
Les Canadiens-Français à l’assaut du temps
Avec l’identité québécoise, on s’est mis à croire qu’on ne pouvait avoir de légitimité comme peuple, à moins de fédérer toutes les autres ethnies du Québec autour des Canadiens-Français historiques.

Avec l’identité québécoise, on s’est mis à croire qu’on ne pouvait avoir de légitimité comme peuple, à moins de fédérer toutes les autres ethnies du Québec autour des Canadiens-Français historiques.

Ce jour en 1066 - Guillaume le Conquérant arrive en Angleterre. Poussée par un vent favorable, les 650 navires de la flotte normande mouillent dans la baie de Pevensey, dans le Sussex de l'Est. Guillaume va s'installer dans la bourgade de Hasting qu'il va fortifier, une provocation pour le roi Harold dont cette région est le domaine personnel. Harold vient de vaincre à Stamford Bridge les Norvégiens d'Harald Hardrada, autre prétendant au trône, et son armée épuisée va devoir traverser à marche forcée toute l'Angleterre. Après sa victoire sur Harold à Hastings le 14 octobre, Guillaume deviendra roi d'Angleterre.

Ce jour en 1781 - Début du siège de Yorktown par les insurgés américains et leurs alliés français. La flotte française assure le blocus du port, empêchant tout ravitaillement des Britanniques par la mer, tandis que les troupes terrestres franco-américaines encerclent la ville. L'armée de 8,000 hommes de Cornwallis fait face aux 6,000 insurgés de Washington, secondés par les volontaires de LaFayette menés par le colonel Armand et soutenus par les 5,000 hommes du corps expéditionnaire français de Rochambeau.

Ce jour en 1839 - Le HMS Buffalo quitte Québec en direction de l'Australie avec à son bord 58 exilés du Bas-Canada et 83 du Haut-Canada entassés dans la pénombre de sa cale. Le voyage va durer cinq mois dans la promiscuité, la fièvre, la soif et la terreur. L'arrivée à Sydney le 25 février se fera dans un climat d'hystérie causé par la presse. Les exilés aboutiront dans une prison militaire, où la discipline sera impitoyable et le travail rude sous un soleil de plomb. Au pays, une Association de la Délivrance recueillera des fonds pour leur obtenir des libérations conditionnelles et trouver des employeurs les prenant en charge. En 1844, la pression internationale sera telle que la reine Victoria accordera leur pardon aux exilés. (Journal d'un exilé politique aux terres australes, de Léandre Ducharme, l'un des exilés)

Ce jour en 1885 - L'émeute de la variole éclate à Montréal. Un millier d’émeutiers contre la vaccination obligatoire se sont rassemblées devant les bureaux de la santé du faubourg de l'est et se sont rendus devant l'hôtel de ville, fracassant en chemin les vitrines de pharmacies vendant le vaccin contre la variole et menaçant à leur domicile des médecins en faveur de la vaccination obligatoire. Les journaux Herald et The Montreal Star en faveur de la vaccination voient leurs vitrines brisées. 600 miliciens et la police du port sont dépêchés pour contenir les émeutiers, qui vont se rediriger vers l'est au petites heures de la nuit.

Ce jour en 1930 - Inauguration au parc La Fontaine de Montréal du monument consacré à Louis-Hippolyte Lafontaine. Ses traits présentent, dit-on, une remarquable ressemblance avec ceux de Napoléon 1er, ce que ne manquent pas d'accentuer la coiffure et le maintien de la statue. Il porte sa toge de juge en chef de la Cour du banc de la reine, cour qu'il a créée et poste qu'il a occupé durant les dix dernières années de sa vie. Il tient également à la main un document sur lequel est gravée l'inscription «gouvernement responsable», synthèse de sa vie politique.

Ce jour en 1955 - Naissance à Québec de Stéphane Dion, deuxième des cinq enfants du politologue Léon Dion. Politologue lui aussi, il sera député libéral de St-Laurent aux Communes de 1996 à 2006 et ministre responsable de l'Unité canadienne sous Jean Chrétien après le référendum de 1995, puis ministre de l'Environnement de Paul Martin. Il sera choisi chef du Parti libéral en 2006 au dépend d'un autre professeur d'université, Michel Ignatieff, qui le remplacera à la tête du parti en 2008. Ministre des Affaires étrangères de Justin Trudeau en 2015, Dion sera nommée ambassadeur en Allemagne et auprès de l'Union européenne en 2017, puis en France en 2022.

