montréalais avant les années 1910, il s'était aussi révélé un gestionnaire exceptionnel, rassemblant les ressources pour terminer la construction de la cathédrale, équilibrant les finances de l’archidiocèse, donnant à l’université Laval à Montréal la solidité financière dont elle avait besoin, exerçant la gestion quotidienne de l’archidiocèse comme vicaire général et évêque auxiliaire.

Ce jour en 1960 - Antonio Barette remet sa démission comme chef de l'Union nationale et député de Joliette. Il était devenu premier ministre de la province de Québec suite au décès de Paul Sauvé au début de l'année et a perdu le pouvoir au profit des Libéraux de Jean Lesage en juin. C'est Daniel Johnson qui va le remplacer.

Ce jour en 1960 - Décès à l'age de 64 ans du comédien et folkloriste Eugène Daigneault. Né à St-Alban au Vermont, il avait débuté sur scène à Montréal avec Ovila Légaré, puis joué dans des radio-romans, notamment le rôle du Père Ovide dans Un homme et son péché, ainsi que dans les films Un homme et son péché en 1949 et Séraphin en 1950, puis de 1955 à 1960 dans la série télé Les Belles histoires des pays d'en haut. Il a également repris en 1949 le rôle du bedeau qu'il avait tenu à la radio de 1935 à 1938 dans le film Le Curé de village.

Ce jour en 1965 - Première présentation de la série humoristique Cré Basile! écrite par Marcel Gamache. Première comédie de situation du répertoire québécois, inspirée de l'émission américaine The Honeymooners de Jackie Gleason, la série tourne autour du personnage de Basile, un individu maladroit qui se met constamment les pieds dans les plats à cause de son ami Fabien, de sa femme ou de sa belle-mère. La série prendra fin en 1970 après 175 épisodes.

Ce jour en 1993 - Bombardier construit sa deux millionième motoneige, une Summit 94 sortie de la chaîne de montage de l'usine de Valcourt. Elle ira rejoindre le mois suivant au musée de la compagnie la TNT Everest produite vingt ans auparavant, qui avait permis à Bombardier de franchir le cap du million.

Ce jour en 1996 - Décès à Montréal de Rose Ouellette, appelée "La Poune", née en 1903 dans la même ville. Elle a débuté au théâtre dans les années 1920 en compagnie d'Olivier Guimond père, à qui elle doit son surnom. Reine du vaudeville québécois jusqu'à 90 ans, elle fit quelques apparitions à la télévision dans Moi et l'autre, Rue des Pignons et Chez Denise.

Ce jour en 2003 - Les Invasions barbares du cinéaste québécois Denys Arcand remporte le prix du meilleur film canadien au Festival international du film de Toronto. Ce film avait déjà remporté les prix du meilleur scénario et de l'interprétation féminine grâce à Marie-Josée Croze au Festival de Cannes.

Ce jour en 2007 - Décès à Montréal du chanteur d'opéra baryton-basse Robert Savoie. Son répertoire comportait une centaine de rôle dans sept langues : français, anglais, italien, espagnol, allemand, russe et latin. Il avait donné de 1953 à 1981 plus de 3,000 représentations au Canada, en Europe, aux États-Unis et même en Afrique du Sud, réalisant aussi de nombreuse prestations télévisées, notamment à l’émission L’heure du concert de 1954 à 1967, puis Les beaux dimanches à la télévision de Radio-Canada. Depuis 1996, il se consacrait à l'enseignement privé du chant classique.

Ce jour en 2025 - Décès à l'âge de 85 ans du chroniqueur René Homier-Roy, figure incontournable du milieux culturel montréalais pendant près de 50 ans. Il avait animé quantité d'émissions culturelles à la radio et à la télévision de Radio-Canada après avoir établi sa crédibilité à la direction de 1969 à 1973 du cahier Arts & Spectacles de La Presse. Il avait en 2012 dévoilé son homosexualité après le décès de son conjoint, le réalisateur Pierre Morin, quittant l'année suivante après 15 ans la barre de la matinale C'est bien meilleur le matin à la radio de Radio-Canada, continuant toutefois à animer deux émissions de jour jusqu'au printemps 2025, mettant alors un terme à 27 ans à cette antenne. Il avait fait ses adieux à son public en ondes le 21 juin.

