Daniel Johnson

Panthéon Daniel Johnson est à l’honneur sur la première marche du Panthéon des Canadiens-Français.


À titre de premier ministre du Québec, il a incarné mieux que tout autre le projet d’une pleine reconnaissance des nations et de leur égalité au sein du Canada. La réforme ambitieuse de la Confédération qu’il défendait voulait mettre fin à un fédéralisme géographique faussaire (provinces administratives et territoires), alors que la réalité du Canada de 1867 pointait vers un fédéralisme des nations. Il a toujours manqué un statut national aux Canadiens-Français. On a cru et on avait laissé croire que cela y était avec la Confédération, mais rien n’était clairement consigné. Daniel Johnson voulait y remédier par des négociations. En cas d’échec, une solution de rechange était prévue.
Selon lui, un fédéralisme des nations pouvait assurer la dignité et l’avenir des Canadiens-Français. Avant d’accéder aux fonctions de premier ministre, il avait livré son plan dans le livre Égalité ou indépendance (1965), qui prévoyait que faute d’une entente, l’égalité devrait se réaliser par l’indépendance. Il avait compris qu’aucune forme acceptable d’autonomie pour les Canadiens-Français passait par une explication constitutionnelle sur l’enjeu négligé des nations. Son approche inédite, dialectique et non doctrinaire de la question nationale lui mérite notre reconnaissance.

Tiré du site de l’Assemblé nationale du Québec (On trouvera des liens vers d’autres biographies plus bas sous Bibliographie)

Né à Danville, le 9 avril 1915, fils de Francis Johnson, journalier, et de Marie-Adéline Daniel.

A étudié à l’École paroissiale de Danville, au Séminaire de Saint-Hyacinthe et à l’Université de Montréal. Fit sa cléricature auprès de Me Henri Crépeau. Admis au Barreau du Québec le 20 juillet 1940.

Exerça sa profession à Montréal, avec Me Whitelaw en 1940; Sullivan en 1941 et en 1942; Piper, Nantel et Tormey en 1942 et en 1943; Jonathan Robinson en 1943 et en 1944; Robinson et Wilson de 1944 à 1946; et Johnson et Tormey après 1946. Conseiller juridique du conseil central de Montréal de la Confédération des travailleurs catholiques du Canada, de l’Association des hebdomadaires de langue française, de l’Association des hôteliers du Québec, de l’Association professionnelle des employés d’Acton Rubber Inc. et du Jeune Barreau de Montréal. Directeur et président de plusieurs entreprises. Collaborateur au journal étudiant Le Quartier latin et à La Patrie.

Élu député de l’Union nationale dans Bagot à l’élection partielle du 18 décembre 1946. Réélu en 1948, en 1952, en 1956, en 1960, en 1962 et en 1966. Adjoint parlementaire au président du Conseil exécutif du 1er janvier au 15 décembre 1955. Orateur suppléant du 15 décembre 1955 au 30 avril 1958. Ministre des Ressources hydrauliques dans les cabinets Duplessis, Sauvé et Barrette du 30 avril 1958 au 5 juillet 1960. Élu chef de l’Union nationale le 23 septembre 1961. Chef de l’opposition à l’Assemblée législative de 1961 à 1966. Premier ministre de la province de Québec et président du Conseil exécutif du 16 juin 1966 au 26 septembre 1968. Ministre des Richesses naturelles du 16 juin 1966 au 31 octobre 1967, des Affaires fédérales-provinciales du 16 juin 1966 au 26 avril 1967 et des Affaires intergouvernementales du 26 avril 1967 au 26 septembre 1968.

Auteur de l’ouvrage Égalité ou indépendance (1965). A publié en collaboration avec Réginald D. Tormey, Index to Supreme Court Cases 1923-1950 (1951). Président de la Fédération canadienne des étudiants catholiques, de la section française de l’Union des jeunesses catholiques du Canada et de l’Association générale des étudiants de l’Université de Montréal. Vice-président de Pax Romana. Vice-président général de l’Association catholique de la jeunesse canadienne-française et du comité national de l’Action catholique. Membre fondateur et conseiller juridique de l’Union des Latins d’Amérique. Membre et conseiller juridique de la Chambre de commerce des jeunes de la province de Québec et du Canada.

Membre du Club Saint-Denis, du Club Renaissance, du Club de la Garnison, du Cercle universitaire de Montréal, du Quebec Winter Club et des Chevaliers de Colomb. Créé conseil en loi du roi le 14 juin 1950. Reçut des doctorats honoris causa en droit des universités Queen’s et McGill en 1967, puis des universités de Montréal et de Sherbrooke en 1968.

Décédé en fonction au barrage Manic-5, le 26 septembre 1968, à l’âge de 53 ans et 5 mois. Inhumé dans le cimetière de Saint-Pie, le 1er octobre 1968.

Avait épousé à Montréal, dans la paroisse Notre-Dame-de-Grâce, le 2 octobre 1943, Reine Gagné, fille d’Horace-J. Gagné, avocat, et de Lauretta Demers.

Source : Site de l’Assemblée nationale du Québec http://www.assnat.qc.ca/fr/deputes/johnson-(pere)-daniel-3725/biographie.html