Ce jour en 1970 - Parution du rapport Bird sur la situation des femmes au Canada qui propose une série de recommandations pour aplanir les différences entre les sexes dans les différentes sphères de la société. Parmi ces recommandations, la fixation de l'âge minimum au mariage à 18 ans, la multiplication des garderies et des cliniques de contraception et le droit à l'avortement. De plus, un volet du rapport traite des problèmes particuliers des femmes amérindiennes. Certains groupes de femmes jugent que le rapport ne va pas assez loin.

Ce jour en 1972 - La 'Série du siècle' entre les équipes de hockey canadienne et soviétique prend fin de façon spectaculaire ; 34 secondes avant la fin du match décisif disputé à Moscou, Paul Henderson passe à l'histoire lorsqu'il prend le retour de son propre lancer et déjoue Vladislav Tretiak, donnant à son équipe une victoire de 6-5. Il a fallu que le Canada remporte les trois derniers matchs en Union soviétique pour finalement mériter les honneurs de la série de huit rencontres chaudement disputées.

Ce jour en 1981 - La Cour suprême du Canada statue sur la légalité du rapatriement de la Constitution. À la suite d'un appel fait par le Québec, le Manitoba et Terre-Neuve, les juges de la Cour suprême reconnaissent, à 7 contre 2, la légalité du rapatriement entrepris par le gouvernement fédéral. Dans leur verdict, les juges expriment cependant des réserves quand à la légitimité d'une telle initiative sans le consentement des provinces, ce qui serait contraire à la tradition du fédéralisme canadien.

Ce jour en 1998 - Héma-Québec prend la relève. Dans le sillage du scandale du sang contaminé qui a éclaté au début des années 90, la Croix-Rouge canadienne cède sa place à Héma-Québec, qui sera dorénavant responsable de l'approvisionnement des produits sanguins au Québec.

Ce jour en 2000 - Décès à Montréal de Pierre Elliott Trudeau, né dans cette ville en 1919. Son caractère flamboyant et intellectuel marqua la politique canadienne. Premier ministre du Canada de façon presque continue de 1968 à 1984. On lui doit la Loi sur les langues officielles de 1969 instaurant le bilinguisme officiel du gouvernement fédéral, l'application de la Loi sur les mesures de guerre en octobre 1970, la reddition de la souveraineté financière du Canada en 1974 et la création de Pétro-Canada en 1980. Il rapatria de Londres en 1982 la Constitution canadienne en écartant le Québec de la prise de décision, puis torpilla en 1987 l’Accord du lac Meech et en 1992 l'Accord de Charlettetown proposés par Brian Mulroney. La nation canadienne-française n'eut pas de pire ennemi.

Ce jour en 2003 - Décès de Wilfrid Lemoine, journaliste, animateur de télévision, poète, romancier et essayiste né à Coaticook au Québec en 1927. Entre 1955 et 1975, il a fait de nombreuses entrevues à la télévision de Radio-Canada, recevant à son émission des personnalités telles Salvador Dali et Simone de Beauvoir. Il a inventé une nouvelle forme d'entrevues en laissant toute la place à l'invité, n'intervenant presque jamais, si ce n'est pour des questions pointues. Wilfrid Lemoine a écrit sous le pseudonyme de «Camille Bilodeau».

Ce jour en 2004 – Le Canada termine au troisième rang aux Jeux paralympiques d’Athènes, les athlètes canadiens récoltant 72 médailles, dont 28 d’or. Parmi celles-ci, les cinq du nageur Benoît Houle et les cinq de Chantal Petitclerc, la spécialiste des courses en fauteuil roulant.

Ce jour en 2009 - Denis Coderre démissionne de son poste de lieutenant politique libéral au Québec, après avoir été désavoué la semaine dernière par son chef Michel Ignatieff, qui avait renversé sa décision de nommer la femme d'affaires Nathalie Le Prohon candidate dans Outremont, permettant à l'ex-ministre Martin Cauchon d'y revenir comme candidat. Élu en 1997 député dans Bourassa, Coderre le demeurera jusqu'en 2013, puis sera maire de Montréal de 2013 à 2017. Il soumettra sans succès sa candidature à la tête du Parti libéral du Québec en 2025.