Avec l’identité québécoise, on s’est mis à croire qu’on ne pouvait avoir de légitimité comme peuple, à moins de fédérer toutes les autres ethnies du Québec autour des Canadiens-Français historiques.

Pourquoi, amis souverainistes, ne prenez-vous pas le temps de lire ou de relire la Charte des Nations Unies et ses déclarations sur le droit des peuples minoritaires ? Les Abénakis, les Malécites, toute différence prise en compte, et ce n’est pas mon intention de la nier, ont bien obtenu des droits robustes malgré leur petit nombre. Répondez-moi, les Canadiens-Français ne sont-ils pas admissibles à des droits parallèles ?
En fait, on a retranché du champ de l’analyse politique le passage ontologique qui a frappé les Canadiens-Français. La partie la plus visible et commune à tous les Canadiens-Français à partir de 1969, Québec compris, se mesure par le repli global.

Il faut trouver les moyens de cultiver la résilience collective des Canadiens-Français EN TANT QUE Canadiens-Français. Notre histoire bien comprise nous les donne, de nombreux exemples de gens qui ont combattu « pour la suite du monde » avec les armes à leur disposition à leur époque.

Dès les années 1970 l’économiste américain Lyndon H. LaRouche formulait la base scientifique d’une théorie économique dénonçant le capitalisme financier sauvage axé sur la maximisation de la rente au détriment des acteurs de la production de biens définissant l’économie réelle. Sa proposition de Banque de Développement Internationale aurait bien pu inspirer les BRICs.

Les référendums de 1980 et de 1995 sont fondés sur le même paradigme, la question, l’atmosphère, les résultats et les blocages qui en découlent sont en gros les mêmes, même si une analyse des résultats montre certaines différences. Si on met entre parenthèses les peuples autochtones, la stratégie référendaire a

Ravages du suprémacisme anglo-saxon « aryen » au Canada après le pacte confédératif de 1867. Cette idéologie associée à l' »Union Jack » (drapeau britannique) abandonné à regret par les « Old Stock Canadians » à la veille du centenaire demeurait le principal obstacle au renouvellement de la constitution du Canada proposé par Daniel Johnson en 1968. Un autre obstacle, qui nous appartient, fut le manque d’une élite politique capable de marcher dans les pas de Johnson.

Essai original de Marc Dunlay, membre de la FCF, sur l’hymne national des Canadiens-Français. Ce texte propose une réflexion multidimensionnelle sur l’œuvre écrite par Basile Routhier en 1880.

Pourquoi, amis souverainistes, ne prenez-vous pas le temps de lire ou de relire la Charte des Nations Unies et ses déclarations sur le droit des peuples minoritaires ? Les Abénakis, les Malécites, toute différence prise en compte, et ce n’est pas mon intention de la nier, ont bien obtenu des droits robustes malgré leur petit nombre. Répondez-moi, les Canadiens-Français ne sont-ils pas admissibles à des droits parallèles ?
En fait, on a retranché du champ de l’analyse politique le passage ontologique qui a frappé les Canadiens-Français. La partie la plus visible et commune à tous les Canadiens-Français à partir de 1969, Québec compris, se mesure par le repli global.

Il faut trouver les moyens de cultiver la résilience collective des Canadiens-Français EN TANT QUE Canadiens-Français. Notre histoire bien comprise nous les donne, de nombreux exemples de gens qui ont combattu « pour la suite du monde » avec les armes à leur disposition à leur époque.

Dès les années 1970 l’économiste américain Lyndon H. LaRouche formulait la base scientifique d’une théorie économique dénonçant le capitalisme financier sauvage axé sur la maximisation de la rente au détriment des acteurs de la production de biens définissant l’économie réelle. Sa proposition de Banque de Développement Internationale aurait bien pu inspirer les BRICs.