Ce jour en 2011 - Décès de Pierre Dansereau, l'un des créateurs de la science écologique moderne. Formé à l'Institut agricole d'Oka et à l'Université de Genève, il collabora avec le frère Marie-Victorin et devint professeur à l'Université de Montréal tout en poursuivant des travaux de terrain au Brésil. De retour de l'Université du Michigan, la publication en 1957 de Biogeography: An Ecological Perspective campa sa réputation internationale. Déjà membre avec André Laurendeau de Jeune-Canada dans les années 1930, sa participation avec lui au mouvement Le Rassemblement lui attira les foudres des autorités et il se réfugia à l'Université Columbia de New York de 1961 à 1967. Devenu à son retour directeur du Centre de recherches écologiques de Montréal (CREM), il enseigna ensuite à l'UQÀM jusqu'à sa retraite.

Ce jour en 2013 - L'ex-chef péquiste André Boisclair est relevé de ses fonctions de délégué du Québec à New York afin de répondre à des accusations faisant état des effets de sa consommation de cocaïne alors qu'il était ministre, problème déjà soulevé en 2005 lors de la course à la chefferie du PQ. Le désordre de la vie sexuelle de l'homosexuel déclaré à New York a aussi été révélé par son personnel. Boisclair sera en 2020 accusé d'agressions sexuelles et sera en 2022 condamné à deux ans de prison, sa demande de libération conditionnelle acceptée un an plus tard.

Avec l’identité québécoise, on s’est mis à croire qu’on ne pouvait avoir de légitimité comme peuple, à moins de fédérer toutes les autres ethnies du Québec autour des Canadiens-Français historiques.

Pourquoi, amis souverainistes, ne prenez-vous pas le temps de lire ou de relire la Charte des Nations Unies et ses déclarations sur le droit des peuples minoritaires ? Les Abénakis, les Malécites, toute différence prise en compte, et ce n’est pas mon intention de la nier, ont bien obtenu des droits robustes malgré leur petit nombre. Répondez-moi, les Canadiens-Français ne sont-ils pas admissibles à des droits parallèles ?
En fait, on a retranché du champ de l’analyse politique le passage ontologique qui a frappé les Canadiens-Français. La partie la plus visible et commune à tous les Canadiens-Français à partir de 1969, Québec compris, se mesure par le repli global.

Il faut trouver les moyens de cultiver la résilience collective des Canadiens-Français EN TANT QUE Canadiens-Français. Notre histoire bien comprise nous les donne, de nombreux exemples de gens qui ont combattu « pour la suite du monde » avec les armes à leur disposition à leur époque.

Dès les années 1970 l’économiste américain Lyndon H. LaRouche formulait la base scientifique d’une théorie économique dénonçant le capitalisme financier sauvage axé sur la maximisation de la rente au détriment des acteurs de la production de biens définissant l’économie réelle. Sa proposition de Banque de Développement Internationale aurait bien pu inspirer les BRICs.

Les référendums de 1980 et de 1995 sont fondés sur le même paradigme, la question, l’atmosphère, les résultats et les blocages qui en découlent sont en gros les mêmes, même si une analyse des résultats montre certaines différences. Si on met entre parenthèses les peuples autochtones, la stratégie référendaire a

Ravages du suprémacisme anglo-saxon « aryen » au Canada après le pacte confédératif de 1867. Cette idéologie associée à l' »Union Jack » (drapeau britannique) abandonné à regret par les « Old Stock Canadians » à la veille du centenaire demeurait le principal obstacle au renouvellement de la constitution du Canada proposé par Daniel Johnson en 1968. Un autre obstacle, qui nous appartient, fut le manque d’une élite politique capable de marcher dans les pas de Johnson.

Essai original de Marc Dunlay, membre de la FCF, sur l’hymne national des Canadiens-Français. Ce texte propose une réflexion multidimensionnelle sur l’œuvre écrite par Basile Routhier en 1880.

Pourquoi, amis souverainistes, ne prenez-vous pas le temps de lire ou de relire la Charte des Nations Unies et ses déclarations sur le droit des peuples minoritaires ? Les Abénakis, les Malécites, toute différence prise en compte, et ce n’est pas mon intention de la nier, ont bien obtenu des droits robustes malgré leur petit nombre. Répondez-moi, les Canadiens-Français ne sont-ils pas admissibles à des droits parallèles ?
En fait, on a retranché du champ de l’analyse politique le passage ontologique qui a frappé les Canadiens-Français. La partie la plus visible et commune à tous les Canadiens-Français à partir de 1969, Québec compris, se mesure par le repli global.

Il faut trouver les moyens de cultiver la résilience collective des Canadiens-Français EN TANT QUE Canadiens-Français. Notre histoire bien comprise nous les donne, de nombreux exemples de gens qui ont combattu « pour la suite du monde » avec les armes à leur disposition à leur époque.

Dès les années 1970 l’économiste américain Lyndon H. LaRouche formulait la base scientifique d’une théorie économique dénonçant le capitalisme financier sauvage axé sur la maximisation de la rente au détriment des acteurs de la production de biens définissant l’économie réelle. Sa proposition de Banque de Développement Internationale aurait bien pu inspirer les BRICs.

Les référendums de 1980 et de 1995 sont fondés sur le même paradigme, la question, l’atmosphère, les résultats et les blocages qui en découlent sont en gros les mêmes, même si une analyse des résultats montre certaines différences. Si on met entre parenthèses les peuples autochtones, la stratégie référendaire a

Ravages du suprémacisme anglo-saxon « aryen » au Canada après le pacte confédératif de 1867. Cette idéologie associée à l' »Union Jack » (drapeau britannique) abandonné à regret par les « Old Stock Canadians » à la veille du centenaire demeurait le principal obstacle au renouvellement de la constitution du Canada proposé par Daniel Johnson en 1968. Un autre obstacle, qui nous appartient, fut le manque d’une élite politique capable de marcher dans les pas de Johnson.

Essai original de Marc Dunlay, membre de la FCF, sur l’hymne national des Canadiens-Français. Ce texte propose une réflexion multidimensionnelle sur l’œuvre écrite par Basile Routhier en 1880.

Nous sommes en train de nous faire *ourrer par les Québécois encartés : l’immobilisme de la CAQ et le référendisme du Parti québécois, tous deux terrorisés par la « communauté aux droits consacrés »

Aujourd’hui, nous affirmons que la promotion d’une identité québécoise, explicitement amputée de notre personnalité canadienne-française historique, nous cause un préjudice au sein d’une population composée de groupes qui jouissent de droits spécifiques en raison de leurs attributions identitaires.

La FCF a déposé un mémoire sur le projet de loi 1 – Loi constitutionnelle de 2025 sur le Québec – présenté par le ministre Simon Jolin-Barette. Vous pouvez lire ce mémoire ici.

Revitaliser notre être collectif Écrire l’histoire en prenant pour fil la continuité historique des Canadiens-Français est une pratique qui s’est perdue. Avec la Révolution tranquille, une brisure s’est produite. Bien sûr, l’histoire écrite avant 1970 sera toujours accessible. Mais au goût d’aujourd’hui, elle ne serait plus que le témoignage d’un

Comment se fait-il que dans le même temps où l’on se battait le mieux pour un avenir enraciné, d’autres aient insisté pour que l’on renonce à l’identité canadienne-française ? C’est une étrange contradiction et, en regard de l’évolution du statut national, elle reste assez opaque encore aujourd’hui. On a bien dit que seule l’identité québécoise avait de l’avenir. Du coup, fallait-il effacer un passé canadien-français révolu ?

Alexandre Cormier-Denis a déposé en septembre un mémoire au Comité consultatif sur les enjeux constitutionnels du Québec au sein de la Fédération canadienne dont notre contributeur Gilles Verrier a trouvé opportun de livrer ici un synopsis critique. Ce mémoire intitulé Manifeste pour une reconnaissance du Québec comme État-nation du peuple canadiens-français est accessible, comme tous les autres mémoires déposés, sur le site web du Comité.

À la veille du 323e anniversaire, le 4 août prochain, de la signature de ce traité historique, la Fédération des Canadiens-Français estime que cet événement n’est pas commémoré à la hauteur et avec la clarté qu’il mérite. Laissé dans un ombre relatif, sous-évalué ou mal compris, nous avons demandé à trois auteurs de nous éclairer.

Communiqué de la FCF publié le 22 juin 2024 pour les 250 ans de l’Acte de Québec. Distribué à la Journée d’étude sur le même sujet, chapeautée par Droits collectifs Québec.