Les référendums de 1980 et de 1995 sont fondés sur le même paradigme, la question, l’atmosphère, les résultats et les blocages qui en découlent sont en gros les mêmes, même si une analyse des résultats montre certaines différences. Si on met entre parenthèses les peuples autochtones, la stratégie référendaire a

Ravages du suprémacisme anglo-saxon « aryen » au Canada après le pacte confédératif de 1867. Cette idéologie associée à l' »Union Jack » (drapeau britannique) abandonné à regret par les « Old Stock Canadians » à la veille du centenaire demeurait le principal obstacle au renouvellement de la constitution du Canada proposé par Daniel Johnson en 1968. Un autre obstacle, qui nous appartient, fut le manque d’une élite politique capable de marcher dans les pas de Johnson.

Essai original de Marc Dunlay, membre de la FCF, sur l’hymne national des Canadiens-Français. Ce texte propose une réflexion multidimensionnelle sur l’œuvre écrite par Basile Routhier en 1880.

Nous sommes en train de nous faire *ourrer par les Québécois encartés : l’immobilisme de la CAQ et le référendisme du Parti québécois, tous deux terrorisés par la « communauté aux droits consacrés »

Aujourd’hui, nous affirmons que la promotion d’une identité québécoise, explicitement amputée de notre personnalité canadienne-française historique, nous cause un préjudice au sein d’une population composée de groupes qui jouissent de droits spécifiques en raison de leurs attributions identitaires.

La FCF a déposé un mémoire sur le projet de loi 1 – Loi constitutionnelle de 2025 sur le Québec – présenté par le ministre Simon Jolin-Barette. Vous pouvez lire ce mémoire ici.

Revitaliser notre être collectif Écrire l’histoire en prenant pour fil la continuité historique des Canadiens-Français est une pratique qui s’est perdue. Avec la Révolution tranquille, une brisure s’est produite. Bien sûr, l’histoire écrite avant 1970 sera toujours accessible. Mais au goût d’aujourd’hui, elle ne serait plus que le témoignage d’un

Comment se fait-il que dans le même temps où l’on se battait le mieux pour un avenir enraciné, d’autres aient insisté pour que l’on renonce à l’identité canadienne-française ? C’est une étrange contradiction et, en regard de l’évolution du statut national, elle reste assez opaque encore aujourd’hui. On a bien dit que seule l’identité québécoise avait de l’avenir. Du coup, fallait-il effacer un passé canadien-français révolu ?

Alexandre Cormier-Denis a déposé en septembre un mémoire au Comité consultatif sur les enjeux constitutionnels du Québec au sein de la Fédération canadienne dont notre contributeur Gilles Verrier a trouvé opportun de livrer ici un synopsis critique. Ce mémoire intitulé Manifeste pour une reconnaissance du Québec comme État-nation du peuple canadiens-français est accessible, comme tous les autres mémoires déposés, sur le site web du Comité.

À la veille du 323e anniversaire, le 4 août prochain, de la signature de ce traité historique, la Fédération des Canadiens-Français estime que cet événement n’est pas commémoré à la hauteur et avec la clarté qu’il mérite. Laissé dans un ombre relatif, sous-évalué ou mal compris, nous avons demandé à trois auteurs de nous éclairer.

Communiqué de la FCF publié le 22 juin 2024 pour les 250 ans de l’Acte de Québec. Distribué à la Journée d’étude sur le même sujet, chapeautée par Droits collectifs Québec.

Le 5 février 1968, il y a 55 ans, Daniel Johnson prenait la parole devant tous les représentants du Canada anglais réunis. Il prononçait sans doute le discours le plus important de sa carrière d’homme d’État, un discours remarquable et percutant. Il plaidait un projet de réforme des institutions qui ne sera jamais repris avec la même hauteur par les premiers ministres du Québec qui suivront. Johnson incarnait alors une doctrine politique élaborée par les Canadiens-Français au cours des décennies précédentes, elle avait atteint le stade de sa maturité. Il parlait à l’occasion d’une conférence constitutionnelle qu’il avait lui-même réclamée.