Le 5 février 1968, il y a 55 ans, Daniel Johnson prenait la parole devant tous les représentants du Canada anglais réunis. Il prononçait sans doute le discours le plus important de sa carrière d’homme d’État, un discours remarquable et percutant. Il plaidait un projet de réforme des institutions qui ne sera jamais repris avec la même hauteur par les premiers ministres du Québec qui suivront. Johnson incarnait alors une doctrine politique élaborée par les Canadiens-Français au cours des décennies précédentes, elle avait atteint le stade de sa maturité. Il parlait à l’occasion d’une conférence constitutionnelle qu’il avait lui-même réclamée.

Aujourd’hui, nous affirmons que la promotion d’une identité québécoise, explicitement amputée de notre personnalité canadienne-française historique, nous cause un préjudice au sein d’une population composée de groupes qui jouissent de droits spécifiques en raison de leurs attributions identitaires.

La FCF a déposé un mémoire sur le projet de loi 1 – Loi constitutionnelle de 2025 sur le Québec – présenté par le ministre Simon Jolin-Barette. Vous pouvez lire ce mémoire ici.

Revitaliser notre être collectif Écrire l’histoire en prenant pour fil la continuité historique des Canadiens-Français est une pratique qui s’est perdue. Avec la Révolution tranquille, une brisure s’est produite. Bien sûr, l’histoire écrite avant 1970 sera toujours accessible. Mais au goût d’aujourd’hui, elle ne serait plus que le témoignage d’un

Comment se fait-il que dans le même temps où l’on se battait le mieux pour un avenir enraciné, d’autres aient insisté pour que l’on renonce à l’identité canadienne-française ? C’est une étrange contradiction et, en regard de l’évolution du statut national, elle reste assez opaque encore aujourd’hui. On a bien dit que seule l’identité québécoise avait de l’avenir. Du coup, fallait-il effacer un passé canadien-français révolu ?

Alexandre Cormier-Denis a déposé en septembre un mémoire au Comité consultatif sur les enjeux constitutionnels du Québec au sein de la Fédération canadienne dont notre contributeur Gilles Verrier a trouvé opportun de livrer ici un synopsis critique. Ce mémoire intitulé Manifeste pour une reconnaissance du Québec comme État-nation du peuple canadiens-français est accessible, comme tous les autres mémoires déposés, sur le site web du Comité.

À la veille du 323e anniversaire, le 4 août prochain, de la signature de ce traité historique, la Fédération des Canadiens-Français estime que cet événement n’est pas commémoré à la hauteur et avec la clarté qu’il mérite. Laissé dans un ombre relatif, sous-évalué ou mal compris, nous avons demandé à trois auteurs de nous éclairer.

Communiqué de la FCF publié le 22 juin 2024 pour les 250 ans de l’Acte de Québec. Distribué à la Journée d’étude sur le même sujet, chapeautée par Droits collectifs Québec.