Aujourd’hui, nous affirmons que la promotion d’une identité québécoise, explicitement amputée de notre personnalité canadienne-française historique, nous cause un préjudice au sein d’une population composée de groupes qui jouissent de droits spécifiques en raison de leurs attributions identitaires.

La FCF a déposé un mémoire sur le projet de loi 1 – Loi constitutionnelle de 2025 sur le Québec – présenté par le ministre Simon Jolin-Barette. Vous pouvez lire ce mémoire ici.

Revitaliser notre être collectif Écrire l’histoire en prenant pour fil la continuité historique des Canadiens-Français est une pratique qui s’est perdue. Avec la Révolution tranquille, une brisure s’est produite. Bien sûr, l’histoire écrite avant 1970 sera toujours accessible. Mais au goût d’aujourd’hui, elle ne serait plus que le témoignage d’un

Comment se fait-il que dans le même temps où l’on se battait le mieux pour un avenir enraciné, d’autres aient insisté pour que l’on renonce à l’identité canadienne-française ? C’est une étrange contradiction et, en regard de l’évolution du statut national, elle reste assez opaque encore aujourd’hui. On a bien dit que seule l’identité québécoise avait de l’avenir. Du coup, fallait-il effacer un passé canadien-français révolu ?

Alexandre Cormier-Denis a déposé en septembre un mémoire au Comité consultatif sur les enjeux constitutionnels du Québec au sein de la Fédération canadienne dont notre contributeur Gilles Verrier a trouvé opportun de livrer ici un synopsis critique. Ce mémoire intitulé Manifeste pour une reconnaissance du Québec comme État-nation du peuple canadiens-français est accessible, comme tous les autres mémoires déposés, sur le site web du Comité.

À la veille du 323e anniversaire, le 4 août prochain, de la signature de ce traité historique, la Fédération des Canadiens-Français estime que cet événement n’est pas commémoré à la hauteur et avec la clarté qu’il mérite. Laissé dans un ombre relatif, sous-évalué ou mal compris, nous avons demandé à trois auteurs de nous éclairer.

Communiqué de la FCF publié le 22 juin 2024 pour les 250 ans de l’Acte de Québec. Distribué à la Journée d’étude sur le même sujet, chapeautée par Droits collectifs Québec.