Le 5 février 1968, il y a 55 ans, Daniel Johnson prenait la parole devant tous les représentants du Canada anglais réunis. Il prononçait sans doute le discours le plus important de sa carrière d’homme d’État, un discours remarquable et percutant. Il plaidait un projet de réforme des institutions qui ne sera jamais repris avec la même hauteur par les premiers ministres du Québec qui suivront. Johnson incarnait alors une doctrine politique élaborée par les Canadiens-Français au cours des décennies précédentes, elle avait atteint le stade de sa maturité. Il parlait à l’occasion d’une conférence constitutionnelle qu’il avait lui-même réclamée.
Si vous êtes canadien-français hors-Québec, faites-nous signe à info@canadiens-francais.com. Nous aimerions vous connaître !
Car le discours indépendantiste avait à ce point insisté, dans la foulée de la Révolution tranquille, sur l’État et ses vertus qu’on en est presque venu à voir dans l’indépendance le triomphe de l’Etat plutôt que la consécration de la nation. C’est pourtant la nation qui aspire à l’indépendance et qui peut se réclamer légitimement du droit à l’autodétermination, non pas l’État-nation.
L’histoire n’est jamais finie. Tout est toujours à refaire et les remparts à relever. Les victoires comme les défaites n’ont qu’un temps. Ce qui persiste et permet de renaître est plus solide que toutes les murailles. C’est quelque chose d’immatériel et de fort, présent dans le coeur de chaque homme et de chaque femme d’une même communauté quand celle-ci a conscience de ce qu’elle a d’unique et d’essentiel. Les Japonais, les Juifs, les Hindous et d’autres peuples possèdent ce trésor qui leur a permis d’affronter les périls de l’histoire sans disparaître.
Nul n’ignore ici que le Canada français est actuellement profondément mécontent de sa place dans la confédération. Il y a à cela des raisons complexes d’inégales importances. J’ai dit et je répète aujourd’hui que la plupart de ces raisons sont parfaitement fondées.
Pour être Québécois, il suffit d’habiter le Québec ! Sans l’indépendance, les Canadiens-Français devront continuer de défendre âprement leur existence. Avec une indépendance trudeauiste, ils devront s’affirmer face à une diversité qui monte et braver la résistance des châteaux-forts anglo-saxons. Les deux perspectives commandent le retour politique des Canadiens-Français. Si vous avez compris qu’une identité de « Québécois francophones », provinciale et linguistique, a coupé le souffle de notre épopée, qu’elle supprime notre légitimité et nos droits historiques, vous avez compris l’essentiel.
Je souhaite montrer, dans l’essai qui va suivre, qu’entre les pensées trudeauiste et « néosouverainiste », les similitudes sont frappantes.
Et c’est au moment où nous nous préparons à résister aux armées d’invasion d’un puissant voisin qu’on nous enlève les libertés dont nous jouissons après les avoir gagnées par un siècle de luttes! Mais il me semble qu’on devrait plutôt nous donner de nouvelles garanties de sécurité pour nous engager à combattre des adversaires aguerris, dix fois plus nombreux, et dont l’organisation politique est moins hostile.
Comme notre constitution n’a rien prévu de tel parce qu’elle était une concession du conquérant aux Canadiens-Français, de la mère patrie aux coloniaux dans le cas des Canadiens anglais, nos États généraux sont indubitablement l’effort le plus systématique, le plus compréhensif, le
plus réussi qui ait jamais été tenté pour constituer une véritable Assemblée nationale du peuple canadien-français en vue d’établir sa constitution.
Lors de la campagne d’Italie à l’automne 1943, le 22e Régiment reçoit l’ordre de prendre la ferme Casa Berardi sur le flanc ouest du ravin d’Ortona. Le 14 décembre 1943, les compagnies C et D soutenues par les chars Sherman de l’Ontario Regiment passent à l’attaque.. Le capitaine Paul Triquet à la tête de la compagnie C avance sous un feu nourri avec ses 50 hommes soutenus par six chars Sherman de l’Ontario Regiment. À 1,500 mètres de la ferme, il a déjà perdu deux chars et vingt hommes. À 14 heures, Triquet et les 14 hommes restants sont à 200 mètres de la ferme. Grâce aux fumigènes lancés par les Shermans, la pognée d’homme atteint les murs de la ferme et en déloge les derniers Allemands à 15h30. Ils résisteront toute la nuit aux contre-attaques allemandes répétées jusqu’à l’arrivée des renforts le lendemain. Pour son leadership lors de cette attaque, Paul Triquet a été décoré de la Victoria Cross des mains du roi Georges VI le 27 mars 1944.
Le choix des membres
Pour informations supplémentaires, voir https://www.casavant.ca/histoire/
| Devant l’absence d’une loi encadrant les caisses populaires, Alphonse Desjardins reste prudent et fonde seulement trois autres caisses à proximité de son lieu de résidence et de travail, c’est-à-dire Lévis et Ottawa. |
| Cette caisse, comme près d’une cinquantaine d’autres fondées à l’époque d’Alphonse Desjardins, a fermé ses portes avant sa mort en 1920. |
| Il s’agit de la première caisse fondée après l’adoption d’une loi encadrant les caisses par l’Assemblée législative du Québec. Il s’agit également de la première caisse en milieu rural. |
| Au total, Alphonse Desjardins participe à la fondation de 136 caisses populaires au Québec, 18 en Ontario et 9 aux États-Unis. |
Nos remerciements à Pierre-Olivier Maheux, historien à la Société Desjardins.
Réf. : Aperçu historique sur les petits séminaires de la P. de Q., Bounadère, René, ptre, 1945
Il découvre et connaît ses racines :
Il chérit et cultive sa langue :
Il pratique le nationalisme économique :