Le 5 février 1968, il y a 55 ans, Daniel Johnson prenait la parole devant tous les représentants du Canada anglais réunis. Il prononçait sans doute le discours le plus important de sa carrière d’homme d’État, un discours remarquable et percutant. Il plaidait un projet de réforme des institutions qui ne sera jamais repris avec la même hauteur par les premiers ministres du Québec qui suivront. Johnson incarnait alors une doctrine politique élaborée par les Canadiens-Français au cours des décennies précédentes, elle avait atteint le stade de sa maturité. Il parlait à l’occasion d’une conférence constitutionnelle qu’il avait lui-même réclamée.
Si vous êtes canadien-français hors-Québec, faites-nous signe à info@canadiens-francais.com. Nous aimerions vous connaître !
Car le discours indépendantiste avait à ce point insisté, dans la foulée de la Révolution tranquille, sur l’État et ses vertus qu’on en est presque venu à voir dans l’indépendance le triomphe de l’Etat plutôt que la consécration de la nation. C’est pourtant la nation qui aspire à l’indépendance et qui peut se réclamer légitimement du droit à l’autodétermination, non pas l’État-nation.
L’histoire n’est jamais finie. Tout est toujours à refaire et les remparts à relever. Les victoires comme les défaites n’ont qu’un temps. Ce qui persiste et permet de renaître est plus solide que toutes les murailles. C’est quelque chose d’immatériel et de fort, présent dans le coeur de chaque homme et de chaque femme d’une même communauté quand celle-ci a conscience de ce qu’elle a d’unique et d’essentiel. Les Japonais, les Juifs, les Hindous et d’autres peuples possèdent ce trésor qui leur a permis d’affronter les périls de l’histoire sans disparaître.
Nul n’ignore ici que le Canada français est actuellement profondément mécontent de sa place dans la confédération. Il y a à cela des raisons complexes d’inégales importances. J’ai dit et je répète aujourd’hui que la plupart de ces raisons sont parfaitement fondées.
Pour être Québécois, il suffit d’habiter le Québec ! Sans l’indépendance, les Canadiens-Français devront continuer de défendre âprement leur existence. Avec une indépendance trudeauiste, ils devront s’affirmer face à une diversité qui monte et braver la résistance des châteaux-forts anglo-saxons. Les deux perspectives commandent le retour politique des Canadiens-Français. Si vous avez compris qu’une identité de « Québécois francophones », provinciale et linguistique, a coupé le souffle de notre épopée, qu’elle supprime notre légitimité et nos droits historiques, vous avez compris l’essentiel.
Je souhaite montrer, dans l’essai qui va suivre, qu’entre les pensées trudeauiste et « néosouverainiste », les similitudes sont frappantes.
Et c’est au moment où nous nous préparons à résister aux armées d’invasion d’un puissant voisin qu’on nous enlève les libertés dont nous jouissons après les avoir gagnées par un siècle de luttes! Mais il me semble qu’on devrait plutôt nous donner de nouvelles garanties de sécurité pour nous engager à combattre des adversaires aguerris, dix fois plus nombreux, et dont l’organisation politique est moins hostile.
Comme notre constitution n’a rien prévu de tel parce qu’elle était une concession du conquérant aux Canadiens-Français, de la mère patrie aux coloniaux dans le cas des Canadiens anglais, nos États généraux sont indubitablement l’effort le plus systématique, le plus compréhensif, le
plus réussi qui ait jamais été tenté pour constituer une véritable Assemblée nationale du peuple canadien-français en vue d’établir sa constitution.
Lors de la campagne d’Italie à l’automne 1943, le 22e Régiment reçoit l’ordre de prendre la ferme Casa Berardi sur le flanc ouest du ravin d’Ortona. Le 14 décembre 1943, les compagnies C et D soutenues par les chars Sherman de l’Ontario Regiment passent à l’attaque.. Le capitaine Paul Triquet à la tête de la compagnie C avance sous un feu nourri avec ses 50 hommes soutenus par six chars Sherman de l’Ontario Regiment. À 1,500 mètres de la ferme, il a déjà perdu deux chars et vingt hommes. À 14 heures, Triquet et les 14 hommes restants sont à 200 mètres de la ferme. Grâce aux fumigènes lancés par les Shermans, la pognée d’homme atteint les murs de la ferme et en déloge les derniers Allemands à 15h30. Ils résisteront toute la nuit aux contre-attaques allemandes répétées jusqu’à l’arrivée des renforts le lendemain. Pour son leadership lors de cette attaque, Paul Triquet a été décoré de la Victoria Cross des mains du roi Georges VI le 27 mars 1944.
Le choix des membres
Pour informations supplémentaires, voir https://www.casavant.ca/histoire/
| Devant l’absence d’une loi encadrant les caisses populaires, Alphonse Desjardins reste prudent et fonde seulement trois autres caisses à proximité de son lieu de résidence et de travail, c’est-à-dire Lévis et Ottawa. |
| Cette caisse, comme près d’une cinquantaine d’autres fondées à l’époque d’Alphonse Desjardins, a fermé ses portes avant sa mort en 1920. |
| Il s’agit de la première caisse fondée après l’adoption d’une loi encadrant les caisses par l’Assemblée législative du Québec. Il s’agit également de la première caisse en milieu rural. |
| Au total, Alphonse Desjardins participe à la fondation de 136 caisses populaires au Québec, 18 en Ontario et 9 aux États-Unis. |
Nos remerciements à Pierre-Olivier Maheux, historien à la Société Desjardins.
Réf. : Aperçu historique sur les petits séminaires de la P. de Q., Bounadère, René, ptre, 1945
Il découvre et connaît ses racines :
Il chérit et cultive sa langue :
Il pratique le nationalisme économique :